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Le pape François dénonce les djihadistes

Written By Unknown on Senin, 06 April 2015 | 16.05

Le reportage de Marie-Claude Dupont

Le pape François, lors de la traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi du dimanche de Pâques place Saint-Pierre, a prié pour la fin des persécutions contre les chrétiens, trois jours après le massacre de Garissa au Kenya.

« À Jésus victorieux, demandons d'alléger les souffrances de tant de nos frères persécutés à cause de son nom, comme aussi de tous ceux qui pâtissent injustement des conséquences des conflits et des violences actuels. Il y en a tant! », a lancé le chef de l'Église catholique à des dizaines de milliers de fidèles rassemblés sous la pluie.

« Qu'une prière incessante monte de tous les hommes de bonne volonté pour ceux qui ont perdu la vie, tués jeudi dernier à l'Université de Garissa, au Kenya, pour tous ceux qui ont été enlevés, pour qui a dû abandonner sa maison et ses affections proches », a-t-il ajouté.

Le pape, qui célébrait la fête de Pâques pour la troisième fois depuis son élection, s'exprimait du balcon central de la basilique Saint-Pierre.

Il a appelé à la fin des violences en Libye, où en février dernier les djihadistes du groupe armé État islamique ont décapité 21 chrétiens coptes égyptiens.

« Demandons la paix pour la Libye, afin que s'arrêtent l'absurde effusion de sang en cours et toute violence barbare, et que tous ceux qui ont à coeur le destin du pays mettent tout en oeuvre pour favoriser la réconciliation et pour édifier une société fraternelle qui respecte la dignité de la personne », a-t-il dit.

« Au Yémen également, nous espérons que prévale une volonté commune de pacification, pour le bien de toute la population. »

Le souverain pontife, âgé de 78 ans, a aussi prié pour la paix en Syrie, en Irak, au Soudan, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo ainsi qu'au Nigeria où sévissent les islamistes de Boko Haram.

« Demandons la paix pour tant d'hommes et de femmes qui sont soumis à de nouvelles et anciennes formes d'esclavage de la part de personnes et d'organisations criminelles », a-t-il ajouté.

« Paix et liberté pour les victimes des trafiquants de drogue, souvent liés aux pouvoirs qui devraient défendre la paix et l'harmonie dans la famille humaine. Et demandons la paix pour ce monde soumis aux trafiquants d'armes, qui gagnent avec le sang des hommes et des femmes. »

Le pape a également évoqué l'accord préliminaire sur le nucléaire conclu cette semaine à Lausanne entre l'Iran et la communauté internationale.

« Avec espérance, confions au Seigneur qui est si miséricordieux l'entente obtenue à Lausanne ces jours derniers, afin qu'elle soit un pas définitif vers un monde plus sûr et fraternel », a-t-il dit.


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La violence conjugale : un sujet tabou en Chine

Le reportage d'Yvan Côté

Pour la première fois de son histoire, Pékin songe à adopter une loi sur les violences conjugales - un sujet tabou en Chine, où près d'une femme sur deux serait pourtant victime de violence physique ou sexuelle de la part de son conjoint, selon l'ONU.

À près de 40 ans, la vie de Zhang Hongyan ne ressemble en rien à ce qu'elle avait imaginé. Sans le sou, meurtrie, la mère de famille vit aujourd'hui seule dans une minuscule chambre juste assez grande pour contenir son lit.

Sa descente en enfer débute à l'été 2004. Elle est alors propriétaire d'une entreprise de meubles avec son mari lorsqu'elle découvre qu'il a une maîtresse. Elle le confronte et leur relation dégénère rapidement. Il la rue de coups de poings et de coups de pieds et lui interdit de revenir à la maison. Alors qu'elle se réfugie chez ses parents, les violences reprennent. Une nuit, il s'introduit dans sa chambre et lui fracture la jambe à l'aide d'une barre de métal.

