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Bande de Gaza : les négociations pour un cessez-le-feu reportées à mardi

Written By Unknown on Selasa, 20 November 2012 | 16.05

Le site du quotidien israélien Haaretz rapporte que le cabinet de sécurité israélien a reporté d'au moins un jour la décision de lancer ou pas une offensive terrestre dans la bande de Gaza.

Par ailleurs, le gouvernement israélien a demandé aux intermédiaires égyptiens de négocier avec le Hamas les termes d'un cessez-le-feu, selon un responsable israélien cité par Haaretz.

Un responsable égyptien cité par le quotidien a affirmé que les deux parties étaient proches d'un accord, mais il a expliqué qu'Israël devait faire preuve de plus de flexibilité.

Mardi, les émissaires israéliens doivent se rendre en Égypte pour répondre aux demandes du Hamas.

Plus tôt, le cabinet de sécurité israélien, composé des principaux ministres, s'était réuni pour examiner la proposition de trêve présentée par le gouvernement égyptien afin de mettre fin aux opérations militaires à Gaza.

Auparavant, le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, a affirmé depuis Le Caire que son mouvement était disposé à une trêve à Gaza si Israël cessait ses bombardements et levait le blocus du territoire palestinien.

« Nous ne sommes pas contre un apaisement, mais nous tenons à nos demandes, la fin de la brutalité, la fin de l'agression et la levée du blocus », a-t-il déclaré.

Selon M. Mechaal, Israël n'avait pas atteint ses objectifs à Gaza, car il avait été pris de court par les armes palestiniennes.

Intervenant lundi matin sur RDI, Avi Pazner, porte-parole du gouvernement israélien, a indiqué que Tel-Aviv était prêt à une solution diplomatique, mais il n'exclut pas le recours à une offensive terrestre d'envergure dans le cas d'un échec.


Radio-Canada dans la bande de Gaza

L'envoyé spécial de Radio-Canada Jean-François Bélanger a réussi à entrer dans la bande de Gaza. Pour suivre sa couverture du conflit, lisez cet article.


Le bilan s'alourdit

Au sixième jour de l'offensive israélienne contre les groupes armés palestiniens, l'aviation et la marine israéliennes ont repris leurs bombardements de la bande de Gaza lundi, faisant 32 nouveaux morts.

Dans un raid visant un bâtiment de médias dans le centre de la ville de Gaza, un commandant du Djihad islamique, Ramez Harb, a été tué.

Au moins 26 Palestiniens, dont 11 membres de la même famille et pour la plupart des femmes et des enfants, ont été tués dans une série de raids des forces israéliennes dimanche.

Selon l'armée israélienne, une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de cette attaque aérienne.

L'armée israélienne a affirmé avoir atteint 80 cibles palestiniennes, essentiellement des tunnels, dans le sud de la bande Gaza.

Les frappes israéliennes ont fait 109 morts et 900 blessés depuis le début des hostilités, selon des sources médicales palestiniennes.

Agitation diplomatique

Le Hezbollah libanais s'est invité lundi dans le concert des déclarations internationales sur la situation dans la bande de Gaza.

Hassan Nasrallah, le chef du mouvement chiite, a déclaré qu'Israël n'avait pas atteint ses objectifs militaires avec sa campagne de bombardements sur la bande de Gaza.

« Le pilonnage vise clairement et délibérément les civils et tue des femmes et des enfants », a-t-il déclaré.

M. Nasrallah, allié de l'Iran et du régime syrien, a tenu dans son discours des propos sévères à l'égard de certains pays arabes.

« C'est un devoir d'ouvrir les frontières et d'envoyer des missiles à la résistance à Gaza. Où sont les Arabes qui envoient des armes aux opposants syriens et qui n'ont pas l'audace de tirer un coup de feu à Gaza? » s'est-il interrogé, faisant allusion aux monarchies du Golfe qui soutiennent le soulèvement contre le régime syrien.

Le président Barack Obama a insisté lundi sur un arrêt des tirs de roquettes du Hamas contre Israël pour progresser vers la fin du conflit dans la bande de Gaza, a annoncé la Maison-Blanche.

Le président américain s'est exprimé ainsi au cours d'une conversation téléphonique avec son homologue égyptien Mohamed Morsi, qui s'active pour obtenir une trêve aux deux parties.

