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Écrasement de Germanwings : le pilote a accéléré la descente

Written By Unknown on Sabtu, 04 April 2015 | 16.05

Les premières analyses de l'enregistreur de paramètres de vol de l'A320 de Germanwings qui s'est écrasé la semaine dernière dans les Alpes françaises avec 150 personnes à bord confirment qu'il s'agit d'un acte volontaire, ont indiqué les enquêteurs.

« Une première lecture fait apparaître que le pilote présent dans le cockpit a utilisé le pilote automatique pour engager l'avion en descente vers une altitude de 100 pieds, puis, à plusieurs reprises au cours de la descente, le pilote a modifié le réglage du pilote automatique pour augmenter la vitesse de l'avion en descente », peut-on lire dans le communiqué du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA).

Le BEA ajoute que les travaux d'analyse se poursuivent afin d'« établir le déroulement factuel précis du vol » qui devait relier Barcelone à Düsseldorf.

L'enregistreur des paramètres de vol, ou « Flight data recorder », a été retrouvé par les gendarmes, enfoui dans un ravin et endommagé par le feu. Il permet aux experts de connaître entre autres la vitesse de l'avion, son altitude, son régime moteur, les commandes et modes de pilotage.

L'enquête menée par la justice allemande, parallèlement à celle ouverte en France pour « homicide involontaire », avait également conforté la thèse d'un acte volontaire en révélant que le pilote, Andreas Lubitz, avait dissimulé un arrêt de travail qui aurait dû l'empêcher de voler le jour de l'écrasement.

Les identités des 150 victimes n'ont pas encore été confirmées. Les enquêteurs ont collecté 2285 échantillons d'ADN et isolé 150 profils différents.

Le procureur de Marseille, Brice Robin, a prévenu jeudi qu'il ne s'agirait pas forcément des passagers ou membres d'équipage. Le travail de comparaison avec les échantillons d'ADN ante-mortem commencera la semaine prochaine et devrait prendre « trois à cinq semaines », a-t-il dit.

Un acte délibéré et préparé

Rappelons que la première boîte noire, qui renfermait les enregistrements des sons et conversations dans le cockpit, avait été retrouvée le jour même de l'écrasement. Son analyse avait permis aux enquêteurs d'avancer l'hypothèse qu'Andreas Lubitz ait décidé de se suicider, entraînant avec lui dans la mort les 149 autres personnes qui étaient à bord de l'appareil.

De plus, en effectuant une perquisition au domicile du copilote, les enquêteurs ont découvert que ce dernier avait préalablement effectué une recherche sur Internet afin d'explorer des façons de se suicider. Il s'était aussi documenté sur les portes de cockpit et les mesures de sécurité, selon ce qu'a déclaré le parquet allemand.


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L'accord sur le nucléaire « ouvre une nouvelle page », dit le président iranien

Entrevue avec Julien Tourreille à 24|60

Le président de l'Iran, Hassan Rohani, soutient que l'accord-cadre intervenu jeudi sur le programme nucléaire de son pays est un premier pas  « vers l'amélioration des relations entre Téhéran et la communauté internationale ».

Rappelons qu'après huit jours de négociations marathon à Lausanne, l'Iran et le groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) se sont entendus sur les principaux paramètres d'un futur accord d'au moins 10 ans sur le nucléaire iranien. Un accord définitif doit être conclu avant le 30 juin.

Dans un discours télévisé, le président iranien a estimé que la conclusion éventuelle d'un accord global pourrait ouvrir « une nouvelle page » dans les relations entre l'Iran et la communauté internationale. L'accord-cadre prévoit « de nouvelles coopérations avec le monde, dans le secteur du nucléaire et dans d'autres secteurs », a-t-il ajouté.

Selon Hassan Rohani, « c'est le premier pas vers une coopération productive avec le monde ».

« Nous avons des tensions et même de l'hostilité avec certains pays, et nous aspirons à la fin de ces tensions et de ces hostilités. » — Le président de l'Iran, Hassan Rohani

« Ce jour restera dans l'histoire de la nation iranienne. Certains pensent que nous devons combattre le monde ou nous soumettre aux grandes puissances. Nous affirmons qu'il ne faut faire ni l'un ni l'autre, mais qu'il existe une troisième voie. Nous pouvons coopérer avec le monde », a soutenu le président.

Le président Rohani a promis que l'Iran allait honorer les engagements pris dans le cadre de cet accord, à condition que les autres signataires fassent de même.

« Nous ne trichons pas. Nous ne jouons pas double jeu. Puisque nous avons donné notre parole [...], nous allons agir sur la base de cette promesse. Évidemment, cela dépend durespect des promesses de l'autre partie », a déclaré Hassan Rohani, dans un discours télévisé.

Hassan Rohani s'est également félicité que les grandes puissances aient reconnu à l'Iran le droit d'enrichir de l'uranium.

