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Libye: nouveaux heurts et grève générale à Tripoli

Written By Unknown on Minggu, 17 November 2013 | 16.05

De nouveaux affrontements ont éclaté samedi près de Tripoli, la capitale libyenne, au lendemain de violences qui ont fait au moins 43 morts, selon le ministère libyen de la Santé.

Des centaines de personnes se sont rassemblées en début d'après-midi sur la place des Martyrs, au cœur de la capitale, pour les funérailles des victimes des affrontements de la veille. Des dizaines de jeunes ont alors scandé des slogans contre les milices et ont appelé à la reconstruction de l'armée.

Pendant ce temps, des miliciens lourdement armés, venus de Misrata, à quelque 200 km à l'est de Tripoli, ont tenté d'avancer vers la capitale, mais il y a eu affrontement avec les membres d'une milice rivale à Tajoura, banlieue est de Tripoli, rapportent des témoins.

Ces affrontements ont fait au moins un mort et 15 blessés, a dit un responsable du ministère de la Santé.

Un peu plus tard dans la soirée, une accalmie relative a été observée après l'appel au calme du premier ministre Ali Zeidan, qui a clairement mis en garde contre l'arrivée d'autres groupes armés dans la capitale.

Les États-Unis ont pour leur part réagi se disant « profondément inquiets » par ces affrontements. Washington a appelé « toutes les parties à la retenue ».

Les habitants de Tripoli protestent depuis plusieurs mois contre la présence des milices armées, particulièrement celles qui viennent de l'extérieur de la capitale.

Ces milices, accusées de toutes sortes de trafic, de torture, d'enlèvements et détentions arbitraires, avaient participé à la chute du régime de Mouammar Kadhafi en août 2011, mais elles refusent de quitter Tripoli.

Grève générale

Excédées par le climat d'insécurité, les autorités locales de Tripoli ont demandé aux commerçants de baisser rideau pour trois jours à partir de dimanche.

« Une grève générale de trois jours a été décidée dans tous les secteurs publics et privés », a annoncé le Conseil local de Tripoli.

Le communiqué explique que cette grève se déroulera « en signe de deuil » et de solidarité avec les familles des victimes des affrontements de vendredi.


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Aux Philippines, les rescapés commencent à reconstruire

Le reportage de Sophie Langlois

Une semaine après le passage meurtrier du super typhon Haiyan sur les Philippines, les rescapés ont commencé à reconstruire leurs maisons et l'acheminement de l'aide humanitaire vers les zones dévastées s'accélère.

Mais, signe des difficultés sur le terrain, des cadavres sont toujours exposés à l'air libre et les sauveteurs n'ont pas encore atteint toutes les communautés touchées par la catastrophe, tandis que les Nations unies ont multiplié par deux leur estimation de personnes sans-abri en la portant à près de deux millions.

L'aide internationale commence néanmoins à se concrétiser. Des hôpitaux de campagne ont été installés, les rotations de camions et d'hélicoptères se mettent en place et de l'eau et des vivres parviennent dans des endroits où des familles étaient privées de toute assistance extérieure depuis des jours.

Le capitaine Victoriano Sambale, un médecin militaire qui a passé la semaine à soigner des malades avec les moyens du bord dans la ville de Tacloban, explique avoir observé le changement de braquet du déploiement humanitaire. « On voit que l'aide internationale commence à arriver », dit-il.

Mais sa tâche reste immense. « Le premier jour, on a traité plus de 600 patients. Le deuxième, ils étaient plus de 700. Depuis, on ne compte plus », confie-t-il.

Le président philippin, Benigno Aquino, surpris par l'ampleur de la catastrophe, devrait se rendre ce samedi dans les zones dévastées.

La lenteur de la mise en place de l'aide de même que la confusion qui entoure l'estimation des pertes lui ont été reprochées.

