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L'Iran prêt à agir contre l'EI en échange d'avancées sur le nucléaire

Written By Unknown on Jumat, 22 Agustus 2014 | 16.05

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a indiqué que la République islamique était prête à participer à la lutte contre les djihadistes de l'État islamique  (EI) dans le nord de l'Irak, à condition d'obtenir au préalable des progrès dans les négociations internationales sur son programme nucléaire.

« Si nous acceptons d'agir en Irak, l'autre camp dans ces négociations devra faire un geste en échange », a-t-il déclaré mercredi soir.

« Toutes les sanctions imposées contre l'Iran en raison de ses activités nucléaires devraient être levées en échange de son aide en Irak », a précisé le ministre iranien, cité par l'agence officielle de presse Irna.

La progression des djihadistes sunnites dans le nord de l'Irak menace l'intégrité territoriale du pays, majoritairement chiite, et inquiète tant les États-Unis que l'Iran, principale puissance chiite.

Alors même que les deux pays n'ont plus de relations diplomatiques depuis la prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran de 1979-1981, l'Iran a proposé de coopérer avec les États-Unis pour stabiliser l'Irak. Washington a accueilli cette offre avec prudence.

Les Occidentaux soulignent parallèlement que la question du nucléaire iranien est distincte des autres sujets qui agitent la région.

C'est ce qu'a répété mercredi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

« Il ne s'agit pas d'échanger une chose contre une autre.[...] Ce n'est pas parce que l'Iran y participerait (NDLR, à une conférence internationale sur la lutte contre l'État islamique proposée par la France) que nous allons dire que le problème de l'Iran nucléaire est réglé », a-t-il dit.

« Ce sont deux problèmes qui sont de nature différente et il serait dangereux de rentrer dans un système où on échangerait une chose contre une autre. » 


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L'État islamique est une menace immédiate, dit Hagel

L'État islamique représente, en raison de ses moyens financiers et militaires, une menace de premier ordre pour les États-Unis, peut-être supérieure à celle que représentait auparavant Al Qaïda, et il ne pourra être vaincu s'il continue à exister en Syrie, ont déclaré jeudi des responsables américains.

« Les activistes de l'État islamique constituent une menace immédiate contre tous nos intérêts, que cela soit en Irak ou ailleurs », a déclaré le secrétaire à la Défense des États-Unis, Chuck Hagel, au sujet du groupe islamiste qui contrôle de vastes pans de territoires en Irak et en Syrie et qui vient de diffuser une vidéo montrant la décapitation du journaliste américain James Foley.

Interrogé sur les capacités de l'État islamique à commettre une attaque contre les États-Unis comparable à celles du 11 septembre 2001, Chuck Hagel a répondu que ce groupe djihadiste était « aussi bien organisé et financé que toute autre organisation dont nous ayons eu connaissance ».

« Ils sont plus qu'un simple groupe terroriste. Ils allient idéologie et sophistication militaire. Ils sont incroyablement bien financés. Cela va au-delà de tout ce qu'il nous a été donné de voir. » — Le secrétaire à la Défense des États-Unis, Chuck Hagel

Les États-Unis mènent depuis le 8 août une campagne de bombardements aériens dans le nord de l'Irak pour stopper la progression de l'État islamique. Jusqu'à présent, l'aviation américaine a effectué 89 frappes aériennes en quasiment deux semaines.

Pour le chef d'état-major des armées des États-Unis, le général Martin Dempsey, le groupe islamiste pourrait représenter une menace directe pour l'Occident avec le retour dans leurs pays de ressortissants européens ou américains ayant combattu en Syrie ou en Irak.

Martin Dempsey a laissé entendre que l'État islamique constituerait une menace tant qu'il disposerait de bases arrières en Syrie, pays rongé par trois années de guerre civile.

C'est une organisation qui a une vision stratégique apocalyptique, eschatologique, et qui devra au bout du compte être vaincue », a déclaré le chef d'état-major des armées.

