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Mali: les soldats français progressent vers le nord

Written By Unknown on Senin, 21 Januari 2013 | 16.05

L'armée française a progressé vers le nord du Mali dimanche, dans un but affiché par Paris de « reconquête totale » du pays occupé en partie par des islamistes armés.

Le déploiement est en cours vers les villes de Niono et de Sévaré, selon le porte-parole de l'armée française au Mali.

Niono se situe à 60 km au sud de Diabali, localité prise lundi par les islamistes qui, selon l'armée malienne, l'ont abandonnée après des bombardements français.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian a indiqué dimanche que Diabali n'avait pas encore été reprise par les forces maliennes. « Tout laisse à penser que l'évolution de Diabali va être positive dans les heures qui viennent », a-t-il cependant ajouté.

Sévaré, qui dispose d'un aéroport, est une ville-clé d'où peuvent être menées des opérations plus au nord. Elle n'est qu'à 50 km de Konna, reprise jeudi par l'armée malienne aux djihadistes.

Konna, tombée le 10 janvier, avait précipité l'intervention de la France qui redoutait une percée des groupes islamiques liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) vers le sud et Bamako.

Par ailleurs, selon le ministre français de la Défense, les avions français ont bombardé des camps et des bases islamistes près de Tombouctou et de Gao, la plus grande ville du Nord. Il s'agit de frappes pour prévenir une contre-offensive des islamistes, précise l'armée.

Plusieurs sources font état d'un repli des islamistes du centre du pays vers Kidal, dans l'extrême nord-est (à 1500 km de Bamako). Kidal avait été la première ville conquise, en mars 2012, par les rebelles touareg et les islamistes, qui avaient ensuite évincé leurs anciens alliés.

Le groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) a affirmé dimanche avoir tué 60 soldats maliens et abattu deux hélicoptères français depuis le 10 janvier, reconnaissant la perte de huit combattants.

Les autorités maliennes avaient fait état de la mort de onze soldats dans des combats autour de Konna, tandis que Paris avait annoncé la mort d'un pilote d'hélicoptère.

De leur côté, les séparatistes touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) ont affirmé dimanche à l'agence Reuters leur volonté de combattre les groupes islamistes dans le nord du Mali, aux côtés des forces de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest.

La Russie a proposé à la France d'acheminer des troupes ou du matériel français au Mali, a révélé Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères.

Berlin, qui a déjà annoncé l'envoi de deux avions de transport, a réagi dimanche en promettant une aide financière supplémentaire aux pays africains engagés dans l'opération militaire au Mali, lors de la réunion des donateurs prévue le 29 janvier à Addis Abeba.

L'ombre des représailles

Par ailleurs, des représentants des communautés arabe et touareg du Mali ont dénoncé des exactions commises à leur encontre lors des opérations militaires en cours. L'ONG Human Rights Watch dénonce elle aussi de tels gestes, note l'envoyée spéciale de Radio-Canada au Mali, Sophie Langlois. Les observateurs à Konna auraient vu des militaires maliens y commettre des exactions. À Gao, le commandant djihadiste a ordonné des amputations, et aurait même demandé que l'on coupe la main de son propre frère, parce qu'il refusait de se joindre aux djihadistes. Ce grand frère a été battu à mort samedi par des jeunes de Gao, explique-t-elle.

Suivez l'envoyée spéciale de Radio-Canada au Mali, Sophie Langlois, sur Twitter:

Belmokhtar veut négocier

Mokhtar Belmokhtar, qui a revendiqué la responsabilité de la prise d'otages en Algérie, se dit prêt à négocier avec les Occidentaux et demande à la France de cesser ses raids au Nord-Mali.

L'ancien haut responsable d'AQMI et chef du groupe « Signataires par le sang » qui a planifié l'opération s'exprimait dans une vidéo diffusée dimanche sur le site internet d'information mauritanien Sahara Media.

Le Canada retire presque tout son personnel de son ambassade à Bamako et recommande à tous les Canadiens de quitter le pays. Ottawa justifie sa recommandation par l'instabilité politique, le risque élevé d'actions terroristes, de banditisme et d'enlèvements. 