L'ambassadrice américaine auprès de l'ONU, Susan Rice, a annoncé que les États-Unis ne donneront pas leur aval à un texte du Conseil de sécurité des Nations unies qui sape, selon eux, les efforts faits pour atteindre un cessez-le-feu.

Au terme d'une nouvelle réunion lundi du Conseil de sécurité, la Russie a annoncé qu'elle proposerait une résolution en faveur d'un cessez-le-feu immédiat si les 15 pays ne parvenaient pas, d'ici à mardi, à s'entendre sur un texte qui appelle à la fin des hostilités entre Israël et les groupes palestiniens armés de Gaza.

Plus tôt, les Russes avaient accusé les États-Unis, sans les nommer, de vouloir « faire obstruction » à un communiqué du Conseil de sécurité des Nations unies sur Gaza.

Quelques chiffres sur la bande de GazaLa bande de Gaza est l'un des territoires au monde, où la densité de la population est la plus élevée. Sur une superficie de 360 kilomètres carrés vivent plus de 1,5 million d'habitants, soit plus de 4500 personnes par kilomètre carré.
  • Le taux de chômage est de 34 %
  • 80 % de la population dépend de l'aide alimentaire
  • Un seul camion avec des produits destinés à l'exportation était autorisé à sortir de Gaza en 2011
  • Israël a imposé des restrictions de sorte que 35 % des terres cultivables et 85 % des eaux pour la pêche sont partiellement ou totalement inaccessibles
  • En raison de la surpopulation, 85 % des écoles offrent un « double service » - un le matin, l'autre l'après-midi - aux élèves
Sources : le Bureau pour la coordination des affaires humanitaires dans les territoires palestiniens de l'ONU (rapport de juin 2012)

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Des ONG redoutent un désastre humanitaire dans la bande de Gaza

Près d'une quarantaine d'organisations humanitaires et de développement ont averti lundi qu'un « désastre humanitaire » se produirait dans la bande de Gaza si les combats entre le Hamas et Israël se poursuivent.

Ces organisations, membres l'Association of International Development Agencies (AIDA), appellent « les dirigeants mondiaux à agir de toute urgence pour faire appliquer un cessez-le-feu, protéger les vies et les infrastructures civiles, et prévenir un autre désastre humanitaire à Gaza qui résulterait d'une confrontation militaire prolongée ».

Selon le communiqué de ces organisations, « la communauté internationale doit immédiatement faire pression sur le gouvernement israélien pour laisser ouverts les postes frontaliers de Gaza et permettre l'entrée de l'aide humanitaire de première nécessité ».

« La communauté internationale ne peut continuer à rester les bras croisés tandis que le nombre de victimes civiles à Gaza et en Israël continue à augmenter », a déclaré Nishant Pandey, un responsable de l'organisation Oxfam.

Selon lui, « le conflit actuel menace de perpétuer et d'aggraver l'impact humanitaire de cinq ans de blocus israélien et de l'opération militaire israélienne Plomb durci de 2008-2009 sur les civils palestiniens de Gaza ».

« Cela ne peut qu'accroître le désespoir de la population, créer plus d'insécurité et mettre en péril la possibilité d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens. » — Nishant Pandey, responsable chez Oxfam

Les organisations ont lancé leur appel au moment où leurs partenaires du domaine de la santé dans la bande de Gaza se disent bientôt à court de médicaments et de matériel médical de première nécessité.

Le communiqué des organisations rappelle que 1,6 million de Palestiniens, dont près de la moitié sont des enfants, vivent toujours sous le blocus israélien dans la bande Gaza. « Le coût humain d'une nouvelle confrontation militaire serait trop élevé, les habitants de Gaza n'ont pas les moyens de reconstruire une nouvelle fois leur vie », a souligné David White, un responsable de CARE.

Israël a rouvert dimanche le poste-frontière de Kerem Shalom, le seul point d'entrée à Gaza pour les marchandises, pour laisser entrer 124 camions, soit en moyenne 30 % du nombre de passages journaliers avant le blocus, ont précisé les organisations.

Parmi les organisations signataires de l'appel figurent Action contre la faim, CARE International, Handicap International, Médecins du monde, Oxfam, Save the Children et le Secours islamique de France.


