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Le Parlement dissous en Thaïlande

Written By Unknown on Senin, 09 Desember 2013 | 23.15

La première ministre thaïlandaise, Yingluck Shinawatra, a annoncé la dissolution du Parlement dans l'espoir de mettre fin à la crise politique. Malgré cette annonce, la contestation se poursuit, car ses opposants n'ont pas encore atteint leur objectif.

« À ce stade, avec autant de gens qui s'opposent au gouvernement, la meilleure chose à faire est de redonner le pouvoir au peuple thaïlandais et de tenir une élection. Laissons donc aux Thaïlandais le pouvoir de décider. » — La première ministre Yingluck Shinawatra

« Il est très probable que les élections auront lieu le 2 février, dans le délai imparti de 60 jours », a déclaré à l'agence Reuters Sodri Sattayatham, un responsable de la commission électorale. Dimanche, les députés du Parti démocrate d'opposition avaient démissionné en masse.

La chef du gouvernement thaïlandais devrait diriger son parti lors du prochain scrutin.

« Elle sera tête de liste, car elle travaille avec le parti depuis le début. Nous avons dissous le Parlement parce que nous sommes confiants. Nous voulons que le Parti démocrate prenne part à ces élections et ne joue pas le jeu de la rue », a dit Jarupong Ruangsuwan, président du parti Puea Thai.

L'annonce de la première ministre survient alors que des milliers de personnes sont rassemblées à Bangkok pour mener à bien ce qu'elles qualifient de « coup d'État populaire ».

Des manifestations violentes ont cours en Thaïlande depuis plus d'un mois. Au moins deux personnes sont mortes et des dizaines d'autres ont été blessées lors d'affrontements avec les forces de l'ordre.

L'opposition veut plus

Des milliers de manifestants antigouvernement avaient promis de marcher dans Bangkok, aujourd'hui, pour une « confrontation finale ».

L'annonce de la première ministre ne semble pas avoir réussi à les calmer. Le chef de file de la contestation, Suthep Thaugsuban, a invité ses concitoyens à poursuivre le mouvement. Il a déclaré que la dissolution du Parlement et la promesse d'élections anticipées ne mettraient pas fin aux manifestations.

« Nous allons poursuivre aujourd'hui notre marche sur le siège du gouvernement. Nous n'avons pas encore atteint notre objectif. La dissolution du Parlement n'était pas ce que nous cherchions. » — Suthep Thaugsuban, leader de l'opposition

Suthep Thaugsuban soutient qu'il ne souhaite pas la tenue de nouvelles élections, mais plutôt l'instauration d'un « conseil du peuple », non élu, pour diriger le pays.

Les manifestants demandent depuis plusieurs jours la démission de la première ministre. Ils dénoncent aussi son frère, Thaksin Shinawatra, un ancien premier ministre qui a été chassé du pouvoir par un coup d'État en 2006. Bien qu'il soit en exil à Dubaï, aux Émirats arabes unis, il demeure très influent auprès de sa sœur.

L'élément déclencheur des manifestations a été la proposition d'un projet de loi d'amnistie, qui aurait permis, selon les opposants, le retour de Thaksin Shinawatra au pays, lui qui a été condamné à deux ans de prison pour abus de pouvoir. Le texte de loi a été rejeté par le Sénat, ce qui n'a pas empêché l'opposition de s'organiser afin de réclamer la tête de la première ministre.

En 2010, les tensions entre les fidèles de l'ex-premier ministre et ses adversaires avaient causé la mort de 90 personnes, en plus de faire 1900 blessés.


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Centrafrique: un désarmement «par la force», s’il le faut

Le récit de Luc Lapierre

Le désarmement des milices par les soldats français a commencé en République centrafricaine.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a affirmé que ce n'est « pas un travail facile », parce que les miliciens se mêlent à la population civile.

« On a expliqué aux uns et aux autres, à la radio et par différents médias disponibles, qu'il fallait ramener les armes, le président [Michel] Djotodia a dit la même chose, on va donc aller au contact et si ce n'est pas suffisamment efficace, la force sera employée », a ajouté Laurent Fabius.