En vertu de l'accord-cadre, l'Iran devra notamment se défaire de plus des deux tiers de ses centrifugeuses - lesquelles produisent de l'uranium pouvant servir à une bombe atomique -, démanteler un réacteur qui pourrait produire du plutonium et accepter des vérifications.

Le président des États-Unis, Barack Obama, a qualifié l'accord d'« historique ».

En Israël, le président Benyamin Nétanyahou a vivement désapprouvé la conclusion de l'accord-cadre sur le nucléaire iranien. Dans une conversation avec le président Obama, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a répété que cet accord représentait une menace pour l'existence de son pays.

Le président Obama promet de ne signer aucun accord pouvant constituer une menace pour Israël.

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Le pape prie pour les chrétiens persécutés dans le monde

Le pape François a présidé aux cérémonies du Vendredi saint, priant pour les chrétiens persécutés dans le monde, au lendemain de l'attaque d'un campus universitaire au Kenya par des combattants islamistes somaliens.

L'opération menée par les djihadistes qui visaient des étudiants chrétiens à l'université de Garissa, dans l'est du Kenya, a fait au moins 147 morts.

« Nous voyons en vous [Jésus] nos frères persécutés, décapités et crucifiés en raison de leur foi, sous nos yeux, et avec notre silence complice », a dit le Saint-Père après la traditionnelle procession du chemin de croix dans les ruines du Colisée.

Le pape s'est exprimé d'une voix sombre, alors que des fidèles se relayaient pour porter la croix tout au long des 14 « stations » commémorant les dernières scènes de la vie du Christ.

Samedi soir, le pape François participera à la veillée pascale. Dimanche, il délivrera sa bénédiction urbi et orbi.

Plus tôt dans la journée, le père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, a dénoncé l'indifférence de la communauté internationale face à la persécution des chrétiens dans le monde.

Dans son sermon à l'occasion de la messe traditionnelle du Vendredi saint, le père Cantalamessa a lui aussi évoqué l'attaque d'Al-Shabab à Garissa jeudi.

Bien sûr, les chrétiens ne sont pas les seules victimes de violences homicides dans le monde, mais nous ne pouvons pas ignorer que dans de nombreux pays, ils sont les victimes les plus fréquemment visées », a dit Raniero Cantalamessa lors de l'office célébrant la Passion du Christ.

Le père a également dénoncé « la troublante indifférence des institutions mondiales et de l'opinion publique face à ces massacres de chrétiens ».

Outre l'attaque des islamistes somaliens qui visait des étudiants chrétiens kényans, le prédicateur a rappelé le sort des 22 Coptes égyptiens qui avaient été décapités sur une plage libyenne par des djihadistes du groupe armé État islamique en février.


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Hillary Clinton aurait loué son bureau de campagne à Brooklyn

Hillary Clinton a signé un bail dans un édifice de Brooklyn, à New York, vraisemblablement pour y établir le quartier général de sa campagne à l'investiture du Parti démocrate.

Un porte-parole bien informé a confirmé que Mme Clinton avait loué deux étages d'un bâtiment du quartier Brooklyn Heights. Cette source a requis l'anonymat parce qu'elle ne pouvait divulguer d'informations sur la campagne.

L'ancienne première dame et secrétaire d'État devrait annoncer sa candidature dans les prochaines semaines.

En vertu des lois électorales, Mme Clinton n'a que 15 jours pour le faire, parce que la signature d'un bail pour un local électoral est considérée comme une activité de campagne.

L'édifice abrite aussi les bureaux de la nouvelle secrétaire à la Justice, Loretta Lynch, qui vient d'être nommée par le président Barack Obama.

Le site Internet de nouvelles politiques américaines Politico a rapporté la nouvelle en exclusivité, vendredi matin.


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147 morts dans une attaque d'Al-Shabab dans une université du Kenya

Written By Unknown on Jumat, 03 April 2015 | 16.05

Le reportage de Frédéric Nicoloff

Des islamistes somaliens d'Al-Shabab qui ont pris d'assaut une université de l'est du Kenya ont tué 147 personnes et blessé des dizaines d'autres, selon le plus récent bilan fourni par les autorités. Selon le ministre de l'Intérieur, Joseph Nkaissery, quatre assaillants ont été tués et l'opération est maintenant terminée. 

Selon le chef de la police kényane, Joseph Boinnet, l'attaque a commencé vers 5 h 30, lorsque les assaillants « sont entrés de force dans l'université de Garissa en tirant sur les vigiles surveillant le portail d'entrée ».

Ils ont ensuite « ouvert le feu aveuglément à l'intérieur du campus » avant de pénétrer dans les résidences universitaires, prenant du coup un grand nombre d'étudiants en otages.