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Pakistan : abandon des charges contre une jeune chrétienne accusée de blasphème

La justice pakistanaise a abandonné les charges qui pesaient contre Rimsha Masih, une jeune chrétienne accusée d'avoir profané le Coran et dont l'affaire avait fait grand bruit dans le pays et la communauté internationale.

Le tribunal d'Islamabad a décidé « une fin de non-recevoir » concernant les accusations qui pesaient contre Rimsha, a déclaré l'un de ses avocats, Akmal Bhatti. Le ministre pakistanais de l'Harmonie nationale, Paul Bhatti, a confirmé l'abandon des charges dans le dossier.

Rimsha Masih, une jeune fille illettrée de 11 à 14 ans, selon les sources, avait été arrêtée à la mi-août après que des voisins l'eurent accusée d'avoir brûlé des pages du Coran. Un crime pour lequel elle risquait la peine de mort au Pakistan en vertu de la loi sur le blasphème.

Lors de l'enquête, les soupçons de la police se sont cependant tournés vers l'imam de la mosquée voisine, Khalid Jadoon Chishti.

Ce dernier est soupçonné sur la base de plusieurs témoignages d'avoir lui-même déchiré des pages du livre saint et d'avoir placé les morceaux dans un sac de la fillette contenant des papiers brûlés, afin « d'expulser » les chrétiens de ce quartier périphérique de la capitale, Islamabad.

L'imam a été arrêté et demeure détenu en attendant la suite des procédures judiciaires qui pourraient être entreprises contre lui.Quant à la jeune fille originaire du village de Mehrabadi, elle a pu être libérée en septembre dernier en échange d'une caution de 1 million de roupies (environ 10 000 $).

Bien qu'elle ait été disculpée, l'enfant ne pourra probablement pas retourner dans son village, où elle risque d'importantes représailles de la population locale, car il est fréquent au Pakistan que des personnes accusées de blasphème soient lynchées par la foule, et ce, même si elles ont été déclarées innocentes par la justice

Le cas de Rimsha Masih a eu de nombreux échos dans la communauté internationale, où les groupes de défense des droits de la personne dénoncent les lois pakistanaises qui condamnent tout propos ou acte contre l'islam ou le prophète Mahomet.

Les détracteurs de cette loi jugent que sa terminologie vague encourage tous les abus et alimente la discrimination contre les minorités religieuses, particulièrement contre les chrétiens qui sont régulièrement l'objet de telles accusations dans le pays.

En mars 2011, le ministre des Minorités religieuses du Pakistan, Shahbaz Bhatti, a été assassiné pour avoir réclamé l'abolition de cette loi qui prévoit la peine de mort pour ceux et celles qui blasphèment contre le Coran, l'islam ou son prophète.

Les chrétiens, qui représentent moins de 2 % des quelque 170 millions de Pakistanais, sont régulièrement l'objet de violences, d'attentats ou d'accusations de blasphème.


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Conflit israélo-palestinien : retour sur les événements-clés des dernières années

Les missiles et les roquettes pleuvent à la frontière entre Israël et la bande de Gaza depuis l'assassinat par l'armée israélienne du chef de l'aile militaire du Hamas, Amhad Jaabari, le 14 novembre 2012.

Cette attaque ciblée contre un dirigeant du mouvement islamiste au pouvoir à Gaza marque le déclenchement de l'opération Pilier de défense, une vaste offensive de Tsahal contre des groupes armés de l'enclave palestinienne visant à mettre fin aux tirs de roquettes sur son territoire.

RETOUR SUR LES ÉVÉNEMENTS-CLÉS QUI ONT JALONNÉ LES RELATIONS ENTRE GAZA ET ISRAËL AU COURS DES DERNIÈRES ANNÉES :

En août et septembre 2005, Israël décide unilatéralement de démanteler toutes ses colonies dans la bande de Gaza et d'en retirer ses troupes. Le Hamas n'aura jamais autant eu les coudées franches.

En juin 2006, Israël lance contre la bande de Gaza l'opération Pluie d'été pour récupérer le soldat Gilad Shalit enlevé par des activistes palestiniens et tenter d'enrayer les tirs de roquettes. La quête de ces objectifs, qui ne sont pas atteints, se solde en revanche par la mort de 200 personnes, la plupart des civils, et l'arrestation de dizaines d'élus et d'officiels du Hamas.

