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Des fortunes de l'élite chinoise transférées dans des paradis fiscaux

Written By Unknown on Rabu, 22 Januari 2014 | 16.06

Le reportage de Frédéric Zalac

Exclusif - Des milliers de membres de l'élite économique et politique chinoise, dont des proches de dirigeants du parti communiste, ont investi une partie de leur fortune dans des paradis fiscaux.

Les noms de près de 22 000 Chinois se retrouvent dans des données confidentielles obtenues par un regroupement international de journalistes d'enquête dont fait partie Radio-Canada. Les autorités chinoises tentent d'étouffer ces révélations qui pourraient déstabiliser le régime.

L'International Consortium of Investigative Reporters (ICIJ), un regroupement de journalistes d'enquête basé à Washington, a obtenu des millions de documents secrets qui risquent de causer bien des soucis au régime chinois.

« Nous avons parcouru cette liste et nous avons trouvé plusieurs membres de la parenté de hauts dirigeants chinois, et pas n'importe lesquels. » —  Alexa Olesen, journaliste qui a piloté le projet pour l'ICIJ

*** Pour consulter le graphique sur un appareil mobile, cliquez ici (traduction : Le Monde)

Ces documents révèlent une utilisation étendue des paradis fiscaux, comme les îles Vierges britanniques, par la classe dirigeante chinoise, qui a largement profité des réformes économiques enclenchées dans les années 1990. La fuite contient les noms de clients chinois de deux firmes qui créent des sociétés, des fiducies et des comptes bancaires à l'étranger.

Parmi eux figurent des proches d'anciens leaders communistes comme Deng Xiaoping, Li Peng, Hu Jintao et Wen Jiabao. Le gendre du président actuel Xi Jinping a créé une société aux îles Vierges britanniques.

Les données contiennent aussi les noms de certaines des personnes les plus puissantes et les plus riches de la Chine, dont ceux de membres du Congrès national du peuple, de dirigeants de sociétés d'État et de gens d'affaires.

La fuite ne contient pas d'information sur les montants cachés à l'étranger, mais, selon l'Institut Peterson d'économie internationale, plus de 1000 milliards de dollars en capitaux auraient quitté la Chine depuis l'an 2000.

« C'est un événement majeur, les chiffres sont très gros, le nombre de personnes citées est très large. Ça va faire du bruit, c'est sûr. » — Yves Thiberghien, professeur de sciences politiques à l'Université de la Colombie-Britannique et expert des questions chinoises

Le professeur Thiberghien croit que ces révélations susciteront de vives réactions chez les citoyens chinois. « C'est la première fois qu'ils vont faire face aux données, aux noms des personnes, à l'étendue du problème, et donc ça va créer beaucoup de colère et d'intérêt.dans l'opinion publique, qui est en ce moment assez remontée contre les inégalités, contre les abus des élites et contre la richesse inégale. »

Écart entre riches et pauvres

Depuis son ouverture aux marchés, la Chine fait face à une augmentation grandissante de l'écart entre les riches et les pauvres. Ceux qui ont bénéficié des réformes accumulent une part considérable de la richesse du pays.

L'ancien ambassadeur du Canada en Chine Fred Bild croit lui aussi que les données obtenues par l'ICIJ posent un problème d'image pour les dirigeants du régime chinois, qui se présentent encore comme des communistes qui travaillent pour le bien du peuple.

« Il est généralement admis que la plupart ont des enfants et des épouses qui sont dans les affaires, mais ils n'aiment pas voir des chiffres publiés sur les fortunes que ces membres de la famille ont accumulées », explique-t-il.

« Ça ne fait pas très communiste quand ils sont devenus multimilliardaires et qu'ils sont obligés de cacher leurs avoirs dans les banques étrangères. » — Fred Bild, ancien ambassadeur du Canada en Chine

Un couteau à double tranchant

Depuis qu'il a pris le pouvoir en 2012, le président Xi Jinping fait campagne contre la corruption qui ronge son pays et qui mine la stabilité du régime. Les données sur l'utilisation des paradis fiscaux pourraient l'aider à faire avancer ses réformes, mais c'est un couteau à double tranchant, selon Yves Thiberghien.

« C'est vrai que ça va accélérer ce sentiment de colère. Et là encore, il y a l'ironie : soit ça continue à mettre en jeu la légitimité du régime, soit ça donne une chance à Xi Jinping d'accélérer ses réformes anticorruption. En tout cas, c'est un tournant important », souligne le professeur Thiberghien.