Entre temps, des soldats français ont échangé des tirs avec des hommes armés, rapporte l'Agence France-Presse. La fusillade aurait duré quelques minutes, et aucun soldat français n'aurait été blessé, selon les premières constatations.

« Les choses se passent plutôt bien », a toutefois indiqué un porte-parole de l'état-major de l'armée française.

Les violences ont fait près de 400 morts au cours des trois derniers jours à Bangui, selon Laurent Fabius, qui cite un bilan évoqué par la Croix-Rouge.

Quelque 1600 soldats français sont maintenant déployés en République centrafricaine. Ils doivent, en vertu d'un mandat de l'ONU, soutenir la force de l'Union africaine sur place pour rétablir la sécurité dans ce pays en proie au chaos depuis un coup d'État, en mars dernier, qui a porté Michel Djotodia au pouvoir.

Des violences intercommunautaires et interreligieuses entre chrétiens (80 % de la population) et musulmans ont éclaté depuis la prise du pouvoir par la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane, qui aurait perdu le contrôle d'une partie de ses troupes, qui s'en est pris à la population chrétienne.

Traumatisés par les massacres des derniers jours, les habitants de Bangui attendent que les militaires français se déploient dans les quartiers pour neutraliser les groupes armés qui terrorisent la population. L'archevêque chrétien de Bangui est intervenu pour demander à ses fidèles de résister à tout désir de vengeance.


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Ukraine : le présidenttiendra mardi une table ronde nationale

En Ukraine, l'acceptation par le président Viktor Ianoukovitch de s'asseoir avec les chefs de file de l'opposition laisse entrevoir la possibilité d'un compromis dans la crise qui secoue le pays depuis le 21 novembre.

En effet, le président ukrainien tiendra mardi une table ronde nationale avec Léonid Kravtchouk, qui fut le premier président de l'Ukraine indépendante, Léonid Koutchma, dont M. Ianoukovitch a été le premier ministre, et Viktor Iouchtchenko, qui était sorti vainqueur de la révolution orange de 2004.

Ces trois ex-présidents soutiennent le mouvement de protestation qui a mené à d'intenses manifestations, notamment dans les rues de Kiev. Lundi encore, des centaines de personnes bloquaient divers accès dans la capitale, en dépit de fortes chutes de neige. La veille, dimanche, quelque 300 000 personnes avaient manifesté à Kiev pendant que des dizaines d'autres milliers faisaient de même, dans d'autres villes de ce pays de 46 millions d'habitants.

Rappelons que la colère des protestataires tire son origine du refus de l'actuel président Viktor Ianoukovitch de signer un accord d'association avec l'Union européenne (UE). De l'avis des opposants, Kiev entend plutôt favoriser un rapprochement avec l'Union douanière menée par Moscou avec d'ex-républiques soviétiques.

Mardi, la tenue de la table ronde nationale coïncidera avec l'arrivée à Kiev de Catherine Ashton, responsable de la diplomatie au sein de l'Union européenne. La mission de Mme Ashton n'est pas une « médiation formelle », affirment les responsables de l'UE, qui entendent laisser aux forces politiques ukrainiennes la responsabilité de trouver une issue à la crise. Une crise qui, selon les analystes, ne peut être en tous points comparée au printemps orange qui avait éclos en 2004 dans une Ukraine qui demeure, au fil des années, déchirée entre Moscou et l'Occident.

Début décembre, le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, s'était rendu à Kiev, où il a promis d'envoyer deux douzaines d'observateurs électoraux pour les élections partielles en Ukraine prévues d'ici quelques semaines. Le Canada s'est dit déterminé à aider l'Ukraine à s'engager sur la voie de la démocratie, en dépit du rapprochement initié par Kiev avec la Russie et malgré les récentes violences, en sol ukrainien.


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Les Palestiniens accusent Kerry de nuire aux pourparlers

Un responsable palestinien a accusé lundi le secrétaire d'État américain, John Kerry, de conduire les pourparlers israélo-palestiniens dans l'impasse en cherchant à obtenir des concessions excessives de la part des Palestiniens, afin d'amadouer Israël sur le dossier nucléaire iranien.