Pendant ce temps, les tensions entre les deux principaux mouvements palestiniens s'avivent. En juin 2007, les militants du Hamas défont ceux du Fatah et prennent le contrôle de la bande de Gaza. La crise politique ouverte par l'élection du Hamas aux législatives de janvier 2006 est consommée. Ce dernier règne en maître sur sa bande de terre de 360 km2, coupée du monde par le blocus d'Israël, alors que le Fatah ne dirige plus que la Cisjordanie.

En juin 2008, le Hamas et Israël annoncent la signature d'une trêve qui ne durera que quelques mois. En novembre de la même année, les Palestiniens ripostent à une incursion israélienne par des tirs de roquettes.

D'après Tsahal, les violences ont éclaté après la découverte, par ses troupes, d'un tunnel à Gaza qui devait être utilisé pour enlever des soldats israéliens. Le Hamas déclare officiellement la reprise des hostilités en décembre et intensifie ses tirs de roquettes contre Israël.

Pour y mettre un terme, Israël lance son opération Plomb durci, l'offensive de loin la plus sanglante dans la guerre qui l'oppose au Hamas depuis sa prise de pouvoir à Gaza. À la fin de décembre 2008, l'aviation israélienne tue 200 Palestiniens au premier jour de l'offensive qui durera trois semaines.

Les affrontements qui ont parsemé la bande de Gaza de ruines ont fait quelque 1400 morts du côté palestinien et 13 du côté israélien. Ils se sont conclus en janvier par un cessez-le-feu unilatéral d'Israël, en janvier 2009. Les violences ont fait place à une accalmie relative, ponctuée de poussées de tension.

En octobre 2011, après plus de cinq ans de captivité, Gilad Shalit est libéré et remis aux autorités égyptiennes par le Hamas en échange de plus d'un millier de prisonniers.

Lancée en novembre 2012, l'opération Pilier de défense annonce une reprise soutenue des hostilités. Les espoirs de paix dans ce conflit sans fin s'amenuisent.


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Syrie : Ottawa exhorte Moscou à user de son influence pour mettre fin au conflit

Written By Unknown on Senin, 19 November 2012 | 16.05

Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a exhorté la Russie à user de son influence pour mettre fin à la guerre civile syrienne.

M. MacKay a déclaré à des journalistes réunis dimanche au Forum sur la sécurité internationale de Halifax que la Russie, l'un des alliés les plus importants de la Syrie, devrait utiliser son poids pour mettre fin au conflit.

Moscou a appuyé la Syrie au Conseil de sécurité des Nations Unies en utilisant son droit de veto pour bloquer des résolutions visant à exercer de la pression sur le régime du président Bachar Al-Assad.

« Si la Russie veut véritablement être perçue comme un membre productif et démocratique de la communauté internationale, c'est le temps pour elle de faire la bonne chose. » — Peter Mackay, ministre de la Défense

Peter Mackay a indiqué que le premier ministre canadien Stephen Harper avait récemment rencontré le président russe Vladimir Poutine, mais n'a pas élaboré sur leur discussion.

Samedi, le sénateur américain John McCain avait déclaré lors du Forum qu'il avait « honte » de l'inaction des États-Unis par rapport à la guerre civile syrienne.

M. Mackay a réitéré dimanche que le Canada ne planifiait pas d'intervention militaire en Syrie. « Je crois qu'il y a encore d'autres avenues diplomatiques que nous pouvons explorer. Je pense qu'une intervention militaire est toujours le dernier recours », a-t-il affirmé, ajoutant que, malgré ce qui se passait en Israël, il ne fallait pas perdre de vue le conflit syrien.

Plus de 36 000 personnes ont été tuées depuis le début de la révolte en Syrie en mars 2011.

La situation au Moyen-Orient a dominé les discussions à la conférence de Halifax en fin de semaine. Quelque 300 délégués provenant de 50 pays y ont participé.

Depuis quelques jours, la bande de Gaza est bombardée par Israël. Dimanche, des responsables médicaux palestiniens ont indiqué qu'un missile israélien avait fait s'écrouler une maison de deux étages dans un quartier résidentiel de Gaza, tuant 11 civils, dont des femmes et des enfants.

M. MacKay a réaffirmé dimanche que le Canada appuyait Israël, disant que le pays « avait le droit de se défendre ».

« Un pays a le droit d'exister et une partie de cette existence signifie protéger sa population, ce qu'Israël essaie désespérément de faire », a-t-il dit.