Pour l'instant, les autorités ont choisi la ligne dure. Elles ont écrasé des mouvements de citoyens qui réclamaient que les dirigeants chinois dévoilent publiquement leurs avoirs. En novembre dernier, elles ont aussi muselé le journal chinois qui participait à l'enquête de l'ICIJ en lui interdisant de poursuivre sa collaboration ou de publier le dossier.

Mais des médias du monde entier, y compris Le Monde, la BBC, The Guardian, des journaux de Hong Kong et de Taiwan, publient simultanément les résultats de cette enquête. « Il y a 500 millions de personnes en Chine qui ont accès à des médias sociaux », rappelle Fred Bild.

« Alors vous vous rendez compte du travail que doit faire l'administration centrale pour contrôler ça. Ces informations que vous êtes en train de discuter, de publier, on va essayer de les bloquer, mais ce ne sera pas entièrement possible. Avec le temps, ça va se répandre, et les séquelles de cela sont imprévisibles », conclut-il.

Tous les noms seront dévoilés par l'ICIJ jeudi.

Avec la collaboration de Marina Walker Guevara, Gerard Ryle, Alexa Olesen, Mar Cabra, Michael Hudson et Christoph Giesen


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Genève 2: cinq clés pour comprendre

La conférence internationale de paix sur la Syrie, organisée par l'ONU pour tenter de trouver une solution au conflit, s'est ouverte à Montreux, près de Genève. Quels sont les enjeux? À quoi peut-on s'attendre? Survol en cinq questions.

Un texte d'Ximena Sampson

La rencontre fait suite à la première réunion de Genève, en juin 2012, qui a permis à Kofi Annan, qui était alors l'émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe en Syrie, d'en arriver à un accord avec les membres du Conseil de sécurité sur les principes d'une transition à Damas.

Le nouvel émissaire, Lakhdar Brahimi, tente depuis des mois de réunir les factions ennemies autour de la même table.

Quel est le but de la rencontre?

L'objectif est de trouver une solution politique au conflit en Syrie en assurant la mise en œuvre de l'accord de Genève 1 sur la formation d'une structure de gouvernement d'union nationale dotée des pleins pouvoirs exécutifs. Pour les puissances occidentales et les rebelles, cela signifie le départ de Bachar Al-Assad.

Le régime syrien, appuyé par la Russie, refuse de discuter d'une quelconque transition politique et souhaite plutôt se pencher sur la lutte contre le terrorisme.

À quoi s'attendre?

François Brousseau, analyste de Radio-Canada pour les affaires internationales, est pessimiste sur les chances de réussite de la conférence. « Tous les ingrédients sont réunis pour que ça échoue », explique-t-il. « L'opposition est divisée. Ceux qui vont à Genève veulent le départ de Bachar Al-Assad, alors que lui, il veut discuter de terrorisme. C'est un dialogue de sourds. »

Bien au fait de la situation, la communauté internationale a quand même décidé d'aller de l'avant avec cette rencontre pour « faire semblant de faire quelque chose », croit le chroniqueur. « Après être passé à un cheveu d'intervenir militairement, à la fin de l'été, il fallait bien montrer qu'on bouge et montrer qu'on ne laisse pas l'horreur se produire sans rien faire. »

Situation sur le terrain

La situation en Syrie empire de jour en jour. Le conflit a fait plus de 130 000 morts et 500 000 blessés. Quelque 2,4 millions de Syriens ont trouvé refuge dans les pays voisins, qui peinent à leur venir en aide. Le Liban, la Turquie, la Jordanie, l'Irak et l'Égypte sont les pays qui accueillent le plus grand nombre de réfugiés syriens.

Qui sera là?

La conférence vise à réunir les représentants du régime et les factions de l'opposition. Le secrétaire général de l'ONU a aussi invité 30 pays, dont :

  • l'Arabie saoudite (qui appuie l'opposition);
  • la Grande-Bretagne, la Chine, la France, la Russie, les États-Unis (les États membres du Conseil de sécurité); et
  • des voisins de la Syrie, tels que la Turquie, l'Irak et la Jordanie.

La délégation de Damas sera présidée par le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Walid Al-Moallem.

