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L’armée saoudienne mène de front opération médiatique et militaire

Written By Unknown on Senin, 13 April 2015 | 16.05

L'offensive aérienne déclenchée par l'Arabie saoudite au Yémen se poursuit. Plus de 1200 frappes ont eu lieu depuis de la campagne des frappes, selon l'armée saoudienne, qui est aussi très active sur le front médiatique.

Tous les soirs, peu après 19 h, les projecteurs s'allument dans l'amphithéâtre de Riyad. Tous les yeux se tournent vers un écran géant où, sur fond de musique enlevante, un montage rythmé d'images qui évoquent l'urgence défile : avions de chasse qui décollent, gros plans de visage de soldats au cri guerrier.

« À la défense de notre religion, de notre État, de notre peuple », dit une voix hors champ. Ainsi commence le point de presse quotidien de l'armée saoudienne.

Portant l'uniforme de camouflage au podium, entouré d'officiers et drapeaux des neuf pays membres de la coalition prenant part à l'opération Tempête décisive, le brigadier-général Ahmed Al-Assiri fait le point. Quelques statistiques sur les frappes du jour accompagnées de vidéos d'explosions captées par les caméras des avions de chasse puis, il se prête à un exercice rarement pratiqué en Arabie saoudite : répondre aux questions des journalistes.

Multilingue, le diplômé du prestigieux collège militaire Saint-Cyr de France répond aussi aisément en arabe qu'en anglais ou en français.

« Ça ne se fait pas ici, raconte un collègue saoudien. Bien sûr, on nous sert le message officiel, mais le simple fait de pouvoir poser des questions, c'est en soi extraordinaire. Normalement, j'essaie de faire mon travail de journaliste, mais si j'appelle un ministère, on ne me répondra jamais. Je suis forcé d'attendre un communiqué de l'agence officielle d'information. »

Si la plupart ici n'avaient jamais entendu parler du brigadier-général, le conseiller spécial du ministre de la Défense, le prince Mohammed Bin Salman, il est aujourd'hui le visage public d'une campagne militaire dont l'accès est autrement sévèrement restreint pour les journalistes.

En dehors de l'amphithéâtre climatisé et ses modèles réduits de chars et d'avions, bien peu peuvent s'approcher des opérations.

« L'Arabie saoudite préfère généralement agir plutôt que de parler. » — Brigadier-général Al-Assiri

« Mais nous savions qu'il y allait avoir une coalition, et nous savions que l'intérêt serait grand », dit le brigadier-général Al-Assiri pour expliquer l'effort de communication pour le moins inhabituel du royaume.

L'opération médiatique sert autant à fournir de l'information qu'à mettre en forme le message central de cette campagne. Un message qui trouve sa place régulièrement dans les réponses offertes par le brigadier-général Al-Assiri : « L'Arabie saoudite répond à l'appel du gouvernement légitime du Yémen et de son président Abd Rabo Mansour Hadi et vise à rétablir la sécurité pour le bien de la population ».

Diffusés en direct sur toutes les chaînes saoudiennes et arabes, les points de presse quotidiens du brigadier-général Al-Assiri ne sont pas sans rappeler ceux d'une autre opération aérienne très médiatisée : la guerre du Golfe de 1990-1991.

Installé avec ses troupes à Riyad d'où il menait les opérations pour reprendre le contrôle du Koweït envahi par l'Irak dont les infrastructures ont été largement détruites, le général américain Norman Schwarzkopf était vite devenu la figure emblématique d'une guerre éclair. Revêtant lui aussi ses frusques militaires, il a contrôlé quotidiennement depuis son podium le flot d'informations à propos d'une campagne qui aura été la première guerre menée presque exclusivement du haut des airs.

À la fin de la guerre, Norman Schwarzkopf est rentré aux États-Unis en héros pour prendre sa retraite peu de temps après.

Le brigadier-général Al-Assiri servait alors d'interprète auprès de l'armée française. Il a été témoin de la performance du général américain, mais il rejette la comparaison d'un éclat de rire. « Ne dites surtout pas ça. Si vous le dites, ça veut dire que je vais me retrouver à retraite ».


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Presque autant d'amateurs de hockey en Chine qu'au Canada

Le reportage d'Yvan Côté

La fièvre du hockey ne se vit pas seulement qu'au Canada. En Chine, il y a presque autant de téléspectateurs rivés devant leur écran lors de chacun des matchs de la Ligue nationale de hockey qu'ici au pays.