Le dernier bilan provisoire communiqué par les autorités faisait état vendredi de 3633 morts. « J'espère que cela ne va plus augmenter. J'espère que c'est le chiffre définitif. S'il augmente encore, ce sera probablement très peu », a déclaré Eduardo del Rosario, directeur du Conseil national de gestion et de prévention des risques naturels.

Près de deux millions de sans-abri

Le nombre de sans-abri est passé lui de 900 000 à 1,9 million, selon les Nations unies. Dans la seule ville de Tacloban, qui a essuyé le pire du passage d'Haiyan, les équipes de l'ONU ont recensé au moins 56 000 personnes vivant dans des conditions insalubres.

À travers la ville, des rescapés ont commencé à reconstruire. On entend des bruits de marteau. Des hommes se regroupent pour déblayer des amoncellements de débris. La plupart semblent avoir renoncé à retrouver des disparus.

Officiellement, ceux-ci sont au nombre de 1179. La Croix-Rouge a fourni un chiffre beaucoup plus élevé - 25 000 -, mais reconnu que celui-ci pourrait inclure des survivants ayant trouvé refuge ailleurs.

Dans la ville côtière d'Ormoc, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Tacloban, de longues files de réfugiés se sont formées.

« Il y a des masses de gens qui fuient vers Ormoc, où ils passent la journée à faire la queue pour attendre un ferry avant d'être refoulés », témoigne Arnaldo Arcadio, un employé du Secours catholique. « La ville est pleine de gens qui n'ont pas mangé depuis des jours. Ils ont faim, ils ont soif et ils sont fatigués. Ils veulent partir. »

Certaines régions enclavées restent par ailleurs difficiles à secourir et l'approvisionnement en eau, en nourriture et en médicaments ne peut être apporté que par hélicoptère.

« Nous sommes très, très inquiets pour des millions d'enfants », confiait vendredi Marixie Mercado, porte-parole de l'Unicef, le fonds de l'ONU pour l'enfance.

L'effort de la communauté internationale est très généreux, mais il n'apparaît toutefois pas exceptionnel compte tenu de l'ampleur du désastre, estimait pour sa part Jens Laerke, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).

Arrivé jeudi au large de la province orientale de Samar, le porte-avions américain « George Washington » devrait notamment contribuer à améliorer la situation.

La Grande-Bretagne va également dépêcher le porte-hélicoptères « HMS Illustrious » et le Japon prépare l'envoi d'un millier de soldats, accompagnés de navires, d'hélicoptères et d'avions de transport.

Reuters


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Les Maldives vers la stabilité politique?

Abdulla Yameen a remporté, samedi, le second tour de l'élection présidentielle aux Maldives en battant de peu le favori, Mohamed Nasheed.

Cette victoire, avec 51,6 % des suffrages selon des résultats provisoires, constitue un succès pour la vieille garde politique qui s'est rassemblée derrière Abdulla Yameen, demi-frère de Maumoon Abdul Gayoom.

Ce dernier a dirigé les Maldives pendant 30 ans, et ses opposants et les organisations de défense des droits de l'homme le qualifient de dictateur.

Cette élection présidentielle doit permettre de clore deux années de troubles politiques dans l'archipel de l'océan Indien.

Mohamed Nasheed, arrivé en tête du premier tour avec 47 % des voix la semaine dernière, avait dû abandonner la présidence en 2012, après avoir été victime de ce qu'il a qualifié de coup d'État.

Il était devenu, en 2008, le premier président démocratiquement élu de cet archipel de 350 000 habitants.

Le mandat du président sortant, Mohamed Waheed, s'est achevé lundi dernier.

Les troubles politiques émaillés de manifestations parfois violentes dans les rues de Male, la capitale, ont nui au tourisme, source cruciale de devises étrangères de l'archipel, incapable d'importer la totalité de sa demande de carburants.

Il n'est toutefois pas certain que l'élection ramènera de la stabilité.