Le chef de la diplomatie américaine a présenté la semaine dernière aux deux parties, lors d'escales à Jérusalem et Ramallah, ses propositions en matière de sécurité. Dans le cadre d'un accord de paix, Israël réclame de pouvoir conserver le contrôle militaire de la rive ouest du Jourdain, frontière potentielle d'un futur État palestinien.

Selon Yasser Abed Rabbo, qui a assisté à ces entretiens, John Kerry a plongé les discussions dans la crise en cherchant à « amadouer Israël en acceptant ses exigences d'expansion dans la vallée (du Jourdain) sous prétexte de sécurité ». 

Cette position américaine, a-t-il dit sur les ondes de la Voix de la Palestine, vise à « faire taire les Israéliens sur l'accord avec l'Iran et enregistrer de faux progrès sur le dossier israélo-palestinien à nos dépens ».

Yasser Abed Rabbo faisait allusion à l'accord conclu le 24 novembre à Genève entre l'Iran et les grandes puissances, qualifié d' « erreur historique » par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.

Les pourparlers de paix israélo-palestiniens ont été relancés cet été sous l'impulsion de John Kerry, pour une période de neuf mois qui prendra fin en avril.

Israël-Palestine, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.


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Unesemaine nationale de deuil pour Mandela

Written By Unknown on Sabtu, 07 Desember 2013 | 16.05

Le compte rendu d'Alexandra Szacka

Les Sud-Africains doivent maintenant tourner une page de leur histoire au lendemain de la mort de Nelson Mandela, dont les obsèques auront lieu le 15 décembre prochain dans son village natal de Qunu, où il tenait à être enterré. 

Une cérémonie nationale à la mémoire du « père de la nation arc-en-ciel » et icône de la lutte contre l'apartheid aura lieu le 10 décembre au stade de Soweto.

La semaine prochaine, déclarée « semaine nationale de deuil », commencera dimanche 8 décembre par un « jour national de prières et de réflexions ».

La dépouille de Mandela sera exposée à Union Buildings, le siège de la présidence à Pretoria, du 11 au 13 décembre.

L'annonce du décès de Mandela, appréhendé depuis plusieurs mois en raison de son état de santé, fait maintenant place au recueillement et à une vague d'hommages à la mémoire de celui qui a marqué l'histoire de l'Afrique du Sud et du monde entier.

Nelson Mandela est mort chez lui, jeudi soir, à l'âge de 95 ans. Il se trouvait dans un état critique depuis plus de cinq mois. Il avait été hospitalisé en juin dernier, après une grave infection pulmonaire, puis il est rentré chez lui le 1er septembre. Il recevait des soins à domicile depuis.

Rapidement après l'annonce de sa mort, les chefs d'État de la planète ont salué cet homme exceptionnel. « Le monde a perdu l'un des êtres humains les plus influents, les plus courageux et les plus sincèrement bons », a affirmé le président américain Barack Obama. Le premier ministre canadien Stephen Harper a souligné pour sa part l'héritage d'un « grand leader spirituel ».

« L'Afrique du Sud se prépare à recevoir les dirigeants du monde entier qui viendront lui rendre hommage », a écrit de son côté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Clayson Monyela.

Les hommages continuent à affluer vendredi. Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, en entrevue avec notre correspondante à Paris Alexandra Szacka, s'est dit extrêmement triste de la mort de Nelson Mandela, qu'il décrit comme « une sorte de saint, de sage et de héros ».

Alexandra Szacka a rencontré Abdou Diouf.

L'archevêque sud-africain Desmond Tutu est apparu très ému et n'a pas pu retenir des larmes durant une allocation devant la presse au Cap. Il a salué la mémoire de celui qui était « une incroyable icône d'humanité, de compassion », « un symbole de réconciliation, de pardon et de magnanimité », mais aussi un ami proche pour l'archevêque.

C'est en effet chez Desmond Tutu que Nelson Mandela, à sa sortie de prison le 11 février 1990, a passé sa première nuit d'homme libre.

