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La situation en Ukraine décryptée par Jean-François Bélanger

Written By Unknown on Jumat, 02 Mei 2014 | 16.05

La situation évolue de jour en jour en Ukraine, au point où il est devenu difficile de ne pas perdre le fil des évènements. Pour faire le point, décryptage en trois questions avec notre correspondant en Russie, Jean-François Bélanger.

1. Quelle est la situation sur le terrain?

Sur le terrain, chaque jour qui passe confirme un peu davantage la perte de contrôle du gouvernement central sur les régions de l'est du pays. Les militants prorusses ont encore fait un ajout à la liste de bâtiments publics qu'ils occupent en prenant d'assaut l'immeuble où siège le procureur de la région, à Donetsk. Les policiers de faction devant le bâtiment ont, dans un premier temps, tenté de résister avant de se retirer.

Au cours des derniers jours, les rebelles séparatistes ont pris le contrôle d'immeubles administratifs dans les villes de Donetsk, Lougansk et Horlivka. Les miliciens armés à Slaviansk, rassemblés autour du maire autoproclamé Viatcheslav Ponomarev, détiennent toujours des observateurs militaires de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Pour voir les villes occupées en Ukraine sur votre appareil mobile, cliquez ici

2. Quelle est la réaction du gouvernement ukrainien?

Les forces de sécurité ukrainiennes composées de l'armée, de la garde nationale et de la police sont déployées autour de la ville de Slaviansk, mais ne donnent pas de signe d'un assaut imminent. Des unités d'élite de l'armée ont procédé à des exercices de reprise d'un bâtiment dans la nuit, à Kiev, ce qui peut laisser penser qu'elles se préparent à une offensive véritable.

« Dans les faits, le gouvernement central à Kiev montre surtout, depuis le début de la crise, son incapacité à régler le problème. » — Jean-François Bélanger

Le président par intérim, Oleksander Tourtchinov, a admis publiquement avoir perdu le contrôle de l'est du pays. Il a relancé la conscription militaire pour tenter de gonfler les rangs d'une armée qui n'est plus que l'ombre d'elle-même, après avoir été négligée par les gouvernements successifs depuis la fin de l'URSS.

Toutefois, l'utilisation de l'armée ne semble pas une solution très plausible, dans la mesure où beaucoup de soldats ne sont pas prêts à ouvrir le feu sur leurs concitoyens, surtout en l'absence d'ordres clairs émanant de la hiérarchie. Beaucoup de doutes subsistent au sein des forces armées quant à la légitimité des gouvernants actuels, qui n'ont pas été élus.

De plus, les dirigeants à Kiev hésitent franchement à utiliser la force pour régler le conflit, de peur que la Russie n'emploie ce prétexte pour envahir l'est du pays « pour protéger les russophones ».

3. Plusieurs villes veulent tenir des référendums d'autodétermination. Risque-t-on d'assister à l'éclatement de l'Ukraine?

Personne n'est en mesure de prédire l'avenir. La plupart des gens à qui j'ai parlé dans l'est du pays ne semblent pas favorables à une annexion à la Russie.

D'après un récent sondage, cette option ne recueille d'ailleurs qu'entre 15 % et 27 % d'appui, selon les villes. En revanche, la majorité des habitants de l'est de l'Ukraine ne font pas confiance au gouvernement à Kiev. Quelque 75 % d'entre eux le considèrent comme illégitime et s'en méfient. Presque tous ont l'impression que les dirigeants issus de la révolution pro-européenne Euromaïdan ne sont pas à leur écoute et ne les comprennent pas.

« Un énorme fossé sépare les deux moitiés du pays. » — Jean-François Bélanger

On assiste d'abord et avant tout à un phénomène de rejet et de fort mécontentement. Kiev tente par tous les moyens de reprendre l'initiative, y compris en promettant une décentralisation, une nouvelle constitution et un référendum national sur le statut politique des régions. Mais ces propositions restent sans réponse dans l'Est, en raison justement de la crise de confiance.


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Exécutions en Oklahoma : le directeur des prisons réclame plus de supervision

Les représentants des autorités carcérales de l'Oklahoma ont essayé pendant 51 minutes de trouver une veine sur les bras et les pieds d'un détenu condamné à mort avant d'insérer l'intraveineuse dans l'aine de l'homme, a révélé, jeudi, le directeur des prisons de l'État, Robert Patton, dans un rapport réclamant une meilleure supervision des exécutions.

