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Les CF-18 canadiens au Koweït, en attendant d'intervenir contre l'EI

Written By Unknown on Kamis, 30 Oktober 2014 | 16.06

Les avions de guerre canadiens ont pris position au Koweït, un pays qui tente difficilement d'empêcher la vague extrémiste de traverser ses frontières.

Les avions de chasse CF-18 et les avions de surveillance CP-140 Aurora doivent rejoindre la coalition menée par les États-Unis afin d'amorcer une campagne de bombardements contre le groupe armé État islamique (EI) en Irak dans les prochains jours.

Mais autour des aérodromes koweïtiens, on peut ressentir de la colère alors qu'une troisième guerre en deux décennies s'apprête à frapper la région.

« La position officielle ici est pro-occidentale, tout en maintenant une certaine neutralité », a expliqué George E. Irani, professeur en études internationales à l'Université américaine du Koweït. « Oui, au niveau local, il y a certainement une présence islamiste importante et puissante. »

Puisque les combattants de l'EI se trouvent à environ 600 kilomètres au nord de la capitale irakienne, Bagdad, certains au Koweït remettent en question la gravité de la menace que pose le mouvement extrémiste et se demandent si l'idéologie fanatique représente un danger politique à long terme.

Il y a quelques jours, les forces de sécurité du Koweït ont tout de même démantelé une présumée cellule de l'EI à l'intérieur des frontières du pays. Les autorités en Arabie saoudite ont également condamné 14 personnes la semaine dernière pour avoir comploté en vue de commettre des attentats-suicide contre des cibles militaires au Koweït et au Qatar.

La sécurité autour des bases militaires occidentales est très stricte, et depuis le début de la semaine, les Canadiens ont besoin d'une permission spéciale afin de quitter les camps fortifiés du Koweït.

L'objectif est de rester discret afin d'éviter d'attirer l'attention des groupes extrémistes.

Certains suggèrent que l'EI n'a pas besoin de sortir des frontières irakiennes pour créer le désordre et que la menace - comme l'ont démontré les attaques à Ottawa et Saint-Jean-sur-Richelieu la semaine dernière - peut venir de « radicaux locaux » qui trouvent leur inspiration sur Internet.

Le Canada absent à une rencontre sur le recrutement sur Internet

Le Koweït a été l'hôte d'une conférence majeure plus tôt cette semaine entre les partenaires de la coalition militaire, une conférence à laquelle le Canada n'a curieusement pas participé. Le sujet principal a été les menaces en ligne.

Une porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Ottawa a indiqué que la conférence, au cours de laquelle les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Jordanie, le Liban, l'Égypte, la Turquie, l'Irak et les États du golfe Persique ont discuté de la propagande et du recrutement de l'EI sur Internet, était une rencontre de niveau « officiel ».

Le général américain à la retraite John Allen, qui coordonne la campagne contre l'EI, était présent.

Cependant, la porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, Claude Rochon, a indiqué par courriel que le ministre des Affaires étrangères John Baird avait déjà visité la région et que le Canada avait décidé de passer son tour lors de cette conférence.

Le général Allen a déclaré au groupe qu'il était essentiel de combattre la présence de l'EI sur Internet et le priver de « la légitimité du message qu'il envoie à de jeunes personnes vulnérables ».

« Ce ne sera qu'à ce moment que l'EI sera réellement défait », a-t-il dit.

Cependant, des experts locaux soutiennent que le problème dans le monde musulman n'est pas nécessairement sur Internet et que l'accent mis sur les réseaux sociaux reflète les intérêts égoïstes des pays occidentaux, parce que c'est ainsi que la radicalisation se répand au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Les observateurs politiques au Koweït soutiennent qu'il est important de garder l'intolérance loin des mosquées et du système d'éducation. Ils croient que la coalition devrait plutôt préparer une stratégie portant sur ces éléments.


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Ebola : les efforts internationaux déployés depuis Dakar

Le reportage de Sophie Langlois

La réponse de la communauté internationale à la crise de l'Ebola en Afrique de l'Ouest est désormais coordonnée à partir de Dakar, au Sénégal. Un pont aérien amène l'aide et les travailleurs humanitaires directement dans les pays affectés. Le Sénégal se prépare aussi à recevoir le 15e Sommet de la Francophonie dans un mois, malgré la menace de l'Ebola.