L'opposition, quant à elle, est déchirée. La Coalition nationale syrienne (CNS), dirigée par Ahmed Jarba, a finalement décidé de participer à la conférence, au terme d'âpres discussions et de pressions des puissances occidentales, même si certains membres s'y opposaient, et malgré le fait que le régime de Damas n'a accepté aucune de leurs conditions préalables (libération des femmes et des enfants détenus, accès de l'aide humanitaire aux zones assiégées).

Mais la CNS ne représente qu'une partie de l'opposition. Les milices qui se battent en Syrie, dont le Front islamique syrien (FIS), principale formation combattante, ont refusé de participer à Genève 2. Les Kurdes, pour leur part, n'ont pas été invités.

Même la participation du CNS a été remise en question, à la dernière minute, par la décision de Ban Ki-moon d'inviter l'Iran à prendre part à la conférence. L'invitation a finalement été retirée puisque Téhéran a refusé d'accepter les conclusions de Genève 1.

La présence de l'Iran, un des principaux appuis à Bachar Al-Assad, aurait pourtant été une bonne chose, selon François Brousseau. « Il aurait été logique de l'inviter à participer à la conférence où on discutera d'une guerre à laquelle il participe », croit le chroniqueur.

Où et quand?

La conférence se tient à Montreux, à 93 km de Genève, où il n'y avait plus d'hôtels disponibles. En effet, la conférence coïncide avec la tenue du forum de Davos et du Salon de l'horlogerie, qui sollicitent tous les établissements hôteliers de catégorie cinq étoiles.

Des négociations directes entre les représentants du régime et ceux de l'opposition sont prévues vendredi au siège de l'ONU à Genève en présence de Lakhdar Brahimi, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie.

On y attend 600 journalistes du monde entier.


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Un an de probation pour un ex-cadre d'Halliburton en lien avec la marée noire de BP

Un ancien cadre de Halliburton s'est vu infliger mardi un an de probation pour avoir détruit des éléments de preuve dans la foulée de l'imposante marée noire de BP dans le golfe du Mexique.

Anthony Badalamenti, de Katy, au Texas, faisait face à une peine maximale d'un an de prison devant le juge Jay Zainey. M. Badalamenti avait plaidé coupable en octobre à un chef de destruction d'éléments de preuve.

L'homme de 62 ans doit aussi se prêter à 100 heures de travaux communautaires et payer une amende de 1000 $.

M. Badalamenti était le directeur des opérations de cimentation pour Halliburton Energy Services, le sous-contractant de BP sur la plateforme de forage Deepwater Horizon.

Les procureurs ont affirmé qu'il avait donné la directive à deux employés de Halliburton d'éliminer des données durant un examen du travail de cimentation réalisé précédemment sur le puits de BP ayant explosé.

Le juge a affirmé que la sentence était « très raisonnable », et a dit croire que M. Badalamenti avait appris de ses erreurs.

Halliburton avait conclu une entente distincte avec le département de la Justice et plaidé coupable en septembre à une accusation reliée aux agissements de M. Badalamenti.

L'entreprise avait accepté de payer une amende de 200 000 $ et de faire une contribution de 55 millions de dollars à la National Fish and Wildlife Foundation, un paiement, dans ce dernier cas, qui ne constituait pas une condition de l'entente.


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Les échos internationaux du passage de Stephen Harper en Israël

Le reportage de Marie-Eve Bédard

Les visites officielles du premier ministre Stephen Harper n'attirent habituellement pas l'attention des médias de la planète, mais son discours de lundi, devant la Knesset (Parlement israélien), a fait exception à la règle.

L'appui sans équivoque de M. Harper envers l'État hébreu et ses commentaires envers les autres pays ont fait les manchettes dans plusieurs pays.

Les articles étaient nombreux dans les médias israéliens, plusieurs commentateurs se penchant sur le contenu et la signification de l'allocution du premier ministre.

Mais l'aspect unique de ce discours devant le Parlement israélien a même attiré l'attention de médias américains.

Des articles et des billets de blogue sur des sites bien connus, tels que le Wall Street Journal, le Washington Post et The Economist ont regroupé les réactions diverses publiées ailleurs dans le monde.

La presse israélienne fut majoritairement positive à propos du discours de M. Harper, durant lequel il a taxé d'antisémitisme ceux qui blâment l'État hébreu pour des problèmes au Moyen-Orient.