Clayton Lockett a apparemment succombé à une crise cardiaque foudroyante 10 minutes après que M. Patton eut ordonné l'arrêt de la procédure, mardi soir. Le directeur a précisé que l'intraveineuse avait été installée dans l'aine du prisonnier parce qu'il avait été impossible de trouver un point praticable ailleurs.

Cette veine s'est toutefois collabée et, selon Robert Patton, M. Lockett n'avait pas d'autres veines adéquates, et l'État ne disposait pas de doses létales supplémentaires. L'intraveineuse avait été recouverte d'un drap parce qu'elle se trouvait à l'aine du détenu, a précisé M. Patton dans sa lettre à la gouverneure de l'Oklahoma, Mary Fallin, décrivant la dernière journée de Clayton Lockett.

Le fait que l'intraveineuse se soit déplacée n'a été découvert que 21 minutes après le début de l'exécution alors que les substances mortelles avaient été complètement injectées. Soit les médicaments ont été absorbés par les chairs, soit ils se sont écoulés à côté, ou les deux, a indiqué le directeur. Lorsque ce dernier a demandé au médecin si la dose administrée était suffisante pour causer la mort, il a répondu non.

Après que le docteur eut détecté un faible pouls, Robert Patton a stoppé l'exécution. Clayton Lockett est tout de même mort. Le rapport mentionne aussi que lors de son dernier matin, Clayton Lockett s'est battu contre les gardiens qui voulaient le retirer de sa cellule et a reçu une décharge de pistolet électrique.

Le prisonnier a été transporté à l'infirmerie du pénitencier, où une coupure qu'il s'était lui-même infligée a été découverte. Le personnel médical a toutefois décrété qu'aucun point de suture n'était nécessaire. Lockett a aussi refusé de manger au déjeuner et au dîner.

Jeudi, M. Patton a également demandé la suspension pour une durée indéterminée de l'exécution d'un autre détenu. Charles Warner devait à l'origine être exécuté deux heures après Lockett. La procédure a pour le moment été reportée au 13 mai.

Mme Fallin, qui a ordonné à un membre de son cabinet d'enquêter sur le décès de Clayton Lockett, a annoncé qu'elle était prête à suspendre l'exécution de Warner pendant 60 jours, le maximum permis par les lois de l'État, le temps que l'enquête soit terminée.


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Raid dans l'est de l'Ukraine : Kiev confirme la mort d'un pilote d'hélicoptère

Le ministre ukrainien de l'Intérieur, Arsen Avakov, a confirmé vendredi matin qu'un pilote d'hélicoptère avait été tué et d'autres blessés par des tirs de missiles antiaériens à Slaviansk, dans l'est du pays, où les forces ukrainiennes ont lancé un raid en tout début de journée.

« Contre les forces spéciales ukrainiennes, les terroristes ont recours à l'artillerie lourde, y compris des lance-grenades et des missiles antiaériens portatifs. Un pilote est mort et il y a des blessés », écrit-il sur sa page Facebook.

Arsen Avakov accuse également les séparatistes prorusses d'avoir recruté des mercenaires professionnels.

Les forces de sécurité ukrainiennes ont lancé une opération de grande ampleur pour reprendre la ville de Slaviansk, devenue l'un des principaux bastions prorusses depuis le début du mois d'avril.

Pour sa part, le maire autoproclamé de la ville, Viatcheslav Ponomariov, a déclaré plus tôt que deux hélicoptères des forces de sécurité avaient été abattus et qu'un pilote avait été capturé, l'autre ayant été tué.

Un photographe de Reuters présent sur place a pu voir un hélicoptère de l'armée ouvrir le feu dans les faubourgs de la ville, et des coups de feu ont retenti.

Des groupes armés favorables à une union avec la Russie ont saisi des bâtiments officiels dans les villes du bassin minier du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, depuis l'annexion de la Crimée par Moscou en mars dernier. Ils réclament l'organisation le 11 mai d'un référendum sur le rattachement à la Russie.

Kiev a reconnu qu'il ne contrôlait guère certaines forces de police dans l'est, ce qui pourrait compliquer le déroulement de l'élection présidentielle prévue le 25 mai dans tout le pays.

Les nouvelles autorités installées à Kiev après la chute du président Viktor Ianoukovitch le 22 février espèrent que ce scrutin permettra de tourner la page d'une période chaotique.


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Nigéria : une explosion fait 15 morts dans la capitale Abuja

Le bilan de l'explosion survenue jeudi dans les faubourgs de la capitale nigériane, Abuja, s'est alourdi à 15 morts au moins, selon des témoins et les autorités qui privilégient vendredi la thèse d'un attentat à la voiture piégée.