L'islamisme progresse

La campagne électorale, dure, a tourné autour du rôle à venir de la religion dans un pays majoritairement musulman où l'islamisme est en progrès.

Lors de son ultime discours de campagne, jeudi, Mohamed Nasheed a reproché à ses rivaux d'instrumentaliser l'islam en l'accusant d'être à la tête d'un parti trop laïque et trop proche de l'Occident.

Gasim Ibrahim, un magnat du tourisme éliminé au premier tour et qui soutenait Yameen au second, a estimé que ce résultat signifiait un renforcement du rôle de l'islam dans le pays.

« Nous vous [Yameen] avons rejoint pour sauver ce pays, pour maintenir l'islam dans le pays et je remercie Allah de ce succès », a-t-il ajouté.

« C'est la fin de la démocratie aux Maldives. Cette situation est due au conservatisme religieux instillé par Gayoom », a estimé sur son blogue Hilath Rasheed, un défenseur des droits de l'homme.

Ce dernier vit en exil après avoir été poignardé par un islamiste l'an dernier.

Reuters


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Michelle Bachelet dès le 1er tour au Chili?

Au moment où les électeurs chiliens sont appelés à se rendre aux urnes, aujourd'hui, pour élire leur nouveau chef d'État, la principale question est de savoir si l'ancienne présidente Michelle Bachelet peut être désignée dès le premier tour, ou si elle devra passer par un second tour, en décembre.

Il y a quatre ans, la candidate de la gauche modérée, qui était devenue en 2006 la première femme à présider un pays sud-américain, n'avait pu briguer un second mandat d'affilée du fait des limites fixées par la Constitution.

Investie par la coalition Nueva Mayoria (Nouvelle majorité), une alliance qui va des communistes aux chrétiens démocrates, elle semble quasi assurée de retrouver La Moneda, le siège de la présidence chilienne.

Des huit candidats qui s'opposent à elle, c'est une autre femme, Evelyn Matthei, de la coalition de droite Alianza, qui est la plus proche dans les sondages. Mais contraindre Bachelet à un second tour, le 15 décembre, serait déjà une bonne performance au vu des intentions de vote.

Au cours de sa campagne, Michelle Bachelet a insisté sur la réduction des inégalités : elle s'est notamment engagée à réformer le système éducatif en y instaurant davantage de gratuité financée par un relèvement de l'impôt sur les sociétés, qu'elle porterait de 20 à 25 %, et la suppression de dispositifs d'optimisation fiscale.

Elle a également promis de réformer la Constitution héritée de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

L'inconnu du Congrès

Pour ce faire, il lui faudra pouvoir compter sur une majorité au Congrès, dont les Chiliens renouvellent également, aujourd'hui, les 120 sièges de la Chambre des députés et 20 des 38 sièges du Sénat.

« Pour pouvoir nous attaquer aux inégalités, je vous invite à voter en masse pour Nueva Mayoria, dimanche. Nous voulons gagner au premier tour parce que nous avons beaucoup de travail à accomplir », a dit Michelle Bachelet lors de son ultime réunion électorale, jeudi.

À 62 ans, la favorite du scrutin, revenue à la vie politique chilienne après avoir dirigé ONU-Femmes, organisme des Nations unies pour l'égalité des sexes, bénéficie d'une forte popularité personnelle qui va au-delà de l'audience des partis qui la soutiennent.

Dans les sondages, elle dispose d'une très solide avance sur Evelyn Matthei, de deux ans sa cadette, investie en juillet par la coalition du président sortant, Sebastian Pinera, après que les deux premiers candidats successivement choisis eurent jeté l'éponge.

La fin du vote obligatoire, adoptée l'an dernier, pourrait toutefois avoir un effet sur la participation électorale, que les instituts de sondage ont du mal à évaluer.

L'indépendant, Franco Parisi, et l'ancien parlementaire socialiste, Marco Enriquez-Ominami, sont au nombre des autres candidats en lice.