L'attaque a été revendiquée par les djihadistes d'Al-Shabab. « Le Kenya est en guerre avec la Somalie », avait déclaré par téléphone à l'AFP un porte-parole du groupe islamiste, Cheikh Ali Mohamud Rage. La mission du commando, a-t-il dit, consistait à « tuer ceux qui sont contre les Shabab ».

Quelques heures avant l'annonce de la mort de quatre assaillants, la police avait cerné le campus de l'université, qui se trouve à environ 150 kilomètres à l'ouest de la frontière somalienne, et des militaires avaient pris position sur le site.

Un policier affirmait que des islamistes étaient postés sur les toits, empêchant les forces de l'ordre d'y pénétrer.

Selon la Croix-Rouge, le bâtiment dont les assaillants avaient pris le contrôle abrite des chambres d'étudiants. Le ministère kényan de l'Intérieur avait affirmé sur Twitter que « trois des quatre bâtiments » de la résidence universitaire avaient été « évacués », sans autre détail. 

Depuis que le Kenya est intervenu militairement en Somalie, en 2011, pour soutenir le gouvernement, les islamistes d'Al-Shabab ont commis plusieurs attentats en sol kényan, notamment à Garissa et à Nairobi.

Il ont notamment revendiqué la prise d'otages qui a fait 67 morts en septembre 2013 dans un centre commercial de la capitale, ainsi qu'une série de raids sanglants contre des villages de la côte kenyane en juin-juillet 2014 qui se sont soldés par l'exécution d'au moins 96 personnes.

Selon une étudiante d'une faculté voisine de celle de l'University College, interrogée par Reuters, les autorités avaient évoqué un risque d'attentat avant l'attaque. « Des étrangers avaient été repérés à Garissa et on les soupçonnait d'être des terroristes », a-t-elle dit.

Mercredi, le président Uhuru Kenyatta avait déclaré que « le Kenya est aussi sûr que n'importe quel autre pays dans le monde » après que le gouvernement britannique eut lancé une nouvelle mise en garde à ses ressortissants dans le pays.


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Le plus jeune fils de la consule du Canada à Miami accusé de meurtre

L'un des fils de la consule générale du Canada à Miami devra faire face à une accusation de meurtre

Le plus jeune fils de la consule générale du Canada à Miami comparaîtra mercredi prochain pour faire face à une accusation de meurtre. Il sera amené devant un tribunal juvénile pour déterminer s'il sera jugé comme un adulte ou comme un mineur.

Marc Wabafiyebazu était présent lorsque son frère âgé de 17 ans a été tué lundi dans une fusillade lors d'une transaction de drogue qui a mal tourné. L'adolescent de 15 ans est aussi accusé d'avoir proféré des menaces de mort contre un enquêteur lors de son interrogatoire.

Dans son édition de jeudi, le Miami Herald révèle par ailleurs de nouveaux détails au sujet du drame, survenu lundi après-midi dans une résidence de Coral Way.

Selon le grand quotidien, les policiers croient que les frères Wabafiyebazu sont arrivés sur les lieux à bord de la voiture de leur mère, qui avait une plaque d'immatriculation diplomatique, avec l'intention de voler les trafiquants de drogues qui s'y trouvaient.

Jean Wabafiyebazu serait entré seul dans la maison, armé de deux pistolets. Selon les enquêteurs, Marc n'y est pour sa part entré qu'après avoir entendu la fusillade qui a coûté la vie à son frère et à un autre homme, Joshua Wright.

Il aurait alors pris les pistolets de son frère et aurait pourchassé Anthony Rodriguez avant de tirer sur lui. Rodriguez, 19 ans, a été arrêté par la police dans une station d'essence peu après. Il avait reçu une balle dans un bras.

Toujours selon la police, Marc Wabafiyebazu avait toujours un pistolet entre les mains lorsque les policiers sont arrivés sur place. Dans l'autopatrouille le transportant au poste de police, il aurait avoué « spontanément » sa participation au vol de drogues.

Les policiers soutiennent en outre qu'Anthony Rodriguez a admis avoir reçu un message de Joshua Wright au sujet de la transaction de marijuana qui était prévue et s'être présenté sur place avec la drogue. Selon lui, la fusillade a éclaté « pendant la transaction ».

Anthony Rodriguez a été accusé d'homicide involontaire et de possession de marijuana dans le but d'en faire le trafic dans cette affaire. Selon son avocat, il avait amené un pistolet avec lui, mais l'avait laissé dans la voiture. Il ne l'aurait d'ailleurs pas utilisé.

Radio-Canada a par ailleurs appris que la consule Roxanne Dubé aurait demandé aux autorités que son fils soit jugé au Canada, ce qui lui aurait été refusé.