À 6h30 du matin, le radio-réveil de Su Huayu se fait entendre. La jeune femme de 31 ans n'a pas encore ouvert les yeux que déjà elle arbore un sourire. Les Canadiens de Montréal (CH), son équipe favorite, affrontent les Capitals de Washington aujourd'hui.

Quelle formidable façon de commencer la journée pense-t-elle, voir son idole Carey Price devant Alexander Ovechkin, son attaquant préféré.

« Je me sens choyée, dit Su pendant la pause du premier entracte. C'est un scénario idéal. Mon coeur est avec Price, mais j'aimerais bien qu'Ovechkin marque ».

Su est assurément l'une des plus grandes partisanes de Carey Price en Asie. C'est une véritable passion chez elle, puisqu'elle doit utiliser son cellulaire pour se connecter au réseau de la Ligue nationale de hockey (LNH) si elle veut voir les matchs en direct.

Photo : Radio-Canada

1 million d'amateurs

Cette fièvre du hockey est partagée par de plus en plus d'amateurs en Chine. Grâce à un accord entre la LNH et CCTV (la télévision d'État), 1 million de Chinois regardent dorénavant chacun des matchs de la LNH, autant qu'à CBC ou à RDS.

Les Maple Leafs tentent d'ailleurs de devenir l'équipe favorite des Chinois. Lors des matchs à Toronto, le club affiche certaines publicités en mandarin sur les bandes de la patinoire. Le premier ministre Stephen Harper a aussi fait la promotion de l'équipe lors de son passage à Pékin dans le cadre du sommet de l'APEC, et des dirigeants des Leafs ont visité l'Empire du Milieu pour parapher des ententes avec des compagnies chinoises.

Photo : Radio-Canada

Pour le moment, CCTV ne verse aucun droit de télédiffusion à la LNH, mais le circuit Bettman rêve au jour où la manne viendra. La classe moyenne ne cesse de grandir en Chine. Et même si la LNH est loin des 10 millions de téléspectateurs que parvient à attirer la National Basketball Association (NBA) dans le pays, elle espère s'ouvrir un nouveau marché et permettre aux équipes de vendre des produits promotionnels comme des chandails et des casquettes.

Objectif : les Jeux olympiques de 2022

Le gouvernement chinois a lui aussi un intérêt grandissant pour le sport. Le géant asiatique se bat avec le Kazakhstan pour obtenir les Jeux olympiques de 2022. La télévision d'État a même reçu le mandat de faire du hockey « le sport d'hiver » en Chine d'ici là.

Photo : Radio-Canada

« Le hockey est un élément très important dans notre stratégie pour obtenir les Jeux. Nous voulons faire la promotion de ce sport au nord, au sud, à l'est et à l'ouest. Le gouvernement s'est engagé à construire des arénas un peu partout. » — Jiang Heping, grand patron des sports à CCTV

Le dirigeant de CCTV dit avoir regardé avec attention les Jeux de 2010 à Vancouver. Il aimerait bien que son pays répète l'exploit du Canada avec son équipe nationale.

« Nous savons que le hockey est le sport le plus populaire lors des Jeux olympiques d'hiver, indique Jiang. Lors de la finale en 2010, presque tous les Canadiens ont regardé la partie. On se dit que si ça fonctionne en Amérique et en Europe, pourquoi ça ne fonctionnerait pas ici? »

Quant à Su, elle aimerait bien voir jouer Carey Price dans son pays. D'autant plus que c'est lui qui lui a fait aimer le hockey lors des derniers Jeux olympiques, à Sotchi. « Il est bon, il est vraiment très bon. Je croise les doigts pour qu'il reste en forme. Je ne crois pas que les Canadiens puissent aller très loin sans lui ».

L'équipe nationale chinoise de hockey se classe au 38e rang mondial (juste devant la Turquie et l'Afrique du Sud).

Pour voir ce graphique sur votre mobile, cliquez ici.


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« Je suis candidate à la présidentielle » - Hillary Clinton

Le compte rendu de Yanik Dumont Baron suivi du reportage de Christian Latreille

Hillary Clinton se lance dans la course à l'investiture démocrate en vue de la présidentielle de 2016. Il s'agit de sa deuxième tentative.

