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L'État islamique revendique la décapitation d'un second otage américain

Written By Unknown on Rabu, 03 September 2014 | 16.05

Le reportage de Christian Latreille

L'État islamique (EI) a revendiqué mardi et diffusé une vidéo non authentifiée de la décapitation de Steven Sotloff, un second journaliste américain, deux semaines après celle de James Foley.

Sur les images, un homme cagoulé menace également d'exécuter un otage britannique et met en garde les États contre tout soutien à « l'alliance diabolique de l'Amérique contre l'État islamique ».

Les djihadistes justifient l'exécution de leurs otages comme une mesure de représailles aux frappes aériennes menées depuis la mi-août par les États-Unis contre les combattants djihadistes sunnites dans le nord de l'Irak. Dans la vidéo, Steven Sotloff dit lui-même « payer [de sa vie] le prix » de l'intervention américaine en Irak.

Le bourreau de l'exécution semble être le même que celui qui était apparu dans la vidéo celle de décapitation de James Foley, parue le 19 août. Il a le même accent britannique et le décor désertique est également similaire.

« Je suis de retour, Obama, et je suis de retour en raison de ta politique étrangère arrogante envers l'État islamique, en raison de ton entêtement à poursuivre tes bombardements [...] sur le barrage de Mossoul, en dépit de nos sérieuses mises en garde », dit l'homme en noir.

Steven Sotloff, un journaliste pigiste, avait été enlevé le 4 août 2013 à Alep, en Syrie, près de la frontière avec la Turquie, mais son enlèvement avait été tenu secret.

« Répugnant et abject »

La Maison-Blanche a dit procéder à des vérifications afin d'authentifier l'enregistrement repéré par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE. Certaines sources américaines n'ont néanmoins guère de doute sur sa véracité.

« Si elle est authentique, nous sommes horrifiés par le meurtre brutal d'un journaliste américain innocent et adressons nos plus profondes condoléances à sa famille et ses amis », a dit Bernadette Meehan, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

Le premier ministre britannique, David Cameron, a condamné, s'il est avéré, « un acte absolument répugnant et abject », tandis que le président français François Hollande a condamné « avec horreur une exécution abominable » si « elle était confirmée ».

Sur son compte Twitter, le premier ministre canadien Stephen Harper s'est quant à lui dit « horrifié » de l'assassinat d'une « façon barbare » de Steven Sotloff aux mains de l'EI. « Ses proches sont dans nos pensées et nos prières », a-t-il ajouté.

Le ministre irakien sortant des Affaires étrangères, Hochiar Zebari, a quant à lui condamné un « exemple de sauvagerie ». « Nous avons un ennemi commun », a-t-il dit en s'adressant aux Occidentaux, « et le monde entier doit se tourner dans la même direction pour faire cesser cette sauvagerie et cette brutalité. »

Des gains sur le terrain, mais toujours pas de stratégie

Pendant ce temps, les parlementaires américains ont réclamé mardi au président Barack Obama la mise en place urgente d'un plan pour vaincre l'EI en Syrie et en Irak. Le président américain affirmait la semaine dernière ne pas encore avoir de « stratégie » contre l'EI.

Sur le terrain, les forces irakiennes ont remporté mardi une nouvelle victoire face à l'EI en s'emparant de portions d'une autoroute stratégique qui relie le nord du pays à Bagdad, après avoir brisé dimanche le siège imposé par les djihadistes à la ville d'Amerli, puis repris lundi la petite cité de Souleimane Bek. L'armée, les combattants kurdes et les miliciens chiites ont également reconquis mi-août le barrage de Mossoul.

Selon une personne ayant des liens avec l'EI, le groupe radical islamiste avait beaucoup souffert des frappes américaines, avant l'exécution filmée de James Foley et la vidéo macabre de la décapitation d'un combattant kurde.

« La défaite de l'État islamique dans la bataille du barrage de Mossoul a contribué à dégonfler le moral des combattants et les frappes américaines sont également parvenues à restreindre leurs opérations sur le terrain », a dit cet homme sous le sceau de l'anonymat.


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Sommet de l'OTAN: Ottawa profiterait d'un compromis sur les dépenses militaires

Un compromis pourrait être sur la table pour les alliés, dont le Canada, qui sont réfractaires à l'idée d'accélérer les dépenses en défense pour respecter les normes de l'OTAN.