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Viol collectif en Inde : les accusés devant la justice

Les cinq coaccusés du viol collectif et du meurtre d'une jeune étudiante de 23 ans à la mi-décembre, en Inde, comparaissent aujourd'hui devant une Cour d'assises de la capitale New Delhi, dans un climat de tensions et sous la pression de l'opinion publique.

Les cinq auteurs présumés, âgés de 19 à 35 ans, sont jugés devant une cour spéciale qui traite les dossiers en accéléré. Ils doivent répondre à des accusations de viol, de meurtre, d'enlèvement et de vol, et encourent la peine de mort s'ils sont reconnus coupables.

« Nous avons assez de preuves contre tous les accusés » pour les faire condamner, a quant à lui déclaré le procureur Rajiv Mohan, citant la « preuve des preuves », soit l'ADN des agresseurs.

Les parents de l'étudiante demandent une justice rapide et la pendaison. « Il est du devoir de la cour et des juges de faire en sorte que la sentence soit prononcée rapidement et que tous les hommes soient pendus », a affirmé le père de la victime quelques heures avant l'ouverture du procès.

« Aucun homme n'a le droit de vivre après avoir commis un crime si abominable. » — Le père de la victime

L'avocat de deux des cinq accusés a l'intention de plaider plaider non coupable, accusant la police d'avoir extorqué les aveux des suspects par la torture. L'un d'entre eux, Mukesh Singh, est le frère du chauffeur de l'autobus. L'autre est un journalier du nom d'Akshay Thakur.

Un sixième agresseur présumé, qui affirme avoir 17 ans, doit comparaître ultérieurement devant un tribunal pour mineurs.

Le 16 décembre dernier, l'étudiante a été violée à plusieurs reprises et agressée sexuellement avec une barre de fer dans un autobus de New Delhi. Les agresseurs ont ensuite jeté leur victime et son petit ami hors de l'autobus, avant de tenter d'écraser la jeune femme.

La victime a succombé à ses blessures 13 jours plus tard dans un hôpital de Singapour, après trois interventions chirurgicales et un arrêt cardiaque en Inde.

Les viols collectifs sont courants en Inde, et beaucoup ne font pas l'objet de plaintes puisque les femmes font souvent peu confiance à la police. Les cas de viols à New Delhi ont augmenté de 23 % en 2012 par rapport à l'année précédente. En 2011, un viol était signalé toutes les 20 minutes dans le pays, mais seulement le quart des dossiers portés devant la justice débouchaient sur une condamnation des agresseurs, selon les chiffres du Bureau national des statistiques criminelles.

La nature extrêmement violente de l'agression a provoqué une vague d'indignation sans précédent dans plusieurs villes du pays ainsi qu'un débat national sur le traitement réservé aux femmes et sur l'incapacité des autorités à les protéger.

Le système judiciaire indien est reconnu pour sa lenteur et sa faible efficacité, mais les autorités tentent maintenant d'accélérer les choses afin d'apaiser la grogne populaire.

Le président de la Cour suprême du pays a d'ailleurs ordonné la mise en place de tribunaux spéciaux pour les crimes sexuels et le premier ministre s'est engagé à alourdir les peines prévues pour les auteurs de ces crimes.

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Un adolescent abat cinq personnes au Nouveau-Mexique

Un garçon âgé de 15 ans est demeuré détenu dimanche pendant que des enquêteurs tentaient de comprendre ce qui a mené à la fusillade de cinq personnes, incluant trois enfants, trouvés sans vie dans une résidence du Nouveau-Mexique.

L'adolescent a été arrêté et fait face à une série d'accusations, incluant meurtre, en lien avec ce drame survenu samedi soir dans une région rurale située au sud-ouest du centre-ville d'Albuquerque, a confirmé le lieutenant Sid Covington, porte-parole du bureau du shérif.

Les enquêteurs n'ont pas immédiatement dévoilé l'identité des victimes, mais la nouvelle s'est répandue rapidement dans la confrérie des services de l'application des lois, et des responsables ont commencé à rendre hommage à Greg Griego, un leader spirituel reconnu pour son travail auprès des pompiers et ses 13 années passées à titre d'aumônier bénévole à la prison du comté.