Le Chili, premier producteur mondial de cuivre dont l'économie croît à un rythme annuel supérieur à 5 %, a connu un développement spectaculaire depuis 20 ans, qui a permis des avancées considérables sur la voie d'une éradication de l'extrême pauvreté.

Mais les inégalités de revenus demeurent. Elles furent au cœur du mouvement de contestation étudiante de 2011 dont l'une des figures, Camila Vallejo, est candidate à la Chambre des députés.

Reuters


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Des démocrates votent pour affaiblir la réforme de la santé d'Obama

Written By Unknown on Sabtu, 16 November 2013 | 16.05

Une trentaine d'élus démocrates ont rejoint leurs collègues républicains, vendredi, lors d'un vote visant à affaiblir la réforme de la santé du président Barack Obama, signe de la contestation grandissante après le lancement raté du programme, le mois dernier.

La Chambre des représentants a approuvé par une forte majorité un projet de loi autorisant les compagnies d'assurance à vendre des forfaits qui ne remplissent pas tous les critères établis par la réforme, surnommée « Obamacare ».

Fait à noter, 39 des 200 démocrates de la Chambre ont voté pour ce projet de loi, qui, s'il était officiellement adopté, fragiliserait grandement la réforme du président.

« C'est un pied de nez à Barack Obama, a indiqué Donald Cuccioletta, spécialiste de la politique américaine, sur les ondes de RDI vendredi. Ils vont voter avec les républicains parce qu'ils ont peur de se faire battre. »

Le projet de loi a cependant peu de chance d'être adopté. Il doit d'abord être transmis au Sénat, et, s'il y est adopté, au président Obama. Celui-ci a promis d'y opposer son veto.

Couvertures résiliées

Depuis quelques semaines, des milliers d'Américains ont appris que leur compagnie d'assurance allait annuler leur assurance médicale privée, puisque celle-ci ne remplit pas tous les critères de couverture de l'Obamacare.

Plusieurs des citoyens concernés ont crié leur mécontentement, affirmant que leur assurance actuelle leur convenait et qu'ils n'avaient pas envie de payer plus cher pour une police d'assurance plus complète. Cette situation était d'ailleurs contraire aux nombreuses promesses faites par le président Obama au cours des derniers mois.

Jeudi, le président a de nouveau présenté ses excuses et a proposé une solution administrative permettant aux millions d'assurés actuels de garder, pour une période d'un an, leurs forfaits d'assurance.

La proposition faite vendredi par la Chambre des représentants va cependant bien au-delà de cette solution.

Crise de confiance

Cette situation, jumelée aux nombreux problèmes technologiques rencontrés par le portail Internet permettant de souscrire une assurance maladie, a grandement affaibli la cote de popularité du président Obama.

Il y a deux semaines, le président était crédité de 42 % d'opinions favorables. La semaine dernière, il baissait à 41 %, et, mercredi, il tombait à 39 %.

« Avec tout le cafouillage, les gens n'ont plus confiance en Barack Obama, estime Donald Cuccioletta. La réforme n'est pas compromise, mais c'est clair que les républicains vont tout faire pour la diluer le plus possible. Leur but est de détruire l'héritage de Barack Obama. »


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Le tueur d'Aurora atteint d'une maladie mentale, selon ses avocats

Les avocats de James Holmes, accusé de la tuerie dans un cinéma du Colorado en juillet 2012, estiment que leur client, s'il est jugé coupable, ne doit pas être exécuté parce qu'il souffre d'une maladie mentale chronique.

Leur motion, partiellement rendue publique vendredi, ne divulgue pas la nature de la pathologie dont il serait atteint.

Holmes, qui est âgé de 25 ans, a plaidé non coupable en raison de son état mental des chefs d'homicides et tentatives d'homicides retenus contre lui.