« Pour répondre à votre question, peuvent-ils être vaincus sans traiter la partie de leur organisation qui est installée en Syrie ? La réponse est non. Il faudra s'attaquer à ce problème des deux côtés de ce qui est fondamentalement, à l'heure actuelle, une frontière inexistante. »


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Le calme revient à Ferguson

Le calme semble revenir dans la banlieue de Saint-Louis, où le gouverneur du Missouri a ordonné hier le retrait de la Garde nationale de la ville de Ferguson, près de deux semaines après la mort d'un jeune Noir abattu par un policier blanc.

Pour la deuxième soirée consécutive, des manifestants se sont rassemblés dans le calme jeudi soir, loin de l'agitation qui a prévalu pendant 11 nuits consécutives après le décès de Michael Brown le 9 août.

Le père du jeune homme, Michael Brown père, a exhorté sur CNN les contestataires à « reprendre une vie normale ».

Il a exprimé sa gratitude envers tous ceux qui ont témoigné de la compassion, mais a critiqué les pillages et les heurts avec les forces de l'ordre en marge de l'émotion suscitée par la mort de son fils.

« Ces pillages, tout cela (...) cela n'aide pas notre fils. Cela ne fait que provoquer davantage de chagrin et cela ternit son nom », a-t-il déclaré. « Retournez auprès de vos familles (...) Prenez vos enfants dans vos bras. Serrez les fort. Gardez-les près de vous ».

Avec les appels émanant de toutes parts en faveur d'un retour au calme, les rangs des manifestants n'ont cessé de s'éclaircir au fil des derniers jours et la tension est progressivement retombée.

« Je pense que nous avons franchi une étape », a dit le capitaine Ron Johnson, un officier noir placé à la tête du maintien de l'ordre après les critiques qui se sont abattues sur la police locale, accusée d'attiser les tensions par un comportement jugé trop agressif.

Ron Johnson et nombre de ses agents ont ainsi pu jeudi soir déambuler sans problème au milieu des manifestants.

La Garde nationale, déployée au paroxysme des tensions, a reçu l'ordre de se retirer.

« Nous continuons à observer une amélioration » de la situation, a expliqué le gouverneur Jay Nixon dans un communiqué annonçant le retrait de la Garde nationale.


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Japon: suspension des recherches de survivants après de nouvelles coulées de boue

De nouveaux glissements de terrain près de Hiroshima sont survenus vendredi au Japon, deux jours après des coulées de boues dues à des pluies torrentielles, qui ont fait 39 morts.

Les recherches ont été suspendues et les sauveteurs évacués par crainte de nouveaux glissements de terrain. Plus de 50 personnes sont toujours portées disparues.

De fortes pluies continuent de s'abattre sur la région et les secouristes craignent qu'elles ne provoquent de nouvelles coulées de boue dévastatrices, comme celles qui ont emporté de nombreuses maisons mercredi à quelques kilomètres seulement du centre de Hiroshima.

Les services météorologiques japonais ont indiqué mercredi qu'il était tombé l'équivalent d'un mois de pluie, soit environ 240 mm, en 24 heures. Environ la moitié de cette quantité s'est abattue en une seule heure.

L'opposition critique la gestion de la catastrophe par Shinzo Abe. Elle reproche au premier ministre d'avoir joué au golf le jour du drame avant de finalement rentrer en urgence à Tokyo.

Shinzo Abe est aussi attaqué pour être reparti ensuite dans sa villa de vacances.


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Obama reste ferme face aux menaces des islamistes en Irak

Written By Unknown on Kamis, 21 Agustus 2014 | 16.05

Le reportage de Frédéric Arnould

Barack Obama ne reculera pas en Irak, malgré les menaces de l'État islamique d'exécuter un autre journaliste américain. 

« Nous allons continuer de combattre le terrorisme [...] et si d'autres Américains sont punis, nous nous assurerons que justice sera rendue », a-t-il déclaré, depuis Edgartown, au Massachusetts. 

Dans une vidéo rendue publique mardi soir par les djihadistes de l'État islamique, un homme vêtu de noir a exécuté le journaliste James Foley, qui avait été kidnappé en Syrie il y a près de deux ans.