Tard dimanche soir, les autorités ont confirmé que M. Griego avait rendu l'âme lors de l'attaque, de même que son épouse, Sara, et trois de leurs enfants, Zephania, 9 ans, Jael, 5 ans, et Angelina, 2 ans. Le fils de 15 ans de Greg Griego a été arrêté en lien avec ces meurtres.

Dans une déclaration officielle, le chef du service de protection des incendies, James Breen, a décrit M. Griego comme étant un professionnel dévoué qui a servi avec passion ses concitoyens et les pompiers de la communauté.

Selon Ramon Rustin, responsable de la prison du comté, M. Griego a joué un rôle instrumental dans la création du programme d'aumônerie du Centre de détention métropolitain, et travaillait dans le but de permettre aux détenus de réintégrer la communauté. M. Griego était aussi un ancien membre du personnel pastoral à Calvary, une église chrétienne située à Albuquerque. Dans le cadre de ses tâches, il a supervisé un programme destiné aux détenus.

Selon le lieutenant Covington, les détectives s'affairaient à formellement identifier les victimes ainsi que le lien entre elles et l'adolescent.

« À l'heure actuelle, nous devons compléter la méticuleuse tâche d'analyser la scène et de recueillir les preuves physiques, et il s'agit d'une vaste scène où se trouvent beaucoup d'éléments de preuve physique », a ajouté le lieutenant Covington.

Les autorités ont confirmé que chacune des cinq victimes a été atteinte de plus d'un projectile, et plusieurs armes ont été retrouvées sur les lieux du drame, dont une carabine semi-automatique comme celles utilisées chez les militaires.

Les autorités ont par ailleurs refusé de donner des détails sur la conversation que les enquêteurs ont eue avec le suspect. L'adolescent fait face à deux accusations de meurtre et trois accusations d'agression à l'endroit d'enfants menant à la mort.

Associated Press


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Prise d'otages en Algérie : deux Canadiens auraient été tués

Deux Canadiens figurent parmi les ravisseurs tués lors de l'assaut de l'armée algérienne dans le complexe gazier d'In Aménas, dans le sud du pays, où un groupe d'islamistes a mené une prise d'otages, affirme la chaîne privée algérienne Ennahar TV.

« Les corps de deux terroristes de nationalité canadienne ont été découverts à In Aménas », selon ce média, qui cite des sources sécuritaires.

Ottawa avait indiqué vendredi qu'un citoyen canadien pourrait être parmi les ravisseurs, mais cette information n'avait toutefois pas été confirmée.

Le nombre d'otages tués atteint désormais 48, après la découverte dimanche des corps de 25 otages supplémentaires à l'intérieur du site par les forces algériennes, selon une source proche des services de sécurité.

Plus tôt, le ministre algérien des Communications, Mohamed Said, faisait état de plus de 23 otages tués entre la prise d'otages, mercredi soir, et l'assaut final de l'armée algérienne, samedi matin.

Le nombre total de tués, en comptant les 32 preneurs d'otages djihadistes qui sont morts lors de l'assaut de l'armée, s'élèverait donc à 80, mais le bilan peut encore s'alourdir, les forces algériennes n'ayant pas achevé d'examiner les lieux.

La même source a rapporté que six ravisseurs avaient été capturés vivants par l'armée algérienne, à l'issue de la prise d'otages.

M. Said a quant à lui annoncé dans la journée que les preneurs d'otages, « originaires de pays arabes et africains et de pays non africains », étaient en tout de six nationalités différentes.

La prise d'otages a été orchestrée en représailles à l'opération en cours au Mali, où des troupes françaises, maliennes et ouest-africaines tentent de repousser des rebelles islamistes qui ont pris le contrôle du nord du pays. L'Algérie a autorisé les avions de chasse français à survoler son territoire pour se rendre au Mali.

Depuis le début de la prise d'otages, l'Algérie s'était gardée de révéler la nationalité des victimes étrangères, laissant cette tâche aux gouvernements impliqués.