À son retour de Guinée, notre envoyée spéciale est passée par Dakar. Elle a pu y constater comment s'organise l'aide internationale.

Alors que le soleil se lève sur l'aéroport militaire de Dakar, des travailleurs humanitaires s'apprêtent à partir en direction de Conakry, Freetown et Monrovia. Un avion affrété par le Programme alimentaire mondial (PAM) fait la navette quotidiennement entre Dakar et les trois autres capitales.

Le pilote, à gauche sur la photo, est originaire de Guelph, en Ontario. Jeremy Kraemer dit qu'il se sent en sécurité parce que tout le monde est conscient des risques et que toutes les précautions sont prises.

« Ici au moins, tout le monde est conscient du virus et prêt à y faire face. » — Jeremy Kraemer, pilote d'avion

Ce matin-là, le pilote emmène une vingtaine de travailleurs humanitaires et de l'équipement médical léger dans les trois pays affectés par l'Ebola, soit la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia.

Segundo Lopez est un logisticien du Programme alimentaire mondial, basé à La Havane. Il part en mission.

Pendant ce temps, Dakar s'apprête à recevoir le 15e Sommet de la Francophonie, les 29 et 30 novembre. Un tout nouveau centre de conférences sera terminé juste à temps pour accueillir 77 chefs d'États et de gouvernement qui devront choisir un successeur au Secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf.

Le nouveau Centre de conférences a coûté 110 millions de dollars. Il est financé à 38 % par le Sénégal et à 62 % par la Turquie, qui l'a construit.

Le Canada n'a pas encore confirmé sa participation au sommet. Le Sénégal n'a aucunement l'intention d'annuler ou de reporter l'évènement, même si des chefs d'État décident de ne pas y prendre part en raison de l'Ebola.


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Obama traite en héros ceux qui luttent contre le virus Ebola

Le président américain Barack Obama affirme que les États-Unis ne peuvent se fermer hermétiquement au reste du monde dans la lutte contre l'Ebola.

M. Obama estime que les médecins et les infirmières américains qui se sont rendus en Afrique de l'Ouest sont des héros qui doivent être traités avec dignité et respect.

Il a averti qu'il ne faut pas les décourager de faire leur travail avec des mesures restrictives qui les confinent à leur retour au pays.

Le président a tenu ces propos mercredi à la Maison-Blanche, entouré de travailleurs de la santé qui sont déjà allés ou se sont portés volontaires pour se rendre au Liberia, en Sierra Leone ou en Guinée, où le virus a déjà tué plus de 5000 personnes.

M. Obama a souligné que le système médical américain était maintenant mieux préparé pour gérer des cas d'Ebola aux États-Unis.


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Les Iraniens s'intéressent au contenu Internet prodémocratie canadien

Des millions d'Iraniens regardent sur Internet des messages prodémocratie générés au Canada et ils parcourent ces pages plus longtemps que l'internaute moyen.

C'est ce qu'ont affirmé mercredi deux responsables du ministère des Affaires étrangères lors de la conférence des technologies du gouvernement (GTEC) à Ottawa, qui se poursuit jeudi.

Leur présentation a offert un nouvel aperçu des initiatives de diplomatie numérique du gouvernement, un moyen pour tenter d'entrer directement en contact par Internet avec la population en Iran et en Syrie - deux pays où le Canada a fermé ses ambassades.

Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a indiqué mardi qu'il avait discuté des efforts de diplomatie numérique du Canada avec le secrétaire d'État américain John Kerry lors de leur rencontre ayant porté plus largement sur les moyens de combattre les menaces du groupe armé État islamique (ÉI) sur les réseaux sociaux.

Plus tôt cet été, M. Baird avait écrit dans un article d'opinion que le rayonnement en Iran, grâce à un effort conjoint avec l'Université de Toronto, avait rejoint 4,5 millions d'utilisateurs uniques en Iran.

Ian Anderson, qui travaille au sein du ministère, a expliqué lors de la conférence que la majorité des visiteurs passaient plus de temps qu'anticipé à lire les messages canadiens, s'intéressant au contenu sur les droits de l'homme et sur l'avenir de l'Iran comme démocratie.

« Si quelqu'un passe 30 secondes sur une page, c'est plutôt bon. Pour nous, la moyenne de temps passé sur nos pages peut atteindre deux ou trois minutes », a relaté M. Anderson.