Le Canada et Israël ont récemment signé un protocole d'entente non contraignant sur la défense, les initiatives industrielles et le partage de renseignements.


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Présidence de l'UMP : les deux adversaires revendiquent la victoire

L'élection d'un successeur à Nicolas Sarkozy à la présidence de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) a tourné à la guerre ouverte dimanche soir en France, où Jean-François Copé et François Fillon revendiquent tous les deux la victoire.

Quelque 300 000 militants étaient appelés à voter pour désigner le président de l'UMP et chef de l'opposition. L'ex-premier ministre François Fillon était le favori des sondages face à Jean-François Copé, partisan d'une ligne politique très à droite basée sur le modèle de Nicolas Sarkozy.

L'issue de ce scrutin est importante puisque le vainqueur sera le président de l'UMP jusqu'en 2015, ce qui lui donnera une longueur d'avance pour la présidentielle de 2017.

M. Copé a tiré le premier en délivrant un discours de la victoire depuis le siège de l'UMP devant ses partisans et les journalistes, en revendiquant 1000 voix d'avance.

Quelques minutes plus tard, devant tout autant de partisans et de médias, François Fillon a revendiqué la victoire avec 224 voix d'avance. L'ex-premier ministre a déclaré qu'il attendait avec « sérénité » la proclamation officielle du vote par une commission interne.

Tard en soirée, seuls les résultats d'une trentaine de départements sur 650 bureaux de vote avaient été validés et on ignorait toujours quand la commission électorale de l'UMP serait en mesure de déclarer un vainqueur.

« Pour l'instant, il n'y a pas de vainqueur, [...] car les chiffres sont très proches l'un de l'autre », a déclaré dans la nuit de dimanche à lundi le président de la commission électorale interne, Patrice Gélard.

S'accusant mutuellement de fraudes, les deux camps ont par ailleurs annoncé qu'ils saisiraient cette commission des irrégularités qu'ils ont enregistrées. L'équipe Copé remet en question les résultats dans une circonscription de Nice, alors que l'équipe Fillon évoque des fraudes dans un bureau de vote à Paris.


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Les bombardements israéliens se poursuivent sur Gaza

Au sixième jour de l'offensive israélienne contre les groupes armés palestiniens, l'aviation et la marine de l'État hébreu ont repris leurs bombardements de la bande de Gaza lundi matin, faisant 10 morts.

Une frappe aérienne ayant visé le quartier de Zeitoun, dans la ville de Gaza, a tué quatre personnes, dont un enfant de cinq ans et deux femmes de 20 et 23 ans, a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé de la bande de Gaza, Ashraf al-Qudra, cité par l'Agence France-Presse.

Trois Palestiniens d'une même famille ont ensuite été tués dans un raid alors qu'ils étaient en voiture à Deir al-Balah, dans le centre du territoire, selon ce que rapportent des sources médicales palestiniennes.

Un fermier de 50 ans a également perdu la vie dans la ville de Beit Lahiya, plus au nord, et deux autres fermiers ont été tués dans une frappe sur Qarara, à l'est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, toujours selon des sources médicales.

L'aviation israélienne a également détruit un bâtiment de la police de la ville de Gaza dans la nuit de dimanche à lundi. Ces nouveaux raids surviennent au lendemain de la journée la plus meurtrière depuis le déclenchement de l'opération israélienne « Pilier de défense », mercredi dernier, avec l'assassinat à Gaza du chef des opérations militaires du Hamas, Ahmad Jaabari.

La marine israélienne s'est jointe à l'offensive contre le Hamas dimanche, combinant ses forces à celles des missiles de l'armée. Au moins 26 Palestiniens, dont 11 membres de la même famille et pour la plupart des femmes et des enfants, ont été tués dans une série de raids des forces israéliennes.

Plus tôt dans la journée, deux centres de médias abritant des agences internationales et palestiniennes ont été bombardés.

Le correspondant de Radio-Canada Jean-François Bélanger a réussi à entrer dans la bande de Gaza. Pour suivre sa couverture du conflit, lisez cet article.