Le premier ministre David Cameron a annoncé que trois Britanniques et un résident du pays ont été tués dans la prise d'otages. Trois autres Britanniques sont disparus et vraisemblablement mort, a-t-il ajouté.

Le Japon a annoncé que 10 de ses ressortissants manquaient à l'appel. Neuf d'entre eux ont été exécutés dès mercredi par les ravisseurs, selon l'Agence France-Presse, qui cite deux otages algériens témoins de la scène.

Six Philippins ont été tués et quatre autres sont portés disparus, selon le gouvernement philippin, alors que la Norvège compte cinq morts et la Malaisie, deux. Des citoyens français, américains et roumains avaient déjà été déclarés morts.


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Canadien enlevé en Colombie : recherches en cours

Written By Unknown on Minggu, 20 Januari 2013 | 16.05

Des militaires et des policiers colombiens poursuivent leurs recherches pour retrouver les cinq employés et consultants de l'entreprise torontoise aurifère Braeval Mining, qui ont été enlevé vendredi par un groupe armé de gauche. Parmi les otages figurent un Canadien, deux Colombiens et deux Péruviens.

Selon les autorités colombiennes, deux douzaines de guérilleros de l'Armée de libération de la Colombie auraient pénétré, peu avant l'aube vendredi, dans un camp de prospecteurs miniers travaillant pour le compte de la compagnie torontoise Braeval Mining. Vingt-cinq travailleurs étaient sur place, mais seulement cinq ont été kidnappés.

Le groupe rebelle est le deuxième en importance dans la région, après les FARC.

Des recherches sont en cours pour tenter de retrouver les captifs. Une unité spéciale de l'armée colombienne a été dépêchée: selon les autorités, ils seraient plus de 450 à sillonner la région avec l'appui d'avions et d'hélicoptères.

Le secrétaire de l'intérieur du département de Bolivar, Jose Hilario Bossio Perez, estime que les employés auraient été ciblés en raison de leur importance dans le développement du projet de mine d'or Snow Mine.

La compagnie Braeval croit aussi que les mineurs savaient qu'ils s'exposaient à des dangers en allant travailler à l'étranger. L'employeur avait recruté des militaires pour protéger les mineurs.

Le ministère canadien des Affaires étrangères refuse de commenter, mais il confirme être en contact avec les autorités colombiennes. Il recommande par ailleurs aux Canadiens d'éviter de se rendre dans les régions rurales de la Colombie, en raison de la présence de groupes rebelles.

Avec des informations de Laurence Martin et Alex Boisonneault


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Prise d'otages en Algérie : 23 otages et 32 ravisseurs tués

Vingt-trois otages ont été tués durant les quatre jours de la prise d'otages sur le site gazier d'In Amenas dans le sud de l'Algérie, alors que 32 ravisseurs ont été tués par les forces spéciales de l'armée lors des opérations militaires pour libérer les personnes captives, selon un bilan provisoire officiel du gouvernement algérien.

Le ministère algérien de l'Intérieur a par ailleurs ajouté que 107 otages expatriés et 685 otages de nationalité algérienne ont été libérés.

La prise d'otages a pris fin samedi matin avec l'assaut des forces spéciales de l'armée au cours duquel 11 ravisseurs et 7 otages ont été tués.Les djihadistes liés à Al-Qaïda agissaient en représailles à l'intervention française au Mali.

Ils avaient miné les installations que l'armée s'emploie maintenant à neutraliser.

Depuis vendredi, le groupe prétendait détenir trois Belges, deux Américains, un Japonais et un Britannique. Plusieurs bilans contradictoires ont toutefois été diffusés depuis le début alors qu'une vingtaine d'otages étrangers manque toujours à l'appel.Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé qu'il n'y avait plus d'otage français sur le site.

Les entreprises qui avaient des travailleurs sur le site d'In Amenas tentent de clarifier la situation de leurs ressortissants. La pétrolière norvégienne Statoil a confirmé samedi qu'elle était toujours sans nouvelles de six de ses employés, tandis qu'elle avait reçu la confirmation que deux travailleurs étaient sains et saufs. La firme d'ingénierie japonaise JGC dénombrait 10 employés manquants. Quatre des employés de BP sont toujours portés disparus selon le groupe pétrolier britannique, qui craint qu'il y ait « un ou plusieurs morts » à déplorer parmi eux.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a déclaré samedi que cinq Britanniques et une personne résidant en Grande-Bretagne sont morts ou portés disparus.