« J'ai demandé l'aide des policiers à plusieurs reprises, indique Zhang, mais ils ont toujours jugé qu'il s'agissait de disputes conjugales et qu'ils n'avaient pas à intervenir. Ils m'ont aussi expliqué que leurs budgets ne leur permettaient pas d'enquêter ce type de dossier. »

Dans les semaines qui suivent, Zhang reçoit une autre nouvelle qui la dévaste. Son mari a réussi à obtenir le divorce à son insu et s'est enfui avec tout l'argent de la famille.

« Je ne pouvais pas y croire, dit Zhang. Mon mari a menti à la cour en affirmant que j'avais disparu. Le tribunal a prononcé le divorce sans même avoir de preuve. Ça m'a fait aussi mal que toutes les ecchymoses qui recouvraient mon corps. »

Désintérêt en Chine

La violence conjugale est un drame qui touche des millions de femmes chaque année en Chine et dont personne n'ose parler ouvertement. Selon les groupes de femmes, il s'agirait de l'un des plus grands tabous dans le pays, et ce, même si près d'une femme sur deux serait victime de violence physique ou sexuelle de la part de son mari ou son conjoint.

« Les pourcentages qui circulent dans le pays varient, explique Julie Broussard, responsable pour la Chine du Fonds de développement des Nations unies pour la femme. Une enquête qui date de 2010 parle d'une femme sur quatre qui est victime de violence conjugale, mais lorsque les Nations unies ont mené une étude indépendante, ce chiffre a grimpé à 40 %. »

Dans les années 1990, la violence physique n'était pas encore reconnue comme motif de divorce en Chine. Ce n'est qu'en 2001 qu'une modification de la loi sur le mariage a formellement interdit la violence conjugale.

Une loi trop conservatrice

Le gouvernement communiste planche depuis des mois sur sa première loi pour contrer le phénomène, ce qui constitue une véritable révolution en soit. Mais le projet de texte ne va pas assez loin, selon plusieurs ONG.

S'il est vrai que projet de loi fournit pour la première fois une approche légale à ce type de violence conjugale et qu'il forcera dorénavant les policiers à intervenir en cas d'appels à l'aide, en contrepartie seules les femmes mariées sont mentionnées dans la législation et l'ONU déplore qu'aucun article ne traite des violences sexuelles.

« Le viol est une forme de violence sexuelle, s'insurge Julie Broussard. Nous saluons le travail du gouvernement communiste, mais exclure les violences sexuelles du projet de loi nous a déçus. »

La législation est aussi problématique pour Zhang. Elle exclut les couples non mariés et divorcés. Or, depuis 10 ans, le tribunal refuse de l'entendre pour absence de preuve. Sa cause pourrait donc être perdue à jamais.


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Le Kenya pleure ses morts

Le Kenya entame aujourd'hui un deuil national de trois jours à la mémoire des victimes de l'attaque à l'université de Garissa.

Les messes pascales seront principalement dédiées aux étudiants massacrés jeudi par les djihadistes somaliens d'Al-Shabab. Des gardes armés ont d'ailleurs été déployés pour protéger les églises, par crainte d'une autre attaque.

Par ailleurs, les autorités ont identifié un des quatre assaillants somaliens Shabab. Il s'agit du fils d'un officier du gouvernement kényan. Son père aurait signalé à la police sa disparition, peu de temps avant l'attaque de jeudi.

Dans une allocution publique hier, le président a promis de traduire en justice les responsables de l'attaque.

Le gouvernement de Uhuru Kenyatta a été critiqué pour son inaction.

Le président a concédé qu'il était plus difficile aujourd'hui de traquer les terroristes, car la radicalisation gagne ceux qui étaient considérés comme ordinaires et inoffensifs dans les communautés.

Suspects arrêtés

Le ministère kényan de l'Intérieur a annoncé hier l'arrestation de cinq suspects, quatre Kényans d'origine somalienne et un Tanzanien. Il a précisé que d'autres personnes recherchées tentaient de fuir en Somalie.

Quatre des assaillants ont été abattus par les forces de sécurité à Garissa, mais les autorités n'ont pas précisé leurs nationalités.

