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Algérie : Bouteflika favori, son rival dénonce la fraude

Written By Unknown on Jumat, 18 April 2014 | 16.05

Sophie Langlois a rencontré des Montréalais d'origine algérienne.

Les partisans du président sortant, Abdelaziz Bouteflika, ont commencé à célébrer la victoire de leur candidat dès la fermeture des bureaux de vote, jeudi, après un scrutin dénoncé et boycotté par les partis d'opposition.

« Notre candidat a gagné », a déclaré en fin de soirée à Reuters Abdelaziz Belkhadem, représentant du chef de l'État. « Cela ne fait aucun doute, Bouteflika a remporté une victoire écrasante », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le principal adversaire de Bouteflika, Ali Benflis, a déclaré qu'il rejetait « en bloc et en détail » le résultat. Il a aussi dénoncé une « fraude à grande échelle » et de « graves irrégularités » tout au long de la journée et partout dans le pays.

Des quelque 23 millions d'Algériens appelés aux urnes, seulement 51,7 % ont exercé leur droit de vote, a annoncé le ministre de l'Intérieur. Il s'agit d'un taux en net recul par rapport aux 74 % qui ont voté en 2009.

Le plus fort taux d'abstention a été enregistré en Kabylie (autour de 25 %), à l'est d'Alger, où des altercations entre les forces de l'ordre et des jeunes ont fait au moins 70 blessés, selon des sources locales. Au total, 260 000 policiers veillaient à la bonne marche des choses dans 50 000 bureaux de vote jeudi.

Dans la capitale, où le scrutin semble s'être déroulé sans heurts, le taux de participation est de 37 %, toujours selon le ministre de l'Intérieur.

Le résultat du scrutin sera annoncé vendredi, mais il fait peu de doute que Bouteflika, élu pour la première fois en 1999, sera reconduit au pouvoir pour un quatrième mandat. Affaibli par un accident vasculaire cérébral qui l'a frappé au printemps dernier, le président sortant est allé voter en fauteuil roulant.

L'homme de 77 ans n'a d'ailleurs pas fait campagne, laissant ses conseillers et partisans occuper le devant de la scène. En dépit de sa faiblesse physique, Bouteflika jouit toujours du soutien d'une large partie de la population qui le considère comme l'un des artisans de la réconciliation après les violences islamistes qui ont fait près de 200 000 morts pendant les années 1990.

Bouteflika est également perçu par ses partisans comme un gage de stabilité dans un pays où une partie de la population redoute de vivre les répercussions troublées des mouvements de contestations populaires ayant eu lieu notamment en Tunisie, en Libye et en Égypte.

Accusations de fraudes électorales

Le quotidien El Watan a décrété que le scrutin était dénué de crédibilité. Même son de cloche du côté du quotidien Liberté, dans lequel on affirme que le scrutin est « dénué d'enjeux réels ». Une partie de l'opposition avait déjà appelé au boycottage. Mercredi, les forces de l'ordre avaient empêché la tenue, au centre d'Alger, d'une manifestation organisée par le mouvement de protestation Barakat (« Ça suffit »), pour qui la présente élection est une « mascarade ».

Ali Benflis, ancien dirigeant du FLN et ancien premier ministre, semble être le candidat le mieux placé au sein de l'opposition. Mais M. Benflis dit s'attendre à un risque de fraude électorale.


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Ukraine : appel commun à l'arrêt immédiat des violences

Le reportage de Joyce Napier

Au terme de sept heures de négociations, les chefs de la diplomatie ukrainienne, russe, européenne et américaine se sont entendus sur une série de mesures pour que « toutes les parties » s'abstiennent « d'actions violentes, d'actes d'intimidation ou d'actions provocatrices ».

« Tous les groupes armés illégaux doivent être désarmés; tous les bâtiments occupés illégalement doivent être restitués à leurs propriétaires légitimes; toutes les rues, places et autres lieux publics dans les villes ukrainiennes doivent être libérés », soutiennent les participants aux pourparlers de Genève dans leur déclaration commune.