Les images montraient aussi le journaliste américain Steven Sotloff, qui avait été kidnappé en Syrie en 2013. L'homme en noir a signifié qu'il serait exécuté si les Américains continuaient leur intervention militaire. « La vie de cet autre citoyen américain, Obama, dépend de ta prochaine décision », a affirmé le djihadiste, en anglais, avec un accent britannique. 

La vidéo et l'identité des deux journalistes ont été authentifiées, a annoncé le Conseil de sécurité des États-Unis. 

Cela ne semble pas avoir effrayé le président américain, qui a appelé ses alliés de la communauté internationale à agir à ses côtés.

« D'un commun effort, nous devons extraire ce cancer afin qu'il ne se propage pas. » — Barack Obama

Il a souligné que ces « tyrans » et ces « terroristes » qui ne « parlent pour aucune religion » devaient être combattus. « C'est cela que James Foley défendait », a-t-il conclu. 

Twitter enlève les images scabreuses

Le réseau social a choisi de suspendre temporairement tous les comptes qui propageaient les images de la décapitation de M. Foley. Ils tentent d'éliminer complètement de telles photos du site Internet, qui se sont répandues comme une traînée de poudre lorsque la vidéo a été mise en ligne. 

Le journaliste indépendant James Foley avait déjà été kidnappé en Libye en 2011, avant d'être libéré six semaines plus tard. Il avait travaillé longtemps en Syrie avant de se faire enlever une seconde fois en novembre 2012. Il collaborait à certains médias comme l'Agence France-Presse et GlobalPost.

Journaliste indépendant lui aussi, Steven Sotloff, 31 ans, s'est fait enlever près de la frontière turque, en Syrie, en 2013. Il écrivait pour le Time et Foreign Policy, entre autres. Il avait longtemps travaillé à Benghazi, en Libye. 

La communauté internationale condamne le meurtre

Depuis la mise en ligne de la vidéo, lundi soir, la communauté internationale a condamné l'assassinat du journaliste.

Le premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron, a écourté ses vacances pour se consacrer à la situation. Il juge que le meurtre de ce journaliste est « choquant et crapuleux ». Le gouvernement britannique enquête actuellement sur le bourreau qui apparaît sur la vidéo. Il pourrait être de nationalité britannique, étant donné son accent.

« Nous n'avons pas identifié cet individu sur cette vidéo, mais d'après nos observations il est de plus en plus probable qu'il s'agisse d'un citoyen britannique » — David Cameron, premier ministre du Royaume-Uni

Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, s'est dit « indigné » par cet « assassinat ignoble ».

Le département de la Défense des États-Unis a par ailleurs annoncé mercredi qu'il avait procédé à 14 nouvelles frappes dirigées sur les djihadistes en Irak. 


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Ferguson: le changement arrive, déclare le secrétaire à la Justice Eric Holder

Le procureur général des États-Unis, Eric Holder, s'est rendu dans le Missouri, mercredi, au cœur de tensions raciales alimentées par la mort d'un jeune homme noir sous les balles de la police.

M. Holder a déclaré à des leaders communautaires de Ferguson avoir affecté à l'enquête sur la mort du jeune Michael Brown les « agents et procureurs les plus expérimentés » du gouvernement fédéral.

Dans le cadre d'un déplacement ayant comporté un arrêt à Ferguson même, M. Holder a rencontré plus de 50 membres de la communauté à un campus du Community College de St Louis. Il a fait valoir que les procureurs fédéraux seraient déterminés dans leur recherche des faits derrière la mort de Michael Brown.

M. Holder a rencontré brièvement le policier responsable de la sécurité à Ferguson. Le procureur général des États-Unis faisait un arrêt dans un restaurant de la banlieue de St Louis lorsque le capitaine Ron Johnson, de la patrouille de l'État, est entré pour s'entretenir avec lui. M. Johnson a commencé à superviser la sécurité autour des manifestations après plusieurs nuits de heurts violents suscités par la mort du jeune homme.

M. Holder a ensuite quitté Ferguson pour se rendre à St Louis afin de rencontrer des responsables du FBI et d'autres fonctionnaires qui doivent mener une enquête fédérale indépendante sur la mort de Michael Brown, abattu le 9 août.