Douze spectateurs ont été tués et 70 autres blessés en pleine projection en juillet 2012 dans une salle de cinéma d'Aurora, dans la banlieue de Denver.

Les conclusions des experts psychiatriques qui ont examiné Holmes n'ont pas encore été rendues publiques.

Le procès, qui pourrait durer huit mois, est prévu pour février prochain. La requête des avocats devrait être examinée en décembre.

Reuters


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Le Soudan raconté par une Québécoise au parcours extraordinaire

Entrevue de la réalisatrice Alexandra Sicotte-Lévesque à l'émission Après tout, c'est vendredi!

Employée aux Nations unies à New York, la réalisatrice Alexandra Sicotte-Lévesque a vécu plusieurs années en Afrique. Elle en ramène un documentaire, intitulé À jamais, pour toujours, sur l'histoire méconnue du Soudan, un pays ravagé par une guerre civile qui a fait deux millions de morts.

Entre le Sud et le Nord, entre les musulmans et les chrétiens, Alexandra Sicotte-Lévesque suit six jeunes aux parcours divers pour « donner un côté humain à une histoire politique ».

Au Sud, la jeunesse doit rebâtir un pays en partant de rien, raconte-t-elle, alors qu'au Nord, la dictature d'Omar El-Béchir perdure, une dictature qu'ils acceptent « avec amertume », faute d'alternatives, ajoute la réalisatrice.

« Comme ils ont vu la guerre durant 20 ans et ce que cela a donné au Sud, où il ne reste plus rien, ils ne sont pas prêts à tout sacrifier pour une alternative qui n'est pas certaine. » — Alexandra Sicotte-Lévesque, réalisatrice

En se rendant à Khartoum, capitale du Soudan musulman, où règne la loi de la charia, Alexandre Sicotte-Lévesque ne savait pas à quoi s'attendre. Elle y a découvert un peuple « ouvert et accueillant », selon ce qu'elle a affirmé en entrevue sur le plateau de l'émission Après tout, c'est vendredi!

Celle qui a aussi cofondé l'organisme Journalisme pour les droits humains a notamment travaillé avec des journalistes soudanais, dont certains ex-enfants soldats.

« C'est un peuple très résilient », soutient Alexandra Sicotte-Lévesque. « Même s'ils ont commis des horreurs, c'est inouï de voir comment ils continuent à vivre une vie plus ou moins normale. »

Le documentaire À jamais, pour toujours sera présenté lundi aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal. Il sortira en salles dès le 29 novembre.


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2e tour d’une présidentielle controversée aux Maldives

Le second tour de l'élection présidentielle, ce samedi aux Maldives, doit permettre de clore deux années de troubles politiques dans l'archipel de l'océan Indien.

Mohamed Nasheed, arrivé en tête du premier tour avec 47 % des voix la semaine dernière, pourrait retrouver un siège qu'il a abandonné, l'an dernier, après avoir été victime de ce qu'il a qualifié de coup d'État.

Nasheed était devenu, en 2008, le premier président démocratiquement élu de cet archipel de 240 000 habitants.

Son adversaire du second tour, Abdulla Yameen, est le demi-frère de Maumoon Abdul Gayoom, qui a dirigé les Maldives pendant 30 ans, et que ses opposants et les organisations de défense des droits de l'homme qualifient de « dictateur ».

Le mandat du président sortant, Mohamed Waheed, s'est achevé lundi dernier.

Les troubles politiques émaillés de manifestations parfois violentes dans les rues de Male, la capitale, ont nui au tourisme, source cruciale de devises étrangères de l'archipel, incapable d'importer la totalité de sa demande de carburants.

Même si le second tour se passe dans le calme, il n'est pas certain que l'élection ramènera de la stabilité.

La campagne électorale, dure, a tourné autour du rôle à venir de la religion dans un pays majoritairement musulman, où l'islamisme est en progrès.