Les délégations étrangères étant tenues loin du site de la prise d'otages, la situation est difficile à évaluer, et l'Algérie est fortement critiquée pour son manque de transparence.Le président français, François Hollande, a tout de même affirmé que l'Algérie a eu « les réponses les plus adaptées » et que l'intervention militaire était la seule option à envisager.

« Nous n'avons pas encore tous les éléments, mais, quand il y a une prise d'otages avec autant de personnes concernées et des terroristes aussi froidement déterminés, prêts à assassiner - ce qu'ils ont fait - leurs otages, un pays comme l'Algérie a les réponses qui me paraissent à mes yeux les plus adaptées, car il ne pouvait y avoir de négociation », a déclaré le président français.

Vendredi soir, le Conseil de sécurité a déploré « dans les termes les plus fermes l'attaque terroriste contre le site d'In Amenas, en Algérie ». Les membres du conseil ont appelé les États impliqués à collaborer avec les autorités algériennes afin de sauver les otages restants.

Samedi, le président américain Barack Obama a qualifié les auteurs de la prise d'otages de « terroristes »

« La responsabilité de cette tragédie revient aux terroristes qui en sont à l'origine, et les États-Unis condamnent leurs actions de la façon la plus forte », a déclaré le président. C'était la première fois qu'il s'exprimait sur la prise d'otage.

Récits troublants

Les otages libérés commencent à raconter leur expérience. Un otage philippin a déclaré avoir été enveloppé d'explosifs et transporté dans un camion piégé lors de l'assaut des forces de sécurité. Il a ajouté que les bombes placées sur le véhicule où il se trouvait n'ont pas explosé, contrairement à celles des camions voisins, dont les occupants seraient morts.

Un Français employé d'une entreprise de restauration a indiqué être resté caché sous son lit pendant une quarantaine d'heures avant d'être secouru par les soldats algériens.

Une agence de presse malienne a par ailleurs diffusé samedi un message audio attribué au chef présumé des ravisseurs.

Il y menace de « faire exploser » les otages en cas d'intervention des forces de sécurité algériennes. Le message aurait été enregistré jeudi soir, après le premier assaut de l'armée.


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Un ministre syrien appelle au dialogue

Le ministre des Affaires étrangères de la Syrie a invité samedi les rebelles à déposer leurs armes et à prendre part à un dialogue national, disant que tous ceux qui y participeront seront inclus dans un nouveau conseil des ministres avec des pouvoirs exécutifs.

Dans un entretien diffusé en direct à la télévision d'État tard samedi, Walid Al-Mouallem a indiqué que tous les partis d'opposition pourraient se joindre au conseil à la condition qu'ils rejettent une intervention étrangère en Syrie. Il a ajouté que le gouvernement syrien avait commencé à contacter ceux qu'il a qualifiés de « représentants du peuple syrien ».

Plus tôt ce mois-ci, le président Bachar Al-Assad a rejeté les appels à sa démission, promettant de continuer à combattre des rebelles. Il avait également proposé une conférence de réconciliation nationale, des élections et une nouvelle constitution, des concessions qu'il avait précédemment offertes depuis le début du soulèvement contre lui en mars 2011.

L'opposition soutient quant à elle que l'actuel président ne peut jouer aucun rôle dans une résolution du conflit. Le ministre Al-Mouallem s'est adressé à elle dans son interview, appelant ceux qui s'étaient battus pour le changement et la réforme à participer à bâtir la « nouvelle Syrie ».

« Atteinte à la présidence »

Il a toutefois mis en garde les rebelles qui demandent la démission du président. Il a estimé que ceux-ci cherchent la violence. Il ajouté, parlant également de la position américaine et des propos récents de l'émissaire international Lakhdar Brahimi, que « personne ne peut se permettre de porter atteinte à la présidence, c'est inacceptable ».