Plus tôt dans la journée, le procureur général a soutenu devant des étudiants que le changement arrivait à St Louis et dans les banlieues.

Un petit groupe de manifestants s'est par ailleurs massé à l'extérieur d'un édifice où un grand jury devait commencer à entendre la preuve pour déterminer si le policier qui a tiré sur Michael Brown devrait être mis en accusation.

Un policier suspendu

Un policier chargé de maintenir la paix durant les manifestations à Ferguson, dans le Missouri, a été suspendu pour avoir pointé un fusil d'assaut semi-automatique à des manifestants, avant de jurer et de menacer de tuer l'un d'entre eux.

Un manifestant a capté l'échange sur une vidéo, qui s'est retrouvée sur YouTube et plusieurs autres sites.

Le porte-parole de la police de St Louis Brian Schellman a affirmé que l'incident impliquant un policier du département de police de St Ann était survenu tard mardi. Son identité n'a pas été révélée.

M. Schellman a affirmé qu'un sergent de St Louis était intervenu immédiatement, demandant à l'agent de baisser son arme et l'escortant hors du secteur. Le policier a été suspendu pour une période indéterminée.

Des manifestations se tiennent chaque jour à Ferguson en réaction à la mort du jeune homme noir Michael Brown, le 9 août, abattu par un policier blanc.


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Les Américains voulaient libérer James Foley

Les forces américaines ont récemment tenté de libérer James Foley et d'autres otages américains retenus en Syrie par l'État islamique (EI), mais cette mission secrète s'est soldée par un échec après une fusillade avec les djihadistes, les otages ne se trouvant pas à l'endroit supposé, ont déclaré mercredi des responsables américains.

La divulgation de cette mission survient au lendemain de la diffusion par l'EI d'une vidéo montrant la décapitation de James Foley, journaliste américain enlevé en Syrie en novembre 2012.

Cette mission autorisée par le président Barack Obama sur la base d'éléments fournis par les services de renseignement américains s'est déroulée cet été. Elle a mobilisé des moyens terrestres et aériens.

Les responsables américains n'ont pas donné la date exacte de cette intervention, mais ont dit qu'elle n'avait pas eu lieu au cours des deux dernières semaines.

Appuyés par des hélicoptères et des avions, des membres des forces spéciales et d'autres unités militaires ont été déposés dans un endroit précis de Syrie, où ils ont livré bataille à des combattants de l'État islamique, dont un certain nombre sont morts.

Premier affrontement direct

Il semble qu'il s'agisse du premier affrontement direct au sol entre les États-Unis et les radicaux sunnites de l'EI, que Barack Obama considère comme une menace croissante au Proche-Orient en raison de leur progression en Syrie et en Irak.

Les États-Unis bombardent depuis le 8 août des positions de l'EI dans le nord de l'Irak.

Lisa Monaco, principale conseillère du président américain en matière de lutte antiterroriste, a souligné que Barack Obama avait donné son feu vert à cette mission, car son conseil à la sécurité nationale considérait que chaque jour passé entre les mains des djihadistes aggravait la situation des otages.

« L'administration américaine avait ce que nous pensions être des renseignements suffisants et lorsque l'occasion s'est présentée, le président a autorisé le département de la Défense à agir avec force pour récupérer nos concitoyens. Malheureusement, cette mission n'a finalement pas été un succès, car les otages n'étaient pas là », explique-t-elle dans un communiqué.

Autre otage menacé

Parmi les otages recherchés au cours de cette mission figure aussi Steven Sotloff, un autre journaliste américain que l'État islamique menace d'exécuter à son tour dans la vidéo montrant la décapitation de James Foley.

Les familles des otages ont été informées de cette opération « mais seulement lorsque cela ne présentait plus de risques sur le plan opérationnel », a dit un responsable de l'administration américaine.

John Kirby, porte-parole du Pentagone, a déclaré sans plus de détails que cette mission « s'est concentrée sur un réseau précis de ravisseurs » au sein de l'État islamique.

Le conseil à la sécurité nationale explique dans un communiqué avoir choisi de révéler l'existence de cette mission, car plusieurs médias s'apprêtaient à le faire.