« Les personnes tiennent donc à passer du temps à regarder notre contenu sur la position du Canada, sur les idées pour l'avenir de l'Iran, ce genre de choses ».

Le gouvernement a lancé le site Internet Global Dialogue on the Future of Iran en partenariat avec l'école Munk des affaires internationales de l'Université de Toronto, qui a organisé des forums en ligne ciblant les Iraniens. Le gouvernement et l'université cherchent à mesurer l'impact du projet.

Le site a été lancé en mai 2013 après que le Canada eut fermé son ambassade à Téhéran en septembre 2012, coupant les liens avec le pays.

Certains détracteurs ont demandé que le Canada ouvre à nouveau une ambassade afin de renouer les liens avec les Iraniens.

M. Anderson a fait valoir aux participants qu'un rayonnement auprès de 4,5 millions d'internautes dans un pays de 77 millions d'habitants était significatif.

« La manière dont nous obtenons le chiffre de 4,5 millions est par le nombre d'adresses IP provenant de l'intérieur de l'Iran », a-t-il expliqué.

« Si vous connaissez la situation de l'Internet en Iran, vous savez que beaucoup de gens doivent utiliser des logiciels de contournement pour éviter la censure. C'est donc quelque chose de très difficile à calculer ».

Quand l'école Munk a organisé un premier dialogue en ligne l'an dernier, les autorités iraniennes ont bloqué l'accès au forum en quelques heures, a-t-il raconté.

« Ce que ça veut dire, c'est que parce que ces plateformes sont bloquées, ces 4,5 millions de personnes ou d'appareils, ou de personnes ayant accès à ces appareils, participent à un dialogue politique qui n'existerait pas sans cela », a noté M. Anderson.

« C'est ce que nous croyons être le plus important : nous créons un espace politique pour notre audience afin qu'elle ait des discussions sur des enjeux comme les droits de l'homme et la liberté religieuse, ce qui n'existerait pas autrement ».


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Peur irrationnelle face à l'Ebola : la faute aux médias?

Written By Unknown on Rabu, 29 Oktober 2014 | 16.06

Le reportage de Raymond St-Pierre

On connaît le virus Ebola depuis les années 70. On sait qu'il ne se transmet pas facilement d'une personne à une autre. Et pourtant, ce virus fait peur en Amérique du Nord et en Europe, surtout depuis qu'on a eu à soigner les premiers patients hors de l'Afrique.

Et ces craintes irrationnelles affectent les travailleurs humanitaires et les journalistes appelés à couvrir l'épidémie. Adrienne Arsenault, du réseau CBC, qui a couvert la situation là-bas, avait d'ailleurs été prévenue avant son retour.

« Les gens au Liberia nous ont souhaité bonne chance. Ils craignaient qu'à notre retour, on soit traités comme des pestiférés », dit-elle.

Même constat pour Claire Meynial, journaliste au magazine français Le Point, qui revient elle aussi du Liberia. Selon elle, cela ressemble un peu aux réactions irrationnelles à la peste, une maladie qu'on ne sait pas soigner.

Elle a été étonnée de constater que même des gens qui devraient être parfaitement informés la traitaient comme une pestiférée.

« Les réactions les plus surprenantes viennent de gens qui se disent informés. Par exemple, j'ai un ami médecin qui a eu une réaction très forte de panique. » — Claire Meynial, reporter au magazine français Le Point

Ce soir à 22 h, regardez la version télévisée du reportage de Raymond St-Pierre, au Téléjournal, sur ICI Radio-Canada Télé.

La faute aux médias?

Cette panique, cette crainte, est entretenue par une couverture excessive des médias, surtout les chaînes d'information câblées aux États-Unis. Selon un sondage de la Harvard School of Public Health en août dernier, 40 % des Américains disaient craindre une vaste épidémie d'Ebola en sol américain.

Au Canada, le département de journalisme de l'Université de Carleton a fait un sondage auprès de 598 Ontariens en septembre dernier. Près de 50 % des répondants croient qu'il y aura une épidémie d'Ebola au pays dans les 12 prochains mois.

Josh Greenberg, qui dirige l'école de journalisme et des communications de Carleton, croit que les images des médias qui couvrent l'épidémie en Afrique sont extrêmement fortes.