Madame Dubé et sa famille ont publié un communiqué jeudi dans lequel ils remercient  tous ceux qui ont exprimé leur sympathie à leur égard et ils offrent leurs condoléances à la famille de Joshua Wrigth.  « Pour  le moment, nous voulons simplement être là pour Marc, notre fils extrêmement attentionné, qui aimait beaucoup son frère, et dire au revoir à Jean, notre amour. Nous demandons le respect de notre vie privée dans les circonstances. » 


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Accord historique sur le nucléaire iranien

Entrevue avec Julien Tourreille à 24|60

À Lausanne, l'Iran et les grandes puissances du monde se sont entendus sur les principaux paramètres d'un futur accord d'au moins 10 ans sur le nucléaire iranien. Un « accord historique », selon le président américain, Barack Obama

La République islamique d'Iran, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie, la Chine et l'Allemagne poursuivront donc leurs négociations pour parvenir à un accord définitif d'ici le 30 juin.

En vertu de l'accord-cadre, l'Iran devra se défaire de plus des deux tiers de ses centrifugeuses - lesquelles produisent de l'uranium pouvant servir à une bombe atomique -, démanteler un réacteur qui pourrait produire du plutonium et accepter des vérifications.

Au terme de ces 10 ans, les recherches sur les centrifugeuses et leur mise au point seront limitées et contrôlées. D'autres restrictions continueraient par ailleurs à peser sur le programme nucléaire iranien pendant un autre quart de siècle.

Selon un document américain, l'Iran accepterait en outre de ne pas enrichir d'uranium a plus de 3,67 % pendant au moins 15 ans et à ne pas construire de nouvelles installations d'enrichissement d'uranium.

Les sanctions internationales seront suspendues lorsque l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) aura constaté que l'Iran s'est soumis à toutes ses obligations.

Elles pourront être rétablies à tout moment si l'Iran ne respecte plus ses engagements, lit-on dans le document américain.

« L'agence sera prête à remplir son rôle dans la vérification de l'application des mesures relatives au nucléaire, une fois l'accord finalisé » — Yukiya Amano, directeur de l'AIEA

Un accord « historique »

Le président américain, Barack Obama, a déclaré qu'il s'agit d'un « accord nucléaire historique », précisant cependant qu'il y a encore beaucoup à faire avant le 30 juin.

« Aujourd'hui, nous, les États-Unis, de concert avec nos alliés et partenaires, sommes parvenus à un accord historique avec l'Iran qui, s'il est pleinement mis en oeuvre, empêchera ce pays d'obtenir l'arme nucléaire. » — Barack Obama

« Quand vous entendrez les inévitables critiques s'élever contre cet accord, posez une simple question, a proposé le président américain: ''Pensez-vous réellement que cet accord vérifiable, s'il est pleinement mis en oeuvre, avec l'appui des puissances de ce monde, est une option pire que le risque d'une nouvelle guerre au Proche-Orient? ».

Le secrétaire d'État et négociateur au dossier, John Kerry, a indiqué pour sa part avoir consulté les Israéliens et les pays du Golfe et avoir réaffirmé l'engagement de Washington à préserver leur sécurité.

Israël a réagi à l'annonce en déclarant que se réjouir de l'accord-cadre conclu sur le nucléaire iranien serait « détaché de la triste réalité ». L'État hébreu entend continuer à faire pression contre un « mauvais » accord final.

Le sénateur républicain à la tête du comité des affaires étrangères, Bob Corker, a déclaré que le Congrès devrait avoir son mot à dire dans tout accord final avec l'Iran.

À Téhéran, l'annonce d'un accord préliminaire sur le nucléaire a suscité des scènes de joie, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

Le président iranien Hassan Rohani a confirmé un accord sur les « principaux paramètres » et le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, parlant de « solutions trouvées », s'est dit prêt à entamer sans plus attendre la rédaction d'un accord global et définitif.

Ottawa appelle à demeurer vigilant

Le Canada a pour sa part salué « les efforts déployés » pour en arriver à cette entente par la voix de son ministre des Affaires étrangères, ajoutant qu'il continuera « toutefois de juger l'Iran à ses actes, et non à ses paroles ».

Rob Nicholson rappelle « qu'il faut prendre toutes les mesures diplomatiques pour que ce pays n'acquière jamais la capacité d'utiliser des armes nucléaires ».

« À cette fin, le Canada annonce une contribution de 3 millions de dollars pour aider l'Agence internationale de l'énergie atomique à s'assurer que l'Iran respecte ses engagements. » — Rob Nicholson

Stabilité du Proche-Orient

À New York, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a indiqué que : « L'accord avec l'Iran contribuera à la paix et à la stabilité au Proche Orient. »

Pour sa part, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a déclaré « il y a eu un pas en avant, mais on n'est pas au bout du chemin ». Son homologue britannique, Philip Hammond, soutient pour sa part que l'accord peut constituer la base d'un « très bon accord ».