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Trois commandants du Hamas tués à Gaza

Le Hamas confirme que trois hauts commandants de sa branche armée ont été tués dans un raid de l'aviation israélienne à Gaza ce matin, pendant que se poursuivent les hostilités.

Mohammed Abou Chamala, Raëd al-Atar et Mohammed Barhoum seraient morts dans le bombardement d'une maison à Rafah.

Leur mort survient deux jours après une frappe aérienne qui visait à éliminer un autre leader du Hamas, Mohammed Deïf, un des Palestiniens les plus recherchés par Israël.

Celui-ci est toujours en vie, mais sa femme et un de ses fils seraient morts dans l'attaque.

Poursuite des hostilités

Pendant ce temps, les tirs de roquettes du Hamas et les raids israéliens se poursuivent, moins de 48 heures après la fin d'une trêve qui a duré une dizaine de jours.

Un porte-parole de l'armée israélienne a indiqué que 20 opérations aériennes avaient été menées depuis le début de la journée jeudi sur le territoire palestinien.

Les services de secours palestiniens soutiennent pour leur part qu'au moins 14 personnes ont été tuées jusqu'à maintenant aujourd'hui.

Le plus récent bilan fait état de plus de 2000 victimes palestiniennes et de 67 victimes israéliennes depuis le 8 juillet.

Menace contre l'aéroport de Tel-Aviv

Par ailleurs, la branche armée du Hamas a lancé hier soir un avertissement aux compagnies aériennes qui atterrissent à Tel-Aviv.

Elle les invite à ne plus se poser à l'aéroport Ben-Gourion dès aujourd'hui, sans préciser la nature de la menace.

Pour le moment, cet avertissement n'a pas eu d'impact. Tous les vols sont maintenus.

Les activités de l'aéroport ont été perturbées une première fois fin juillet, lorsqu'une roquette israélienne est tombée non loin de Ben-Gourion.


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Michael Brown a reçu au moins six balles

Written By Unknown on Selasa, 19 Agustus 2014 | 16.05

Le reportage de Frédéric Arnould

Le jeune Michael Brown, abattu par un policier à Ferguson, au Missouri, a reçu au moins six balles, ont expliqué les médecins légistes embauchés par la famille en point de presse lundi.

Quatre balles se seraient logées dans son bras droit et deux dans sa tête, indique le rapport sommaire de l'autopsie indépendante réalisée par le Dr Michael M. Baden. Il est probable que les coups qui l'ont atteint à la tête aient été les deux derniers à être tirés.

Aucune trace de poudre à canon ne se trouvait sur son corps, ce qui laisse croire que les coups ont été tirés d'une certaine distance, plutôt qu'à bout portant. Toutefois, le Dr Baden n'a pas eu accès aux vêtements du défunt, sur lesquelles des traces de poudre pourraient se trouver.

Le Dr Baden indique par ailleurs que les projectiles sont entrés par le haut du crâne, suggérant que Brown avait la tête baissée.

Les pathologistes s'intéressent particulièrement à une lésion sur l'avant-bras de Michael Brown. Cette lésion pourrait suggérer que Brown était de dos et s'éloignait du policier au moment où il a été touché. Elle pourrait aussi indiquer qu'il était de face, soit les mains en l'air ou placées de manière à se protéger le visage.

« Les gens n'ont cessé de demander : combien de fois a-t-il été atteint? Cette information aurait pu être révélée dès le premier jour. » — Dr Michael M. Baden

Ces informations sont cruciales, car les différentes versions pour expliquer le drame varient grandement. La police affirme que Brown s'est rendu à la voiture de patrouille et a agressé le policier pour tenter de lui dérober son arme à feu. De leur côté, un ami de Brown et un autre témoin affirment que Brown tentait de s'enfuir et qu'il avait les mains en l'air lorsqu'il a été abattu.

Selon les avocats de la famille, ces premiers résultats appuient la version des témoins oculaires de la mort du jeune Noir de 18 ans. La famille, convaincue que le sens des coups de feu indique que Michael Brown n'était pas en position menaçante, réclame ainsi que le policier Darren Wilson soit arrêté.