Aucune revendication n'est parvenue, mais les soupçons se portent sur les islamistes armés de Boko Haram.

La déflagration a ébranlé la ville de Nyanya, non loin de l'endroit où un attentat à la bombe, commis à l'heure de pointe du matin dans une gare routière, avait fait 75 morts le 14 avril.

« Il y a eu une puissante explosion, puis une boule de feu », a dit un témoin à Reuters. « Il y a de nombreux morts et des ambulances se sont rendues là-bas en urgence ».

L'organisation extrémiste Boko Haram, en lutte notamment dans le nord-est du Nigeria pour créer un État islamique, avait revendiqué l'attentat du 14 avril à Nyanya et menacé de commettre d'autres attentats.

L'attentat de jeudi précède de quelques jours l'ouverture à Abuja du Forum économique mondial sur la croissance africaine, manifestation à laquelle doivent participer responsables politiques et chefs d'entreprise, du 7 au 9 mai.

Le gouvernement du Nigeria, qui attend notamment la venue du premier ministre chinois Li Keqiang, a annoncé que 6000 soldats et policiers veilleraient à la sécurité de cet événement.

Un témoin dit avoir dénombré au moins 15 cadavres au sol.

« L'explosion s'est produite au moment où les gens attendaient leur bus pour se rendre au travail. Ça s'est passé à une centaine de mètres », a ajouté Kayode Adeyemi.

Le dernier bilan de l'agence fédérale de gestion des situations de crise fait état d'au moins 9 morts et 11 blessés hospitalisés dans un état critique.


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Enquête internationale sur l'usage de chlore en Syrie

Written By Unknown on Kamis, 01 Mei 2014 | 16.06

Alors que les attentats se multiplient en Syrie, la Grande-Bretagne presse l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OAIC) de mener le plus rapidement possible son enquête sur les récentes allégations d'attaques au chlore en Syrie.

Mardi, le Daily Telegraph a divulgué des informations qui laissent croire que le régime syrien continue d'utiliser des armes chimiques contre sa population civile. Le quotidien londonien a commandé des analyses en laboratoire d'échantillons du sol de trois récents sites d'attaques qui révèlent « des traces assez importantes et sans ambiguïté de chlore et d'ammoniaque ». 

Or, la Syrie est en train d'achever son désarmement chimique, conformément à l'accord signé sous l'égide des Nations unies au lendemain d'une attaque chimique dans la banlieue de Damas qui a fait plusieurs dizaines de morts, le 21 août 2013.

L'OIAC a aussitôt annoncé l'ouverture d'une enquête, précisant que le départ de ses enquêteurs est prévu « sous peu ». Damas aurait « accepté la mise en place de cette mission ».

« Les informations selon lesquelles des armes chimiques ont été à nouveau utilisées, ajoutant encore à la détresse de la population syrienne, sont absolument révoltantes », a déclaré le chef de la diplomatie britannique William Hague mercredi.

L'enquête du Daily Telegraph appuie les affirmations de Paris et Washington, qui accusent Damas d'avoir utilisé un produit industriel dans des attaques récentes contre les rebelles.

Le pouvoir en place accusait plutôt l'opposition. Mais le quotidien britannique précise que seul le régime de Bachar Al-Assad a accès à la puissance aérienne du pays, et que les attaques chimiques ont été menées par hélicoptères.

Une école d'Alep bombardée

Par ailleurs, l'aviation syrienne a bombardé mercredi une école d'Alep, faisant au moins 18 morts, dont 10 enfants. L'évènement a été rapporté par des militants de l'opposition. 

Ce raid survient au lendemain d'une vague d'attaques qui ont fait plus d'une centaine de morts dans les quartiers progouvernementaux de Homs. On estime que la guerre civile en Syrie a fait plus de 150 000 victimes en 3 ans. 

Pendant ce temps, le pouvoir poursuit les préparatifs pour la présidentielle du 3 juin. Le président Bachar Al-Assad est certain de remporter le scrutin, qui se tiendra uniquement dans les zones tenues par le régime. L'opposition qualifie cette élection de « farce ».

Échec de l'aide humanitaire

L'ONU a dénoncé mercredi l'échec des efforts pour améliorer la livraison des secours à la population syrienne. « Loin de s'améliorer, la situation s'aggrave », a estimé la directrice des opérations humanitaires Valérie Amos, à la sortie d'une rencontre avec le Conseil de sécurité.

« Sans un effort concerté des membres du Conseil et d'autres pays membres de l'ONU, nous n'obtiendrons pas le changement dont nous avons besoin. » Selon elle, la diplomatie discrète n'a rien donné jusqu'à présent.