Les pétromonarchies sunnites du Golfe sont quant à elle restées silencieuses.

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Écrasement dans les Alpes : la deuxième boîte noire est retrouvée

La deuxième boîte noire du Airbus qui s'est écrasé dans les Alpes la semaine dernière a été retrouvée, ont révélé jeudi les procureurs français.

Le procureur de Marseille, Brice Robin, a prévenu que l'enregistreur est « complètement calciné » et qu'il a été retrouvé dans un ravin qui avait déjà été fouillé à plusieurs reprises. Il pourrait néanmoins être possible d'en tirer des données.

La deuxième boîte noire est l'enregistreur de données de vol et contient 25 heures de données provenant d'une multitude d'instruments.

M. Robin a ajouté que les enquêteurs ont identifié les restes des 150 personnes à bord, après avoir retrouvé 2854 débris humains. Il a ensuite déclaré qu'il faudra beaucoup de temps pour associer ces restes aux échantillons d'ADN fournis par les familles.

Le copilote se serait renseigné sur la sécurité des portes

De leur côté, les procureurs allemands ont fait savoir que le copilote qui était aux commandes de l'avion au moment de la tragédie, Andreas Lubitz, semble s'être renseigné au sujet du suicide et de la sécurité des portes des postes de pilotage quelques jours avant l'écrasement.

Les procureurs de Düsseldorf ont dit jeudi que les enquêteurs ont mis la main sur une tablette électronique à l'appartement de Lubitz. Ils disent avoir été en mesure de reconstituer les recherches effectuées entre les 16 et 23 mars.

Les enquêteurs croient que l'homme de 27 ans a embarré le commandant de l'avion à l'extérieur du poste de pilotage, le 24 mars, avant de provoquer l'écrasement, tuant 150 personnes.

Le porte-parole des procureurs allemands, Ralf Herrenbrueck, a révélé par voie de communiqué que Lubitz a effectué des recherches sur les méthodes de suicide et les traitements médicaux. Il s'est aussi renseigné à au moins une reprise sur les portes de postes de pilotage et leur sécurité.

Des enregistrements sur des téléphones?

Au moins 40 téléphones cellulaires ont été retrouvés parmi les décombres de l'avion, a dit M. Robin, mais ils sont « très, très endommagés ». Un journaliste français qui prétend avoir vu des images tournées par un téléphone fait état de « cris et de cris » insupportables quelques instants avant l'écrasement.

Aucun enregistrement audio ou vidéo effectué par les téléphones des passagers n'a été rendu public. Jeudi, le lieutenant-colonel Jean-Marc Menichini a dit que les secouristes ont récupéré des téléphones, mais qu'ils n'ont pas encore été analysés. Il n'a pas voulu fournir plus de détails.

Le journaliste français Frédéric Helbert, du magazine français Paris Match, prétend avoir vu des images grâce à l'aide d'un individu proche de l'enquête, mais qu'il n'en a pas une copie lui-même. Le magazine a choisi de ne pas rendre la vidéo publique, a-t-il dit, « parce qu'elle n'est d'aucune utilité pour l'enquête, mais elle pourrait être terrible pour les familles ».

La vidéo a été tournée depuis l'arrière de l'avion, poursuit-il, donc « on ne peut pas voir les visages (des passagers), mais on peut les entendre crier et crier ».

« Personne ne bouge ou ne se lève, a dit M. Helbert à l'Associated Press, à Paris. Ce qui était horrible, ce qui est gravé dans ma mémoire, c'est le son. Les gens comprenaient que quelque chose d'horrible allait se produire. »

Le transporteur à rabais Germanwings, pendant ce temps, a admis jeudi qu'il ne savait rien des antécédents dépressifs graves de Lubitz. La société mère de Germanwings, Lufthansa, avait pourtant été informée des problèmes de santé du copilote.

L'Allemagne a enfin annoncé la formation d'un groupe de travail pour analyser la catastrophe, les mesures de sécurité et les examens de santé exigés des pilotes.


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Projet de train de Bombardier en Afrique du Sud : « Madame anti-corruption » enquête

Written By Unknown on Kamis, 02 April 2015 | 16.05

Le reportage de Marie-Maude Denis

Exclusif - CBC a appris que la Médiatrice de la République d'Afrique du Sud, Thuli Madonsela, enquête pour savoir si des « pots-de-vin » ont été payés dans le cadre d'un projet de train de 3 milliards, un contrat accordé à un consortium dont Bombardier fait partie. Thuli Madonsela joue un rôle d'ombudsman en Afrique du Sud, où les médias la surnomment « Madame anticorruption ». Bombardier assure collaborer et nie toute malversation.