« Une amnistie sera accordée aux manifestants et à ceux qui auront quitté les bâtiments et autres lieux publics et déposé les armes, à l'exception de ceux qui seront jugés coupables de crime capital », ajoutent les représentants de Washington, Bruxelles, Kiev et Moscou.

Des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) devront aider les autorités ukrainiennes et les communautés locales à se plier aux conditions de l'entente.

Cet accord suspend, pour l'instant, les sanctions économiques que l'Occident s'apprêtait à infliger à la Russie en cas d'échec des pourparlers.

Le secrétaire d'État américain John Kerry a toutefois indiqué que si Moscou ne respecte pas l'entente, « nous n'aurons d'autre choix que d'infliger de nouveaux coûts à la Russie ».

Quelques heures plus tard, le président américain Barack Obama a dit n'avoir aucune certitude que l'accord sur l'Ukraine sera appliqué, et qu'il y aurait de nouvelles sanctions s'il n'y a pas véritablement d'avancée après l'accord.

La Russie a le droit d'intervenir en Ukraine, selon Poutine

Considérant la gravité de la situation et le recours par le gouvernement ukrainien à son armée pour repousser les militants séparatistes prorusses, le président Poutine a déclaré qu'il avait tout à fait le droit d'envoyer des troupes dans l'est de l'Ukraine pour « protéger » les populations russophones.

Se disant très préoccupé par la sécurité des populations russophones de l'est de l'Ukraine au lendemain d'une fusillade qui a fait 3 morts et 13 blessés, à Mariupol, Vladimir Poutine a exigé de Kiev des garanties de respect des droits des russophones d'Ukraine.

Le chef d'État russe a fait ces déclarations lors d'une émission de télévision où il a longuement répondu aux questions de journalistes et de citoyens sur la situation en Ukraine. Le président a accusé du même souffle les dirigeants ukrainiens de commettre un « crime grave » en utilisant l'armée pour repousser les militants prorusses dans l'est de l'Ukraine.

Le président russe a cependant ajouté espérer ne pas avoir à déployer des troupes en Ukraine. Il a ajouté toujours croire au dialogue pour dénouer cette crise.

Les mystérieux soldats de Crimée étaient bel et bien russes, admet Poutine

Fait étonnant, le président Poutine a admis pour la première fois, au cours de cette émission de télévision, qu'il avait bel et bien envoyé des soldats russes en Crimée dans les semaines précédant son annexion à la Fédération de Russie.

Vladimir Poutine avait toujours nié jusqu'ici que les mystérieux soldats déployés par dizaines de milliers en Crimée étaient issus de l'armée russe.

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Tensions soutenues dans l'est de l'Ukraine

Pendant ce temps, la situation demeure très tendue en Ukraine au lendemain de la mort de trois séparatistes prorusses abattus par les forces ukrainiennes dans la nuit de mercredi à jeudi lors d'une tentative pour prendre une base de la garde nationale ukrainienne dans la ville de Marioupol, près de la mer d'Azov. Treize autres séparatistes prorusses ont été blessés lors de l'assaut.

Les séparatistes ont pris le contrôle de l'administration municipale de Marioupol et de bâtiments officiels dans une dizaine d'autres villes de l'est du pays.

Jean-François Bélanger est en Ukraine

Par ailleurs, la compagnie aérienne russe Aeroflot a annoncé jeudi avoir reçu un « avis officiel » du gouvernement ukrainien interdisant l'entrée sur son territoire à tout homme russe âgé de 16 à 60 ans.


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Naufrage en Corée du Sud: l'espoir s'amenuise pour les familles des disparus

L'espoir de retrouver les 270 personnes disparues mercredi dans le naufrage d'un traversier en Corée du Sud se rétrécit peu à peu.

