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Bangladesh: l'industrie canadienne fait son examen de conscience

Written By Unknown on Senin, 29 April 2013 | 16.05

Alors que les opérations de recherche dans les décombres de l'immeuble qui s'est effondré au Bangladesh ont été suspendues lundi, les autorités ayant perdu tout espoir de trouver des survivants, l'industrie canadienne du commerce du détail se réunit pour réfléchir aux conditions de travail auxquelles sont soumis ses ouvriers.

L'immeuble, qui s'est effondré mercredi à Savar, en banlieue de Dacca, abritait des ateliers de confection textile qui fournissent des détaillants étrangers, souvent occidentaux. Le bilan s'établit maintenant à 381 morts et 900 disparus, dont une majorité de femmes.

Au Canada, le Conseil canadien du commerce de détail rencontrera d'urgence, ce lundi, le détaillant Loblaws, dont certains produits étaient fabriqués dans l'immeuble effondré, et d'autres entreprises de détail.

L'industrie tentera de trouver des solutions pour s'assurer d'obtenir de meilleures conditions pour ses travailleurs d'outremer. Même si, en principe, elle signe déjà des ententes avec les fournisseurs afin de réglementer les conditions de travail de base.

« Vous pouvez demander à quelqu'un de ne pas faire de mauvaises choses, mais ça ne veut pas dire qu'il ne fera rien de mal », estime Chris MacDonald, professeur d'éthique en affaires à l'Université Ryerson, à Toronto.

De plus, les ententes signées avec les fournisseurs comprennent rarement l'état des bâtiments dans lesquels sont installés les ateliers. Au Bangladesh, les propriétaires d'entreprises ont obligé leurs employés à rentrer au travail, même si des fissures avaient été signalées sur l'édifice et que la police avait donné l'ordre d'évacuer. L'immeuble s'est effondré quelques heures plus tard.

Selon M. MacDonald toutefois, la rencontre d'urgence convoquée au Canada démontre que l'industrie prend le drame survenu au Bangladesh au sérieux.

Dimanche, les autorités ont arrêté le propriétaire de l'immeuble alors qu'il tentait de quitter le pays. Le gouvernement a promis qu'il sera jugé. Deux ingénieurs et des trois propriétaires d'ateliers ont aussi été arrêtés au cours de la fin de semaine.

Avec les informations de Lyne-Françoise Pelletier


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Les derniers Sud-Coréens quittent Kaesong lundi

La Corée du Sud se prépare à faire sortir les derniers citoyens de son pays d'un site industriel de la Corée du Nord et vider entièrement le complexe pour la première fois depuis son ouverture, en 2004.

Le retrait des 50 Sud-Coréens toujours sur place soulèverait d'importantes questions sur l'avenir du site du complexe de Kaesong, le dernier symbole d'un rapprochement intercoréen. 

Les opérations à Kaesong sont suspendues depuis le début d'avril, lorsque la Corée du Nord a empêché les gestionnaires et les camions d'approvisionnement sud-coréens d'entrer sur le site et fait sortir ses 53 000 ouvriers, au coeur de tensions avec Séoul et Washington.

Le gouvernement sud-coréen a commencé à retirer ses citoyens de Kaesong la semaine dernière, après que Pyongyang eut rejeté sa proposition de dialogue pour la réouverture du site.

Le ministère de l'Unification de Séoul a dit attendre l'approbation de la Corée du Nord pour permettre aux Sud-Coréens toujours sur place de quitter Kaesong lundi.

Les tensions entre les deux Corées continuent de grimper depuis la décision de la communauté internationale d'imposer des sanctions à Pyongyang, après un essai nucléaire réalisé en février dernier.

The Associated Press

La Presse Canadienne


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Nouvelles mesures d'austérité en Grèce

Le parlement grec a adopté, dimanche, une loi sur de nouvelles mesures d'austérité budgétaire dont l'objectif est la réforme en profondeur de l'administration publique.

L'adoption de cette loi était une condition au déblocage de près de 12 milliards de dollars d'aide du FMI et de la zone euro à la Grèce. Des délégués de la zone euro doivent se réunir lundi, pour organiser le versement d'une première tranche de 3,5 milliards de dollars.