Un porte-parole du premier ministre Stephen Harper a affirmé que la déclaration finale au sommet de l'Alliance atlantique plus tard cette semaine décrira comme une « cible ambitieuse » l'objectif de longue date que les membres dépensent au moins deux pour cent de leur produit intérieur brut dans la défense.

Cela semble suffisant pour satisfaire le gouvernement Harper, qui a résisté aux appels pressants des États-Unis et du Royaume-Uni d'augmenter significativement son budget militaire coupé en fonction de l'objectif d'un budget équilibré l'an prochain et d'élections anticipées.

Jason MacDonald, directeur des communications du premier ministre, a dit tard mardi que le gouvernement était prêt à dépenser davantage « sur des mesures qui correspondent à de véritables besoins opérationnels, en réponse à des enjeux mondiaux ».

Il a affirmé que le Canada n'était pas prêt à respecter une « cible arbitraire ».

M. MacDonald n'a pas laissé entendre que les coupes de 2,7 milliards de dollars prévues dans la Défense nationale l'an prochain seraient écartées.

Les termes utilisés risquent non seulement d'éteindre un feu politique embarrassant pour les conservateurs, étant donné les critiques incisives du premier ministre à l'endroit de la Russie, mais pourraient aussi être suffisants pour rallier les Américains.

Les États-Unis ont déjà dit publiquement qu'il y avait de la flexibilité dans les objectifs pourvu que la contribution des alliés soit significative et qu'ils acquièrent des équipements interopérables pouvant être utilisés tant pour la défense collective qu'en situation de crise.

Le gouvernement du Canada dépense actuellement un peu plus de 18 milliards de dollars par année sur le front militaire, en baisse par rapport à 21 milliards au coeur du conflit afghan.

Peu de pays de l'OTAN respectent l'objectif de 2 % du produit intérieur brut (PIB), et même certains parmi les quatre qui s'y conforment, notamment la Grèce, n'ont pas l'équipement qui peut être utilisé pour la défense collective d'autres pays.

M. Harper a été l'une des voix les plus persistantes dans l'Occident à condamner l'annexion de la Crimée par la Russie et l'invasion en cours dans l'est de l'Ukraine. La déclaration selon laquelle le gouvernement prévoit financer les « besoins opérationnels » est clé, car elle signifie que le trésor fédéral pourrait être appelé à investir pour des déploiements et engagements particuliers, plutôt que de dire au ministère de la Défense de trouver l'argent dans son budget annuel.

Obama en Estonie pour rassurer les membres de l'OTAN

Le président américain Barack Obama et ses alliés occidentaux autoriseront cette semaine un plan consistant à installer au moins 4000 hommes et leur équipement militaire en Europe de l'Est, renforçant les engagements sécuritaires de l'OTAN auprès des États membres nerveux situés près de la frontière russe, et qui gardent un œil rivé sur l'offensive militaire en Ukraine qui est soutenue par le Kremlin.

En prévision de l'important sommet de l'OTAN débutant jeudi au Pays de Galles, M. Obama effectuera par ailleurs un geste de solidarité symbolique au bénéfice de l'Europe de l'Est lorsqu'il se rendra en Estonie pour des rencontres avec des leaders de la région de la mer Baltique. Il doit arriver mercredi dans la capitale Tallinn.

Le conflit entre la Russie et l'Ukraine, vieux de plusieurs mois, survient alors que les membres de l'Alliance atlantique avaient réduit les dépenses militaires et réévalué le rôle de l'organisation après des années de paix en Europe. Si l'Ukraine n'est pas membre de l'OTAN, les membres de l'Europe orientale et centrale craignent d'être les prochaines cibles de la Russie, poussant le bloc de 28 nations à chercher une réponse plus ferme.

Selon des responsables ukrainiens, l'armée de Kiev est désormais engagée dans une guerre non seulement avec les séparatistes soutenus par Moscou, mais aussi avec l'armée russe. Des responsables ont indiqué mardi que les forces militaires russes avaient été aperçues dans deux importantes villes rebelles de l'Est, bien que cette information n'ait pas pu être vérifiée.

Le président russe Vladimir Poutine a nié que son armée envahissait l'Ukraine. Un conseiller du Kremlin a vivement critiqué mardi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, l'accusant d'avoir violé le sentiment de confidentialité lorsqu'il a cité Poutine déclarant que Moscou pourrait prendre Kiev en deux semaines s'il le désirait.

Pour M. Obama, les provocations de la Russie en Ukraine et sa réponse ont déclenché les critiques voulant qu'il soit incapable de stopper la crise en employant sa méthode préférée de sanctions économiques de plus en plus sévères. Le président a mis en garde Poutine que Washington et Bruxelles pourraient imposer d'autres pénalités financières, mais il demeure vivement opposé à une intervention militaire.