Les équipes de sauvetages ont réussi à rescaper 179 des 475 passagers. « Je crains qu'il y ait peu de chance de survie pour ceux qui étaient piégés à l'intérieur », a confié à l'Agence France Presse un responsable des secours, sous le couvert de l'anonymat.

Seuls 25 corps ont été récupérés jusqu'à maintenant.

Plus de 300 adolescents étaient à bord du traversier. Ils se rendaient sur l'île de Jeju dans le cadre d'un voyage scolaire.

En entrevue à CNN, le vice-directeur au génie océanique de la US Navy, Mike Dean, a estimé que tous les espoirs étaient encore permis, le bateau n'étant pas complètement submergé. Les gens peuvent encore respirer, croit-il, mais il faut les sortir le plus rapidement possible, car ils pourraient mourir d'hypothermie.

La météo rend les recherches difficiles. Les forts vents, la pluie et le brouillard compliquent le travail des secouristes.

Une dizaine d'hélicoptères, 34 navires et 178 plongeurs sont à l'œuvre pour retrouver les passagers. Jeudi, un bateau amphibie américain s'est joint aux autorités locales. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a assuré que les États-Unis offriraient toute l'aide nécessaire pour retrouver les passagers. Le président américain Barack Obama sera d'ailleurs de passage au pays la semaine prochaine. 

La cause du naufrage demeure floue

L'accident du Sewol, survenu sur la côte méridionale mercredi, est empreint de mystère. Selon un rescapé, le bateau aurait subi un « choc brutal et violent », avant de chavirer.

Trois hypothèses seraient explorées par les enquêteurs : une erreur de navigation, un problème de structure sur le traversier, qui a été construit il y a 20 ans, et des complications dans l'arrimage des marchandises. 

Une enquête criminelle sera menée concernant le capitaine, Lee Joon-seok, qui aurait, selon certaines sources, quitté précipitamment le traversier avec six autres membres de l'équipage. Cette information n'a pas été confirmée par les autorités, mais le procureur général du pays a indiqué lors d'une conférence de presse que ce n'était pas M. Lee qui était aux commandes du bateau, mais bien le 3e lieutenant. 


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Avalanche meurtrière sur les pentes de l'Everest

Au moins onze guides népalais sont décédés dans une avalanche sur les pentes de l'Everest vendredi, selon un responsable de l'Himalayan Rescue Association.

« J'ai vu 11 corps ramenés au camp de base et trois autres sont attendus », a-t-il indiqué.

L'avalanche est survenue dans une région située tout juste sous le camp de base numéro 2, vers 6 h 45 heures locales vendredi matin. Elle s'est produite sur la voie la plus fréquentée de l'imposant sommet.

Il s'agit de l'accident le plus meurtrier de l'histoire du mont Everest, selon Elizabeth Hawley, une spécialiste des ascensions au Népal consultée par l'AFP.

Cet incident témoigne des risques pris par les sherpas pour aider les alpinistes étrangers à atteindre le sommet de 8848 mètres.

Plus de 300 personnes sont mortes dans l'Everest depuis la première ascension réussie en 1953.

En 1996, huit personnes avaient perdu la vie lors d'une ascension. La tragédie avait ensuite été popularisée par le journaliste et alpiniste Jon Krakauer, auteur du livre Into thin air.


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L'offensive ukrainienne à Slaviansktourne à la déroute

Written By Unknown on Kamis, 17 April 2014 | 16.05

Le reportage de Jean-François Bélanger

Les manifestants prorusses se sont emparés de six blindés des forces ukrainiennes à Slaviansk mercredi, infligeant un revers à l'« opération antiterroriste » entamée par Kiev. Les soldats ukrainiens se sont d'ailleurs montrés réticents à ouvrir le feu.