« Je suis candidate à la présidentielle », a-t-elle annoncé dans une vidéo adressée aux Américains. « Les Américains se sont battus pour surmonter les difficultés économiques. Mais ceux qui sont au sommet sont toujours favorisés », ajoute Mme Clinton. « Les Américains de tous les jours ont besoin d'un défeuseur. Je veux être ce défenseur. »

« Je pars sur le terrain pour gagner votre vote. Parce que c'est à votre tour. Et j'espère que vous vous joindrez à moi dans cette aventure », dit-elle enfin.

Dans la vidéo de 2 minutes 18 secondes, l'annonce de Mme Clinton est précédée par des images de jeunes familles, d'enfants, d'ouvriers, d'un couple gai et de personnes âgées. Hillary Clinton n'apparaît qu'à 1 minute 32 secondes.

Mme Clinton, 67 ans, est la première à briguer l'investiture démocrate, et est en avance sur tous les candidats possibles, selon les sondages du parti.

L'ancienne secrétaire d'État commencera sa campagne dans les premiers États qui voteront dans le cadre des primaires, l'Iowa et le New Hampshire. 

Des fleurs d'Obama

Le président américain Barack Obama, qui l'avait battue en 2008, n'a eu que de bons mots pour son ancienne secrétaire d'État, lors de son passage au Sommet des Amériques. « Elle était une candidate formidable en 2008. Elle m'a encouragé jusqu'au bout à l'élection présidentielle. Elle était une secrétaire d'État exceptionnelle. Elle est mon amie », a-t-il dit hier.

« Je crois qu'elle ferait une excellente présidente. Je ne serai pas en travers de sa route cette fois, alors je suis certain qu'elle aura une vision très précise sur l'avenir des États-Unis. » — Barack Obama

Briser le plafond de verre

Si un des buts d'Hillary Clinton est d'ouvrir la porte de la Maison-Blanche aux femmes, sa campagne ne se fera pas sur sa personne, mais autour du « citoyen ordinaire », a souligné hier son directeur de campagne Robby Mook.

En cas de victoire, elle deviendra la première femme à briguer la présidence des États-Unis.

Avocate de formation, Hillary Clinton s'est lancée en politique après les deux mandats présidentiels de son mari. Elle a été élue sénatrice de l'État de New York en 2000, devenant ainsi la première femme à accéder à ce poste.

Bill Clinton a raconté qu'il avait une sorte de pacte avec sa femme stipulant qu'après sa présidence, il ferait tout pour aider sa carrière à elle.

Les infidélités conjugales de son mari ont marqué son passage à la Maison-Blanche comme première dame. À l'époque, des féministes avaient reproché à Hillary Clinton de rester auprès de son mari uniquement pour satisfaire ses ambitions politiques. L'affaire Monica Lewinsky s'était conclue par une tentative ratée de destitution du président.

Aujourd'hui, elle se fait porte-étendard de certaines causes des femmes, en disant vouloir briser le plafond de verre.

On s'imagine mal qui pourrait lui damer le pion dans la course à l'investiture démocrate. Les sondages qui comparent de possibles candidats donnent Hillary Clinton favorite par au moins 40 points, parfois jusqu'à 55 points.

Elle a un formidable réseau de donateurs, des amis partout sur la planète, et une partie de la machine de Barack Obama derrière elle. Mais surtout, elle a une expérience qu'aucun autre candidat présidentiel n'a. Elle a vécu deux campagnes présidentielles aux côtés de son mari, et une troisième comme candidate.

Trop connue, trop âgée?

Mais sa longévité politique est aussi un handicap, puisque presque tous les Américains ont une opinion sur elle, et elle n'est pas toujours positive. Dans un récent sondage, plusieurs lui reprochent de faire partie de l'élite, d'être malhonnête et de ne pas être fiable.

Un autre sondage dans certains États clés la place au coude à coude avec ses possibles adversaires républicains.

Son défi numéro un sera de changer son image, disent certains observateurs. Ils s'attendent à voir une Clinton plus douce, maternelle qui parle de sa petite-fille et de ce qu'elle veut lui laisser en héritage.

Si elle est élue présidente, Hillary Clinton aura 69 ans au moment de son assermentation, soit 22 ans de plus que Barack Obama, et le même âge que Ronald Reagan, le plus vieux des présidents américains lors de l'assermentation.