Malgré tout, les États-Unis contribueront à la force de réaction rapide de l'OTAN qui aura le feu vert cette semaine. Si les détails de l'opération doivent être décidés au Pays de Galles pendant le sommet de deux jours, des responsables américains et européens mentionnent que cela comprendra de la formation et des déploiements dans les pays baltes, en Pologne, en Roumanie et ailleurs en Europe orientale.


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L’Ukraine et la Russie s’accordent sur une trêve permanente

Le président ukrainien Petro Porochenko est parvenu à un accord avec son homologue russe Vladimir Poutine sur les conditions d'un « cessez-le-feu permanent » dans le Donbass, dans l'est de l'Ukraine, annonce mercredi la présidence ukrainienne.

« Un accord mutuel a été conclu concernant les mesures qui permettront d'établir la paix », a déclaré Kiev dans un communiqué diffusé après un entretien téléphonique entre les deux dirigeants.

Le Kremlin, faisant état de cette conversation, a déclaré que « les points de vue des deux présidents coïncidaient largement sur des moyens possibles de sortir de cette grave situation de crise ».


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Obama envoie 350 soldats supplémentaires à Bagdad

Le président des États-Unis a ordonné l'envoi de 350 soldats supplémentaires en Irak pour assurer la protection des sites diplomatiques américains à Bagdad, selon la Maison-Blanche.

Barack Obama a également décidé d'envoyer « à court terme » plusieurs hauts responsables de son administration, dont le secrétaire d'État John Kerry et le chef du Pentagone Chuck Hagel, au Moyen-Orient pour « construire un partenariat régional plus fort » contre l'État islamique.

Le chef d'État américain est arrivé mercredi à Tallinn en Estonie où il entame une visite visant à rassurer les pays baltes craignant pour leur sécurité en raison de la situation dans l'est de l'Ukraine.

Il se rendra également au Pays de Galles pour le sommet de l'OTAN, jeudi et vendredi. Obama entend « développer une coalition internationale élargie pour protéger nos ressortissants et soutenir nos partenaires » contre la menace que représente l'État islamique, selon la Maison-Blanche.

Les djihadistes de l'EI ont annoncé et diffusé mardi la vidéo de la décapitation d'un deuxième journaliste américain, Steven Sotloff, dont l'authenticité n'a pas encore été établie avec certitude par les services américains.

Obama, qui a promis d'être « implacable » contre le « cancer » de l'État islamique après l'exécution d'un premier journaliste américain, James Foley, le 19 août dernier, n'a pas fait de commentaire à ce stade sur cette nouvelle décapitation.

Selon le secrétaire de presse du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, le détachement supplémentaire de soldats américains va porter la présence militaire américaine en Irak à 820 militaires environ, chargés d'assurer la protection des diplomates américains.


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Une nouvelle force de réaction rapide pour l'OTAN

Written By Unknown on Selasa, 02 September 2014 | 16.06

Les dirigeants des pays de l'OTAN, lors d'un sommet jeudi et vendredi au Pays de Galles, décideront la mise en place d'une nouvelle force de réaction rapide qui pourrait compter plusieurs milliers d'hommes capables d'être déployés en seulement deux jours.

L'Alliance atlantique, qui réunit 28 pays, dispose déjà d'une force de réaction rapide, mais la nouvelle structure devrait être en mesure de répondre dans des délais bien plus courts à toute situation de crise, a-t-on souligné.

Cette décision a été prise à la lumière de la crise en Ukraine, et notamment de l'annexion de la péninsule de Crimée par la Russie en mars dernier.

« Nous allons nous doter d'une force prête à être déployée en un très court laps de temps, un "fer de lance" dont les effectifs seront assurés entre les alliés par rotation et qui pourrait compter plusieurs milliers d'hommes prêts à intervenir si nécessaire avec le soutien de l'aviation, de la marine et des forces spéciales », a déclaré le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, lors d'une conférence de presse lundi à Bruxelles.

Un responsable de l'Alliance, qui a requis l'anonymat, a précisé que cette nouvelle force pourrait atteindre la taille d'une brigade, soit entre 3000 et 5000 hommes.

Plusieurs pays d'Europe de l'Est membres de l'OTAN, notamment la Pologne, ont demandé à l'organisation d'envoyer des milliers de soldats sur leur territoire de crainte d'une attaque russe.