Les résidents de Garissa ont réagi avec colère au massacre, mettant en cause la faiblesse des mesures de sécurité. Seuls deux gardes étaient en service au moment de l'attaque, malgré les rumeurs sur une prochaine opération des islamistes contre une université kényane.

Plus de 400 personnes ont été tuées par les Al-Shabab en territoire kényan depuis deux ans.


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« Rolling Stone » retire un article sur un viol collectif

Le magazine américain Rolling Stone a retiré dimanche un article sur un viol collectif supposément commis sur un campus de Virginie à la suite d'une contre-enquête ayant révélé de graves lacunes et des manquements aux principes de base du journalisme.

L'article publié en novembre dernier relatait dans le détail le viol collectif dont une femme, apparaissant sous le pseudonyme de « Jackie », disait avoir été la victime en 2012 dans une « fraternité » étudiante lors de sa première année d'études.

Il mettait également en cause la passivité présumée de la direction de l'université face aux affaires d'agression sexuelle.

Mais très vite, des doutes étaient apparus sur la véracité de l'article écrit par Sabrina Rubin Erdely, une collaboratrice régulière de Rolling Stone.

D'autres médias américains, dont le Washington Post, établissaient que l'agression ne pouvait s'être déroulée comme l'écrivait Rolling Stone.

Face au tollé, la direction du magazine a reconnu en décembre des « contradictions » dans le récit et admis n'avoir jamais cherché à obtenir des commentaires de la part des sept hommes mis en cause dans le viol supposé.

Elle a parallèlement demandé à une équipe de l'école de journalisme de l'Université de Columbia de mener une contre-enquête et de vérifier le contenu de son article.

Échec journalistique

La conclusion est sans appel.

« Le désaveu par Rolling Stone du récit principal de [l'article] Un viol sur le campus est un exemple d'échec journalistique qui aurait pu être évité », peut-on lire dans la longue contre-enquête mise en ligne dimanche sur le site du magazine.

« Cet échec englobe aussi bien le reportage, la relecture, l'encadrement et la vérification des faits », poursuivent les auteurs du rapport.

Conduite par Steve Coll, le doyen de l'école de journalisme de Columbia, l'équipe a eu accès aux notes de la journaliste et aux différentes versions de travail de l'article et a pu interroger tous les journalistes ayant pris part à son édition.

« Erdely et ses éditeurs espéraient que cette enquête tirerait l'alarme sur les agressions sexuelles dans des campus et mettrait au défi l'université de Virginie et d'autres universités à faire mieux. Au lieu de quoi, l'erreur du magazine pourrait avoir répandu l'idée que de nombreuses femmes inventent des allégations de viol », déplorent les enquêteurs, qui évoquent un « nouveau coup porté à la crédibilité du journalisme » et appellent à une réaffirmation des bonnes pratiques journalistiques.

Dans une note accompagnant la publication de ce rapport « douloureux », le rédacteur en chef de Rolling Stone, Will Dana, annonce le retrait officiel de l'article et présente les excuses du magazine aux lecteurs et à tous ceux qui ont été atteints par cet article et ses répercussions, dont les membres de la fraternité Phi Kappa Psi, les administrateurs de l'Université de Virginie et les étudiants.


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Le président kényan promet de répondre « sévèrement » aux Shabab

Written By Unknown on Minggu, 05 April 2015 | 16.05

Le président kényan Uhuru Kenyatta a affirmé samedi que les combattants du groupe islamiste somalien Al-Shabab, responsable de l'attaque d'un campus qui a fait près de 150 morts jeudi à Garissa, ne réussiront pas à instaurer un califat au Kenya.

Le Kenya fera « tout pour défendre son mode de vie », a déclaré le chef de l'État dans une intervention télévisée, demandant l'aide de la communauté musulmane locale pour lutter contre les islamistes.

Il a reconnu que le combat contre les Shabab était difficile à mener car, a-t-il dit, ceux qui ont organisé et financé l'attaque de jeudi « sont solidement intégrés » dans la population.