Cette somme permettra à l'état grec de payer le salaire des fonctionnaires et de rembourser des obligations d'ici la fin du mois de mai, toujours afin d'éviter la faillite de la Grèce.

La loi prévoit notamment la restructuration du secteur public et le congédiement de 15 000 fonctionnaires, en facilitant les mises à pied pour des motifs disciplinaires, d'ici la fin de 2014.

La confédération des fonctionnaires a dénoncé la destruction du secteur public et la procédure d'urgence décidée par le gouvernement pour adopter la loi.


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Irak : plus de 200 morts dans les violences des derniers jours

Written By Unknown on Sabtu, 27 April 2013 | 16.05

Le feuilleton de la violence se poursuit en Irak. Un attentat à la bombe a fait 5  morts et 22 blessés en mi-journée vendredi à Bagdad. Cela porte à 200 morts le bilan de quatre jours de violences, notamment confessionnelles.

Les victimes du dernier attentat sortaient de la mosquée au terme de la prière du vendredi, rapportent des responsables, cités par l'Agence France-Presse.

Des affrontements et des attaques, après un assaut mardi des forces de sécurité contre un camp de protestataires sunnites, ont également fait 300 blessés.

Il s'agit des troubles les plus meurtriers liés aux manifestations hostiles au gouvernement de Nouri Al-Maliki, lancées fin décembre dans les régions à majorité sunnite de ce pays majoritairement chiite.

Depuis quatre mois, des protestataires sunnites réclament le départ de M. Al-Maliki, accusé d'accaparer le pouvoir et de marginaliser leur minorité.

Le premier ministre Al-Maliki a mis en garde jeudi contre les tentatives de raviver « la guerre civile confessionnelle » dans le pays.

La situation inquiète l'émissaire de l'ONU, Martin Kobler, qui a averti que l'Irak était à un « tournant ».

Il s'est adressé notamment aux dirigeants religieux et politiques qui ne « doivent pas laisser la colère l'emporter sur la paix et doivent faire preuve de sagesse », a-t-il dit dans un communiqué.

L'Irak, où les chiites sont majoritaires (environ 60 %), est formé de multiples ethnies et confessions et a déjà payé un lourd tribut lors d'affrontements sectaires en 2006 et 2007, après l'invasion en 2003 du pays par les troupes américaines qui s'en sont retirées fin 2011.


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Mali : doute sur la tenue d'élections à la date annoncée

Hormis le gouvernement malien, personne ne semble croire à la tenue d'élections présidentielles en juillet, comme affirmé à plusieurs reprises par les autorités maliennes. 

Le doute est exprimé au sein même des institutions qui sont chargées d'organiser et de superviser ces élections.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Mamadou Diamoutani, a affirmé que le 7 juillet, date avancée, mais non officialisée par le gouvernement, « est une date difficile à tenir ».

Il souligne qu'il existe des « préalables » à satisfaire, citant notamment l'établissement des listes électorales. Or, le délégué général aux élections (DGE), le général Siaka Sangaré, a indiqué qu'il ne disposait pas des données qui lui permettraient d'établir ces listes.

Par ailleurs, la domination durant près d'un an de la moitié nord du pays par les groupes islamistes a provoqué la fuite de plus de 400 000 personnes à l'étranger ou dans d'autres régions du pays.

Le vote de ces réfugiés constitue donc un défi difficile à relever. Voteront-ils à l'étranger ou dans les régions où ils se trouvent ? Les autorités n'ont pas encore fourni de réponse.

Autre défi : le gouvernement pourra-t-il organiser les élections sur l'ensemble du territoire? Rien n'est moins sûr, car même si les groupes armés ont fui les grandes villes du nord après l'offensive militaire française, ils ont toujours la capacité d'agir à Gao et à Tombouctou comme ils l'ont déjà démontré.

De son côté, l'envoyé spécial des Nations unies pour le Sahel, Romano Prodi, juge également qu'il sera difficile de tenir des élections à la date annoncée.

Un obstacle nommé MNLA

L'autre écueil auquel est confronté le gouvernement malien est la présence du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) dans certaines zones du pays, notamment la ville de Kidal.