Mais cette idée a été rejetée, à la fois pour des questions budgétaires et pour respecter l'accord de 1997 avec la Russie, par lequel l'Alliance s'est engagée à ne pas maintenir en permanence d'importantes troupes de combat dans l'Est européen.

À la place, l'OTAN pourrait entreposer du matériel, des munitions et du carburant dans ces pays, ce qui permettrait aux soldats de la force de réaction rapide de « voyager léger, mais de frapper fort, si nécessaire », a souligné Rasmussen.

Parallèlement, la Grande-Bretagne prévoit de mettre en place avec six autres pays de l'OTAN une « force expéditionnaire conjointe » dont l'emploi ne serait pas seulement limité aux opérations de l'Alliance, a dit un haut responsable de l'OTAN.


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La Banque mondiale critique l'insuffisance de réaction face à l'Ebola

La « réaction catastrophiquement inadéquate » apportée par le monde à l'épidémie de fièvre Ebola en Afrique de l'Ouest est responsable de nombreux décès qui n'auraient pas dû se produire, accuse le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, dans une tribune publiée lundi par le Washington Post.

« La crise qui se déroule sous nos yeux est moins liée au virus lui-même qu'à des préjugés mortels et mal informés qui ont conduit à une réponse catastrophiquement inadéquate à l'épidémie. » — Jim Yong Kim,président de la Banque mondiale

Plus de 1500 personnes ont été tuées par la maladie en Afrique de l'Ouest, et l'épidémie en cours depuis février est la plus meurtrière depuis que le virus a été découvert en 1976 près de la rivière Ebola, sur le territoire de l'actuelle République démocratique du Congo.

Plus de 3000 personnes ont été contaminées, essentiellement en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le virus pourrait au final infecter 20 000 personnes de plus.

Le virus ne se transmet que par contact avec les fluides corporels d'une personne contaminée, mais des mesures drastiques sont nécessaires à son confinement.

« Un nombre inutilement élevé de personnes en meurent », ajoute Jim Yong Kim dans cette tribune coécrite avec un professeur de l'Université de Harvard, Paul Farmer. Les deux hommes ont créé Partners In Health, une fondation qui se consacre à l'amélioration de la santé dans les pays pauvres.

« Nous sommes à un moment dangereux »

La déliquescence des systèmes de santé publique a exacerbé la gravité de l'épidémie. Le Liberia, un des trois pays les plus touchés, ne comptait ainsi que 50 docteurs pour une population de 4,3 millions d'habitants avant la flambée épidémique, et de nombreux employés du secteur de la santé ont succombé à la maladie.

Les pénuries de biens de première nécessité et d'équipements médicaux se sont aggravées du fait de la décision prise par certaines compagnies aériennes de ne plus desservir les pays les plus touchés. Les fermetures de frontière ordonnées par des pays voisins de même que le rapatriement des expatriés de nombreuses organisations internationales ont également désorganisé le secteur de la santé.

Jim Yong Kim et Paul Farmer estiment que si les pays riches et les organisations internationales mettaient sur pied une réponse coordonnée avec les nations ouest-africaines basée sur les recommandations de l'OMS, le taux de mortalité du virus pourrait chuter à 20 %, contre 50 % aujourd'hui.

L'OMS a dévoilé la semaine dernière un plan d'action qui nécessiterait près de 490 millions de dollars pour mettre fin à l'épidémie. Ce plan comprendrait l'implication de personnel de santé par milliers et d'environ 750 experts internationaux.

« Nous sommes à un moment dangereux. Des dizaines de milliers de vies, l'avenir de la région et les avancées difficilement obtenues de l'économie et de la santé de millions d'autres sont en jeu », écrivent-ils.

Scène de panique à Monrovia

Illustrant le danger posé par des mesures inadéquates, un homme s'est échappé lundi d'un centre de quarantaine à Monrovia, la capitale du Liberia, et a provoqué la panique à son arrivée sur un marché alimentaire, a rapporté un journaliste de Reuters.

Le patient, qui avait un badge indiquant qu'il était porteur du virus, a finalement été maîtrisé par une équipe médicale en tenue de protection.

Au Nigeria, les autorités ont confirmé un dix-septième cas, le troisième à Port Harcourt, centre pétrolier où le virus a été acheminé par un homme qui a lui aussi échappé aux mesures de quarantaine mises en oeuvre à Lagos, première ville du pays touchée par la maladie le 20 juillet dernier. 