La colonne de blindés ukrainiens avait pris position à Kramatorsk dans le but de reprendre le contrôle d'un aérodrome militaire contrôlé par des militants prorusses. La colonne a été bloquée par un groupe de manifestants cagoulés et armés, portant des uniformes sans insignes. Les six blindés saisis sont ensuite arrivés à Slaviansk en arborant le drapeau russe, accueillis en héros par les habitants de ville.

Le reste de la colonne, bloquée à Kramatorsk, a passé de longues heures à confronter les manifestants. Les soldats de ces quinze autres blindés ont fini par déposer les armes.

Dans les rangs ukrainiens, les soldats au regard fermé, assis ou couchés sur leurs véhicules, ne semblaient pas très enthousiastes à l'idée de combattre leurs concitoyens dont certains, prorusses, leur ont apporté de l'eau et des vivres mercredi matin.

[<a href="//storify.com/RadioCanadaInfo/jean-francois-belanger-a-kramatorsk" target="_blank">View the story "Jean-François Bélanger à Kramatorsk" on Storify</a>]

Près de Marioupol, d'autres manifestants prorusses ont tenté de prendre une base de la garde nationale ukrainienne. Selon le ministère de l'Intérieur, les militants voulaient que la garde nationale se range de leur côté. Les soldats de la base ont dû tirer en l'air pour les repousser.

Dans la ville industrielle de Donetsk, les séparatistes prorusses se sont emparés de l'hôtel de ville.

Aucun affrontement direct n'a été rapporté jusqu'ici dans l'est de l'Ukraine entre les séparatistes prorusses et les troupes gouvernementales ukrainiennes, qui se contentent pour le moment de démonstrations de forces.

Ces démonstrations de force surviennent à quelques heures de la rencontre quadripartite qui doit se tenir à Genève afin de dénouer l'impasse. L'Ukraine, la Russie, les États-Unis et l'Union européenne devraient y participer.

Devant l'escalade qui ne semble pas vouloir se résorber, les États-Unis ont indiqué qu'ils préparaient « activement » de nouvelles sanctions à l'attention de la Russie.

Qui sont les « hommes verts »?

Surnommés « hommes verts » par les Ukrainiens, les paramilitaires séparatistes seraient en fait des soldats d'élite russes, selon la version de Kiev et des Occidentaux. Ils avaient également été aperçus en Crimée avant le rattachement de la péninsule à la Russie en mars dernier.

Un seul de ces manifestants a accepté de s'adresser aux journalistes et affirme être un déserteur de l'armée ukrainienne et avoir fait partie des volontaires en Crimée.

De son côté, Moscou affirme n'avoir envoyé ni soldats ni agents en Ukraine.

Selon l'OTAN, quelque 40 000 hommes de l'armée russe seraient massés à la frontière de l'Ukraine. Le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen, a d'ailleurs annoncé un renforcement des mesures de défense aérienne, maritime et terrestre dans l'est de l'Europe.

Bras de fer

Les manifestants prorusses demandent à ce que l'est de l'Ukraine soit rattaché à la Russie, ou à tout le moins, que l'Ukraine s'engage dans une fédéralisation de son système. Kiev a déjà accepté de donner davantage d'autonomie aux régions, mais refuse d'aller jusqu'à la fédéralisation.

« C'est à l'Ukraine, au gouvernement ukrainien et au peuple ukrainien de décider sur ces questions. Nous n'allons pas discuter avec la Russie les développements internes de l'Ukraine. » — Andrïï Dechtchitsa, chef de la diplomatie ukrainienne

La Russie, qui ne reconnaît pas le gouvernement pro-occidental arrivé au pouvoir à Kiev après la destitution du président Viktor Ianoukovitch le 22 février, accuse le nouveau pouvoir de violer la Constitution du pays en envoyant des troupes contre les séparatistes prorusses.

Kiev, de son côté, accuse Moscou « d'exporter le terrorisme sur son territoire » dans le but d'annexer des parties de son territoire national.