Nouveau camp de réfugiés

Les autorités jordaniennes ont ouvert un nouveau camp qui permettra à terme d'accueillir 130 000 réfugiés syriens supplémentaires. Le pays en compte déjà 580 000, soit environ 10 % de sa population.

Près de 3 millions de personnes ont fui la Syrie depuis le début de la guerre civile dans ce pays.


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Exécution bâclée : l'Oklahoma annonce une révision du protocole

Le reportage de Joyce Napier

La longue agonie d'un condamné à mort en Oklahoma, mardi soir, ravive le débat sur la peine capitale et les méthodes d'exécution. Clayton Lockett, 38 ans, a succombé à une crise cardiaque après que les autorités eurent interrompu son exécution, parce qu'il montrait des signes de grande souffrance.

L'Oklahoma suspend donc toute exécution pour deux semaines, le temps de mener une enquête indépendante sur les méthodes d'exécution, mais surtout sur ces injections létales, a annoncé sa gouverneure, Mary Fallin.

La gouverneure ne remet aucunement en question la peine de mort. Selon elle, le condamné méritait la mort pour avoir violé et assassiné une jeune femme de 19 ans. Une victime qu'il avait enterrée vivante.

L'avocat de Clayton Lockett avait demandé en vain aux tribunaux de forcer les autorités à divulguer les composantes chimiques du cocktail empoisonné. Un cocktail qui n'avait jamais été testé aux États-Unis, dit-on.

Les laboratoires pharmaceutiques européens, qui s'opposent à la peine de mort, ne veulent plus que leurs produits soient utilisés pour exécuter des condamnés. L'Oklahoma et d'autres États doivent donc chercher d'autres poisons.

Certains se tournent alors vers les très controversés préparateurs en pharmacie, dont les médicaments ne sont pas homologués par les autorités fédérales.

« Cela force les États qui utilisent l'injection létale à improviser. Et cette improvisation crée cette cacophonie dans les exécutions », dénonce Robert Blecker, professeur à l'École de droit de New York.

Cet auteur du livre The Death of Punishment et grand défenseur de la peine de mort se réjouit que la controverse relance le débat sur les méthodes d'exécution. Chaise électrique, pendaison, chambre à gaz? « Je suis personnellement favorable au peloton d'exécution, qui reconnaît qu'il s'agit d'une punition et ne prétend pas être de la médecine », dit celui qui s'est toujours opposé à la généralisation des injections létales.

Plusieurs organisations de défense des droits de la personne et la France demandent maintenant à l'Oklahoma d'imposer un moratoire sur ce châtiment, en vue de son abolition.

Ces dernières années, plusieurs États américains ont aboli la peine capitale, notamment en raison de « de l'incroyable difficulté à conduire les injections létales de manière transparente et conforme au 8e Amendement », qui interdit toute « punition cruelle et inhabituelle », explique Lyn Entzeroth, professeur de droit à l'Université de Tulsa, en Oklahoma.

D'autres choisissent d'autres méthodes d'exécution. Le Tennessee a déjà approuvé le retour à la chaise électrique. La Géorgie et la Virginie l'envisagent, tandis que le Missouri et le Wyoming parlent de renouer avec le peloton d'exécution. 


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Irlande : le leader nationaliste Gerry Adams arrêté pour un meurtre commis en 1972

Le leader du Sinn Fein, principal parti nationaliste de l'Irlande du Nord, a été arrêté mercredi dans le cadre d'une enquête sur le meurtre de Jean McConville en 1972, enlevé et tué par des hommes de l'Armée républicaine irlandaise (IRA). Gerry Adams défend son innocence. 

« Bien que je ne me sois jamais dissocié de l'IRA et je ne le ferai jamais, je suis innocent de toute participation dans l'enlèvement, le meurtre et l'enterrement de Mme McConville », a-t-il plaidé par communiqué. 

Le corps de Jean McConville, mère de 10 enfants, avait été retrouvé sur une plage en 2003.

Le Sinn Fein, la branche politique de l'IRA, a indiqué que le mois dernier Gerry Adams s'était montré disponible pour rencontrer la police nord-irlandaise concernant Jean McConville et que cette rencontre avait finalement lieu.

Pour sa part, la police a seulement indiqué qu'un homme de 65 ans - l'âge du dirigeant catholique - s'était « présenté de lui-même » dans la soirée.