Le Sénégal est devenu vendredi le cinquième pays africain frappé par la maladie, avec la découverte d'un étudiant guinéen porteur du virus s'étant soustrait aux mesures de confinement dans son pays pour se rendre à Dakar.

« Les gens doivent savoir que ce garçon, n'eût été son été de santé, se trouverait devant un tribunal. On n'a pas le droit d'être porteur d'une maladie et de l'amener dans d'autres pays », a dit le président sénégalais Macky Sall à la télévision. 


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Opération militaire américaine contre des islamistes en Somalie

Des forces américaines sont intervenues lundi en Somalie contre les miliciens islamistes d'Al-Shabab, a annoncé le porte-parole du département américain de la Défense.

Le Pentagone n'a pas donné de précision sur cette opération.

« Nous en évaluons les résultats et livrerons des informations supplémentaires s'il y a lieu et en temps voulu », a déclaré le contre-amiral John Kirby dans un communiqué.

Affiliés à Al-Qaïda, les Shabab, qui ont contrôlé une partie importante du sud de la Somalie de 2006 à 2011, année de l'intervention d'une force africaine de paix, ont revendiqué l'attaque, dimanche, des locaux des services de renseignement somaliens dans la capitale, Mogadiscio.

L'attaque a fait au moins 12 morts.


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Golan: les ravisseurs des 45 Casques bleus négocient leur libération

Les combattants islamistes du Front Al-Nosra qui détiennent 45 Casques bleus fidjiens depuis la semaine dernière sur le plateau du Golan exigent que leur mouvement soit retiré de la liste de l'ONU des organisations terroristes, ainsi qu'un dédommagement financier, a annoncé mardi le chef d'état-major de l'armée fidjienne.

Le général Mosese Tikoitoga a ajouté que les négociations menées par une équipe de l'ONU désormais à pied d'œuvre en Syrie s'étaient accélérées.

« Les rebelles ne nous disent pas où sont nos soldats, mais continuent de nous garantir qu'ils sont bien traités et qu'ils ont été emmenés hors des zones de combat », a-t-il dit à la presse.

De violents combats ont éclaté lundi entre l'armée syrienne et les rebelles islamistes non loin du secteur où ont été capturés jeudi dernier les 45 soldats fidjiens de la FNUOD, la Force des Nations unies chargée d'observer l'application du cessez-le-feu entre les forces israéliennes et syriennes dans le Golan après la Guerre du Kippour.

Après la capture des Fidjiens, plus de 70 Casques bleus philippins se sont également retrouvés assiégés par les islamistes, mais ont pu être exfiltrés.

Le Front Al-Nosra accuse la force de maintien de la paix de protéger Israël et d'être restée indifférente aux souffrances du peuple syrien depuis le début de l'insurrection contre le régime de Bachar Al-Assad, en mars 2011.


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Bruxelles somme la Russie de quitter l'Ukraine d'ici une semaine

Written By Unknown on Minggu, 31 Agustus 2014 | 16.06

Les rebelles prorusses reprennent du terrain

L'Union européenne a donné un ultimatum d'une semaine à la Russie pour réduire son intervention en Ukraine, à défaut de quoi elle se verra imposer de nouvelles sanctions économiques.

Tôt dimanche, le président du sommet de l'UE, Herman Van Rompuy, a confirmé que les 28 leaders du bloc avaient confié à l'organe exécutif le mandat « d'amorcer urgemment un travail préparatoire à des fins de considération d'ici une semaine ».

Il a ajouté que « tout le monde est très conscient qu'il faut agir rapidement ».

Toutefois, dans ce qui semble être des craintes de représailles économiques, les leaders de l'Union européenne ont choisi d'attendre avant d'imposer immédiatement des sanctions plus sévères. La Russie est le troisième plus important partenaire économique de l'UE, et l'un de ses plus importants fournisseurs de pétrole et d'essence.

Les affrontements dans l'est de l'Ukraine entre l'armée et les séparatistes pro-russes ont fait 2600 victimes, selon des chiffres de l'Organisation des Nations unies. L'OTAN estime qu'au moins 1000 soldats russes se trouvent en Ukraine, ce que la Russie nie.

Les États-Unis ont déclaré, par communiqué samedi soir, qu'ils soutenaient la position de l'Union européenne quant à de possibles sanctions contre la Russie et le besoin de démontrer un appui renforcé envers l'Ukraine.