Ce bras de fer s'est transporté au Conseil de sécurité de l'ONU mercredi, quand est venu le temps de discuter d'un rapport onusien sur les droits de l'homme en Ukraine. Le rapport indiquerait qu'il n'y a pas eu d'attaques systématiques à l'endroit des populations russophones en Ukraine, rendant caduques les déclarations russes voulant que ces populations doivent être protégées du nouveau gouvernement ukrainien.

Moscou a qualifié le rapport de « partial », soulignant « le risque d'une vraie guerre civile » en Ukraine.


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Naufrage en Corée du Sud: 9 morts et 287disparus

Un traversier sud-coréen transportant 462 personnes a fait naufrage au large des côtes de la péninsule, mercredi. Les secours ont réussi à évacuer 179 passagers, mais neuf corps ont été retrouvés et quelque 287 personnes sont toujours portées disparues.

Dix-huit hélicoptères et une trentaine de navires ont été envoyés pour porter secours aux naufragés. La plupart des passagers étaient des adolescents en voyage scolaire et provenaient tous d'un même établissement scolaire de la banlieue de Séoul. 

Selon les autorités, il est possible que des survivants aient pu trouver refuge dans une poche d'air dans la coque du traversier. Toutefois, les espoirs de retrouver les disparus s'amenuisent d'heure en heure puisque la température de l'eau dans le secteur est d'environ 12 degrés Celsius, ce qui est suffisamment froid pour provoquer rapidement une hypothermie. Les courants puissants et une mauvaise visibilité ont également nui aux efforts des équipes de recherche pour retrouver les disparus. 

Plus de 400 secouristes ont fait des recherches dans les eaux avoisinantes durant la nuit et jusqu'en matinée jeudi. 

Voici des images tournées à partir d'un hélicoptère de la Garde côtière de Corée du Sud :

Pour voir la vidéo sur votre appareil mobile, cliquez ici. 

Des circonstances floues

Des nombreuses familles sont arrivées à Jindo et accusent les autorités de ne pas leur donner suffisamment d'informations concernant les secours et les circonstances entourant le naufrage. Un père a indiqué que 11 parents avaient loué un bateau et amené avec eux un journaliste et un plongeur sur le site du naufrage. Il affirme « qu'il n'y avait aucune opération de secours en cours ».

Le traversier, baptisé Sewol, transportait également 150 véhicules. Parti du port d'Incheon, il se dirigeait vers l'île de Jeju, à une centaine de kilomètres au sud de la péninsule coréenne, lorsque le signal de détresse a été envoyé, a indiqué le ministère de la Sécurité et de l'Administration publique.

On ne connaît pas encore la cause du naufrage, mais le traversier a subi un « choc violent et bruyant » avant de chavirer, a déclaré un passager. Le traversier pourrait avoir heurté le fond, selon les premières informations.

Des rescapés ont raconté que l'équipage a ordonné aux passagers de ne pas bouger après le choc. « Nous avons attendu 30 à 40 minutes », a raconté un étudiant. « Et puis (le traversier) a basculé, tout le monde s'est mis à hurler et à essayer désespérément de sortir de là ».

Les autorités interrogent le capitaine, qui fait partie des rescapés.

Un épais brouillard a entraîné l'annulation de plusieurs liaisons maritimes mercredi dans la région.

Le récit de Marie-Claude Dupont


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Nigeria:le sort des lycéennes enlevées demeure incertain

L'incertitude demeure quant au sort des 129 lycéennes enlevées mardi à Chibok, dans la province de Borno. L'armée nigériane a annoncé mercredi la libération de la grande majorité des étudiantes, tandis que leurs parents affirment qu'elles ont été emmenées dans un bastion du groupe islamiste Boko Haram. 

Un porte-parole de l'armée a précisé par voie de communiqué que l'un des ravisseurs avait été arrêté et que seules huit lycéennes manquaient maintenant à l'appel. Or, une source sécuritaire de haut rang dans cette région a déclaré à l'AFP que plus d'une centaine de jeunes filles étaient toujours tenues captives.