Le mouvement séparatiste touareg a indiqué qu'il était exclu d'organiser des élections avant l'instauration d'un dialogue avec Bamako.

Le MNLA dit qu'il ne laissera pas l'armée malienne reprendre le contrôle du nord sans accord préalable avec le gouvernement.

« Si on n'est pas écoutés, si on veut coûte que coûte nous mettre à la merci du Mali, sans accord, sans rien, nous on apprend, on apprend à faire la guerre! La France sait qu'on ne va pas accepter de se désarmer sans qu'il y ait un consensus entre nous et le gouvernement du Mali », a déclaré sur les ondes de RFI, Mahamadou Djeri Maïga, le vice-président du mouvement.


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Effondrement au Bangladesh: deux patrons arrêtés

Les autorités du Bangladesh ont procédé samedi à l'arrestation de deux patrons d'ateliers de confection installés dans l'immeuble qui s'est effondré mercredi, entraînant plus de 300 ouvriers dans la mort.

Bazlus Samad, président des ateliers New Wave Buttons et New Wave Style, ainsi que Mahmadur Rahaman Tapash, directeur général de l'un des ateliers, sont soupçonnés de négligence ayant causé la mort.

Deux ingénieurs impliqués dans la construction ont aussi été appréhendés samedi.

Le propriétaire de l'immeuble, quant à lui, est toujours en fuite.

Peu après l'effondrement de l'immeuble qui abritait des ateliers de confection, le gouvernement avait révélé que les responsables de l'immeuble avaient obligé les ouvriers à retourner au travail même si des fissures étaient apparues sur les murs la veille du drame. La police avait donné un ordre d'évacuation.

Le patron de New Wave Style aurait pris la décision de poursuivre le travail même si un ingénieur lui aurait déconseillé de permettre aux employés de retourner sur les lieux. L'immeuble de huit niveaux s'est effondré quelques heures plus tard, alors que 3000 personnes se trouvaient à l'intérieur.

Le premier ministre, Sheikh Hasina, avait promis que les responsables de la tragédie seraient traduits en justice.

« Ceux qui sont impliqués, en particulier le propriétaire qui a forcé les ouvriers à travailler là, doivent être punis. Où qu'il soit, il sera retrouvé et présenté à la justice », avait affirmé M. Hasina.

Bilan en hausse

Samedi matin, le bilan s'établissait à 332 morts.

Des dizaines de corps ont été découverts dans les décombres, mais les sauveteurs ont aussi dégagé sept survivants, qui étaient coincés dans les ruines depuis près de 70 heures.

Les équipes de secours ont localisé 15 travailleurs, qu'ils essaient toujours de dégager. Ils ont pu leur faire parvenir des vivres, de l'eau et de l'oxygène.

Pendant que les sauveteurs travaillent d'arrache-pied, des milliers de travailleurs bangladais sont descendus dans les rues de Savar pour exprimer leur colère. La journée de samedi a été décrétée fériée et les syndicats ont appelé à la manifestation­.


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Un Américain subira un procès en Corée du Nord

Un Américain d'origine coréenne détenu en Corée du Nord et accusé de « crimes contre l'État » sera bientôt jugé, ont annoncé les autorités.

Kenneth Bae, qui est identifié par le gouvernement par son nom sud-coréen, Pae Jun-Ho, est soupçonné d'avoir tenté de renverser le régime nord-coréen.

Il a été arrêté en novembre dernier alors qu'il participait à un voyage organisé dans la zone économique spéciale de Rason, située près des frontières chinoise et russe.

L'agence de presse officielle nord-coréenne rapporte que le touriste a reconnu avoir « commis des crimes » contre le régime de Pyongyang. Il aurait notamment admis avoir « entretenu de l'animosité » envers le pays, lors d'interrogatoires policiers.

Le gouvernement assure disposer de toutes les preuves nécessaires pour le traduire en justice. Les chefs d'accusations exactes qui pèsent contre lui, ainsi que la date prévue du procès, n'ont pas été dévoilés.

Kenneth Bae est le sixième Américain à être détenu en Corée du Nord depuis 2009. Les autres ont tous été libérés après d'intenses négociations diplomatiques. Certains experts croient que Kenneth Bae pourrait quant à lui être condamné, pour servir d'exemple afin de prouver la détermination de Pyongyang.