Du côté israélien, où l'offensive se poursuivait dimanche pour une quatrième journée consécutive, les sirènes d'alerte ont retenti à Tel-Aviv. Trois roquettes à longue portée du Hamas ont été interceptées et détruites au-dessus de Tel-Aviv par le dispositif antimissile, baptisé Dôme de fer. Sept Israéliens ont été blessés et un bâtiment de quatre étages a été touché de plein fouet.

Au moins 846 roquettes ont été tirées depuis mercredi sur Israël, dont 302 ont été interceptées par le système antimissile, selon un bilan rendu public dimanche par l'armée israélienne. Selon notre correspondant Jean-François Bélanger, le Hamas affirme avoir tiré plus de 1000 roquettes et missiles sur Israël depuis le début de l'offensive sur Gaza.

Le premier ministre Benyamin Nétanhayou a déclaré qu'Israël allait intensifier son offensive « de façon significative » pour mettre fin à ces tirs de roquettes qui menacent la population israélienne. L'État hébreu se dit toutefois ouvert à la négociation. Il a d'ailleurs dépêché un envoyé spécial au Caire, en Égypte.

Les pays arabes et occidentaux tentent de leur côté de convaincre Israël de ne pas mener d'offensive terrestre et de dissuader le Hamas de poursuivre ses tirs vers l'État hébreu. La porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying, a quant à elle exhorté lundi les deux parties, « en particulier Israël, à exercer la plus grande retenue » dans la bande de Gaza.

Cette ébauche de pourparlers s'annonce longue et ardue, selon la correspondante de Radio-Canada à Jérusalem, Ginette Lamarche, car les deux côtés voudront sortir victorieux de cette confrontation.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, se rendra pour sa part mardi à Gaza à la tête d'une délégation ministérielle.

Six jours de frappesLes affrontements entre le Hamas et Israël s'intensifient chaque jour depuis mercredi. L'armée israélienne a détruit le siège du gouvernement et abattu le chef militaire du Hamas, Ahmad Jaabari. L'organisation islamiste a répondu par de nombreux tirs de roquettes, sur les villes de Jérusalem et Tel-Aviv notamment, démontrant ainsi qu'elle peut frapper sur de longues distances.

Dimanche, au moins 26 Palestiniens, surtout des femmes et des enfants, ont été tués dans l'offensive israélienne sur la bande de Gaza, en faisant la journée la plus meurtrière depuis le début de l'opération.

Israël a déclaré samedi que 20 000 réservistes de l'armée avaient rejoint leurs unités dans les dernières heures. Vendredi, le gouvernement israélien a autorisé la mobilisation de 75 000 réservistes de l'armée, ce qui suggère qu'Israël pourrait envoyer des troupes à l'assaut de la bande de Gaza. Israël a d'ailleurs déployé des transports de troupes blindés, des bulldozers et des chars à la frontière avec la bande de Gaza.

Depuis mercredi, au moins 84 Palestiniens et 3 Israéliens ont été tués dans les violences.


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Visite historique du président Barack Obama au Myanmar

Barack Obama, premier président américain en fonction à se rendre au Myanmar, s'est entretenu lundi matin à Rangoon avec le président Thein Sein, ainsi qu'avec la chef de file de l'opposition birmane, Aung San Suu Kyi.

Le président américain a été accueilli par des dizaines de milliers de personnes rassemblées le long de la route qui l'amenait de l'aéroport. Agitant des drapeaux américains, certains scandaient même joyeusement « Amérique » ou arboraient des affiches où il était inscrit « Bienvenue Obama » et « Légende, héros du monde ».

Barack Obama a d'abord rencontré le président et ancien général Thein Sein dans le bâtiment du parlement régional de Rangoun, ex-capitale du pays.

« Je lui ai fait savoir que je reconnaissais cela comme le premier pas de ce qui sera un long voyage. Mais nous pensons qu'un processus de réformes démocratiques et économiques comme celui que le président a entamé ici au Myanmar peut mener à d'incroyables opportunités en matière de développement », a déclaré Barack Obama aux journalistes sur place.

Le président américain a ensuite été reçu au domicile de la députée Aung San Suu Kyi, où elle a passé 15 ans en résidence surveillée, avant d'être libérée en 2010.

Par sa visite éclair de six heures au Myanmar, Barack Obama souhaite ainsi marquer son soutien aux réformes politiques en cours depuis la dissolution de la junte militaire en mars 2011 et l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement civil, présidé par Thein Sein.