Trois lycéennes qui ont pu s'échapper et regagner Chibok ont raconté leur enlèvement mercredi lors d'une rencontre organisée chez un chef traditionnel local. Elles ont affirmé avoir été emmenées au district de Konduga, dans la forêt de Sambisa. 

Les étudiantes auraient demandé la permission d'aller aux toilettes pour ensuite prendre la fuite. Elles se sont rendues à Chibok avec l'aide des bergers nomades de l'ethnie fulani.

De son côté, le gouverneur de l'État de Borno, Kashim Shettima, a affirmé que 14 otages ont réussi à s'enfuir. Il a offert 50 millions de nairas, l'équivalent de 340 000 dollars canadiens, à toute personne qui possède des informations susceptibles de mener à la libération des lycéennes, âgées entre 15 et 18 ans.

La capitale sous tension

Ces enlèvements surviennent au moment où des troupes ont été déployées dans les rues d'Abuja à la suite d'un attentat qui a fait au moins 75 morts, lundi.

C'est la première fois en deux ans que les islamistes se manifestent ainsi dans la capitale. Cette attaque soulève d'ailleurs des inquiétudes quant à une éventuelle propagation de l'insurrection islamiste au reste du pays.

Malgré cet attentat, le Forum économique mondial pour l'Afrique maintient la conférence prévue du 7 au 9 mai à Abuja.


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Le spectre de l'occupation soviétique plane sur Kaboul

Le reportage de Marie-Ève Bédard

Alors que la communauté internationale se désengage graduellement de l'Afghanistan, tout indique que la Russie est plutôt en train d'y préparer un retour en force.

Expulsé du G8, le président russe Vladimir Poutine semble de plus en plus intéressé à repositionner ses intérêts auprès de ses vieux alliés, dont Kaboul.

Notre envoyée spéciale Marie-Ève Bédard a préparé ce reportage.


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Femmes afghanes: la liberté toujours hors de portée

Written By Unknown on Rabu, 16 April 2014 | 16.05

Le reportage de Marie-Ève Bédard

Jamila Bayaz a toujours su qu'elle voulait porter l'uniforme et servir son pays. À 56 ans, cette mère de cinq enfants cherche à rattraper le temps perdu.

Comme plusieurs femmes afghanes, Jamila a vu sa carrière se terminer abruptement avec l'arrivée au pouvoir des talibans.

« À l'époque des talibans, toutes les femmes étaient à la maison. Les filles auraient dû être à l'école, mais on les en empêchait. Les femmes étaient à la maison et le niveau de violence envers elles était très élevé. » — Jamila Bayaz

Depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir par l'intervention des forces de l'OTAN, Jamila a pu remettre l'uniforme de policière qui lui est si cher. Elle est non seulement de retour au sein de la police nationale afghane, mais elle est devenue la toute première femme chef d'un district de police, le district numéro 1 de Kaboul.

« J'étais très heureuse quand j'ai été nommée à ce poste. J'aurais dû l'occuper bien avant. » — Jamila Bayaz

Mais la violence envers les femmes dont parle Jamila n'a pas disparu.

À Kaboul, j'ai dû laisser mes collègues masculins derrière pour entendre les témoignages de filles, des adolescentes, qui savent mieux que quiconque tout le poids des traditions tribales sur la société, des traditions qui font qu'être femme en Afghanistan peut être très dangereux.

Dans un refuge dont l'emplacement est gardé secret, Women for Afghan Women accueille celles qui n'ont plus rien ni personne vers qui se tourner. L'organisme les héberge, leur offre des services juridiques et tente de les aider à se refaire une vie. Elles ont fui la violence, les abus, l'isolement.

À mon arrivée, j'y rencontre Shazia. Avec un sourire gêné, elle me raconte sa courte vie de misère.