L'enquête de Thuli Madonsela tente de confirmer les articles de certains médias, qui ont rapporté que des commissions de plusieurs millions de dollars ont été payées dans le cadre du projet Gautrain. Un train rapide de 80 kilomètres qui relie Johannesburg et Pretoria, et dont la construction s'est achevée en 2012.

Thuli Madonsela élargira aussi son enquête aux nouvelles révélations de nos collègues de la CBC. Ils ont interviewé Peter-Paul Ngwenya, qui soutient qu'une entente secrète a été négociée par Bombardier pour lui verser une commission de 5 millions de dollars américains. Un intermédiaire qui se décrit lui-même comme une personne influente dans les milieux politiques en Afrique du Sud.

« Il y a quelque chose de complètement disproportionné dans ce genre de paiement », dit Paul Hoffman, un avocat à l'Institute for Accountability in Southern Africa, une ONG qui milite pour plus d'imputabilité en Afrique.

« On ne distribue pas ce genre de commissions à des gens qui n'y ont pas droit. Cela réduit la rentabilité d'un projet et cela peut mener à des pots-de-vin et de la corruption. Cette entente semble empester cela. » — Paul Hoffman, avocat

En entrevue à CBC, Thuli Madonsela a déclaré qu'elle avait reçu une plainte qui jette un doute sur le remboursement de certains dépassements de coût. Elle examine maintenant l'ensemble du projet. « Il y a des allégations d'ingérence politique », dit-elle. « Lorsqu'il y a des allégations d'ingérence politique, nous enquêtons pour savoir s'il y a des gratifications suspectes, ce que vous appelez des pots-de-vin dans votre pays », a-t-elle précisé.

Bombardier a refusé la demande d'entrevue de CBC. Dans un courriel dans lequel l'entreprise affirme ne pas avoir été mise au courant de la tenue d'une enquête, Bombardier assure que « si nous sommes invités à participer à l'enquête de la Médiatrice de la République, nous offrirons notre entière collaboration ».

L'intermédiaire raconte sa version des faits

CBC a obtenu des documents qui démontreraient que Bombardier a conclu une entente secrète en 2010. Cette entente aurait eu pour effet d'accorder une commission de près de 5 millions de dollars à un intermédiaire basé en Afrique. Selon Ngwenya, ce contrat a été rédigé après qu'il eut menacé d'entacher la réputation de Bombardier en rendant publiques des informations compromettantes.

Pour la première fois, cet intermédiaire, Peter-Paul Ngwenya, a parlé en détail de cette entente à nos collègues de CBC. Il soutient que Bombardier lui doit plus de 6 millions de dollars pour son aide qui aurait, selon lui, mené à l'obtention du contrat de train. L'argent, dit-il, devait lui être versé par l'entremise d'un autre intermédiaire, l'homme d'affaires tunisien Youssef Zarrouk. Des médias sud-africains ont rapporté que Zarrouk a reçu une commission de 35 millions de dollars de Bombardier.

« C'est une entreprise de tricheurs. [Bombardier] est dirigée par des voyous, des croches, des gens qui n'honorent pas leurs promesses écrites. » — Peter-Paul Ngwenya, en entrevue avec la journaliste Diana Swain

Bombardier soutient ne rien devoir à Ngwenya

« Comme nous l'avons affirmé à plusieurs reprises, Bombardier n'a jamais eu d'entente pour les services de M. Ngwenya », a écrit la firme dans un courriel à la CBC. « Bombardier maintient que ses allégations sont non fondées et sans aucun mérite. »

CBC a obtenu des lettres de 2009 écrites par Ngwenya dans lesquelles il menace Bombardier et exige d'être payé. Il évoque l'entreprise britannique BAE Systems, qui a été éclaboussée après une transaction d'armes entachée de corruption, dans les années 90. Il prévient Bombardier que le scandale a éclaté parce que des engagements n'ont pas été tenus.

Ngwenya ajoute : « Nous ne voudrions pas être tenus responsables de quoi que ce soit qui ferait mal à la réputation de votre entreprise ou à ses projets futurs dans cette partie du monde ».

« Je leur ai dit de régler mon cas, parce que je ne vais pas rester passif », a relaté Peter-Paul Ngwenya, en entrevue à CBC. « Cette [entente] pourrait être interprétée d'une autre façon, c'est-à-dire que nous sommes aussi impliqués dans des activités semblables à ce dont BAE [Systems] a été accusée ».

Bombardier nie les allégations

Selon d'autres documents, Bombardier a d'abord balayé du revers de la main les menaces de Ngwenya, en les qualifiant de « fausses allégations ». L'entreprise n'avait aucune volonté de payer ou de donner suite à ses doléances. « Votre référence à BAE et vos menaces à l'égard de la réputation de Bombardier sont très offensantes et complètement sans mérite », a écrit Peter Albexon, le vice-président aux ventes et au développement des affaires chez Bombardier Transport.