« L'image, la perception que les gens ont d'un virus contagieux comme Ebola vient d'une intense couverture médiatique. La maladie véhicule une image très forte. Cela déclenche une réaction émotive qui affecte notre capacité de raisonner logiquement. » — Josh Greenberg, de l'école de journalisme et des communications de Carleton

En Europe, la panique s'est aussi répandue. Selon un sondage de la radio d'Europe 1 effectué au début du mois d'octobre, 58 % des Français redoutent que le virus se propage en France. Même s'il n'y a pas encore eu un seul cas de contamination en sol français.

Claire Meynial et Adrienne Arsenault croient que la méfiance et la crainte de cette maladie détournent l'attention des vraies priorités.

« Je rentre et raconte ma petite expérience parisienne. Et c'est ça qui intéresse. On a tendance à ne pas s'intéresser à ce qui se passe loin, pourtant c'est crucial ce qui se passe en Afrique en ce moment. La seule façon d'arrêter cette crise, il faut y aller, il faut des gens pour soigner. Sinon, il ne faut pas se leurrer, ça s'étendra », affirme Claire Meynial.

« Je suis triste de voir ce niveau d'hystérie, cette absence de pensée rationnelle, qui font oublier que la seule façon d'éviter une épidémie en Amérique du Nord, c'est d'arrêter celle dans l'ouest de l'Afrique. » — Adrienne Arsenault, du réseau CBC

En ce moment, on teste divers traitements et vaccins contre le virus Ebola. Mais il n'existe, hélas, aucun vaccin contre la panique.


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Le Canada est parvenu à améliorer le sort de 180 000 enfants en dépit de la récession dit l'UNICEF

Comparativement à d'autres pays, le Canada a relativement bien protégé ses enfants de la pauvreté durant la récession qui a sévi de 2008 à 2011, selon un rapport de l'UNICEF rendu public mardi.

Les mesures prises au Canada durant cette période difficile ont ainsi permis à 180 000 enfants de se sortir de la pauvreté au pays.

Le rapport s'intitule « Les enfants de la récession, impact de la crise économique sur le bien-être des enfants dans les pays riches ». Ses auteurs se sont penchés sur l'impact de la grande récession sur les économies nationales de 41 pays et le déclin du bien-être des enfants depuis 2008.

« Étonnamment, malgré cette crise sociale sans précédent, de nombreux pays ont réussi à limiter, voire à réduire, la pauvreté des enfants. Il existait donc des moyens d'éviter que les enfants deviennent les victimes les plus durables de la récession » — UNICEF Bilan Innocenti 12 Enfants dans les pays développés

Pour visionner ce tableau sur l'évolution du taux de pauvreté chez les enfants dans certains pays sur votre appareil mobile, cliquez ici

En termes techniques, le Canada a réussi à réduire de deux points de pourcentage son taux global de pauvreté chez les enfants. « De façon tout à fait remarquable, écrivent les auteurs du rapport de l'UNICEF, ce taux a diminué de sept points dans les familles monoparentales. »

Par quelles mesures le gouvernement canadien a-t-il évité à quantité d'enfants de subir les ravages de cette récession? Notamment par le congé de maternité et le congé parental rémunéré, des congés qui ont été élargis aux travailleurs indépendants, ou encore par l'octroi de la prestation nationale pour enfants. 

La récession de 2008-2011 a été la pire à sévir depuis la Seconde Guerre mondiale. En dépit de la belle performance du Canada a bien des égards, des aspects moins reluisants de la situation au pays sont relevés par l'UNICEF. Ainsi, l'écart de pauvreté s'est accru. Les enfants les plus démunis sont notamment issus :

  • de familles autochtones;
  • de familles de nouveaux arrivants;
  • de familles de plus de deux enfants.

« Cette crise économique a en outre accru le degré de stress familial et fait diminuer le nombre de Canadiennes et de Canadiens qui croient que les enfants ont suffisamment de possibilités d'apprendre et de s'épanouir. » — UNICEF Bilan Innocenti 12 Enfants dans les pays développés

Les recommandations de l'UNICEF à l'égard du Canada

Pour David Morley, président et chef de la direction d'UNICEF Canada, il est important qu'Ottawa se dote d'un commissaire national pour les enfants. « Les enfants ne votent pas, explique M. Morley. Mais il faut quelqu'un, au gouvernement fédéral, qui peut analyser les poltiques et les actions du gouvernement en prenant toujours en compte les enfants. »

