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Les Sud-Soudanais pris entre la famine et la guerre

Written By Unknown on Kamis, 03 April 2014 | 16.06

Le Programme alimentaire mondial (PAM) tire la sonnette d'alarme : la faim menace sérieusement des populations entières dans le Soudan du Sud, pays indépendant depuis juillet 2011.

Des villageois mangent des herbes pour survivre, une des conséquences de la guerre civile dans la région. La crise risque de s'aggraver en raison de la lenteur de l'aide humanitaire internationale.

Des réfugiés racontent qu'ils font « bouillir des racines vénéneuses pendant six ou sept jours pour en extraire tout le poison et pour avoir quelque chose à manger », selon AntDonio Guterres, le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés.

Jérôme Oberreit, secrétaire général de Médecins sans frontières (MSF), dénonce une « réponse incroyablement lente et inadéquate » des organisations onusiennes.

L'ONU a déjà commencé à larguer des vivres sur le nord du pays. Un grand avion Iliouchine a balayé les États du nord du pays avec 30 tonnes de vivres, de quoi assurer la nourriture pour des dizaines de milliers de personnes coincées entre les rebelles et les troupes gouvernementales.

La ville éthiopienne frontalière de Gambela a été prise d'assaut par près de 70 000 Sud-Soudanais fuyant les combats qui ont éclaté en décembre.

Ces opérations coûteuses, comparativement à celles menées par voie terrestre, pourraient toutefois être compromises.

Les Nations unies n'ont récolté que le tiers des 1,27 milliard de dollars américains nécessaires pour répondre à la crise.

La voie des airs demeure la seule solution pour le moment, selon La Ertharin Cousin, directrice du PAM. Elle explique que les pluies prévues dans les prochaines semaines risquent de rendre les routes inutilisables.

Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la famine menace près de 7 millions de personnes. L'ONU fait état d'un million de personnes chassées de chez elles au cours des 100 premiers jours du conflit et indique que 3,7 millions de Sud-Soudanais sont maintenant menacés d'une insécurité alimentaire.

Rien ne laisse entrevoir une amélioration prochaine de la situation. Le dernier accord de cessez-le-feu conclu en janvier a volé en éclats et les négociations engagées à Addis-Abeba n'ont rien donné.

Les pourparlers de paix ont été suspendus jusqu'à fin avril, ce qui qui laisse craindre le pire pour les populations civiles prises en étau entre les belligérants.


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Fusillade à Fort Hood : 4 morts et 16 blessés

Une fusillade a fait au quatre morts et 16 blessés mercredi sur la base militaire de Fort Hood, dans le centre du Texas, qui avait déjà été le théâtre d'une tuerie en 2009, a confirmé l'armée américaine.

Toutes les victimes faisaient partie des forces armées, mais leur identité n'a pas été révélée. Parmi les blessés, trois se trouvent dans un état considéré comme critique.

En conférence de presse, le commandant de la base de Fort Hood a annoncé que le tireur se trouve parmi les victimes. Il est mort de blessures infligées par lui-même lorsqu'une policière de l'armée a réussi à le coincer dans un stationnement.

Selon Mark Milley, le tireur a utilisé une arme de poing récemment achetée, qui n'appartenait pas à l'armée. Il a d'abord ouvert le feu près d'un bâtiment où se trouvent les services de santé avant de se déplacer en voiture vers le bataillon de transport.

Le suspect est un soldat qui a servi en Irak pendant quatre mois, en 2011. Il souffrait de détresse psychologique et recevait des traitements pour dépression et anxiété. Il était en attente d'un diagnostic de trouble de stress post-traumatique. Il était arrivé à Fort Hood en février dernier.

« Nous ne connaissons pas ses motivations. Nous savons que ce soldat souffrait de troubles mentaux », a annoncé le commandant Milley.

Son identité, bien que connue des autorités, n'a pas été rendue publique.

« A ce stade, il n'y a aucune indication liant cet incident au terrorisme, bien que nous n'excluions rien », a ajouté le commandant.

La base de Fort Hood a été bouclée pendant quatre heures après le tuerie, survenue vers 16 heures, heures locales. Les militaires présents ont reçu l'ordre de rester confiné où ils se trouvaient.

Dans une déclaration livrée à Chicago, le président américain Barack Obama s'est dit bouleversé qu'une nouvelle fusillade ait eu lieu à Fort Hood. « Nous irons au fond des choses pour savoir ce qui s'est exactement passé », a-t-il promis.

En novembre 2009, le commandant Malik Nadal Hasan, un psychiatre militaire, avait tué 13 personnes et fait 32 blessés sur la même base. Il a depuis été condamné à la peine de mort.