Qui est Kenneth Bae?

On sait peu de choses sur Kenneth Bae. Certaines de ses connaissances ont toutefois affirmé qu'il était un missionnaire chrétien basé en Chine et se rendait souvent à la frontière nord-coréenne pour venir en aide à des orphelins.

En principe, la Corée du Nord garantit la liberté de religion. Toutefois, les chrétiens sont parfois persécutés par les autorités, leur religion étant perçue comme une agression occidentale envers le régime communiste.

Cette annonce survient dans un contexte de grandes tensions entre la Corée du Nord et son voisin de sud, ainsi que son allié américain.

Depuis l'annonce de sanctionsde la part de la communauté internationale en réaction à son troisième essai nucléaire, Pyongyang menace régulièrement d'attaquer la Corée du Sud et les États-Unis. Elle a aussi fermé l'accès au site industriel intercoréen de Kaesong, situé sur son territoire, mais qui abrite des entreprises manufacturières sud-coréennes.


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Bangladesh : au moins 175 morts dans l'effondrement d'un immeuble

Written By Unknown on Kamis, 25 April 2013 | 16.05

Des secouristes tentaient toujours de localiser des survivants dans les décombres d'un immeuble de huit étages qui s'est effondré mercredi matin à Dacca, la capitale du Bangladesh, faisant au moins 175 victimes.

Les drapeaux étaient en berne jeudi, déclaré jour de deuil national en hommage aux victimes de cet accident, le pire de l'industrie au Bangladesh.

Selon certains survivants, d'importantes fissures étaient apparues dans l'édifice au cours des derniers jours, le tout avait même fait l'objet d'un reportage à la télévision. Les responsables concernés avaient toutefois assuré que l'immeuble était sécuritaire.

Plusieurs personnes étaient toujours coincées dans les décombres, dans la nuit de mercredi à jeudi. Les équipes de secours leur fournissent de l'eau et des lampes de poche.

Munis de découpeuses et de foreuses, les pompiers et des membres de l'armée ont réussi à extraire au moins six personnes en vie au cours de la nuit après avoir fait passer des vivres et de l'oxygène dans des trous improvisés entre les gravats.

« Je leur ai donné des sifflets, de l'eau, des lampes de poche. Je les ai entendus pleurer. Nous ne pouvons pas les laisser derrière nous comme ça » — Abul Khayer, représentant des pompiers.

Une section énorme de l'édifice semble s'être effondrée comme un château de cartes. Des draps colorés ont été attachés aux étages supérieurs, possiblement pour permettre à certaines victimes de signaler leur présence.

Le brigadier-général Mohammed Siddiqul Alam Shikder, porte-parole de la police, a signalé qu'au moins 600 victimes avaient été secourues à la suite de l'effondrement.

Des dizaines d'autres personnes manquent toujours à l'appel.

Les opérations de sauvetage se sont ainsi poursuivies dans les gravats de l'immeuble, qui abritait des fabriques de vêtements pour des bannières comme Benetton, The Children's Place, mais également pour la collection Joe Fresh, en vente chez Loblaws.

« Nous sommes extrêmement attristés d'apprendre l'effondrement d'un immeuble au Bangladesh, et nous offrons nos condoléances à ceux qui ont été affectés par cette tragédie », a écrit dans un courriel Julija Hunter, porte-parole de la chaîne d'alimentation, ajoutant « travailler avec notre fournisseur pour voir comment nous pourrions leur venir en aide à ce moment-ci. »

Certains travailleurs avaient hésité à pénétrer dans l'établissement, mercredi matin, en constatant les lézardes qui s'étaient formées la veille.

Abdur Rahim, qui travaillait au cinquième étage, a affirmé qu'un gérant lui avait assuré que les installations étaient sécuritaires. Les travailleurs ont donc pénétré à l'intérieur.

« Après environ une heure, l'immeuble s'est soudainement effondré » — Abdur Rahim, qui travaillait au 5e étage du bâtiment qui s'est effondré

Le ministre des Affaires intérieures, Muhiuddin Khan Alamgir, s'est rendu sur place afin de constater les dégâts. Il a déclaré aux journalistes que l'édifice ne respectait pas les normes du bâtiment et que les responsables seraient punis.