Mais d'un point de vue scientifique, il n'est pas encore possible de déterminer quel témoin est le plus cohérent avec les résultats de l'autopsie indépendante sur le corps de Michael Brown.

« Nous avons besoin de plus d'information. Par exemple, la police devrait examiner la voiture de patrouille pour voir si des résidus de poudre à canon s'y trouvent », explique le Dr Baden.

Trois autopsies différentes

Ces résultats préliminaires sont les premiers détails concrets découlant d'une autopsie à être rendus publics.

Les autorités locales du comté de St. Louis ont aussi effectué leur propre autopsie, mais aucune information sur les résultats n'a été rendue publique. Pourtant, « pour la plupart des autopsies, 95 % de l'information est disponible sur-le-champ », affirme le Dr Baden. 

Le Dr Baden, un ancien médecin légiste de la ville de New York, s'est donc rendu au Missouri à la demande de la famille de Michael Brown afin de pratiquer une autopsie indépendante.

« [La famille] ne voulait pas dépendre de l'autopsie faite par les autorités de St. Louis, les mêmes qui sont responsables d'avoir exécuté leur fils en plein jour. » — un des avocats de la famille de Michael Brown

Le Dr Baden, 80 ans, est le médecin qui avait été engagé par la famille du boxeur montréalais Arturo Gatti, retrouvé mort dans une chambre d'hôtel du Brésil en 2009, pour pratiquer une autopsie privée. Il a également passé en revue les autopsies pratiquées sur le président John F. Kennedy et Martin Luther King fils. Il est aussi connu pour avoir animé l'émission Autopsy de la chaîne HBO.

En plus de ces deux autopsies, une troisième sera réalisée par le département de la Justice américaine, a annoncé dimanche le procureur général Eric Holder fils. Le porte-parole du département de la Justice a expliqué cette décision en raison des circonstances extraordinaires entourant la mort de l'adolescent noir de 18 ans.

Selon le Dr Baden, il est rare que le gouvernement fédéral demande une troisième autopsie, mais cela peut arriver lorsque le niveau de confiance envers les autorités est bas.

Michael Brown, 18 ans, était non armé lorsqu'il a été tué par un policier, le 9 août, dans des circonstances controversées. Le nom de l'agent, Darren Wilson, a été révélé six jours après les faits.


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Le pape appelle l’ONU à stopper «l’agression» djihadiste en Irak

Le pape François appelle la communauté internationale à « stopper l'agression injuste » des djihadistes en Irak contre les minorités chrétiennes et kurdes.

« Dans les cas où il y a une agression injuste, je peux seulement dire qu'il est légitime d'arrêter l'agresseur injuste », a-t-il expliqué.

Il a toutefois ajouté qu'il n'approuvait pas le bombardement et la guerre, une critique implicite des frappes américaines.

« Je souligne le verbe "stopper". Je ne dis pas "bombarder" ou "faire la guerre", mais arrêter. Les moyens par lesquels il [l'agresseur] doit être stoppé doivent être évalués. Stopper un agresseur injuste est légitime », a-t-il indiqué.

Le souverain pontife estime qu'une organisation multilatérale comme l'ONU est la seule instance à même de décider quoi faire.

Au début du mois, le pape avait déjà demandé à la communauté internationale d'agir pour protéger les minorités chrétiennes au pays.

Certains experts avancent qu'il invoque ainsi l'idée de légitime défense, défendue par la doctrine catholique, qui s'applique dans les cas de génocide. Il est rare que l'Église adopte une telle position. L'année dernière, le pape avait désapprouvé l'idée d'une intervention militaire en Syrie parce qu'il rejetait toute forme de guerre.

Depuis l'insurrection djihadiste des l'État islamique (EI) en Irak au début de l'été, la communauté internationale a condamné la persécution des minorités. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le président américain ont même parlé d'un risque de génocide. Le Conseil de sécurité de l'ONU a en outre condamné les attaques islamistes. 

C'est d'ailleurs pour cette raison que le président américain a autorisé des frappes ciblées en Irak.


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