Les républicains ont déjà souligné le fait qu'elle était âgée. Ils s'attaquent également à son travail comme secrétaire d'État. Elle a visité 112 pays en quatre ans, mais elle n'a pas réalisé de grandes choses durant son mandat de 2009 à 2013. Selon les républicains, son renouveau dans les relations avec Russie est un échec, et son ouverture avec l'Asie n'a pas de direction précise aujourd'hui.

Finalement, Hillary Clinton devra faire oublier la récente polémique soulevée par l'utilisation de son adresse courriel personnelle dans le cadre de son travail alors qu'elle était secrétaire d'État. Elle était sur la défensive lorsqu'elle a expliqué pourquoi elle avait agi ainsi. 

Pour les républicains, cette histoire renforce l'idée que le couple Clinton préfère les secrets et qu'il se considère au-dessus des lois. Ils ont déjà diffusé des publicités en ce sens.

Avec les informations de Yanik Dumont Baron


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Nouvelle vidéo de destruction d'un site archéologique en Irak

Une nouvelle vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre la destruction de ce qui serait le site archéologique de Nimrud, en Irak, joyaux du patrimoine de l'humanité.

Des hommes qui se réclament du groupe armé État islamique frappent à coups de masse sur des artéfacts et des murs de l'ancienne cité assyrienne. Un bulldozer et des explosifs sont aussi utilisés pour détruire le site.

Nimrud était, il y a trois millénaires, la capitale de l'empire assyrien, le plus puissant du monde connu à cette époque, puisqu'il englobait les territoires des actuels Iran, Égypte et Turquie.

La plupart des vestiges les plus célèbres du site, fouillé depuis le XIXe siècle par les archéologues, ont été transférés à l'étranger, dont les Taureaux ailés aux proportions colossales qui se trouvent au British Museum à Londres. Des centaines de pierres précieuses et de pièces en or ont été transportées, quant à elles, à Bagdad.

Crime de guerre

Le mois dernier déjà, des sources gouvernementales irakiennes dénonçaient la destruction de la cité de Nimrud.

La directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, avait condamné « de la manière la plus forte possible la destruction du site archéologique de Nimrud [...], nouvelle attaque contre le peuple irakien ». 

« La destruction délibérée du patrimoine culturel constitue un crime de guerre. » — Irina Bokova, directrice générale de l'UNESCO

Elle avait ajouté que les Nations unies sont déterminées à faire tout le nécessaire pour recenser et protéger le patrimoine de l'Irak, et mener le combat contre le trafic clandestin d'antiquités « qui contribue directement au financement du terrorisme ».

D'autres vidéos ont déjà montré le groupe État islamique s'attaquer à la ville antique d'Hatra, dans le nord de l'Irak, ainsi qu'à des monuments exposés dans le musée de Mossoul.


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Entretien « historique » entre Obama et Castro

Written By Unknown on Minggu, 12 April 2015 | 16.05

Le reportage de Marc Godbout

Barack Obama a eu samedi un entretien qu'il a qualifié d'« historique » avec son homologue cubain Raul Castro en marge du sommet des Amériques à Panama, moins de quatre mois après le début du processus de normalisation annoncé conjointement le 17 décembre.

Le président américain a jugé le moment venu de tourner la page de la guerre froide, sans renoncer à insister sur le respect des droits de l'homme et de la démocratie.

« Nous sommes maintenant en mesure de tracer un chemin vers l'avenir », a-t-il déclaré à son interlocuteur avant d'entamer cet entretien sans précédent depuis près de 60 ans qui, selon lui, ne mettra toutefois pas fin aux divergences entre Washington et La Havane.

« Nous avons des points de vue différents sur l'organisation de la société et je lui ai dit de façon très directe que nous n'allions pas cesser de parler de sujets tels que la démocratie, la liberté de la presse et la liberté de réunion », a ensuite souligné Barack Obama, lors de la conférence de presse qui a suivi.

L'hostilité et les sanctions économiques n'ont pas entraîné de changement majeur, il était donc temps d'adopter une nouvelle approche, a-t-il expliqué, justifiant le tournant annoncé en décembre, qui doit conduire au rétablissement des liens diplomatiques rompus en 1961.

Des dispositions limitant les déplacements et les échanges commerciaux entre les deux pays ont d'ores et déjà été levées. « La guerre froide est terminée », a insisté Barack Obama, ajoutant qu'une majorité d'Américains le soutenait dans sa démarche de rapprochement.