Cinq suspects arrêtés

Le ministère kényan de l'Intérieur a annoncé l'arrestation de cinq suspects, quatre Kényans d'origine somalienne et un Tanzanien. Il a précisé que d'autres personnes recherchées tentaient de fuir en Somalie.

L'homme qui aurait conçu et préparé l'attaque serait Mohamed Mohamud, un ancien enseignant d'une école coranique de Garissa actuellement en fuite. Les autorités offrent une récompense de 20 millions de livres kényanes (215 000 $) pour son arrestation.

« La radicalisation qui engendre le terrorisme n'a pas lieu la nuit, dans la brousse. Elle se déroule au grand jour, dans les écoles coraniques, dans les maisons et dans les mosquées qui ont des imams dévoués », a déclaré le président Kenyatta.

Sur une population totale de 44 millions d'habitants, le Kenya compte environ 10 % de musulmans.

Plus de 400 personnes ont été tuées par les Al-Shabab en territoire kényan depuis deux ans, lorsque Kenyatta a accédé à la présidence.

Quatre des assaillants ont été abattus par les forces de sécurité à Garissa, mais les autorités n'ont pas précisé leurs nationalités.

Nouvelles menaces

Parmi les cinq suspects arrêtés, trois ont été stoppés alors qu'ils tentaient de franchir la frontière somalienne. Ils auraient coordonné l'attaque.

Les deux autres ont été arrêtés à l'université de Garissa. Il s'agit d'un agent de sécurité et d'un Tanzanien qui se nomme Rashid Charles Mberesero.

« Nous soupçonnons ce Tanzanien, qui se cachait, d'avoir participé à l'attaque. Il avait des munitions sur lui quand il a été capturé jeudi soir », a dit à Reuters le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mwenda Njoka.

L'agent de sécurité, lui, aurait aidé le commando à pénétrer sur le campus.

La Croix-Rouge kényane a annoncé avoir découvert une survivante dans l'université samedi, deux jours après la fin du siège.

Les habitants de Garissa ont réagi avec colère au massacre, mettant en cause la faiblesse des mesures de sécurité. Seuls deux gardes étaient en service au moment de l'attaque, malgré les rumeurs sur une prochaine opération des islamistes contre une université kényane.

Al-Shabab a menacé samedi matin le Kenya de nouvelles attaques.

« Aucun niveau de précaution, aucune mesure de sécurité ne sera en mesure d'assurer votre sécurité, de déjouer une nouvelle attaque ou d'empêcher de nouveaux bains de sang dans vos villes », déclarent les miliciens islamistes somaliens dans un communiqué.

Ils annoncent que « le sang ruissellera dans les rues Kényanes ». « La guerre sera longue et atroce et vous en serez les premières victimes », ajoutent-ils à l'adresse des Kényans.


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L'État islamique détruit la cité antique d'Hatra en Irak

Des extrémistes du groupe armé État islamique présents dans la ville antique d'Hatra, dans le nord de l'Irak, ont détruit un important site archéologique en frappant à coups de masse dans les murs des bâtiments et en tirant à l'arme automatique sur des statues d'une grande valeur historique, montre une nouvelle vidéo.

Les djihadistes ont attaqué Hatra, dont les ruines sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO, le mois dernier, selon des responsables et des résidants de la région.

L'étendue des dommages reste imprécise puisque la ville est toujours contrôlée par le groupe extrémiste.

La vidéo, rendue publique vendredi soir, montre un djihadiste sur une échelle qui utilise une masse pour frapper à répétition à l'arrière d'un visage gravé dans la pierre, jusqu'à ce qu'il tombe au sol et se brise en petits morceaux. Les images montrent aussi un combattant qui utilise une Kalachnikov pour tirer sur une autre statue, tandis que d'autres hommes détruisent d'autres sculptures sur des murs.

La vidéo, publiée sur un site Internet fréquemment utilisé par le groupe, correspond aux informations obtenues par l'Associated Press sur l'attaque.