« Bombardier a les plus hauts standards de comportement éthique au monde », ajoute-t-il. Le cadre de haut niveau de Bombardier écrit à Ngwenya qu'il « n'a aucun contrat de quelque nature que ce soit avec Bombardier ».

La directrice des communications de Bombardier Transport, Sandy Roth, a même été plus loin en affirmant « que personne chez Bombardier n'a même rencontré Ngwenya ». Elle a déclaré n'avoir « jamais eu de contrat avec lui » et ne « jamais avoir fait affaire avec lui ». « À notre connaissance, c'était [l'agent tunisien Youssef] Zarrouk qui l'a embauché. Nous n'avons jamais eu de contact direct avec lui, non. »

Or, un an après avoir menacé Bombardier de l'éclabousser, Peter Paul Ngwenya soutient qu'il a rencontré un vice-président de l'entreprise et Youssef Zarrouk dans un hôtel de Londres. CBC a obtenu une copie de l'entente secrète qui a alors été négociée.

Ce dernier document stipule que Bombardier n'a pas eu de contact direct avec Ngwenya pour le projet Gautrain, mais précise que « pour régler ce litige de façon expéditive », il est convenu de transférer une somme non dévoilée à son agent en Afrique du Nord, qui à son tour doit verser à Ngwenya 5,3 millions de dollars américains.

Le document contient une clause de confidentialité qui prévoit que l'entente « devra rester privée et confidentielle et ne devra sous aucune circonstance être dévoilée à quiconque ». Toutefois, dans une correspondance subséquente, Ngwenya dit qu'il n'a pas été payé.

« Bombardier n'a jamais accepté de payer quelque somme que ce soit à M. Ngwenya », a écrit l'entreprise dans une déclaration à CBC. « L'entente à laquelle vous faites référence fait l'objet de procédures judiciaires en Afrique du Sud. Bombardier ne peut donc commenter davantage cette affaire. »

Drapeaux rouges

Les nouvelles révélations de CBC font suite à des articles publiés par le South Africa's M&G Centre for Investigative Journalism en 2012. Les journalistes ont rapporté que Bombardier a embauché Youssef Zarrouk, un homme d'affaires tunisien controversé, et promis de lui verser 35 millions de dollars si elle remportait le contrat pour le projet de train.

CBC a obtenu une version antérieure du contrat entre Bombardier et Zarrouk ainsi que le contrat entre Zarrouk et Ngwenya. Les deux documents font moins de 10 pages et contiennent peu de détails sur le travail qui doit être fait en échange des millions promis.

« C'est un drapeau rouge qui nous aurait interpellés », dit Peter Dent, un ancien enquêteur anticorruption à la Banque mondiale qui travaille maintenant chez Deloitte, à Toronto. Peter Dent explique qu'en général, une entreprise qui fait affaire avec un agent produit un document qui détaille très clairement ce que doit faire cet agent, pour se protéger de possibles allégations de corruption.

« C'est ce qu'on appelle le syndrome du dossier mince », ajoute-t-il. « Plus le dossier qui contient le contrat est mince, moins il y a de documentation, plus ce contrat est risqué. » Dans ce cas-ci, il n'y a pas de preuve que des pots-de-vin ont été payés, et toutes les personnes impliquées dans cette affaire le nient.

« C'est pratique courante dans plusieurs industries d'embaucher des représentants et agents dans des pays où les entreprises souhaitent faire affaire », a écrit Bombardier.

« Bombardier met en application un code de conduite strict, nous avons des mécanismes serrés de vérification internes et externes. Comme nous l'avions déjà affirmé, nous ne cautionnons pas les paiements pour obtenir des contrats. Ces pratiques sont complètement contre notre éthique et nous condamnons ce genre de comportement. » — Bombardier

Ngwenya dit aussi qu'il n'a jamais payé de pots-de-vin. Il soutient que « personne chez Bombardier ne lui a demandé de faire quoi que ce soit d'inapproprié », mais croit que ces « ententes et les millions de dollars qui changent de main semblent suspects ».

« Évidemment que je ne connais rien aux trains et que je ne suis pas ingénieur. Quelqu'un pourrait se dire que 7 millions, c'est beaucoup d'argent, et se demander ce que j'ai fait. [...] Je suis qui je suis et en raison de mes relations, c'est facile de tirer la conclusion que l'argent, que cette affaire, l'argent que j'ai reçu, je m'en suis servi pour corrompre des gens. Personne chez Bombardier ne m'a demandé de faire quoi que ce soit d'inapproprié », affirme Peter-Paul Ngwenya.


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Affaire Badawi : l'Arabie saoudite demande à Québec de se mêler de ses affaires

Exclusif - La lettre est rédigée de manière diplomatique, mais le message est sans détour : l'Arabie saoudite demande au gouvernement du Québec de se mêler de ses affaires en ce qui a trait à Raïf Badawi.