Rassemblements spontanés à la mémoire de Mandela

Pendant ce temps, des centaines de Sud-Africains qui ont appris la nouvelle durant la nuit se sont rassemblés devant la maison de Mandela à Johannesburg. Un monument commémoratif improvisé fait de bougies, du drapeau national et de bouquets de fleurs a été érigé. Un portrait encadré montrant Nelson Mandela souriant a aussi été accroché à un arbre.

L'ambiance est à la joie plutôt qu'à la tristesse. Plusieurs personnes dansent et chantent, certaines se sont couvertes du drapeau sud-africain, d'autres tiennent des chandelles. Ce matin, la foule était encore nombreuse. L'hymne national et des chants antiapartheid retentissent, ponctués de « Vive Mandela! ».

Dans le ghetto de Soweto, haut lieu de la lutte antiapartheid en banlieue de Johannesburg, la tristesse était toutefois palpable.

« Dans notre culture, les hommes ne pleurent pas, mais j'ai versé une larme la nuit dernière. Il est le père de notre nation. » — Siyabulela Mfazwe, 30 ans

La mort de Mandela à la une des journaux

Vendredi matin, les quotidiens sud-africains publiaient leurs grands titres en noir, en signe de deuil. « Le monde pleure », écrit le quotidien national The Star, reflétant l'ampleur des réactions internationales et l'hommage unanime au premier président noir d'Afrique du Sud. « Au revoir, papa », titre pour sa part le quotidien Sowetan. Les grands journaux du monde entier aussi consacrent leur une à la disparition de Mandela.


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République centrafricaine:280 morts dans la capitale

La radio nationale centrafricaine a annoncé vendredi que le bilan des violences des deux derniers jours à Bangui, la capitale, était maintenant d'au moins 280 morts.

Des milices chrétiennes ont attaqué la capitale de la République centrafricaine à l'aube jeudi, tuant des dizaines de personnes et plongeant la ville dans des combats chaotiques.

Des soldats et de l'équipement militaire français affluaient vendredi en République centrafricaine pour tenter de mettre fin aux violences.

Des corps en décomposition étaient étendus au bord des routes de la capitale, devenue trop dangereuse pour que les proches puissent sortir pour les récupérer.

Citant des responsables de la Croix-Rouge, la radio nationale a déclaré que le bilan avait dépassé les 280 morts.

Des civils chrétiens, qui craignent les attaques de représailles des combattants principalement musulmans qui contrôlent le pays, ont afflué par milliers vendredi à l'aéroport de Bangui, gardé par les forces françaises. Pendant ce temps, les combattants musulmans allaient de porte en porte à la recherche de leurs ennemis.

« Ils nous massacrent comme des poules »

Les civils se sont rapprochés le plus possible de la piste d'atterrissage, s'installant devant une clôture de fils barbelés alors que la nuit tombait.

Quand plusieurs hélicoptères militaires ont atterri à l'aéroport, les civils ont chanté de joie en tapant sur des seaux en plastique et en agitant des bouts de tissu dans les airs. Dans un pays où il n'y a ni armée ni police dignes de ce nom, les troupes françaises représentent le principal espoir d'apaisement après la flambée de violence de jeudi.

Un témoin, Appolinaire Donoboy, a déclaré à l'Associated Press qu'il avait vu cinq corps abandonnés en se rendant à l'aéroport.

« Ils nous massacrent comment des poules », a dit M. Donoboy, un chrétien dont la famille s'est cachée quand les combattants musulmans se sont mis à fouiller les maisons de la ville.

La France sur place, « une humiliation pour l'Afrique »

La France a renforcé sa présence militaire dans son ancienne colonie en déployant des véhicules blindés pour patrouiller dans les rues. Un avion de combat français a fait plusieurs survols de la capitale, vrombissant dans le ciel d'une ville presque sans vie, alors que les civils restaient barricadés chez eux.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté jeudi une résolution autorisant la France à déployer des troupes en République centrafricaine afin de rétablir la sécurité et de protéger les civils.