Dans un éditorial, le quotidien Haaretz souligne toutefois que les éloges sans ambages de M. Harper n'auront qu'un bien faible impact sur la suite des négociations de paix qu'il affirme soutenir, écrivant plutôt que ses mots pourraient alimenter les troubles politiques en Israël.

« Son discours n'a fait qu'alimenter l'instinct de répression de Nétanyahou et renforcé ses sentiments de victimisation et d'isolationnisme qui existent déjà chez lui », poursuit l'éditorial.

« Harper a fait reculer Nétanyahou de plusieurs mois en ce qui concerne son point de vue du processus de paix. » — Extrait d'un éditorial publié dans le quotidien Haaretz

La couverture limitée du discours dans les médias arabes fut sans grande surprise négative, avec quelques appels pour que le Canada s'implique moins dans le complexe jeu politique en cours dans la région.

Du côté de la branche anglophone d'Al-Jazeera, on se dit « estomaqué » par le propos du premier ministre, soulignant par ailleurs que la position de M. Harper se distinguait de celle, plus nuancée, qui est affichée sur des sites gouvernementaux officiels.

L'article critique M. Harper pour ses points de vue passéistes à propos d'Israël, et avance l'argument voulant que la réputation du Canada puisse souffrir de cet unilatéralisme.

« Lorsque M. Harper quittera la politique, le Canada, ses habitants et ses fonctionnaires pourront certainement revenir à un rôle plus naturel, mais entre-temps, le coût est payé par l'effacement d'un pays exceptionnel : les positions de M. Harper sur la question du Proche-Orient importe moins que les dégâts provoqués à la réputation canadienne », mentionne l'éditorial.

Dans les médias occidentaux, le discours est principalement passé inaperçu, tandis que les articles étaient peu nombreux en Europe, et que l'allocution était traitée comme une curiosité aux États-Unis.

Chez The Economist, un billet de blogue a pour sa part remis en question l'utilité d'un tel appui envers Israël, en raison du faible volume d'échanges commerciaux entre les deux pays, et la taille relativement peu importante de l'électorat juif au Canada.


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Heurts entre manifestants et policiers en Ukraine

Written By Unknown on Senin, 20 Januari 2014 | 16.05

Le récit de Luc Lapierre

Des incidents se sont produits en marge d'une manifestation qui a réuni environ 100 000 Ukrainiens dimanche place de l'Indépendance à Kiev, bravant une interdiction de la justice et de nouvelles lois restreignant le droit de manifester.

De jeunes manifestants masqués et armés de bâtons s'en sont pris à un cordon de police et ont tenté de renverser un autocar barrant l'accès au parlement à une centaine de mètres de la place de l'Indépendance.

En dépit des appels de l'opposition à ne pas avoir recours à la violence et malgré l'intervention personnelle de l'ancien boxeur Vitali Klitschko, figure de la contestation contre le président Viktor Ianoukovitch, les protestataires ont continué à lancer des fumigènes et d'autres objets en direction des forces de l'ordre.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué que 20 policiers avaient été blessés lors de ces heurts et qu'une dizaine avaient été hospitalisés dont quatre se trouvaient dans un état grave.

La tension demeurait palpable à la nuit tombée, les policiers ayant recours à des canons à eau pour disperser les manifestants qui s'étaient rassemblés près du parlement et des bâtiments du gouvernement fortement gardés.

La manifestation, la plus importante depuis le début de l'année, a été organisée en réaction au nouveau dispositif législatif voté à main levée jeudi par le parlement, qui prévoit notamment des peines de plusieurs jours de prison et des amendes pour l'installation sur la place publique de tentes, de scènes ou de haut-parleurs non autorisés.

Division

L'opposition, qui dénonce un coup de force contraire à la constitution, craint que ce texte ne soit le prélude à une vague de répression destinée à étouffer un mouvement de contestation qui dure depuis que le président Viktor Ianoukovitch, favorable à un rapprochement avec le voisin russe, a refusé de signer en novembre un accord de libre-échange avec l'Union européenne.

« Ianoukovitch et ses sbires veulent piller notre pays. L'Ukraine est unie comme jamais [...] dans sa détermination à empêcher une dictature », a déclaré Vitali Klitschko qui appelle à la mise en place de structures de pouvoir parallèles - assemblée du peuple, nouvelle Constitution.