Le ministre Al-Mouallem a également accusé le Qatar, l'Arabie-Saoudite et la Turquie d'armer et de financer les rebelles syriens. Il a également soutenu que Jabhat al-Nusra -- un groupe lié à Al-Qaida déclaré organisation terroriste par les États-Unis et qui se bat aux côtés des rebelles syriens -- avait fait venir des combattants de 27 pays pour se battre en Syrie.


Associated Press


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Référendum sur le service militaire en Autriche

Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes dimanche matin en Autriche, où les citoyens doivent décider de l'avenir de leur armée par référendum.

La question concerne le maintien du service militaire, actuellement obligatoire. Les Autrichiens doivent décider s'ils préfèrent se tourner vers une armée de métier, comme 21 des 26 pays membres de l'Union européenne.

Présentement, les Autrichiens doivent passer par un service militaire obligatoire de 6 mois. L'armée compte 35 000 soldats, dont 14 000 professionnels, et une milice à temps partiel d'environ 30 000 membres. En vertu de la réforme proposée, l'armée compterait dorénavant 8500 militaires de carrière et 9300 membres à temps partiel.

L'Autriche, pays traditionnellement neutre, est divisée sur cet enjeu. Sans ennemi particulier, plusieurs estiment qu'il serait à l'avantage de l'Autriche de se doter d'une armée de plus grande qualité plutôt que de se concentrer sur la quantité.

Toutefois, plusieurs craignent les effets de la réforme sur l'organisation communautaire du pays. En effet, les objecteurs de conscience qui refusent le service obligatoire doivent occuper certains emplois peu populaires et souvent mal payés pendant quelques mois, dont chauffeur d'ambulance et préposé pour les personnes âgées.

De plus, la capacité de l'armée à réagir efficacement lors de situations d'urgence, comme les catastrophes naturelles, est remise en question par plusieurs.

Des sondages réalisés peu avant le vote indiquent que les Autrichiens pourraient choisir de conserver le service militaire.


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Allégations de corruption en Espagne

Written By Unknown on Sabtu, 19 Januari 2013 | 16.05

Un ancien trésorier du parti au pouvoir en Espagne a amassé l'équivalent de 29 millions $ US dans des comptes bancaires suisses, a révélé un tribunal, générant un barrage de questions, vendredi, sur la possibilité que de hauts responsables puissent avoir été mêlés à de présumes actes de corruption avant de remporter les élections en 2011.

La vice-première ministre Soraya Saenz de Santamaria a nié savoir quoi que ce soit au sujet de l'argent ou de reportages de journaux à l'effet que l'ancien trésorier Luis Barcenas ait versé d'importantes sommes d'argent, de façon clandestine, à des membres du Parti populaire.

L'avocat de M. Barcenas a nié que la somme d'argent en question avait été obtenue illégalement ou qu'elle était associée au parti. M. Barcenas ne faisait encore l'objet d'aucune accusation en fin d'après-midi vendredi.

Mme Saenz s'est fait demander si le premier ministre Mariano Rajoy ou d'autres membres du gouvernement conservateur avaient reçu de l'argent, mais a refusé de répondre à de telles questions. Elle a expliqué qu'elle était une porte-parole du gouvernement et qu'elle ne parlerait donc pas des affaires liées au parti.

Selon ce qu'a annoncé le Tribunal national, une enquête liée à des paiements non conformes de la part de sociétés à des membres du parti, en retour de l'octroi de contrats d'affaires, avait permis de découvrir que M. Barcenas détenait cinq comptes en Suisse.

M. Barcenas a remis sa démission de son poste de trésorier en 2009, alors que le Parti populaire siégeait à l'opposition, et abandonné son siège au Sénat en 2010, quelques mois après que son nom eut été associé à l'enquête pour la première fois.

Des milliers d'Espagnols sont sortis dans les rues de Madrid pour protester contre les allégations.


Associated Press


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Interrogations sur la prise d'otages d'In Amenas

Deux jours après la prise d'otages du complexe gazier d'In Amenas, dans le Sud-Est algérien, la question de la sécurité du site, assurée par la gendarmerie nationale et plusieurs entreprises privées, a été soulevée par plusieurs voix.