Le tête-à-tête, cordial mais franc, s'est déroulé dans une petite salle de conférence où les deux chefs d'État étaient assis face à face. Il a duré 1 h 20.

«  Nous sommes disposés à discuter de tout, mais nous devons être patients, très patients. Nous nous entendrons sur certains points, mais nous divergerons sur d'autres. » — Raùl Castro

Il a par ailleurs condamné les tentatives américaines de renversement du régime communiste mais a salué en Barack Obama un « honnête homme ».

« Je m'excuse auprès du président Obama, car il n'est en rien responsable de cela »,  a-t-il ajouté.

Le président cubain, qui est âgé de 83 ans, a entamé de timides réformes économiques, mais a exclu de renoncer aux principes de la révolution de 1959 qui a porté son frère Fidel au pouvoir. Ce dernier lui a cédé la place en 2008 pour raisons de santé.

La dernier sommet américano-cubain, qui a réuni Dwight Eisenhower et Fulgencio Batista, remontait à 1956. Il s'était également déroulé au Panama.

Au-delà des gestes symboliques, Cuba attend avec impatience d'être rayée de la liste américaine des États promoteurs du terrorisme.

Barack Obama prendra sa décision dans les jours à venir, a promis samedi un membre de la délégation américaine, ajoutant que la Maison-Blanche avait achevé sa réflexion sur le sujet.

« Nous devons dire très clairement que Cuba n'est pas une menace pour les États-Unis », a quant à lui estimé le président lors de la conférence de presse.

Cuba figure sur cette liste depuis 1982. La Havane soutenait alors des rebellions marxistes en Amérique latine. L'Iran, la Syrie et le Soudan s'y trouvent également.


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Le Kenya demande à l'ONU de déplacer un camp d'un demi-million de réfugiés

Le Kenya a annoncé samedi avoir donné trois mois aux Nations unies pour déplacer un camp accueillant un demi-million de réfugiés originaires de Somalie, dans le cadre des mesures de sécurité prises par le pays après le massacre commis à l'université de Garissa début avril.

Les autorités kényanes ont souvent accusé les islamistes de se cacher dans le camp de réfugiés de Dadaab, installé au Kenya par le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au début des années 90 après la guerre civile en Somalie.

Le Kenya veut désormais que le HCR déplace ce camp en Somalie, de l'autre côté de la frontière.

« Nous avons demandé au HCR de déménager les réfugiés en trois mois. Sinon, nous les déménagerons nous-mêmes », a déclaré le vice-président William Ruto dans un communiqué.

« Comme l'Amérique a changé après le 11 septembre, le Kenya changera après Garissa », a-t-il ajouté.

Les islamistes somaliens Chabaab ont revendiqué le massacre du campus universitaire de Garissa, dans l'est du Kenya, où 148 personnes ont été tuées le 2 avril dernier.

Le complexe de Dadaab accueille plus de 600 000 réfugiés somaliens, selon William Ruto. Il est situé dans une région reculée et aride du nord-est du Kenya.

Le HCR n'a pu être joint dans l'immédiat.

Le vice-président a précisé qu'un mur de 700 kilomètres de long était en cours de construction le long de la frontière avec la Somalie pour empêcher l'entrée des Shabab.

« Nous devons à tout prix sécuriser ce pays, quitte à perdre des affaires avec la Somalie », a-t-il affirmé.

Ces deux dernières années, les Shabab ont tué plus de 400 personnes sur le sol somalien.

Mardi, le Kenya a fermé 13 sociétés somaliennes de transfert de fonds installées au Kenya pour couper les islamistes de leur sources de financement. William Ruto a précisé que toute entreprise ayant collaboré avec les Chabaab serait fermée.

Lundi, l'armée kényane a lancé des frappes aériennes contre des objectifs islamistes en Somalie, où elle intervient contre les Chabaab depuis plusieurs années dans le cadre de l'Amisom, la force de maintien de la paix de l'Union africaine déployée en Somalie.


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Des centaines de personnes aux funérailles de Walter Scott

Quelques centaines de personnes se sont déplacées samedi pour assister aux funérailles de Walter Scott, cet homme noir abattu par un policier blanc en Caroline du Sud, aux États-Unis.