Elle n'avait pas deux ans quand les vieux, « les sages » de son village, ont décidé qu'elle serait donnée en compensation à une famille pour expier le meurtre dont son père était accusé. Elle a grandi comme esclave de la famille, se sachant promise au fils héroïnomane.

« Je pleurais souvent, dit-elle. J'ai essayé de me suicider deux fois avec des médicaments, mais on m'a sauvée. »

Et toujours ce sourire gêné quand elle avoue n'avoir aucune envie de vivre, même maintenant qu'elle s'est échappée de sa prison.

« Je n'ai pas envie de vivre, je voudrais mourir. J'en ai assez. » — Shazia

Au refuge, Shazia peut faire ce qu'on lui a toujours interdit : étudier. À 15 ans, elle ne sait ni lire ni écrire. Le rattrapage à effectuer est énorme et peut être décourageant. Quand je lui demande si elle croit que la présence des étrangers dans son pays a changé le sort de filles comme elle, elle semble perplexe.

« Ils ne sont pas venus dans mon village. Nous avions des écoles, mais les gens à Shamali sont conservateurs et ils ne laissent pas les filles aller à l'école. Ils ne les laissent pas sortir de la maison de peur que les gens ne racontent des histoires. » — Shazia

Shazia est loin d'être la seule dans une situation désespérée. Lorsque j'y suis passée, le refuge comptait une cinquantaine de pensionnaires. Des femmes aux vies brisées, la plupart analphabètes, sans grandes perspectives d'avenir. Quand l'organisme qui les accueille le peut, les filles sont envoyées à l'étranger, le plus souvent en Inde, pour poursuivre leurs études.

Mumtaz, une autre résidente du refuge, doit justement bientôt se rendre en Inde. Pas pour étudier, cependant. Elle rêve de devenir avocate, mais son projet devra attendre qu'elle ait terminé de subir une série de chirurgies pour tenter de retrouver un peu de ce qu'on lui a sauvagement volé.

« Quand la famille d'un garçon que j'ai refusé d'épouser a appris que je devais me marier à un autre, ils sont venus chez moi en pleine nuit. Ils ont battu mon père, tout saccagé dans la maison et ont sorti une bouteille d'acide. Ils m'ont poussée sur ma soeur et m'ont lancé l'acide au visage. »

Défigurée, Mumtaz ne s'est jamais mariée. Depuis trois ans, elle vit à Kaboul, loin de sa famille, qui reçoit encore des menaces de ses assaillants toujours au large.

« Ils m'ont tout pris. Je suis forcée de vivre loin de ma famille. Quand je me suis présentée en cour, le juge m'a simplement dit de pardonner, que j'allais me rétablir avec un peu de temps. Nous n'avons pas de véritable gouvernement, nous n'avons pas de lois. » — Mumtaz

Depuis 2009, il existe bien une loi pour protéger les femmes afghanes. La loi sur l'élimination de la violence contre les femmes (EVAW) interdit 22 pratiques abusives envers les femmes : mariage de mineures, viol, déni du droit à l'éducation, etc. Elle a été adoptée par un décret du président Karzai, mais n'a jamais été ratifiée par le Parlement afghan, parce que des membres considèrent certaines parties de la loi anti-islamiques et voudraient bien la voir amendée.

Dans un rapport récent, les Nations unies s'inquiètent de l'application encore marginale de la loi. Sur 609 cas de violence envers les femmes et les filles rapportés aux autorités entre septembre 2012 et septembre 2013, la loi n'a été appliquée que 107 fois, un faible 17 % des cas.

La chef de police Jamila Bayaz est encore bien seule dans les rangs de la police nationale afghane. Le ministère de l'Intérieur s'était fixé pour objectif de recruter 10 000 femmes, mais elles ne sont que 2000 sur 150 000 policiers.