À commencer par le journaliste algérien Fayçal Métaoui qui, sur les ondes du RDI, a indiqué que les autorités algériennes évitent d'expliquer le fait que cette base gazière fortement sécurisée a pu faire l'objet d'une attaque aussi spectaculaire. Le journaliste explique que l'installation d'In Amenas est un site « sensible et stratégique », qui fournit 18 % de la production de gaz à l'Europe. 

« On se demande comment ce groupe, venu de Libye alors que la frontière est fermée, a pu s'infiltrer alors que l'installation est gardée par la gendarmerie nationale et plusieurs entreprises de gardiennage privées, qui ont des armes, des caméras et tous les moyens pour sécuriser les lieux. C'est au gouvernement algérien de répondre », a-t-il expliqué.

Selon ce journaliste, les autorités négocient avec le groupe terroriste même si le gouvernement a refusé officiellement tout chantage ou négociation, car le groupe qui détiendrait sept otages a menacé de faire exploser les installations. Face à cette menace, les autorités ont arrêté la production de gaz.

Le témoignage d'un ex-otage algérien sur le site Maghrebemergent laisse entendre que le groupe terroriste est entré dans le site sans qu'il y ait d'accrochages avec la sécurité.

« J'ai été réveillé vers 5 h 30 du matin par des tirs d'armes automatiques. On entendait partout des cris d'Allah ou Akbar. [...] Pour moi il y avait une bataille dehors et les militaires étaient en train de pourchasser les assaillants. En fait non. Les terroristes étaient seuls. Vers 7 h 30, l'un d'entre eux a défoncé la porte de ma chambre. Il avait une tenue militaire. Il était lourdement armé. Il avait un accent égyptien », a raconté le témoin.

Il a notamment précisé que les assaillants n'étaient intéressés que par les étrangers. Ils auraient d'ailleurs laissé les otages algériens utiliser leurs cellulaires pour contacter leurs familles.

L'ex-otage a apporté néanmoins un élément sur la question de la sécurité du site : « La sécurité dans la zone où se trouve la base vie [où résident les travailleurs] et le périmètre du complexe gazier de Tiguentourine est assurée par l'armée. C'est une surveillance à distance. Les abords de la base vie ne sont pas gardés. Je ne sais pas ce qui s'est passé ce mercredi à l'aube. »

La question malienne

De son côté, Gilles Kepel, un spécialiste reconnu du monde arabe et des islamistes, avance qu'il est possible que l'autorisation donnée aux avions français de traverser le ciel algérien n'ait pas fait « l'unanimité » au sein du pouvoir algérien. « La presse algérienne, qui est contrôlée par diverses factions de la sécurité militaire [les services secrets algériens], a manifesté son opposition à l'initiative française [l'envoi de troupes au Mali] ».

« Cette opération [la prise d'otages], a-t-elle bénéficié de complicités diverses? La question se pose », a-t-il dit.

Le professeur Jeremy Keenan de l'École d'études africaines et orientales de Londres va plus loin. Selon lui, les chefs des trois groupes islamistes que sont l'AQMI, le MUJAO et Ansar Dine ont « des liens directs avec les services secrets algériens ».

Au sujet des employés du consulat d'Algérie kidnappés par les terroristes à Gao, au Mali, M. Keenan a expliqué que, selon lui, les services secrets algériens ont commandé ce kidnapping pour faire « apparaître que l'Algérie est également victime de cette situation ».

En ce qui concerne la situation au Mali, le professeur estime que les États-Unis savent que le pouvoir algérien « tire les ficelles » et Washington « compte sur l'Algérie pour jouer un rôle opérationnel » lorsque les Américains estimeront qu'ils en tireront profit.

Selon lui, les négociations dans ce conflit [au Mali] seront étalées sur une longue période durant laquelle, l'« Algérie sera considérée l'acteur incontournable et sera ovationnée par l'Occident en tant que faiseur de paix dans la région alors qu'elle est en réalité à l'origine de la plupart des troubles locaux », a-t-il conclu dans une entrevue à Al-Jazira.


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