Porochenko craint « le point de non-retour »

Selon le président ukrainien, Petro Porochenko, une forte réponse de l'UE est nécessaire parce que son pays est soumis à une « agression militaire et à la terreur », tandis que des milliers de troupes russes et des centaines de chars se trouvent dans l'Est. De son côté, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré devant des leaders de l'UE à Bruxelles que « les sanctions ne sont pas une fin en soi », mais plutôt un moyen visant à dissuader la Russie de déstabiliser davantage l'Ukraine.

Les États-Unis et l'UE ont déjà imposé des sanctions contre des responsables russes, plusieurs entreprises et le secteur financier du pays.

L'Occident se mobilise

Le Financial Times rapporte que sept pays de l'OTAN, menés par la Grande-Bretagne, se préparent à créer une nouvelle force d'action rapide de 10 000 hommes afin de réagir rapidement à l'intervention de la Russie en Ukraine. La création de l'unité devrait être annoncée la semaine prochaine, lors du sommet de l'OTAN. Le Canada aurait fait connaître son intérêt à participer à l'action. Le premier ministre Stephen Harper en a d'ailleurs discuté au téléphone avec le président américain Barack Obama samedi. Selon l'OTAN, un millier de soldats russes se trouveraient sur le territoire ukrainien.

L'Ukraine a perdu du terrain lors des récents combats, et a dit samedi qu'elle abandonnait une ville où ses forces étaient encerclées par des rebelles depuis des jours. Kiev se retire également d'une autre ville qui était passée sous son contrôle deux semaines plus tôt. Cette déclaration du colonel Andri Lisenko, un porte-parole du Conseil national de sécurité, indique que les forces ukrainiennes font face à une forte résistance de la part des séparatistes et ce, quelques semaines seulement après avoir accumulé les gains et avoir expulsé les rebelles de la majorité de leur territoire.

Ce recul survient alors que Kiev et l'Occident soutiennent que la Russie augmente ses appuis envers les rebelles, y compris en leur fournissant des chars et des véhicules blindés.

Voilà plusieurs jours que les forces ukrainiennes étaient encerclées par les rebelles dans la ville d'Ilovaisk, à environ 20 kilomètres du fief rebelle de Donetsk. « Nous livrons cette ville, a dit M. Lisenko aux journalistes. Notre tâche est désormais d'évacuer nos hommes avec le moins de pertes possibles afin de nous regrouper. »

Toujours selon le porte-parole, les unités régulières de l'armée ont reçu l'ordre de se retirer de Novosvitlisvk et de Khriaschouvate, deux villes situées sur la route principale entre la frontière russe et Lougansk, la deuxième plus grande ville rebelle. Kiev avait pourtant annoncé avoir pris la première des deux localités plus tôt ce mois-ci.


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Golan: tous les Casques bleus philippins libérés

La Force des Nations Unies chargée d'observer le désengagement (UNDOF) sur le plateau du Golan, à la frontière entre la Syrie et Israël, a confirmé samedi soir que les 40 Casques bleus philippins qui étaient toujours encerclés par des militants islamistes avaient été libérés.

Les 40 soldats sont sains et saufs dans une zone sécuritaire, après avoir été coincés au camp 68 pendant environ 14 heures par une attaque de militants islamistes. Les tirs ont duré sept heures. Ils rejoignent donc en sécurité le premier groupe de 35 de leurs compatriotes qui avaient également été libérés d'une position périlleuse plus tôt, samedi.

« Tous sont en sécurité », a indiqué le lieutenant-colonel de l'armée philippine, Ramon Zagala. « Nous avons quitté notre position, mais nous avons emporté toutes nos armes. »

Toutefois, 44 Casques bleus fidjiens sont toujours détenus au camp 27. Un commandant du Front Al-Nostra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, a affirmé que les soldats fidjiens étaient bien traités. Il a affirmé que ceux-ci avaient été capturés parce que la mission de l'ONU n'agissait pas pour le bien-être du peuple syrien.

La mission des Nations unies a évacué les autres postes du secteur, puisque la situation est, selon ses dires, toujours « tendue ». Elle travaille toujours à la libération des soldats encerclés.

Dans une déclaration rapportée par son porte-parole, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a condamné l'attaque contre des forces de maintien de la paix, une action qu'il a attribuée à « des acteurs armés non étatiques, dont le Front Al-Nosra. »

Le mandat de l'UNDOF, qui regroupe plus de 1200 hommes, vient d'être renouvelé jusqu'à décembre prochain. Depuis 1974, la Force est chargée d'assurer la paix dans le plateau du Golan qui sert de zone tampon entre la Syrie et Israël.


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