« Nous savons, par exemple, que les services de garderies au Québec, ç'a aidé beaucoup. Parce que ça aide les familles, les parents qui peuvent travailler encore ou chercher du travail quand ils sont au chômage. Ça aide beaucoup parce que ce n'est pas juste l'argent, c'est aussi les services qui sont donnés aux enfants. » — David Morley, président et chef de la direction d'UNICEFCanada

Le sud de l'Europe frappé durement par la pauvreté des enfants

Il ressort du rapport de l'UNICEF que les pays suivants ont connu la plus forte augmentation de la pauvreté des enfants: 

  • l'Espagne
  • la Grèce
  • l'Italie
  • la Croatie
  • les pays baltes
  • l'Irlande
  • l'Islande
  • le Luxembourg 

Pourquoi l'UNICEF s'intéresse-t-elle à la pauvreté des enfants dans les pays dits riches ? Parce que quelque 76,5 millions d'enfants vivent dans la pauvreté dans ces 41 pays considérés comme étant les plus prospères.

Certains exemples sont frappants : depuis 2008, le pourcentage de ménages avec enfants n'ayant pas les moyens d'acheter de la viande, du poulet ou du poisson tous les deux jours a plus que doublé en Estonie, en Grèce et en Italie.


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Ban Ki-moon prédit une longue bataille contre Ebola

Même si les quelques progrès enregistrés en Afrique de l'Ouest laissent croire que la victoire face à la propagation du virus Ebola est possible, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'attend à une bataille de longue haleine.

De passage à Addis Abeba dans le cadre de sa tournée dans l'est de l'Afrique, Ban Ki-moon a relevé que « la transmission du virus continue à prendre de vitesse la mobilisation de la communauté internationale ».

« Nous avons besoin d'urgence que davantage d'équipes médicales étrangères formées se déploient dans la région », a-t-il dit.

« Plus longtemps l'épidémie fait rage, plus grand est le risque d'une propagation à d'autres pays. Le Mali en est le dernier exemple.  » — Ban Ki-moon

Le président de la Banque mondiale (BM), Jim Yong Kim, qui accompagne M. Ban, a ajouté que « nous allons avoir besoin d'un flux continu d'au moins 5000 personnels de santé d'en dehors de la région », avec des rotations régulières. Il s'est dit « très inquiet de savoir où les trouver, compte tenu du facteur peur à l'œuvre en beaucoup d'endroits ».

D'après l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), une vingtaine de la cinquantaine de centres de traitement d'Ebola prévus n'ont pas encore de personnel médical étranger.

Décrue au Liberia?

Au Liberia, qui compte pour près de la moitié des plus de 10 000 cas recensés et la majorité des quelque 5000 morts, la Croix-Rouge constate une baisse significative depuis le début du mois.

Après un pic en septembre, avec plus de 200 corps ramassés par semaine, les statistiques ont reculé en octobre, pour atteindre 117 la semaine dernière, selon le secrétaire général de la Croix-Rouge libérienne, Fayah Tamba. Il a toutefois invité à ne « pas crier victoire, car l'ennemi est toujours là ».

L'OMS a nuancé le portrait, expliquant que « le nombre de cas continuait à être sous-évalué, en particulier dans la capitale du Liberia ». Un porte-parole de l'organisation onusienne estime qu'il est prématuré de parler d'« une véritable réduction ».

Obama prudent

Le président américain a lui aussi évoqué des progrès au Liberia, après s'être entretenu par conférence téléphonique avec des membres de l'Agence américaine de développement (USAID), déployés en Afrique de l'Ouest.

Il a salué les progrès enregistrés en Afrique de l'Ouest, mais il a prôné la vigilance. « Cette maladie peut être maîtrisée, elle sera vaincue [...]. Mais nous devons rester vigilants et travailler ensemble », a-t-il dit.

Barack Obama ne veut pas que des professionnels de la santé soient découragés de se rendre sur le terrain par crainte d'infection. Il a rappelé que les États-Unis avaient les moyens de réagir si un cas isolé d'Ebola se présentait.

« L'Amérique ne se définit pas par la peur. Lorsque nous voyons un problème, un défi, nous nous y attaquons.  » — Barack Obama

La seconde infirmière américaine guérie, après avoir été infectée par le virus Ebola en soignant un Libérien dans un hôpital de Dallas, a pris son congé de l'hôpital mardi après-midi. Il ne reste désormais qu'un seul patient américain infecté par Ebola : le Dr Craig Spencer, qui est soigné à New York. 