Le gouvernement français a insisté sur le fait qu'il déployait des forces militaires avec une certaine réticence et que ses objectifs étaient limités à doubler sa présence militaire en Centrafrique pour la porter à 1200 soldats.

En entrevue sur les ondes de Radio France internationale, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré qu'il fallait « s'assurer que les vandales, les bandits et les miliciens sachent qu'ils ne peuvent utiliser les rues de Bangui comme des champs de bataille ».

Un certain scepticisme demeure quant à la capacité de la France d'endiguer la violence en République centrafricaine.

Aline Leboeuf, spécialiste en matière de sécurité et de développement à l'Institut français des relations internationales, estime que son gouvernement doit se demander à la fois « s'il peut intervenir de la bonne façon et à quel moment il sera approprié de quitter les lieux ».

Depuis 2011, la France a envoyé des missions dans quatre pays africains : la Côte d'Ivoire, la Libye, le Mali et maintenant, la République centrafricaine.

Cette présence répétée de l'ancienne puissance coloniale a fait réagir le président de la Guinée, Alpha Condé. Il a déclaré que même si les Africains « sont reconnaissants à l'égard de la France, ils savent que ce n'est pas correct de voir que, 50 ans après les déclarations d'indépendance, elle doit toujours s'amener sur leur continent pour les sauver ».

Aux yeux de M. Condé, c'est « une humiliation pour l'Afrique » de ne pas être en mesure de gérer ses propres problèmes.

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a réitéré que son gouvernement souhaitait assister à la mise en place d'une force d'intervention africaine robuste.

Il a ajouté que ce n'était pas le rôle de la France d'intervenir chaque fois que les choses tournent au vinaigre en Afrique.

Aline Leboeuf a pour sa part prédit que d'ici dix ans, la France n'aura plus les moyens de se lancer dans de pareilles missions à l'étranger.

Cette experte a expliqué que « la France ne détient tout simplement pas suffisamment d'avions pour assurer le transport de ses propres troupes », soulignant que le pays avait dû compter sur du soutien extérieur pour pouvoir assurer son déploiement au Mali, plus tôt cette année.


Associated Press


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Des conditions hivernales inhabituelles frappent le sud-ouest des États-Unis

De la neige, de la pluie verglaçante et des vents violents ont frappé le sud-ouest des États-Unis vendredi, et le nord du Texas, habituellement baigné de soleil, a été recouvert d'un manteau blanc pour le moins inhabituel.

Au Texas, la tempête a forcé la fermeture de plusieurs écoles et commerces. Les autoroutes, recouvertes de neige et de verglas, ont été désertées. Les résidents se préparaient à vivre des conditions hivernales durant tout le week-end.

Plus de 1000 vols ont été annulés à l'aéroport international Dallas Fort-Worth, l'un des plus fréquentés des États-Unis. Les organisateurs du marathon de Dallas, prévu dimanche, ont annulé l'événement.

Quelque 250 000 clients étaient privés d'électricité vendredi matin dans la région de Dallas, a rapporté le fournisseur Oncor. Plusieurs entreprises ont conseillé à leurs employés de rester à la maison pour éviter d'avoir à se déplacer sur les routes glissantes. Une grande partie du sud-ouest des États-Unis a été frappée par les mêmes conditions hivernales vendredi.

Rob Yates, 44 ans, de Rowlett, en banlieue de Dallas, s'est entraîné pendant quatre mois pour participer au semi-marathon de dimanche. Sa femme et leurs trois enfants avaient prévu assister à la course pour l'encourager, a-t-il dit.

Il a passé la journée de vendredi à la maison avec ses enfants, qui s'amusaient dehors en arrachant les glaçons et en souhaitant de nouvelles chutes de neige. Mais M. Yates, qui est originaire de l'Angleterre, est resté à l'intérieur avec sa femme.