Il a d'ailleurs défendu dimanche sa décision de se rendre dans un pays en pleine transition politique entre un règne brutal et une démocratie.

« Il ne s'agit pas d'une approbation du gouvernement birman. C'est une prise de conscience du processus en cours dans le pays, que personne n'avait prévu même un an et demi en arrière », a-t-il déclaré Obama lors d'une conférence de presse en présence de la première ministre thaïlandaise, Yingluck Shinawatra.

Le président américain est attendu en fin d'après-midi lundi au Cambodge, autre étape de son voyage officiel de quatre jours dans le sud-est de l'Asie.

Quelques dizaines de prisonniers politiques ont par ailleurs été libérés lundi, au moment où Barack Obama arrivait dans le pays.

« Nous savons que 44 prisonniers politiques ont été libérés », a déclaré le responsable de l'organisation de l'opposition Génération 88, Soe Tun, précisant que cette nouvelle amnistie était « à cause de la visite » du président américain.

L'Association d'assistance aux prisonniers politiques de Birmanie (AAPP), basée en Thaïlande, a confirmé le chiffre de 43 libérations sur sa page Facebook, alors que selon Nine Nine, de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), « 56 prisonniers politiques ont été libérés » lundi et dimanche, dont quatre membres du parti.

Cette amnistie fait suite aux trois précédentes vagues en octobre 2011, janvier 2012 et juillet 2012, qui avaient permis à environ 700 prisonniers politiques de recouvrer la liberté. Quelque 90 autres ont aussi été libérés en septembre dernier, mais plusieurs centaines se trouvent toujours derrière les barreaux.

La semaine dernière, plusieurs centaines de détenus ont pu recouvrer leur liberté, mais aucun détenu politique ne figurait sur la liste.

Le nombre de prisonniers politiques toujours en détention n'est d'ailleurs pas clair, mais le gouvernement birman a promis dimanche soir de mettre en place d'ici la fin de l'année un mécanisme pour les identifier.


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Explosion d'une plateforme pétrolière au large de la Louisiane

Written By Unknown on Sabtu, 17 November 2012 | 16.05

Une explosion suivie d'un incendie sur une plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique a fait au moins 11 blessés, dont 4 dans un état grave, et deux disparus, selon les autorités.

Les blessés ont été évacués vers un centre des grands brûlés.

Deux hélicoptères, un avion et des bateaux de petite taille ont été déployés dans la zone vendredi, a dit le porte-parole de la garde côtière Jonathan Lally.

L'incendie a été maîtrisé, il n'y aurait pas eu de déversement de pétrole et on ne craindrait pas une catastrophe écologique.

Un élu local a précisé que cette plateforme ne se trouve pas en eau profonde comme cela avait été le cas pour la plateforme Macondo, dont l'explosion en 2010 avait causé 11 décès et provoqué la pire marée noire de l'histoire des États-Unis.

La plateforme de production appartient à Black Elk Energy et se situe à 40 km au sud-est de Grand Isle, en Louisiane.


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De plus en plus de criminels âgés au Japon

Les prisons japonaises ont de plus en plus des airs de club de personnes âgées.

Le nombre de criminels âgés de plus de 65 ans était six fois plus élevé en 2011 que 20 ans auparavant, selon des chiffres publiés vendredi par le ministre de la Justice. Cette statistique est d'autant plus frappante que le Japon affiche l'un des taux de criminalité les plus bas au monde, et que celui-ci a encore diminué pour la neuvième année consécutive.

La plupart des personnes âgées sont arrêtées pour des délits mineurs, comme des vols à l'étalage. Toutefois, les autorités notent également une hausse dans le nombre de crimes violents. Les dossiers d'agressions commises par des aînés ont notamment augmenté de 50 % depuis 20 ans.

Certains cas frappent l'imaginaire. En avril dernier, un homme de 97 ans, qui se déplaçait grâce à un déambulateur, a été arrêté pour avoir tenté de tuer une femme de 84 ans avec un sabre.

Le vieillissement de la population, exceptionnel au Japon, n'expliquerait pas totalement ce phénomène, selon le rapport, qui n'indique toutefois pas la cause de la hausse des délits chez les aînés.

En chiffresEn 2011, 23 % de la population, soit près de 30 millions de personnes, était âgé de 65 ans et plus au Japon.


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