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Une fusée de la NASA explose au moment du lancement

Explosion d'une fusée de la NASA

La fusée Antares a explosé au moment de son décollage. La fusée américaine de l'entreprise privée Orbital Sciences Corporation transportait pour la NASA une capsule Cygnus de ravitaillement destinée à la Station spatiale internationale.

« L'explosion s'est produite peu après le lancement » sur la base spatiale Wallops sur la côte de Virginie, rapporte un commentateur de la télévision de la NASA. Cygnus devait livrer 2,2 tonnes de vivres et de matériel destiné à des expériences scientifiques.

L'agence spatiale russe s'est dit prête à ravitailler d'urgence la Station spatiale internationale si on lui en fait la demande.

Les astronautes qui se trouvent présentement à bord de la Station spatiale internationale ont suffisamment de vivres pour tenir de quatre à six mois, rassure la NASA. Les six astronautes ont assisté au lancement raté par l'entremise d'images retransmises par la NASA et « ils étaient déçus, mais ils savent qu'ils ont plein de ressources à bord », a déclaré le directeur du programme de la Station spatiale internationale, Mike Suffredini.

Les causes de l'accident demeurent pour l'instant inconnues. Il n'y avait personne à bord. 

Pour le directeur général d'Orbital Sciences, Frank Culbertson, « il était trop tôt pour connaître tous les détails » de l'accident. Il a annoncé qu'une enquête serait menée « pour déterminer les causes de cet échec et les mesures à prendre pour éviter que cela ne se reproduise », a-t-il ajouté.

Les dégâts matériels au sol semblent limités au pas de tir, selon des responsables de la NASA. Rien que la fusée et le chargement du vaisseau sont estimés à 200 millions de dollars, a déclaré Frank Culbertson.

Plus tôt dans un bref communiqué sur son site Internet, la NASA indiquait « qu'un dysfonctionnement s'est produit peu après le décollage ».

De son côté, Orbital avait fait état, dans un message sur Twitter, d'« une anomalie dans le lanceur » sans livrer plus de détails.

Orbital précise qu'il s'agissait du premier lancement de nuit pour la fusée Antares et de la troisième mission d'approvisionnement sur les huit prévues dans le cadre d'un contrat de 1,9 milliard de dollars avec la NASA.

Depuis qu'elle a remisé ses navettes spatiales, l'Agence spatiale américaine (NASA) compte sur des entreprises privées comme Orbital ou Space X pour ravitailler la SSI ou pour y envoyer des astronautes, à moindre coût. Il s'agit du premier accident depuis que la NASA a confié ses missions de ravitaillement de la Station spatiale internationale à des opérateurs privés.


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En Arkansas, le siège de sénateur se jouera sur l'Obamacare

Written By Unknown on Selasa, 28 Oktober 2014 | 16.06

En Arkansas, le siège de sénateur se jouera sur l'Obamacare : reportage de Christian Latreille

Le 4 novembre , les Américains se rendront aux urnes pour les élections à mi-mandat de la présidence de Barack Obama. Dans l'Arkansas, c'est l'assurance-maladie obligatoire, l'« Obamacare », qui cristallise tous les débats. Nous nous sommes rendus à Little Rock, la capitale de cet État, pour tâter le pouls des électeurs.

La course pour le siège de sénateur à Washington s'annonce très serrée dans ce petit État de 2,9 millions habitants du sud des États-Unis. Le sénateur démocrate Mark Pryor tente de défendre son poste contre le républicain Tom Cotton. 

Malgré cette chaude lutte, la population ne semble pas très captivée par l'élection sénatoriale de mi-mandat. Ici, c'est encore la nouvelle assurance-maladie obligatoire qui soulève les passions et qui représente un enjeu important de l'élection. Ce programme, mis en place par le président démocrate, devait permettre à des millions de personnes non assurées de se procurer une assurance.

À regarder : le reportage de Christian Latreille au Téléjournal, ce soir à 22 h sur ICI Radio-Canada Télé.

« Médecine socialiste » ou « bénédiction »?