« C'est une température plutôt inhabituelle pour Dallas, alors ils s'en amusent », a-t-il dit au sujet de ses enfants. « Nous, les adultes, ne sommes pas particulièrement impressionnés. »

Les conditions hivernales touchent une vaste région allant du sud du Texas au Midwest et à la vallée de l'Ohio, en passant par le nord de la Nouvelle-Angleterre et les provinces maritimes du Canada. La vague de froid a aussi touché la Californie. Quatre personnes sont mortes d'hypothermie dans la région de la baie de San Francisco, ont indiqué les autorités.

Selon un journal local, trois des victimes sont mortes dans des camps improvisés par des personnes sans abri, tandis que la quatrième est morte dans un garage au sud de la baie de San Francisco.

Les températures sont descendues jusqu'à -1 degré Celsius vendredi à l'aéroport international de San Jose. Dans le nord du Texas, les autorités et les résidants n'ont pas oublié la semaine désastreuse vécue il y a deux ans. Les préparatifs inadéquats avant une tempête hivernale annoncée avaient paralysé la région.

Les résidents ont pris d'assaut les épiceries et les magasins de rénovation à l'approche de ce qu'un gérant a qualifié à la blague de « Vendredi fou » du mauvais temps, qu'il a appelé le « Vendredi glacé ».

À Arlington, à 32 kilomètres à l'ouest de Dallas, la police a rapporté que le mauvais état des routes était un facteur dans la mort d'un automobiliste, dont le véhicule a percuté un camion arrêté sur le côté de la voie.

Trois autres décès survenus sur les routes de l'Oklahoma et de l'Indiana ont été attribués aux mauvaises conditions météorologiques.

De 30 à 60 centimètres de neige sont tombés sur certaines régions du Minnesota et du Wisconsin. Au Dakota du Nord, la température était déjà descendue sous le point de congélation jeudi, mais les vents froids ont créé une sensation de -40 degrés Celsius.


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La Corée du Nord libère un Américain

La Corée du Nord a déporté l'Américain Merrill E. Newman, qui était détenu pour « gestes hostiles envers le gouvernement ». L'homme de 85 ans est arrivé à Pékin, en Chine.

Il a été libéré pour des raisons d'ordre humanitaire, dit le gouvernement nord-coréen, parce qu'il a admis ses fautes et s'est excusé.

M. Newman, un vétéran de la guerre de Corée qui s'est battu de 1950 à 1953 contre les socialistes nord-coréens, aurait livré ses excuses pour les « crimes » qu'il aurait commis en tant que soldat. Il se serait également excusé pour avoir tenté d'espionner le gouvernement nord-coréen lors d'un voyage de dix jours cet automne, selon la presse nord-coréenne. Les gestes reprochés à M. Newman n'ont pas été précisés.

L'Américain, qui visitait la Corée du Nord en tant que touriste, était détenu depuis octobre par le régime. Il se serait fait interpeller juste avant de quitter la capitale, Pyongyang. Selon sa femme, M. Newman avait effectué ce périple afin de mettre derrière lui une partie importante de sa vie.

Un autre Américain, Kenneth Bae, est détenu depuis plus d'un an. D'origine coréenne, il a été arrêté en novembre 2012 et condamné en mai dernier à 15 ans de travail forcé puisqu'il aurait tenté de « renverser » le régime.

La semaine dernière, le gouvernement américain avait exigé la libération des deux hommes. Dans le cas de M. Newman, Washington avait notamment évoqué que son sort était particulièrement inquiétant, en raison de son âge et de son état de santé vacillant.

Les États-Unis se sont réjouis de la libération de M. Newman.

« Nous sommes ravis que M. Merrill Newman ait été autorisé à quitter la Corée du Nord et à rejoindre sa famille. Nous saluons la décision de la Corée du Nord de le libérer », a déclaré Marie Harf, porte-parole du département d'État.


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Baird parmi les manifestants à Kiev

Written By Unknown on Jumat, 06 Desember 2013 | 16.05

Le reportage de Jean-François Bélanger

Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, s'est joint aux manifestants à la place de l'Indépendance à Kiev, en Ukraine, jeudi.

L'arrivée du ministre a été annoncée par haut-parleur à la foule qui a réagi avec enthousiasme. Les manifestants se sont mis à crier « félicitations! » et « merci! », rapporte l'envoyé spécial de Radio-Canada Jean-François Bélanger.