La lettre en question, datée du 10 mars 2015 et dont CBC/Radio-Canada a obtenu copie, est adressée à Jacques Chagnon, président de l'Assemblée nationale du Québec. Elle a été transmise à ce dernier par l'ambassadeur saoudien à Ottawa, Naif Bin Bandir Al-Sudairy.

Dans cette missive qui tient sur une page, et dont copie a aussi été envoyée aux Affaires étrangères, à Ottawa, le gouvernement saoudien exprime « sa forte surprise et sa consternation vis-à-vis de ce qui est dit dans certains médias sur le cas du citoyen Raïf Mohamed Badawi et le jugement prononcé contre lui ».

Rappelons que Raïf Badawi est cet opposant et blogueur saoudien à qui le régime saoudien a infligé 50 coups de fouet en janvier dernier. Raïf Badawi a été arrêté en 2012 pour diverses infractions et notamment pour insulte à l'islam, cybercriminalité et désobéissance à son père.

Il a été condamné l'an dernier à 10 ans de prison, une amende et 1000 coups de fouet pour blasphème.

Sa situation a suscité un tollé dans le monde entier.

Au Québec, où vivent son épouse et ses enfants, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une motion revendiquant sa libération. Denis Coderre, le maire de Montréal, ancien ministre de l'Immigration à Ottawa, a fait de même.

En Europe, également, les députés ont qualifié la peine de M. Badawi de « cruelle » et « d'acte scandaleux ». À leur tour, ils ont adopté par une écrasante majorité une résolution dans l'espoir de le faire libérer.

Or, pour l'Arabie saoudite, ces mobilisations pour le « citoyen Raïf Mohamed Badawi » sont des « attaques » contre son royaume et contre son système judiciaire.

Dans la lettre, Riyad souligne « qu'il n'accepte aucune forme d'interférence dans ses affaires internes et rejette l'empiétement sur sa souveraineté ou la remise en question de son droit judiciaire et de son intégrité ».

Le royaume saoudien souligne aussi le fait qu'en son pays, « toutes les causes judiciaires sont traitées sans distinction ni exception ».

« Le Royaume n'accepte pas du tout quelque attaque que ce soit au nom des droits de la personne, spécialement du fait que sa constitution est basée sur la loi islamique qui garantit les droits de la personne et protège son sang, son argent, son honneur et sa dignité. » — Extrait de la lettre envoyée par l'Arabie saoudite à Jacques Chagnon, président de l'Assemblée nationale du Québec

Riyad va même plus loin en soutenant avoir été « l'un des premiers pays à soutenir les droits de la personne et à respecter les conventions internationales en accord avec la charia ».

Pourtant, poursuit le régime saoudien dans sa lettre, en dépit des « efforts visibles et évidents » qu'il déploie pour les droits de la personne, certaines agences internationales et certains médias ont tenté de politiser et d'exploiter ces droits « selon des standards qui ne peuvent être décrits que comme étant sélectifs et partiaux et qui sont destinés à servir leurs buts politiques, ce que le Royaume ne permet ni n'accepte ».

« Une différence sérieuse d'opinions »

Selon Kyle Matthews, directeur général adjoint de l'Institut montréalais d'études sur le génocide et les droits de la personne, l'Arabie saoudite exprime dans cette lettre que ce qui se passe à l'intérieur de ses frontières ne regarde personne d'autre qu'elle.

Cet expert ne croit pas qu'il s'agisse d'un accroissement de tension entre Riyad et Québec : « Ce n'est pas une escalade, dit Kyle Matthews, mais une manière diplomatique de dire : "Ce n'est pas de vos affaires." »

« L'Arabie saoudite est pratiquement en train de dire que le cas de ce blogueur, qui a été fouetté, est devenu une source d'embarras pour elle parce que le monde entier a repris l'histoire. Alors l'Arabie saoudite réplique et tente d'imposer le silence sur cette histoire. » — Kyle Matthews, directeur général adjoint de l'Institut montréalais d'études sur le génocide et les droits de la personne

De l'avis de M. Matthews, il est choquant pour l'Arabie saoudite de constater à quel point le Québec a montré un front unifié pour s'opposer au sort réservé à Raïf Badawi. « L'Arabie saoudite a le sentiment qu'elle doit répondre et elle tente d'argumenter en appuyant ses dires sur des bases légales et morales ».

Kyle Matthews explique que l'argumentaire du royaume saoudien illustre à quel point il existe une sérieuse différence d'opinions entre ce qu'elle croit être juste et ce qui est convenu dans les règles internationales de respect des droits de la personne. « Ce pays dit respecter les droits de la personne pourvu qu'ils soient en conformité avec la charia; c'est un problème », affirme Kyle Matthews.

Avec les informations de Ryan Hicks

 


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