Mais les Américains, dont ceux de l'Arkansas, restent divisés sur le sujet. Les républicains diffusent des publicités en boucle à la télévision pour démolir ce programme, tandis que les démocrates évitent le sujet de peur d'être critiqués. « Obamacare, c'est très compliqué, constate une enseignante en visite à la foire agricole de Little Rock. Il y a beaucoup trop d'options. »

« C'est une médecine socialiste. » — Hashley, jeune Américaine rencontrée sur un circuit de course automobile

Pour plusieurs autres résidents que nous avons interviewés, Obamacare constitue la seule option valable.

« Obamacare est une bénédiction pour moi. » — Suzan, mère de famille

Suzan, une mère de famille qui gagne 700 $ par mois. Elle nous raconte qu'elle a perdu son emploi il y a deux ans, et qu'elle s'est retrouvée sans assurance et sans argent pour payer ses médicaments contre le diabète. Elle vit dans un refuge et couche dans un dortoir avec la plus jeune de ses filles et une cinquantaine d'autres femmes. « La nouvelle assurance-maladie du président Obama rembourse aussi les soins dentaires et les lunettes de ma fille de 12 ans » dit-elle avec soulagement.

Un modèle de compromis pour Washington

Du côté politique, « Obamacare, c'est un succès en Arkansas », affirme fièrement le gouverneur de l'État, Mike Beebee. Ce démocrate a réussi le tour de force de convaincre la législature de l'État, à majorité républicaine, d'adopter une version modifiée du programme d'assurance-maladie. Résultats, dit le gouverneur : « le prix de nos primes d'assurance a diminué de 2 % tandis qu'en Louisiane, l'État voisin, qui refuse de participer, les primes ont augmenté de 18 %. »

En tout, plus de 200 000 résidents de l'Arkansas sur les 400 000 qui n'étaient pas assurés pour les soins de santé sont maintenant couverts.

Le nouveau programme a aussi permis de désengorger les cliniques qui offrent des soins gratuitement aux plus démunis.

« L'Arkansas est un État pauvre », dit Eddy Pannel, responsable d'une de ces cliniques Harmony.

« Les gens ici déclaraient faillite parce qu'ils étaient incapables de payer leur médecin où leurs factures d'hôpital. » — Eddy Pannel, responsable d'une clinique pour les plus démunis

Eddy Pannel affirme qu'Obamacare va prolonger, améliorer et même sauver la vie de milliers de personnes qui n'avaient pas les moyens de se payer une assurance non seulement en Arkansas, mais partout en Amérique.

Dans l'ensemble des États-Unis, 15 millions d'Américains de plus ont maintenant une assurance-maladie grâce au programme en vigueur depuis un an. Une nouvelle ronde d'inscription sur Internet en novembre prochain devrait permettre à plusieurs autres millions de personnes de s'assurer, eux aussi, pour payer leurs soins de santé.

Malgré cela, 13 % de la population américaine demeure non assurée.


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Avalanche au Népal : on garde espoir de retrouver les corps des trois Québécoises

L'agence de voyages montréalaise Terra Ultima garde toujours espoir de récupérer les corps des trois Québécoises disparues à la suite des avalanches et d'une tempête de neige survenues il y a environ deux semaines au Népal.

Cet espoir est alimenté par le début de la fonte des neiges il y a quelques jours dans le secteur où les randonneurs ont été emportés par une avalanche.

L'un des administrateurs de l'agence, Julien Passerini, affirme avoir dépêché deux spécialistes vendredi dernier pour aller appuyer les efforts de recherches. Les deux spécialistes des avalanches devraient mettre les pieds sur le site demain (mardi) avec un équipement plus sophistiqué pour tenter de retrouver les corps sans doute enfouis sous des mètres de neige.

« Les Népalais avaient des sondes qui étaient faites en aluminium et qui étaient plus difficiles à passer à travers la glace. Eux autres (les deux spécialistes) vont arriver avec des sondes en acier qui s'enfonceront plus profondément. Ils apportent aussi de l'équipement qui peut détecter les matériaux qui composent les vêtements de plein air comme le Gore-Tex », explique Julien Passerini.

L'agence se donne jusqu'au mois de janvier pour retrouver les corps des disparues.

Trois autres randonneurs québécois qui faisaient partie du même groupe ont réussi à se sortir vivants de l'avalanche. Certains ont quitté la ville de Katmandou et sont de retour au Québec, mais l'agence refuse pour le moment de donner des détails à ce sujet.


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