Lors de son ultime discours de campagne, jeudi, Mohamed Nasheed a reproché à ses rivaux d'instrumentaliser l'islam en l'accusant d'être à la tête d'un parti trop laïque et trop proche de l'Occident.

Reuters


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L'aide aux Philippines doit être accélérée, selon l'ONU

Written By Unknown on Jumat, 15 November 2013 | 16.05

Sophie Langlois rend compte de la situation aux Philippines

Six jours après le passage d'un super-typhon aux Philippines, la chef des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, déplore que l'aide aux survivants arrive trop lentement. 

« J'espère que dans les 48 heures, cela changera de façon significative », a-t-elle déclaré à Manille, jeudi, au lendemain d'une visite à Tacloban, affirmant que l'aide n'avait pas atteint des zones où « les gens ont désespérément besoin d'aide ».

« Je pense que nous sommes tous extrêmement bouleversés d'être au sixième jour et de n'avoir pas pu atteindre tout le monde. » — Valérie Amos, chef des opérations humanitaires de l'ONU

Plus de 4460 morts, selon l'ONU

Le typhon Haiyan, avec des vents atteignant 380km/h, a tout détruit sur son passage. Le bilan des morts s'établit maintenant à 4460, selon l'ONU, et ce chiffre va continuer d'augmenter, prévient l'agence. 

Le nombre de sinistrés est quant à lui évalué à 12 millions, dont plus de 900 000 ont tout perdu. Ce sont ces derniers qui vivent dans une situation de grande détresse, alors que les secours tardent à arriver, dans plusieurs régions. 

Épuisés, traumatisés et affamés, les habitants de la région sont nombreux à supplier jour après jour les représentants de l'État de les laisser embarquer dans un des avions militaires qui apportent de l'aide humanitaire aux populations sinistrées.

Tous se disent désespérés par la lenteur des secours et certains affirment ne plus se sentir en sécurité.

« J'ai le sentiment que nous avons abandonné les gens. Ils ont désespérément besoin d'aide. Il faut qu'elle arrive maintenant. La priorité, c'est une distribution plus rapide », a déclaré Valérie Amos, jeudi.

Dans les environs de Tablocan, les habitants ont creusé une immense fosse commune où les centaines de cadavres, qui jonchent encore les rues de la ville, sont enterrés.

Les Américains arrivent en force

L'arrivée du porte-avions américain George Washington aux Philippines apporte un peu d'espoir aux sinistrés. Avec ses 5000 marins à bord, le porte-avions doit notamment fournir de l'équipement médical, du ravitaillement et de l'expertise. 

La flottille, qui dispose notamment de 21 hélicoptères, a déjà pu livrer plusieurs palettes d'eau et de nourriture à l'aéroport de Tacloban, une des villes les plus meurtries.

Par ailleurs, les annonces d'aide se multiplient à travers le monde.

Vivement critiquée pour le faible montant qu'elle avait au départ versé aux Philippines, la Chine a annoncé jeudi qu'elle allait fortement accroître son aide, de 100 000 $ 1,6 million de dollars américains. L'Australie a également fait savoir aujourd'hui que son aide allait passer de 20 à 30 millions de dollars australiens (28 millions de dollars américains).

Les Britanniques ont annoncé jeudi l'envoi du plus grand bâtiment de leur marine, le porte-hélicoptères HMS Illustrious, d'ici le 25 novembre. Il est notamment équipé d'un dispositif permettant de transformer l'eau de mer en eau potable. 

Quant au Canada, son Équipe d'intervention en cas de catastrophe (EICC ou DART en anglais) est arrivée mercredi à Iloilo, aux Philippines. L'EICC a pour mission d'assister les autorités locales et les ONG, dont la Croix rouge canadienne, qui installera un hôpital de campagne. Le ministre de la Défense, Rob Nicholson, dit que l'équipe restera sur place aussi longtemps qu'il le faudra. Ottawa enverra aussi un deuxième avion-cargo C-17 rempli de matériel de secours.