Après une pause pendant les fêtes de fin d'année, les opposants étaient 50 000 il y a une semaine dans les rues de la capitale ukrainienne pour dénoncer le rapprochement avec la Russie privilégié par le chef de l'État.

Mercredi, un tribunal a prononcé une interdiction des manifestations dans le centre de Kiev et le lendemain, un ensemble de lois restrictives était voté à main levée par les
députés pro-Ianoukovitch, une initiative critiquée par plusieurs capitales occidentales.

Cette crise met en lumière la division existant désormais dans cette ancienne république soviétique de 46 millions d'habitants entre les populations russophones dans l'est du pays favorables à un rapprochement avec Moscou et les populations des régions de l'est et du centre tentées par un ralliement à l'Union européenne.

Les relations entre le gouvernement et l'opposition sont très tendues depuis la décision de l'exécutif de suspendre les négociations avec l'Union européenne pour accord d'association et de libre-échange au profit de la Russie.


16.05 | 0 komentar | Read More

Nouvelles menaces pour les Jeux de Sotchi

De nouvelles menaces visant les Jeux olympiques de Sotchi font ressurgir les inquiétudes concernant la sécurité des athlètes et spectateurs.

Dans une vidéo mise en ligne dimanche sur le site Internet d'un groupe militant tchétchène, deux hommes mettent en garde, en russe, contre de nouveaux attentats-suicides. Ils menacent également de s'en prendre aux touristes qui visiteront les sites des Jeux olympiques, qui s'ouvrent le 7 février prochain en Russie.

Les deux militants ont également revendiqué les attentats à la bombe survenus dans la ville de Volgograd en décembre dernier. Trente-quatre personnes avaient perdu la vie. Cette déclaration survient un jour avant le passage de la flamme olympique dans cette ville, située à moins de 700 kilomètres de Sotchi.

Les militants, assis devant des affiches montrant des inscriptions en arabe, adressent une menace directe au président russe, Vladimir Poutine. Si les Jeux ont lieu, avertissent-ils, « nous vous offrirons un cadeau de la part de tous les musulmans dont le sang est versé à travers le monde ». Ils ajoutent ensuite que les touristes présents « recevront également ce cadeau ».

Il s'agit de la première revendication officielle des attaques, qui ont poussé les autorités russes à relever le niveau de sécurité, quelques semaines avant le début des Jeux.

Il n'a pas été possible de déterminer à quel moment la vidéo a été filmée, ni qui sont les deux hommes qui y apparaissent.

Plan d'évacuation

Les autorités américaines, russes et des responsables d'agences de renseignements auraient par ailleurs déjà tenté d'établir un processus pour évacuer les ressortissants américains advenant de graves attentats terroristes pendant les Jeux.

Selon des sources proches de l'administration Obama, les réserves historiques qu'entretient la Russie envers les interventions militaires étrangères sur son territoire auraient toutefois mis fin à ses discussions.

Selon l'agence de presse Reuters, la Russie a fait comprendre qu'elle sera toujours la première responsable de la sécurité de tous ceux qui se trouveront sur place pour les Jeux de Sotchi.

Les États-Unis ont émis un avertissement à tous les voyageurs qui choisiront de se rendre en Russie.

Des spécialistes du renseignement américains estiment de plus qu'en raison des mesures de sécurité draconiennes mises en place par le gouvernement russe, les attaques terroristes sont plus susceptibles de se produire ailleurs en Russie qu'à Sotchi.


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Syrie: l'Iran invité à la conférence de paix, l'opposition menace de se retirer

La Coalition nationale syrienne (CNS), organe représentatif de l'opposition en exil, a menacé lundi de ne pas participer à la conférence de paix dite de Genève 2, qui doit s'ouvrir mercredi à Montreux, si le secrétaire général de l'ONU persiste à y inviter l'Iran, comme il vient de l'annoncer.

« La Coalition syrienne annonce qu'elle renoncera à sa participation à Genève 2 si Ban Ki-moon ne revient pas sur l'invitation adressée à l'Iran », dit Louaï Safi, porte-parole de la CNS, sur Twitter. Après des semaines d'hésitation, la Coalition avait décidé samedi d'envoyer une délégation en Suisse pour entamer des discussions avec Damas.