La nouvelle fusillade de Fort Hood est la troisième en six mois sur une base militaire américaine.

En septembre, un forcené a fait 12 morts et quatre blessés au Navy Yard de Washington avant d'être tué par la police et, le mois dernier, un marin a été tué par un civil sur un navire de la base de Norfolk, en Virginie.


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Nouveau séisme au Chili : plus de peur que de mal

Un deuxième séisme en autant de jour a secoué le nord de la côte pacifique du Chili mercredi, faisant toutefois plus de peur que de mal.

Le Chili et le Pérou ont alors lancé une alerte au tsunami après le tremblement de terre d'une magnitude de 7,8, dont l'épicentre a été enregistré à moins de 20 kilomètres de la ville portuaire d'Iquique, à une profondeur de 20 kilomètres, selon l'Institut américain de veille géologique.

Selon la marine chilienne, une vague de moins d'un mètre a atteint la côte un peu plus d'une heure après le séisme. L'alerte au tsunami a été levée peu de temps après, dans les deux pays.

On ne rapporte aucun dommages.

La présidente chilienne Michelle Bachelet a elle-même été évacuée. Elle se trouvait dans la région pour visiter les sinistrés du tremblement de terre de mardi.

Cette nouvelle survient au lendemain d'un tremblement de terre d'une magnitude de 8 au même endroit, qui avait provoqué une alerte au tsunami sur une large partie de la côte pacifique latino-américaine. Le tsunami redouté ne s'est produit, mais des vagues de deux mètres ont quand même causé des dégâts mineurs. Six personnes sont mortes à la suite du séisme.

Des glissements de terrain, des pannes d'électricité et des dégâts mineurs sur des résidences et des bateaux ont été enregistrés.


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31 pays contre le trafic d'armes illégales

Dix-huit pays, parmi lesquels cinq des plus importants exportateurs d'armes au monde, ont ratifié mercredi le Traité sur le commerce des armes, donnant ainsi plus de poids à la campagne de mise en oeuvre de l'accord.

Les ambassadeurs de 18 pays ont remis leurs documents officiels lors d'une cérémonie aux Nations unies qui célébrait le premier anniversaire de l'adoption du traité par l'Assemblée générale de l'ONU.

Cette entente internationale vise à freiner le trafic d'armes illégales, un commerce lucratif oscillant entre 60 et 85 milliards de dollars. L'ajout de ces États porte à 31 le nombre de pays ayant ratifié le traité, soit plus de la moitié des 50 nécessaires à son entrée en vigueur.

Cinq des dix premiers exportateurs d'armes au monde, soit la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, ont déposé leurs dossiers de ratification à l'occasion de cette cérémonie. Les 13 autres États sont la Bulgarie, la Croatie, le Salvador, l'Estonie, la Finlande, la Hongrie, l'Irlande, la Lettonie, Malte, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie.

Parmi les grands absents figurent les États-Unis, premier exportateur mondial d'armes. L'administration Obama a signé le traité, mais sa ratification est bloquée par le Sénat américain, dont les membres s'y opposent vivement.

À ce jour, 118 pays ont adhéré au traité. La ratification prévoit toutefois l'adoption de réglementations nationales pour contrôler le transfert des armes conventionnelles et encadrer les activités des marchands d'armes.


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Séisme d'une magnitude de 8 suivi d'un tsunami au Chili

Written By Unknown on Rabu, 02 April 2014 | 16.06

Un tsunami s'est déclenché sur la côte pacifique latino-américaine après un séisme de magnitude 8 qui s'est produit au large du Chili mardi.

Les autorités chiliennes ont fait état de cinq morts liés au séisme. Les victimes ont subi des arrêts cardiaques ou été écrasées sous les décombres. Trois personnes ont été blessées gravement. On ignore leur état exact.

En fin de soirée mardi, l'alerte touchait toujours le Chili et le Pérou, mais avait été levée pour l'Équateur, la Colombie, le Panama, le Costa Rica et le Nicaragua. L'État américain d'Hawaï a également déclenché l'alerte.

Le présidente chilienne Michelle Bachelet a déclaré l'état de catastrophe naturelle dans les deux régions du nord les plus touchées par le séisme. Elle devrait visiter les zones sinistrées mercredi.

Le séisme a engendré des vagues de 2,11 mètres, selon des responsables américains. Les premières vagues ont atteint la côte chilienne environ 45 minutes après le séisme. Tôt mercredi, les autorités ont annoncé que la mer s'était retiré de deux mètres et demi près d'Iquique, prélude à un tsunami.