L'un des djihadistes, qui s'exprime en arabe avec un accent typique des pays du golfe Persique, affirme que son groupe a détruit les vestiges historiques parce qu'ils étaient « idolâtrés à la place d'Allah ».

Le groupe armé État islamique, qui contrôle un vaste territoire en Irak et en Syrie où il a proclamé son califat, a détruit à plusieurs reprises des lieux historiques qui violeraient son interprétation rigoriste de la loi islamique. Les autorités pensent aussi que les djihadistes auraient vendu des objets historiques sur le marché noir pour financer leurs activités.

Hatra se trouve à environ 110 kilomètres au sud-ouest de Mossoul, une grande ville du nord de l'Irak contrôlée par les djihadistes.


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Rare apparition publique de Fidel Castro

L'ancien président cubain Fidel Castro a fait une apparition en public pour la première fois en plus d'un an.

Le site Cubadebate, lié au gouvernement cubain, rapporte que M. Castro a accueilli un groupe de Vénézuéliens qui visitaient la capitale.

Vendredi, Cubadebate a publié quatre images montrant M. Castro assis dans un véhicule. Sur chaque photo, une personne différente passe le bras par la fenêtre de la voiture pour lui serrer la main. Son visage est en bonne partie caché par une casquette foncée. Il porte une barbe et ses cheveux gris sont longs.

Selon le site, cette sortie a eu lieu lundi, mais il n'explique pas pourquoi les photos n'ont pas été publiées avant.

Fidel Castro aura 89 ans le 13 août. Sa dernière apparition en public remonte à l'inauguration d'un studio d'artistes en janvier 2014.

En février et en mars de cette année, les médias cubains officiels ont publié des photos de M. Castro lors de rencontres privées avec un leader étudiant, avec des agents cubains qui ont été libérés de prison en décembre et avec le président du Venezuela, Nicolas Maduro.

Fidel Castro a temporairement cédé son siège de président en juillet 2006 à cause de problèmes de santé. Son frère Raul a officiellement été élu à son poste en février 2008.


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La violence conjugale : un sujet tabou en Chine

Un projet de loi pour contrer la violence conjugale est en préparation en Chine. Mais le texte apparaît bien timide quand on sait que près d'une Chinoise sur deux serait violentée par son conjoint et que le sujet est tabou, là-bas. Regardez le reportage de notre correspondant à Pékin, Yvan Côté.

Le reportage d'Yvan Côté


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Écrasement de Germanwings : le pilote a accéléré la descente

Written By Unknown on Sabtu, 04 April 2015 | 16.05

Les premières analyses de l'enregistreur de paramètres de vol de l'A320 de Germanwings qui s'est écrasé la semaine dernière dans les Alpes françaises avec 150 personnes à bord confirment qu'il s'agit d'un acte volontaire, ont indiqué les enquêteurs.

« Une première lecture fait apparaître que le pilote présent dans le cockpit a utilisé le pilote automatique pour engager l'avion en descente vers une altitude de 100 pieds, puis, à plusieurs reprises au cours de la descente, le pilote a modifié le réglage du pilote automatique pour augmenter la vitesse de l'avion en descente », peut-on lire dans le communiqué du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA).

Le BEA ajoute que les travaux d'analyse se poursuivent afin d'« établir le déroulement factuel précis du vol » qui devait relier Barcelone à Düsseldorf.

L'enregistreur des paramètres de vol, ou « Flight data recorder », a été retrouvé par les gendarmes, enfoui dans un ravin et endommagé par le feu. Il permet aux experts de connaître entre autres la vitesse de l'avion, son altitude, son régime moteur, les commandes et modes de pilotage.

L'enquête menée par la justice allemande, parallèlement à celle ouverte en France pour « homicide involontaire », avait également conforté la thèse d'un acte volontaire en révélant que le pilote, Andreas Lubitz, avait dissimulé un arrêt de travail qui aurait dû l'empêcher de voler le jour de l'écrasement.