Les États-Unis, qui ont lancé l'idée de la conférence avec la Russie, ont quant à eux estimé que l'invitation adressée à l'Iran devait être suspendue jusqu'à ce que Téhéran approuve publiquement la « déclaration de Genève », adoptée en juin 2012, qui fait de la transition politique l'objectif principal du processus de paix.

« Si l'Iran n'accepte pas pleinement et publiquement la déclaration de Genève, l'invitation doit être annulée. » — Jen Psaki, porte-parole du département d'État

Anas Al-Abdah, membre influent de la CNS interrogé par téléphone à l'antenne d'Al-Jazira, s'est dit surpris que l'Iran ait été invité. « C'est illogique et nous ne pouvons l'accepter », a-t-il déclaré.

Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient

Les puissances occidentales et les monarchies sunnites du Golfe n'étaient pas favorables à une participation de l'Iran chiite, proche allié de Damas qui refusait jusqu'ici le principe d'une transition politique.

Ban Ki-moon a dit s'être entretenu longuement ces derniers jours avec Mohammad Javad Zarif, chef de la diplomatie iranienne, et s'est dit convaincu que Téhéran était désormais en accord avec cette « déclaration de Genève ».

« Il m'a assuré, comme les autres pays invités pour la journée d'ouverture des discussions à Montreux, que l'Iran comprend que la base des discussions est la mise en oeuvre complète de la déclaration de Genève du 30 juin 2012 », a-t-il expliqué.

« Le ministre des Affaires étrangères Zarif et moi-même sommes convenus que l'objectif des négociations est de former par consentement mutuel une instance gouvernementale dotée des pleins pouvoirs exécutifs. C'est sur cette base que le ministre des Affaires étrangères Zarif a promis de jouer un rôle positif et constructif à Montreux.

« En tant qu'organisateur et hôte de la conférence, j'ai décidé d'adresser à l'Iran une invitation à y participer. L'Iran doit y participer en tant que pays voisin important. » — Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU

Téhéran devrait répondre prochainement à cette invitation, a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'État américain John Kerry a suggéré récemment à la République islamique de jouer un rôle « en marge » de la conférence, ce qui a suscité son indignation.


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Bangkok songe à décréter l'état d'urgence

Les autorités thaïlandaises envisagent « très sérieusement » de décréter l'état d'urgence après un week-end de violences à Bangkok, où l'opposition manifeste depuis novembre pour tenter de renverser le gouvernement, a déclaré lundi le chef de la sécurité nationale.

Même si leurs effectifs ont tendance à décliner, les manifestants sont parvenus au cours de la semaine écoulée à provoquer la fermeture de certaines administrations, à perturber la circulation dans la capitale et à contraindre la première ministre, Yingluck Shinawatra, à délaisser provisoirement ses bureaux.

« Nous sommes prêts à recourir au décret sur l'état d'urgence (...) Tout le monde, y compris la police, l'armée et le gouvernement, envisage très sérieusement cette option, mais sans parvenir à un accord pour le moment », a déclaré Paradorn Pattantabutr, chef du conseil à la sécurité nationale, à Reuters après un entretien avec Yingluck Shinawatra.

« Les manifestants disent qu'ils fermeront diverses administrations. Jusqu'à présent, ces fermetures ont été symboliques, ils se rendent dans les sièges des administrations puis repartent. Mais s'ils changent de tactique et ferment de manière permanente des banques ou des bâtiments gouvernementaux, alors le risque de troubles s'accroît et nous devrons invoquer cette loi », a-t-il ajouté.

Rétablir l'ordre

L'état d'urgence étend les prérogatives des services de sécurité en leur permettant d'imposer des couvre-feux, d'arrêter des suspects sans décision de justice, de censurer les médias, d'interdire les rassemblements de plus de cinq personnes et d'isoler certaines zones du pays.

Un homme est mort et plusieurs dizaines d'autres personnes ont été blessées, certaines grièvement,vendredi etdimanche lorsque des grenades ont été lancées sur des manifestants dans le centre de Bangkok.

« Je pense que ces attaques sont destinées à susciter une réaction de l'armée », a déclaré Paul Chambers, directeur de recherches à l'Institut des Affaires du Sud-Est asiatique à Chiang Mai.

Une intervention des militaires pourrait conduire la commission électorale à refuser de superviser les élections législatives anticipées du 2 février décidées par Yingluck
Shinawatra pour tenter de sortir de la crise. L'opposition refuse la tenue de ce scrutin.