D'après l'Institut américain de veille géologique (USGS), le séisme s'est produit à 86 kilomètres au large de la ville minière d'Iquique, à 10 kilomètres de profondeur. Le Centre sismologique national de l'Université du Chili parle d'une magnitude 7,9, tandis que l'USGS évalue la force du séisme à une magnitude de 8.

Les autorités chiliennes ont demandé l'évacuation d'une zone côtière située dans le nord du pays. Des glissements de terrain ont été rapportés à certains endroits et les débris bloquaient des routes et des chemins de fer.

Plusieurs dizaines de détenus d'une prison d'Iquique ont également profité de la cohue suivant le séisme pour s'enfuir.

Les autorités péruviennes ont aussi ordonné l'évacuation de la région d'Ica, dans le sud du pays, à proximité de la frontière avec le Chili. Des pannes d'électricité ont été rapportées dans la région, mais le courant a rapidement été rétabli.

La secousse a été ressentie jusqu'à La Paz, en Bolivie, à près de 500 kilomètres de l'épicentre. Un séisme équivalent à une magnitude de 4,5 y a été enregistré.

Le Chili est l'un des pays le plus susceptibles de vivre des tremblements de terre. C'est d'ailleurs à cet endroit qu'a été vécu le séisme le plus puissant jamais enregistré, en 1960. La secousse d'une magnitude de 9,5 avait causé la mort de plus de 5000 personnes.


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Soudan du Sud : plus d'un million de déplacés en 4 mois de combats

La crise humanitaire provoquée par la guerre civile au Soudan du Sud risque fort de s'aggraver cette année en raison de la lenteur de l'aide humanitaire internationale et de la méfiance des belligérants envers l'ONU, a estimé mardi l'ONG Médecins sans frontières (MSF).

Plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis que les combats ont éclaté le 15 décembre, selon les Nations unies. Parmi ceux-ci, 800 000 ont été déplacés au sein même du Soudan du Sud et plus de 250 000 autres ont trouvé refuge dans des pays voisins.

Un accord de cessez-le-feu conclu en janvier a volé en éclats et les négociations engagées à Addis-Abéba en Ethiopie entre belligérants n'ont pas permis de faire taire les armes au Soudan du Sud, pays indépendant depuis juillet 2011.

« Il y a très peu d'espoir de voir les pourparlers politiques aboutir dans les semaines ou les mois à venir. Tout laisse penser que le conflit civil est parti pour durer, à moins d'un succès diplomatique inopiné », a déclaré à la presse à Genève Bruno Jochum, directeur général de MSF.

Le plus gros défi sera de fournir une aide alimentaire pour remplacer les récoltes qui auraient dû être semées par les populations désormais déplacées. La saison des plantations tombe actuellement et les récoltes interviennent normalement dans quelques mois, rappelle Bruno Jochum.

« Nous savons que le pic de malnutrition intervient durant l'été, habituellement, aussi je dirais qu'il reste quelques ou mois pour s'y préparer correctement », ajoute-t-il.

Autre menace pour l'aide humanitaire, la méfiance croissante des belligérants à l'égard de la mission des Nations unies dans le pays, car elle combine des dimensions militaires, politiques et humanitaires, pointe Jochum.

« Aujourd'hui, les vols et les véhicules des Nations unies sont soit contrôlés, soit parfois bloqués, ce qui est un problème de plus en plus important », dit-il.


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Venezuela : rassemblement en soutien à la députée Machado

Une leader de l'opposition vénézuélienne n'a pu pénétrer dans l'Assemblée nationale, mardi, après que des centaines de partisans eût manifesté leur désaccord à son expulsion du parlement.

La députée Maria Corina Machado a promis aux manifestants qu'elle continuerait de se battre afin que le président Nicolas Maduro quitte le pouvoir.

La manifestation pour soutenir la députée a tourné à la violence en soirée, alors que le pays est toujours ébranlé par l'important mouvement de contestation qui a débuté il y a près de deux mois.

Le président Maduro a qualifié de « terroristes infantiles » les manifestants qui font entendre leur voix dans de nombreuses villes du pays.

Bon nombre d'observateurs craignaient de voir la députée Machado, véritable figure emblématique du mouvement de protestation, être arrêtée par les autorités policières à son entrée dans l'Assemblée nationale.

Des juristes proches du parti socialiste au pouvoir, mené par le président Maduro, ont démis de ses fonctions la députée, après qu'elle eût participé à une rencontre de l'Organisation des États américains.

Elle avait alors soutenu que le gouvernement du pays réprimait la liberté des citoyens du pays et contrevenait aux droits humains.