« Il est évident que nous n'avons pas suffisamment de femmes policières. Alors que nous avons tant d'hommes policiers, nous devrions avoir tout autant de femmes à leurs côtés. » — Jamila Bayaz

En attendant, Jamila Bayaz poursuit son ascension dans un monde d'hommes. Elle doit bientôt être promue au rang de brigadière générale.


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Offensive ukrainienne dans l'est du pays

Le reportage de Jean-François Bélanger

Le gouvernement ukrainien a entamé mardi son « opération antiterroriste » contre des militants prorusses qui occupent des positions stratégiques ou des bâtiments gouvernementaux dans une dizaine de villes de l'est de l'Ukraine.

Les séparatistes qui ne déposeront pas les armes seront « liquidés », a indiqué le commandant de l'opération. 

« L'Ukraine se trouve au bord de la guerre civile. C'est effrayant », a réagi le premier ministre russe, Dmitri Medvedev.

Selon plusieurs sources, parmi lesquelles le Kyiv Post et RT (Russia Today), les forces ukrainiennes ont donné l'assaut contre un aérodrome situé en périphérie de la ville de Kramatorsk. Plusieurs journalistes disent avoir entendu des coups de feu en provenance de l'aérodrome, vraisemblablement des coups de semonce. Des témoins rapportent également avoir vu des militaires ukrainiens déployés à partir d'hélicoptères, ainsi que des avions de chasse dans le ciel de la ville.

Les mêmes sources et plusieurs autres journalistes rapportent que des blindés et des militaires ukrainiens, qui étaient postés à une quarantaine de kilomètres de la ville voisine de Slaviansk, ont fait leur entrée dans la ville.

Dimanche soir, Kiev a annoncé cette opération, qui visait à reprendre le contrôle des villes, mais aucune altercation n'avait encore été constatée. Selon le président ukrainien par intérim, Olexander Tourtchinov, l'opération doit se dérouler « par étapes » et « de manière réfléchie ».

L'ambassadeur russe convoqué à Ottawa

Le gouvernement Harper a de nouveau convoqué l'ambassadeur russe mardi pour lui faire part de son mécontement dans le dossier urkrainien. Le sous-ministre aux Affaires étrangères, Daniel Jean, aurait dit à l'ambassadeur que Moscou doit faire baisser la tension. Il a aussi indiqué que le Canada était prêt à prendre d'autres mesures pour isoler la Russie politiquement et économiquement. 

Plus tôt cette semaine, le premier ministre Stephen Harper a dénoncé ce qu'il a qualifié d'actions provocatrices du président Poutine dans l'est de l'Ukraine.

Poutine met en garde contre une guerre civile

Lors d'un entretien téléphonique mardi avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président Vladimir Poutine aurait averti que l'Ukraine était au bord de la guerre civile après l'envoi de l'armée ukrainienne contre les insurgés séparatistes dans l'est du pays.

Le président russe a par ailleurs demandé à l'ONU une « condamnation claire » des actions de Kiev jugées « anticonstitutionnelles », lors d'une conservation téléphonique avec le secrétaire général Ban Ki-Moon.

Pour sa part, la Maison-Blanche a qualifié l'opération de « mesurée », en saluant la retenue du gouvernement ukrainien dans le contexte où il se trouve. 

Les États-Unis ont indiqué mardi être prêts à imposer de nouvelles sanctions contre Moscou en cas d'échec des pourparlers à quatre, qui doivent avoir lieu jeudi à Genève et auxquels doivent participer des diplomates européens, américains, russes et ukrainiens. Cette rencontre a notamment pour but de réduire les tensions aux frontières.

L'ambassadeur d'Ukraine aux Nations unies à Genève, Iouri Klimenko, a accusé Moscou d'alimenter les tensions dans l'est de l'Ukraine, afin de saborder cette rencontre. 

Les propos de M. Klimenko font écho à ceux du secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, qui estime que la Russie est largement impliquée dans la crise.

Le Kremlin qualifie d'absurdes les informations selon lesquelles des militaires russes seraient présents en Ukraine.


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