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Harper s'apprête à s'envoler pour Israël

Written By Unknown on Sabtu, 18 Januari 2014 | 16.05

Le reportage d'Emmanuelle Latraverse

Le premier ministre Stephen Harper, accompagné d'une importante délégation, dont plusieurs ministres de son cabinet, quittera le Canada samedi pour sa première visite officielle en Israël.

Lors de son séjour, qui s'étendra du 18 au 25 janvier, M. Harper partagera son temps entre Israël, la Cisjordanie et la Jordanie.

Ce voyage se veut une occasion de discuter politique et diplomatie, mais également relations commerciales. Plusieurs hommes d'affaires seront d'ailleurs de la délégation canadienne. Selon le gouvernement conservateur, « la prospérité et la paix durable vont de pair ».

Des rencontres sont prévues entre Stephen Harper, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le président Shimon Peres. La menace iranienne, le conflit syrien et le processus de paix en cours entre Israël et les Palestiniens seront notamment abordés.

Stephen Harper aura également l'occasion de s'adresser à la Knesset. Un discours qui fera de lui le premier dirigeant canadien à prononcer un discours au Parlement israélien.

Après un passage en Cisjordanie, pour discuter entre autres d'aide humanitaire, le premier ministre canadien se rendra ensuite en Jordanie, « un bon partenaire », où il rencontrera le roi et le premier ministre.

Et l'opinion conservatrice sur les territoires occupés?

Au Parlement à Ottawa jeudi, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a taxé le gouvernement Harper d'hypocrisie pour ce qui est de sa position sur les colonies juives implantées en Palestine.

Jeudi matin, lors de la rencontre préparatoire destinée aux journalistes qui suivront le premier ministre dans son périple, le porte-parole de Stephen Harper a refusé de répondre aux questions concernant le sujet, se contentant de dire que le Canada « était en faveur d'une solution comprenant deux États », mais que le gouvernement ne comptait pas donner plus son avis et que la solution passait obligatoirement par une négociation directe entre les deux parties.

Cette réponse n'a toutefois pas trouvé grâce auprès du NPD.

« C'est un double discours. Le gouvernement joue sur deux fronts là-dessus, il maintient l'ambiguïté. Ça ne se fait pas en relations internationales. Il faut être capable d'établir clairement c'est quoi ses positions. Moi, ce qui m'inquiète aussi, c'est de voir : est-ce que le premier ministre va tenir un discours au Canada, un discours à l'étranger? », a lancé la députée néo-démocrate Hélène Laverdière.


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Déploiement de soldats européens fin février en Centrafrique

L'Union européenne planche sur l'envoi de plusieurs centaines de soldats en Centrafrique, où on prépare l'élection du nouveau président de transition, alors que des affrontements sont signalés dans le nord et l'ouest du pays.

La décision définitive sera rendue publique lundi, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, à Bruxelles.

Les premiers soldats arriveraient en Centrafrique avant la fin du mois de février, selon des diplomates cités par l'agence Reuters.

Il s'agit de la première grande intervention militaire européenne en six ans. Elle nécessite toutefois l'accord du Conseil de sécurité de l'ONU.

La dernière mission remonte à 2008, dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine, dans le cadre d'initiatives régionales face à la crise dans la région du Darfour, au Soudan.

D'autres morts dans des violences

Sur le terrain, plusieurs personnes ont été tuées vendredi dans des violences à Boali et Sibut, au nord de la capitale Bangui, quadrillée par les forces françaises, qui ont dû intervenir « pour arrêter des exactions » dans des localités de l'axe nord-ouest reliant Bangui au Cameroun.

Selon un habitant de Sibut qui a requis l'anonymat, la majorité de la population est partie se réfugier en brousse.

Des Sélékas, ex-rebelles musulmans, ont tué trois anti-balakas, milices chrétiennes, et incendié des maisons, la gare routière et un marché, a-t-il ajouté.

Jeudi, un convoi de musulmans a été attaqué par les membres d'une milice chrétienne anti-balaka. Au moins 20 personnes ont été tuées alors qu'elles fuyaient Bohong, une localité voisine attaquée par des miliciens.

La République centrafricaine a sombré dans une spirale de violences communautaires et interreligieuses depuis le renversement, en mars dernier, du président François Bozizé par Michel Djotodia, qui a démissionné à son tour sous la pression occidentale.


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