Amnistie Internationale a indiqué, mardi, que les forces de sécurité nationale peuvent effectivement commettre des abus contre les manifestants.

Un autre leader du mouvement, Leopoldo Lopez, est derrière les barreaux depuis le 18 février.


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Les négocations dans l'impasse, les Palestiniens se tournent vers l'ONU

L'Autorité palestinienne a décidé d'adhérer à plus d'une dizaine de conventions internationales, dont les conventions de Genève, une décision destinée à faire pression sur Israël qui a pris de court les États-Unis au moment où ceux-ci tentent d'empêcher un nouvel effondrement du processus de paix.

Le secrétaire d'État John Kerry a annulé son déplacement prévu mercredi à Ramallah, où il devait s'entretenir avec le président palestinien Mahmoud Abbas après que ce dernier a annoncé mardi à des responsables de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) sa décision de signer les conventions.

« Nous appelons les deux parties à faire preuve de retenue pendant que nous discutons avec eux », a dit John Kerry à des journalistes mardi soir à Bruxelles, où il venait de participer à la réunion de l'OTAN.

Les Palestiniens ont expliqué que le refus d'Israël de libérer un nouveau groupe de prisonniers, comme convenu au moment de la relance du processus de paix sous l'égide des États-Unis l'été dernier, les avait libérés de leur promesse de ne pas rechercher la confrontation avec Israël aux Nations unies ou dans d'autres instances internationales.

Parmi les textes signés mardi par Mahmoud Abbas figurent les conventions de Genève, les traités internationaux fixant les règles de protection des personnes en cas de conflit armé et d'occupation.

Les Palestiniens espèrent que leur adhésion à ces traités leur permettra de saisir plus facilement la Cour pénale internationale (CPI), notamment au sujet de la poursuite de
l'occupation des terres palestiniennes saisies par Israël pendant la guerre de 1967.

« Se tourner vers certaines agences de l'ONU ne signifie pas que nous interrompons totalement le processus de paix », a dit à Reuters le négociateur palestinien Mohamed Chtayyeh. « Mais il nous faut un partenaire sérieux. Pour nous, c'est une question de dignité. »


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France: la droite en tête aux municipales, percée du FN

Written By Unknown on Senin, 24 Maret 2014 | 16.05

La droite a viré nettement en tête dimanche à l'issue du premier tour des élections municipales, un scrutin marqué par une percée sans précédent du Front national dans plusieurs villes de France et la confirmation du désaveu de la gauche au pouvoir.

Selon une estimation BVA, les listes de l'UMP et de ses alliés centristes totalisent 48 % des voix au niveau national, contre 43 % pour les listes de gauche et 7 % pour les listes FN.

La gauche recule de cinq points par rapport aux élections de 2008, alors un cru exceptionnel pour le PS, et l'UMP est en passe de réussir son pari avec une avance notable.

« On ne va pas raconter d'histoires, ce soir la gauche subit une défaite », a dit Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, sur France 2.

D'après les « résultats consolidés » communiqués en début de nuit par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, la droite est en tête avec 46,54 % des voix contre 37,74 % pour la gauche et 4,65 % pour l'extrême droite, qui n'était présente que dans un nombre restreint de communes.

À Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), cible prioritaire du FN, Steeve Briois, secrétaire général du parti, est élu. Un score historique qui en appellera d'autres, selon le FN.

Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a appelé « l'ensemble des forces démocratiques » à faire barrage au FN au second tour, dimanche prochain.

L'abstention a atteint un nouveau record après celui des municipales de 2008 - 35,87 % selon les chiffres communiqués par le ministre de l'Intérieur, contre 33,46 % il y a six ans -, une désaffection à même de doper les scores du Front national.

« Cette abstention est trop élevée. C'est incontestablement un message envoyé par nos concitoyens », a relevé Manuel Valls.

Le seuil de qualification pour le second tour ayant été abaissé à 10 % des suffrages exprimés (barre franchie par Marine Le Pen dans quelque 900 communes lors de la présidentielle de 2012), le FN, qui a présenté 596 listes, compte se maintenir dans des dizaines de communes et envisage d'autres victoires.

Il est en tête à Fréjus (Var), Avignon (Vaucluse), Perpignan (Pyrénées-Orientales), Béziers (Hérault), Forbach (Moselle) et Saint-Gilles (Gard). 

« C'est la fin de la bipolarisation de la vie politique française. Le FN arrive comme une grande force autonome », a dit Marine Le Pen sur TF1, qui parle d'« un cru assez exceptionnel ».