Des manifestations déferlent en Ukraine depuis que le gouvernement Ianoukovitch a décidé de suspendre la signature d'une vaste entente commerciale et politique avec l'Union européenne pour resserrer ses liens avec la Russie.

Pour exprimer leur colère, les milliers d'Ukrainiens pro-européens qui refusent un rapprochement avec la Russie au détriment de l'Europe occupent depuis plusieurs jours la place de l'Indépendance, au coeur de Kiev, et bloquent l'accès à des édifices gouvernementaux.

Une intervention musclée des policiers, samedi et dimanche, a décuplé la colère des manifestants face au président Viktor Ianoukovitch et a poussé plusieurs pays occidentaux à déclarer leur soutien aux manifestants.

Le ministre Baird est en Ukraine dans le cadre d'une rencontre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui était prévue de longue date. Lors de la rencontre, le ministre a fait allusion à la situation politique en cours, déclarant que « les leaders devaient gouverner leur pays selon la volonté du peuple, et non selon leur propre volonté ».

Il a aussi dit que les Canadiens étaient choqués par les images de violences. « Nous nous attendons à mieux de la part de l'Ukraine. »

La veille, le ministre Baird avait aussi déclaré que le Canada entendait aider l'Ukraine à s'engager sur la voie de la démocratie en dépit de son rapprochement avec la Russie et des récentes violences.

La sortie publique du ministre canadien parmi les manifestants, jeudi, a encore contribué à souligner la position canadienne. Les manifestants avec qui Jean-François Bélanger s'est entretenu sur place lui ont expliqué le fait que le ministre canadien leur rende visite représentait un geste fort et que cela signifiait beaucoup pour eux.


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Nelson Mandela est mort

Entrevue avec trois correspondants de Radio-Canada qui ont suivi le parcours de Nelson Mandela

L'un des personnages les plus importants du 20e siècle n'est plus. L'ex-président sud-africain et symbole de la lutte contre la ségrégation raciale, Nelson Mandela, est décédé à l'âge de 95 ans. Le président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, a annoncé la nouvelle jeudi soir, en direct à la télévision.

« Notre nation a perdu son plus grand fils. » — Jacob Zuma

« Nos prières et nos pensées vont à la famille et aux amis de Mandela. Nous avons une dette envers eux. Ils ont sacrifié beaucoup pour que notre peuple soit libéré », a déclaré le président Zuma, ajoutant dans un deuxième temps que ses pensées allaient aussi « à tous ceux, de par le monde, qui ont embrassé Madiba comme s'il était l'un des leurs ».

Le héros de la lutte antiapartheïd aura des funérailles d'État, mais on ne sait pas encore quand elles auront lieu.

Nelson Mandela combattait depuis des années des infections pulmonaires chroniques qui seraient liées à une tuberculose contractée pendant ses 27 années passées en prison. Cet été, il avait été hospitalisé dans un hôpital de Pretoria. Il est décédé jeudi chez lui.

« C'est un moment de très grande tristesse. Mais ce doit aussi être un moment de grande détermination, a déclaré le président sud-africain. Engageons-nous à nous battre, ensemble, pour bâtir une Afrique non raciste, non sexiste, démocratique et prospère. »

Décès de Nelson Mandela

Premier président noir de l'Afrique du Sud et Prix Nobel de la paix, Nelson Mandela a œuvré toute sa vie pour la libération et l'émancipation des Noirs sud-africains.

« Sa bataille lui a mérité le respect du monde entier. » — Jacob Zuma

Au début des années 1960, après avoir lutté pacifiquement contre l'apartheid, Nelson Mandela et son mouvement décident qu'il est temps d'abandonner les méthodes pacifiques pour se lancer dans la lutte ouverte et armée contre les politiques discriminatoires.

Condamné à la prison à vie en 1964, Nelson Mandela passe plus de 27 années derrière les barreaux, avant d'être libéré en 1990.

Il soutient alors la réconciliation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk, avec qui il partage le prix Nobel de la paix, en 1993.