Jean McConville était âgée de 37 ans au moment de son enlèvement. L'IRA l'accusait d'être une informatrice de l'armée britannique. Son seul tort, dit-on, était d'avoir porté secours à un soldat britannique blessé dans un attentat de l'IRA. L'IRA n'a reconnu son assassinat qu'en 1999.


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Les lycéennes enlevées au Nigeria seraient mariées de force

Le reportage de Sophie Langlois

De nombreuses filles et de jeunes femmes ayant été kidnappées d'une école au Nigeria sont forcées d'épouser leurs ravisseurs islamistes, selon ce qu'a rapporté une organisation civile, mercredi.

Parallèlement, le réseau terroriste Boko Haram négocie le sort des étudiantes et demande une rançon dont le montant n'a pas été spécifié pour leur libération, selon ce qu'a confié un leader communautaire de l'État de Borno à l'Associated Press.

Celui-ci a précisé que le message des ravisseurs, transmis mercredi soir, fait état du fait que deux des filles ont succombé à des morsures de serpent.

Le message a été acheminé à un membre d'un comité présidentiel mandaté, l'an dernier, de négocier un cessez-le-feu avec les extrémistes islamistes, a ajouté le leader communautaire, qui s'est exprimé sous le sceau de la confidentialité parce qu'il n'était pas autorisé à parler des discussions.

La nouvelle selon laquelle des négociations sont en cours survient au moment où des parents affirment que les filles sont vendues en mariage à des militants de Boko Haram.

Selon ce qu'a déclaré à l'Associated Press Halite Aliyu, du Forum populaire Borno-Hobe, les étudiantes reçoivent 2000 nairas (13,63 dollars canadiens) pour épouser les combattants.

Mme Aliyu dit que les parents ont obtenu des informations de villageois de la forêt Sambisa, le long de la frontière avec le Cameroun, où Boko Haram détient des repaires.


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Ukraine : nouvel assaut des prorusses

Written By Unknown on Rabu, 30 April 2014 | 16.05

La tension est à son comble en Ukraine, où un millier de militants prorusses ont assiégé un poste de police à Lougansk, dans l'est du pays. Après des affrontements, les occupants ont abandonné leur quartier général.

En fin de soirée, les policiers ont quitté les lieux sans armes, pour regagner un autobus venu les escorter. Ils sont passés en file indienne entre deux rangées de civils et d'hommes armés, rapporte l'Agence France-Presse.

Les militants prorusses avaient encerclé le poste en fin d'après-midi. Les policiers ont riposté avec des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes. Les manifestants ont enfoncé le portail arrière et ont lancé des pierres sur le bâtiment. Une trentaine d'hommes armés de kalachnikovs et de lance-roquettes ont ensuite attaqué le commissariat.

Tout juste avant, d'autres militants avaient pris le contrôle de la préfecture de région, du tribunal et de la télévision de Lougansk. Les forces de sécurité ukrainiennes ne se sont apparemment pas opposées à ces opérations.

Ces évènements surviennent alors que six chasseurs canadiens F-18 sont partis mardi matin de la base de Bagotville, au Québec, pour une mission de l'OTAN en Europe de l'Est.

Le président ukrainien parle de trahison

Olexandre Tourtchinov, le président ukrainien par intérim, a par ailleurs dénoncé « l'inaction et la trahison » des forces de l'ordre dans l'est de l'Ukraine.

« Les événements dans l'est ont illustré l'inaction, l'impuissance et parfois la trahison criminelle des forces de l'ordre dans les régions de Donetsk et de Lougansk », a déclaré M. Tourtchinov.


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Tornades dans le Midwest: le bilan grimpe à 35 morts

Au moins 35 personnes ont perdu la vie dans les tornades et les violentes tempêtes qui ont frappé le sud des États-Unis au cours des derniers jours.

Au Mississippi, 12 personnes ont été tuées lundi, dont neuf dans le comté de Winston. Trois autres personnes ont péri dans des accidents de la route liés aux intempéries.

Trois personnes ont aussi été tuées en Alabama. À Tuscaloosa, notamment, un étudiant de l'université de l'Alabama est mort lundi après s'être réfugié dans le sous-sol d'une maison dont un mur s'est ensuite effondré.

Au Tennessee, deux personnes ont perdu la vie quand une présumée tornade s'est abattue sur la maison dans laquelle elles se trouvaient.

Dans l'Arkansas, 15 personnes ont été tuées par la violente tornade qui a balayé l'État samedi.

Les intempéries ont aussi fait une victime en Okahoma et une autre en Iowa.

Le système météorologique menaçait toujours la Géorgie et l'Alabama mardi.


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