La catastrophe s'est produite à Savar, en banlieue de Dacca.

En novembre 2012, un incendie dans une usine textile fournissant notamment la chaîne américaine Walmart avait fait 111 morts à la périphérie de Dacca. Selon des ouvriers, leurs responsables leur avaient demandé de rester à leur poste en affirmant qu'il ne s'agissait que d'un exercice d'alerte incendie.

Selon l'Association des fabricants et exportateurs de textile au Bangladesh (BGMEA), les ateliers de confection situés dans l'immeuble employaient plus de 2600 ouvriers.


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Le Canada demande à l'ONU de démettreun de ses représentants

Le gouvernement canadien a demandé mercredi au Conseil des droits de l'homme de l'ONU de démettre le rapporteur spécial pour les droits de l'homme dans les territoires palestiniens, Richard Falk.

Ottawa reproche au diplomate des « propos antisémites » rapportés dans un article où il faisait le lien entre les attentats de Boston et la politique américaine vis-à-vis d'Israël.

« Une fois de plus, un représentant des Nations unies, M. Richard Falk, a craché des propos antisémites mesquins, cette fois-ci pour rejeter le blâme des attentats de Boston sur le président [Barack] Obama et l'État d'Israël », a déclaré le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, par voie de communiqué.

Dans la foulée de l'attentat du marathon de Boston, la revue Foreign Policy a publié dans son édition Internet un article de M. Falk, dans lequel il a notamment écrit que tant qu'Israël « a l'oreille complaisante de la classe politique américaine, ceux qui souhaitent la paix et la justice dans le monde ne seront pas rassurés ».

L'ancien professeur américain de droit international reprochait également au président Obama d'avoir d'abord « reculé » face à Israël, par rapport aux promesses qu'il avait fait naître dans le monde musulman après son discours du Caire en 2009, avant de « succomber » aux pressions de « son dirigeant agressif, Bibi Nétanyahou ».

« Cette habitude de M. Falk de faire des commentaires antioccidentaux et antisémites est dangereuse. Les Nations unies devraient avoir honte d'être associées à un tel individu. » — John Baird, ministre des Affaires étrangères

« Je demande respectueusement au Conseil des droits de l'homme des Nations unies, encore une fois, de démettre immédiatement M. Falk de ses fonctions », a conclu le ministre. 

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Guantanamo: la moitié des détenus en grève de la faim

Le mouvement de grève de la faim ne s'essouffle pas à Guantanamo. Un porte-parole militaire a indiqué mercredi qu'ils étaient désormais plus de la moitié des détenus, environ 55 %, à refuser de s'alimenter.

Sur les 166 prisonniers, 92 sont ainsi en grève de la faim. La veille, le personnel médical du camp militaire américain situé à Cuba avait établi leur nombre à 84.

17 grévistes sont alimentés par des tubes reliés directement à l'estomac par la cloison nasale, selon le lieutenant-colonel Samuel House. Parmi ces 17 prisonniers, deux sont hospitalisés mais n'étaient pas en « danger de mort », a précisé ce porte-parole de la prison.

Ce bilan est en constante augmentation depuis le début du mouvement le 6 février, et depuis les premiers chiffres fournis par les autorités militaires, qui évoquaient 14 grévistes de la faim le 15 mars.

L'armée a revu son bilan à la hausse mercredi puisque les médecins ont pu compléter leurs examens en transférant des détenus des cellules collectives à des cellules individuelles au Camp VI, a expliqué le lieutenant-colonel Samuel House.

Ce type de transfert avait provoqué des affrontements entre les gardiens de la prison et les détenus le 13 avril.

Les avocats des prisonniers ont reproché à plusieurs reprises aux autorités militaires de sous-estimer le nombre réel de détenus ayant entamé une grève de la faim.

Selon ces avocats, le mouvement a été déclenché le 6 février quand des corans avaient été examinés d'une manière que les prisonniers ont perçue comme une profanation religieuse. C'est toutefois leur détention illimitée depuis 11 ans, sans inculpation ni procès, que dénoncent la plupart des protestataires.


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