Quelques organisations auxquelles vous pouvez faire des dons pour aider les sinistrés des Philippines
  • Programme Alimentaire Mondial : l'agence onusienne a déjà alloué plus de 2 millions de dollars afin d'aider les Philippines. 
  • UNICEF: l'agence onusienne a envoyé un avion vers les Philippines avec des systèmes de purification d'eau et des produits d'hygiène, notamment. 
  • Médecins sans frontières : 15 médecins sont présents sur l'île de Cébu et l'organisation compte envoyer 50 personnes supplémentaires ainsi que des avions cargos chargés d'équipements médicaux 
  • Croix-Rouge canadienne : une équipe sur le terrain va mettre en place un hôpital de campagne. 
  • Plusieurs autres organisations humanitaires viennent en aide aux sinistrés des Philippines dont Action contre la faim ou Global Medic. 
  • Pour vérifier qu'une organisation humanitaire est dûment inscrite au Canada, vous pouvez vérifier sur le site de l'Agence du revenu du Canada. 


Si vous êtes sans nouvelles de vos proches qui se trouvent aux Philippines, vous pouvez contacter le ministère des Affaires étrangères au 1-800-387-3124 ou au 613-996-8885 et par courriel : sos@international.gc.ca.


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Le Hezbollah restera en Syrie «le temps qu'il faudra»

Le Hezbollah combattra aux côtés des forces gouvernementales syriennes aussi longtemps qu'il le faudra, a promis jeudi son chef de file, Hassan Nasrallah.

« Tant que nous aurons des raisons [de combattre en Syrie], nous y maintiendrons notre présence », a dit le secrétaire général du Hezbollah, dans un discours prononcé devant plusieurs dizaines de milliers de chiites libanais marquant l'Achoura - la commémoration du martyre de l'imam Hussein - dans le sud de Beyrouth, fief de son organisation.

« Nos combattants sont présents sur le sol syrien [...] pour affronter tous les dangers créés par les attaques internationales, régionales, et celles des infidèles contre ce pays et la région », a-t-il poursuivi, évoquant les étrangers engagés aux côtés des islamistes syriens.

Les combattants du Hezbollah ont joué un rôle de premier plan dans la prise de Qousseir, ville proche de la frontière libanaise, en juin dernier, qui a renversé le rapport de force au profit de l'armée syrienne.

Selon l'opposition, ils luttent également aux côtés des forces gouvernementales au sud de la capitale, Damas, et à Alep, la grande ville du Nord.

La guerre civile syrienne qui fait rage depuis deux ans et demi a exacerbé l'antagonisme entre les pays sunnites favorables aux insurgés, comme la Turquie et les monarchies du Golfe, et l'Iran chiite allié de Damas et du Hezbollah.

Au Liban, le conflit a par ailleurs accentué les tensions intercommunautaires et provoqué une crise politique majeure. Le premier ministre, Najib Mikati, a démissionné en mars, mais aucun gouvernement n'a pu être formé depuis.

S'adressant indirectement aux partis sunnites concurrents du Hezbollah, Hassan Nasrallah a jugé inutile de lier la formation du nouveau gouvernement à un retrait des miliciens chiites engagés en Syrie.

Le mouvement ne va pas marchander l'avenir de la région « pour quelques portefeuilles ministériels inutiles », a-t-il dit. Le Hezbollah comptait deux ministres dans le gouvernement Mikati.

Hassan Nasrallah, qui se montre rarement en public pour des raisons de sécurité, l'a fait deux fois en deux jours.

Il avait déjà pris la parole mercredi soir dans le même faubourg du sud de Beyrouth, théâtre à la mi-août d'un attentat qui a fait 24 morts, pour accuser certains pays arabes de se ranger aux côtés d'Israël en s'opposant à la conclusion d'un accord international sur le programme nucléaire iranien.

Reuters


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