Désaveu pour le PS à Marseille

Cette première élection nationale après la présidentielle et les législatives de 2012 intervient dans un climat politique tendu où les « affaires », notamment celles visant l'ancien président Nicolas Sarkozy, ont éclipsé la campagne.

L'UMP, qui savait ne pouvoir miser sur « une vague bleue » comme en 1983 en raison d'une image dégradée et de la menace du FN, compte inverser le rapport de forces dans les villes de plus de 9000 habitants (près de 1100 communes) qui sont contrôlées par la gauche à 54,5 %, telle Angers qui pourrait basculer ou Niort, qui passe à droite après 60 ans de gouvernance de gauche.

L'UMP et le PS scrutent les résultats de Paris et Marseille, deux enjeux majeurs du scrutin.

Le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin est en tête avec plus de 38 % devant le FN (plus de 22%) et le PS Patrick Mennucci (21 %) à Marseille. « Au-delà des apparences des chiffres, rien n'est joué », a dit le candidat PS après sa contre-performance.

À Paris, la socialiste Anne Hidalgo a été devancée par sa rivale UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, qui émerge en tête avec 35,2 % contre 34 %, selon les dernières estimations. Mais les particularités du scrutin parisien font que la dauphine du maire sortant Bertrand Delanoë devrait s'imposer dimanche prochain.

Nathalie Kosciusko-Morizet est en effet devancée dans les 12e et 14e arrondissements.

L'UMP redoute des triangulaires

À Lyon, troisième ville de France, le maire socialiste sortant Gérard Collomb, qui avait été réélu en 2008 au premier tour, est en ballottage favorable pour un troisième mandat, mais le FN a imposé des triangulaires dans plusieurs arrondissements de la ville.

L'UMP craint que l'abstention ne l'expose à des triangulaires fatales avec le FN au second tour, un scénario qui sauverait en retour la mise de sortants socialistes. Des triangulaires l'attendent notamment à Reims, Saint-Étienne, Metz et Amiens. Le Front national s'était maintenu dans 138 villes au second tour lors des municipales de 1995.

L'UMP réunira son bureau politique lundi après-midi pour réaffirmer la doctrine contestée du « ni ni » arrêtée en 2011 par Nicolas Sarkozy : ni Front national, ni front républicain.

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, qui joue son avenir à la tête du premier parti d'opposition, a demandé dimanche que « ceux qui ont voté FN se reportent sur l'UMP » le 30 mars.

À l'instar de Jean-Marc Ayrault, ministres et responsables du PS ont renouvelé l'appel au Front républicain, dénonçant « l'ambiguïté » de l'UMP.

Selon Jean-François Copé, « les conditions d'une grande victoire sont réunies » pour l'UMP qui est notamment en tête à Toulouse, Nîmes, Quimper, Strasbourg.

Alain Juppé est réélu dès le premier tour à Bordeaux, Édouard Philippe au Havre, Christian Jacob à Provins, Laurent Wauquiez au Puy-en-Velay, Xavier Bertrand à Saint-Quentin, Éric Woerth à Chantilly, François Baroin à Troyes.


16.05 | 0 komentar | Read More

Des soldats russes s’emparent d’une base ukrainienne en Crimée

Des soldats russes se sont emparés tôt lundi matin d'une base de la marine ukrainienne à Féodossia, en Crimée, a annoncé lundi un lieutenant de l'armée ukrainienne.

Cette base navale, sur la côte sud du territoire, était l'une des rares installations militaires de Crimée sur lesquelles flottait toujours le drapeau ukrainien.

Contacté par téléphone, le lieutenant Anatoli Mozgovoy a précisé que les Russes avaient tiré à l'arme automatique et lancé des grenades assourdissantes pendant l'assaut contre la base, mais que les soldats ukrainiens, non armés, n'avaient pas offert de résistance.

À la question de savoir si la base avait été prise, il a répondu : « Oui ».

D'après le porte-parole de l'armée ukrainienne en Crimée, Vladislav Seleznyov, les soldats russes étaient appuyés par des hélicoptères. « La base est pleine de soldats russes », a-t-il ajouté.

Les troupes russes occupaient déjà depuis plusieurs jours une partie de la base, où était stationné le 1er bataillon de marine, l'unité d'élite de l'armée ukrainienne.

Les soldats ukrainiens avaient cependant gardé le contrôle de l'armurerie, des baraquements et de plusieurs autres bâtiments.

Avec la prise de la base de Feodossia, l'armée russe contrôle presque intégralement la Crimée, dont l'annexion par Moscou le 21 mars n'a pas été reconnue par Kiev ni par les pays occidentaux.


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