En 1994, Nelson Mandela devient le premier président noir de l'Afrique du Sud. Cinq ans plus tard, il se retire de la vie politique avant de s'engager dans la lutte contre le VIH/sida, qui a d'ailleurs emporté son fils Makgatho en 2005 et qui tue des dizaines de milliers de Sud-Africains chaque année.

« Nous ne devons jamais oublier notre terrible passé, dont la mémoire ne doit pas nous enchaîner douloureusement, mais plutôt souligner avec joie le chemin que nous avons parcouru et tout ce que nous avons accompli. » - Nelson Mandela, 2004

« Nous avons vu en lui ce que nous cherchons en nous-mêmes. » — Jacob Zuma

L'héritage de Nelson Mandela, un reportage de Sophie Langlois

Des messages de paix et de liberté en héritage

Les témoignages de sympathie n'ont pas tardé à l'étranger. De nombreux chefs d'État ont pris la parole jeudi soir pour souligner la mémoire de cette figure emblématique du XXe siècle. Au Canada, le premier ministre Stephen Harper s'est empressé de déclarer que « tout le Canada pleure Nelson Mandela ».

« Le monde perd l'une des personnes les plus influentes, les plus courageuses et les plus profondément bonnes. » — Barack Obama

En novembre 2009, l'Assemblée générale des Nations unies a déclaré le 18 juillet « Journée internationale Nelson Mandela » en l'honneur de la contribution que l'ex-président sud-africain a apportée à la culture de la paix et de la liberté.

Cette année, à l'occasion du 95e anniversaire de l'ancien président d'Afrique du Sud et afin de commémorer la journée internationale qui lui est consacrée, l'ONU s'est jointe à la Fondation Nelson Mandela pour inviter les citoyens de partout dans le monde à consacrer 67 minutes à aider les autres, un symbole qui rappelle que « pendant 67 ans, Nelson Mandela a mis sa vie au service de l'humanité, en tant qu'avocat spécialiste des droits de l'homme, prisonnier de conscience, architecte international de la paix et premier président démocratiquement élu d'une Afrique du Sud libre », souligne l'ONU.

Il a dit :

« Ce qui compte dans la vie, ce n'est pas le fait d'avoir vécu. C'est la différence qu'on a faite dans la vie des autres qui donne un sens à la vie que nous menons. » [2002]

« Je ne quitterai pas l'Afrique du Sud. Je ne me rendrai pas. La liberté se gagne au prix des épreuves, du sacrifice et de l'action militante. Le combat est ma vie. Je continuerai à me battre pour la liberté jusqu'à la fin de mes jours. » [1961]

[À propos de l'apartheid, en 1990] « Il restera pour toujours cette accusation et ce défi lancés à tous les hommes et à toutes les femmes de conscience : pourquoi a-t-il fallu tant de temps avant que nous disions tous : "Trop, c'est trop?" »

« Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau ou de son passé ou de sa religion. Les gens doivent apprendre à haïr et, s'ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer. » [1994]

« Vaincre la pauvreté n'est pas un geste de charité. C'est un acte de justice. » [2006]

« Quand mon dernier jour viendra, je veux que ceux qui resteront disent : "L'homme qui gît ici a fait son devoir envers son pays et son peuple". » [En 1999]

« L'éducation est l'arme la plus puissante que vous pouvez utiliser pour changer le monde. »

« Lorsqu'un homme n'a pas le droit de vivre la vie en laquelle il croit, il n'a pas le choix que de devenir un hors la loi. »

« Je suis fondamentalement optimiste. Il y a eu de nombreux moments sombres où ma foi en l'humanité a été mise à rude épreuve, mais je n'aurais pas pu et ne pouvaient pas me livrer au désespoir. Cette façon de voir les choses mène à la défaite et à la mort. »

« Cela paraît toujours impossible jusqu'à ce que ce soit fait. »

« Menez les choses de l'arrière et laissez les autres croire qu'ils sont en avant. »

Consultez notre dossier sur Nelson Mandela


16.05 | 0 komentar | Read More
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