Le policer Michael Slager, 33 ans, lui a tiré cinq balles dans le dos. Il s'est d'abord défendu en affirmant s'être senti menacé. Selon son récit, Walter Scott avait tenté de saisir son pistolet électrique.

Mais une vidéo filmée par un passant et rendue publique a révélé une tout autre histoire. On y voit le policier tirer à huit reprises en direction de Walter Scott alors que celui-ci tente de s'enfuir.

L'agent Slager a été arrêté et inculpé de meurtre. Il risque la peine de mort ou la prison à vie s'il est reconnu coupable.

Plusieurs personnalités politiques ont assisté aux obsèques de Walter Scott. Le sénateur républicain noir de Caroline du Sud Tim Scott était notamment présent. Des membres des forces de l'ordre s'y sont aussi rendus, dont le shérif du comté de Charleston.

L'affaire a ravivé les tensions raciales, déjà exacerbées l'été dernier par la mort d'un jeune noir à Ferguson, au Missouri. Michael Brown, 18 ans, avait été abattu par un policier blanc, sans qu'aucune accusation ne soit déposée.

Un contrôle routier

Selon la caméra de la voiture patrouille, l'agent Slager avait interpellé Walter Scott pour un simple contrôle routier. Lorsqu'il est retourné à sa voiture de patrouille pour vérifier les papiers de M. Scott, celui-ci s'est enfui en courant.

Selon l'avocat de la famille, M. Scott a tenté de partir pour éviter d'être arrêté, parce qu'il devait plus de 18 000 $ en pension alimentaire et qu'il avait déjà fait de la prison pour cette raison.


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Cuba : Stephen Harper effectue un virage

Le premier ministre canadien change d'approche face à Cuba. Stephen Harper adoucit le ton, mais reste inquiet concernant le respect des droits de la personne par le régime communiste.

Après sa rencontre avec le président Raul Castro, à la toute fin du Sommet des Amériques, le premier ministre canadien a confirmé qu'il revenait sur sa position jusque là plutôt ferme. Stephen Harper, qui s'était jusqu'ici vivement opposé à la présence de Cuba dans la grande famille des Amériques, se dit maintenant prêt à donner une chance au coureur.

« J'ai été convaincu qu'une approche différente est appropriée à l'heure actuelle. Nous avons conclu que maintenant l'engagement sera plus fructueux pour nos objectifs que de continuer l'isolement. » — Stephen Harper

Lors d'un point de presse en soirée, à l'issue du 7e Sommet des Amériques, Stephen Harper a ainsi qualifié sa rencontre avec Raul Castro : « Nous avons eu une longue et bonne discussion avec le président ».

Le bureau du premier ministre n'a toutefois pas dévoilé les grandes lignes des discussions entre les deux hommes.

Dans le passé, Stephen Harper soutenait que « le Sommet des Amériques devrait être restreint aux pays démocratiques ».

Mais depuis le réchauffement des relations entre Washington et La Havane, il est devenu de moins en moins facile pour le premier ministre de maintenir le ton des dernières années face au régime communiste cubain.

Le premier ministre reste toutefois inquiet : « Nous demeurons préoccupés par la situation des droits de la personne et de la démocratie à Cuba et nous continuerons d'exprimer nos avis à cet égard ».

Cette première rencontre entre Stephen Harper et le dirigeant communiste survient au moment où les deux pays célèbrent 70 ans de relations diplomatiques ininterrompues.


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L'Ukraine veut se débarrasser de l'héritage soviétique

Written By Unknown on Sabtu, 11 April 2015 | 16.05

Les députés ukrainiens ont adopté jeudi plusieurs lois mémorielles visant à « désoviétiser » le pays, en s'attaquant aux derniers symboles du communisme dans l'ancienne république soviétique.

Cette législation met sur le même plan les régimes soviétique et nazi et interdit toute « négation publique » de leur « caractère criminel ». Elle proscrit aussi, sauf quelques exceptions, la « production » et l'« utilisation publique » de symboles comme l'emblématique marteau et sa faucille.

En vertu de ces lois mémorielles, les nombreuses statues de Lénine doivent être démontées et les localités, rues ou entreprises dont les noms font référence au communisme doivent être rebaptisées.

La nouvelle législation, qui doit être promulguée par le président Porochenko, prévoit jusqu'à 10 ans de prison pour les contrevenants. Des organisations, des partis ou médias risquent l'interdiction en cas de violation de ces lois.