Les identités des 150 victimes n'ont pas encore été confirmées. Les enquêteurs ont collecté 2285 échantillons d'ADN et isolé 150 profils différents.

Le procureur de Marseille, Brice Robin, a prévenu jeudi qu'il ne s'agirait pas forcément des passagers ou membres d'équipage. Le travail de comparaison avec les échantillons d'ADN ante-mortem commencera la semaine prochaine et devrait prendre « trois à cinq semaines », a-t-il dit.

Un acte délibéré et préparé

Rappelons que la première boîte noire, qui renfermait les enregistrements des sons et conversations dans le cockpit, avait été retrouvée le jour même de l'écrasement. Son analyse avait permis aux enquêteurs d'avancer l'hypothèse qu'Andreas Lubitz ait décidé de se suicider, entraînant avec lui dans la mort les 149 autres personnes qui étaient à bord de l'appareil.

De plus, en effectuant une perquisition au domicile du copilote, les enquêteurs ont découvert que ce dernier avait préalablement effectué une recherche sur Internet afin d'explorer des façons de se suicider. Il s'était aussi documenté sur les portes de cockpit et les mesures de sécurité, selon ce qu'a déclaré le parquet allemand.


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L'accord sur le nucléaire « ouvre une nouvelle page », dit le président iranien

Entrevue avec Julien Tourreille à 24|60

Le président de l'Iran, Hassan Rohani, soutient que l'accord-cadre intervenu jeudi sur le programme nucléaire de son pays est un premier pas  « vers l'amélioration des relations entre Téhéran et la communauté internationale ».

Rappelons qu'après huit jours de négociations marathon à Lausanne, l'Iran et le groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) se sont entendus sur les principaux paramètres d'un futur accord d'au moins 10 ans sur le nucléaire iranien. Un accord définitif doit être conclu avant le 30 juin.

Dans un discours télévisé, le président iranien a estimé que la conclusion éventuelle d'un accord global pourrait ouvrir « une nouvelle page » dans les relations entre l'Iran et la communauté internationale. L'accord-cadre prévoit « de nouvelles coopérations avec le monde, dans le secteur du nucléaire et dans d'autres secteurs », a-t-il ajouté.

Selon Hassan Rohani, « c'est le premier pas vers une coopération productive avec le monde ».

« Nous avons des tensions et même de l'hostilité avec certains pays, et nous aspirons à la fin de ces tensions et de ces hostilités. » — Le président de l'Iran, Hassan Rohani

« Ce jour restera dans l'histoire de la nation iranienne. Certains pensent que nous devons combattre le monde ou nous soumettre aux grandes puissances. Nous affirmons qu'il ne faut faire ni l'un ni l'autre, mais qu'il existe une troisième voie. Nous pouvons coopérer avec le monde », a soutenu le président.

Le président Rohani a promis que l'Iran allait honorer les engagements pris dans le cadre de cet accord, à condition que les autres signataires fassent de même.

« Nous ne trichons pas. Nous ne jouons pas double jeu. Puisque nous avons donné notre parole [...], nous allons agir sur la base de cette promesse. Évidemment, cela dépend durespect des promesses de l'autre partie », a déclaré Hassan Rohani, dans un discours télévisé.

Hassan Rohani s'est également félicité que les grandes puissances aient reconnu à l'Iran le droit d'enrichir de l'uranium.

En vertu de l'accord-cadre, l'Iran devra notamment se défaire de plus des deux tiers de ses centrifugeuses - lesquelles produisent de l'uranium pouvant servir à une bombe atomique -, démanteler un réacteur qui pourrait produire du plutonium et accepter des vérifications.

Le président des États-Unis, Barack Obama, a qualifié l'accord d'« historique ».

En Israël, le président Benyamin Nétanyahou a vivement désapprouvé la conclusion de l'accord-cadre sur le nucléaire iranien. Dans une conversation avec le président Obama, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a répété que cet accord représentait une menace pour l'existence de son pays.

Le président Obama promet de ne signer aucun accord pouvant constituer une menace pour Israël.

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