« On peut aimer les communistes. Mais seulement chez soi, en silence et sans l'imposer aux autres.  » — Valentina Telitchenko, avocate

Irritée, la diplomatie russe n'a pas tardé à dénoncer des lois « antirusses », accusant Kiev d'user de méthodes « totalitaires ».

Tension

Saluées par certains, ces lois, qui existent dans d'autres anciennes républiques soviétiques, ne font pas l'unanimité partout dans le pays et risquent d'exacerber une tension déjà assez vive.

Pourquoi adopter de telles lois maintenant, alors que l'Ukraine est indépendante de l'ex-URSS depuis 1991? Vadim Karassiov, directeur de l'Institut des stratégies globales à Kiev, voit dans le geste des députés ukrainiens une réponse « à la campagne de propagande du Kremlin » dans laquelle les autorités ukrainiennes sont régulièrement qualifiées de « fascistes ».

Volodymyr Fessenko, analyste politique indépendant, parle d'une loi « trop radicale », qui contient « beaucoup d'excès » et susceptible d'attiser les « tensions surtout dans l'est et le sud » de l'Ukraine, où la nostalgie de l'URSS est la plus forte, selon lui.

« C'est une grosse erreur, voire une manière de signer son arrêt de mort vis-à-vis de l'est du pays.  » — David Marples, directeur d'un programme d'études sur l'Ukraine à l'Université de l'Alberta

La situation est d'autant plus délicate dans les régions russophones, où l'héritage soviétique est plus présent. Déjà en 2014, en décidant de revenir sur une loi qui donnait une plus grande place à la langue russe, le nouveau pouvoir ukrainien pro-européen avait créé des remous dans ces régions.

Dans les « Républiques populaires » autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, ce geste était perçu comme une volonté de Kiev d'interdire l'usage du russe. Ce qui, conjugué au démantèlement de statues de Lénine dans plusieurs villes ukrainiennes, a alimenté l'opposition au régime de Porochenko.


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Stagiaires étrangers au Canada : inquiète, la France veut discuter

Ottawa envoie un message de fermeture aux jeunes Français en resserrant les critères d'entrée pour les stages en sol canadien, dénonce un représentant de Paris.

Frédéric Lefebvre, député des Français à l'étranger, appelle à l'ouverture d'une négociation bilatérale entre les deux pays, assurant que le gouvernement de la France « veut engager des discussions ».

Sa demande s'ajoute à celle déjà formulée par le gouvernement du Québec dans la foulée des changements apportés au Programme de mobilité internationale (PMI) le 21 février dernier.

Souhaitant accorder la priorité aux Canadiens qui sont à la recherche d'un stage ou d'un emploi, Ottawa oblige dorénavant les employeurs du pays à payer des frais de 230 $ par stagiaire étranger.

Selon M. Lefebvre, ces nouvelles dispositions préoccupent les entreprises qui veulent offrir à de jeunes Français la chance d'acquérir une expérience de travail au Canada, et l'occasion de faire partager leur expertise dans des secteurs où celle-ci est reconnue, comme la gastronomie ou l'ingénierie.

Signaux contradictoires

Il accuse Ottawa d'envoyer des signaux contradictoires en imposant ces contraintes tout en vantant l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne.

Le gouvernement québécois partage les préoccupations du député chargé de défendre les intérêts des citoyens français au Canada et aux États-Unis. Les ministres Kathleen Weil et Christine Saint-Pierre, respectivement à l'Immigration et aux Relations internationales, ont écrit le 26 mars dernier au ministre fédéral de l'Immigration, Chris Alexander, pour lui demander des explications.

Les attachés de presse des deux ministres québécoises ont mentionné vendredi que celles-ci n'avaient toujours pas eu de réponse de la part de M. Alexander. Ce dernier n'était pas disponible pour répondre aux questions de La Presse Canadienne, vendredi, a dit son attaché de presse, Kevin Ménard.

L'ambassade du Canada en France a tenté de rassurer Frédéric Lefebvre en lui écrivant sur Twitter « qu'en 2015, le nombre de visas de stages reste inchangé et identique à 2014 : 4800 ». Ce à quoi le député a répondu que « les entreprises canadiennes devront démontrer qu'elles n'ont pas de Canadien avant de prendre un stagiaire français ».


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