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Les forces spéciales protégeront Areva au Niger

Written By Unknown on Jumat, 25 Januari 2013 | 16.05

La prise d'otages spectaculaire d'In Amenas, en Algérie, et son dénouement sanglant semblent réveiller le spectre de la sécurité des entreprises occidentales qui exploitent des mines dans le Sahel.

Le site de l'hebdomadaire français Le Point a révélé jeudi que les forces spéciales françaises seront envoyées au Niger, voisin du Mali, pour protéger les gisements d'uranium exploités par Areva.

C'est la première fois que les forces françaises participent directement à la protection d'intérêts privés.

LePoint.fr a confirmé l'information auprès du ministère français de la Défense, mais n'a pu obtenir plus de précisions.

Cinq employés d'Areva sont retenus en otages depuis septembre 2010. Ils ont été enlevés sur le site d'Arlit, proche de la frontière avec le Mali.

Areva, deuxième producteur mondial d'uranium en 2011, exploite le site d'Arlit et envisage d'en inaugurer un deuxième au Niger en 2014.

L'extraction d'uranium au Niger représente environ 20 % des besoins français, selon l'estimation d'une commission parlementaire. Le minerai alimente les centrales nucléaires françaises et est vendu à des clients étrangers.

Par ailleurs, la compagnie minière canadienne IAMGOLD, qui exploite une mine d'or au Mali, a annoncé que le conflit n'influait pas sur sa production. L'entreprise a cependant annoncé que les opérations d'exploration ont été réduites par mesure de précaution.


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Mali: aucun bilan de l’intervention française n’est communiqué

Depuis le début des opérations militaires françaises au Mali, aucun bilan n'a été communiqué. Hormis le soldat français tué le premier jour de l'intervention, on ne connaît ni le nombre de morts, ni le bilan des blessés, ni le nombre d'arrestations soit du côté de l'armée malienne ou du côté des groupes armés.

Pourtant, l'armée française a annoncé plusieurs frappes aériennes contre des positions islamistes à Kidal et Gao, dans le nord du pays.

La presse obtient des informations vagues de ses sources militaires françaises, ou parfois maliennes, mais n'a pas eu accès aux zones d'opérations.

Les islamistes auraient évacué les grandes villes du nord après les bombardements et se seraient repliés sur Diabali, à 400 km de Bamako, mais cette ville a été reprise lundi dernier par les armées française et malienne.

Le 17 janvier, l'armée malienne reprenait Konna.

Mardi, des sources françaises affirmaient que l'armée avait frappé « le centre de commandement d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) », près de Tombouctou. Là encore, aucun bilan n'a été communiqué.

Allégations d'exactions militaires

Mercredi, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et Human Rights Watch ont demandé une enquête sur des allégations d'exactions commises par l'armée malienne.

La FIDH accuse des soldats maliens d'avoir perpétré « une série d'exécutions sommaires ». Au moins 11 personnes auraient été tuées à Sévaré, à 650 km au nord-est de Bamako.

De son côté, Human Rights Watch a dit enquêter sur des « allégations d'exactions graves impliquant des membres de l'armée malienne ». L'ONG a également réclamé l'envoi d'observateurs de l'ONU au Mali.

Un nouveau groupe au Mali

Pendant ce temps, un nouveau groupe, le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), a fait son apparition au Mali. Ses membres sont issus d'une scission avec Ansar Dine.

Le MIA appelle à « une solution pacifique », invite la France et le Mali à « un dialogue inclusif » et se démarque de « tout groupe terroriste » en s'engageant à « les combattre ».


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Armes à feu: une démocrate présente un projet de loi

Les représentants du Parti démocrate au Congrès ont dévoilé jeudi un projet de loi visant à interdire les armes d'assaut et les chargeurs à haute capacité comme ceux utilisés lors du massacre dans une école primaire de Newtown, au Connecticut, le mois dernier, mais ont reconnu qu'ils faisaient face à une lutte ardue.

Le groupe, mené par la sénatrice Dianne Feinstein, a demandé à la population d'appuyer ses efforts, car il s'agira de la seule façon de réussir, dit-il, face à une opposition composée de la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes à feu, et ses partisans au Congrès.

« C'est vraiment une route ascendante. Si quelqu'un me demandait aujourd'hui :« Pouvez-vous gagner? », la réponse serait : Nous ne savons pas, c'est si difficile' », a déclaré Mme Feinstein lors d'une conférence de presse à laquelle des chefs de police, des maires et des victimes d'actes criminels assistaient, en soutien.

« Il y a un grand espoir là-bas. Et c'est vous, parce que vous êtes plus fort que le lobby des armes à feu. Vous êtes plus forts que les fabricants d'armes. Mais seulement si vous vous tenez debout. » — La sénatrice démocrate Diane Feinstein

Le projet de loi de la sénatrice de l'État de la Californie survient une semaine après que le président Barack Obama eut annoncé une série de mesures liées au contrôle des armes à feu, incluant une interdiction sur les armes d'assaut et les chargeurs à haute capacité. Par ailleurs, ce projet de loi marque le lancement d'un débat tendu au Congrès, sans conclusion évidente. M. Obama compte également poser d'autres gestes qui ne nécessiteront pas l'approbation du Congrès.

Doutes

En plus de devoir affronter la NRA, Mme Feinstein et ses partisans devront négocier avec une Chambre des représentants à majorité républicaine, où ses leaders ont manifesté très peu d'intérêt sur la question des mesures pour restreindre les armes à feu.

Le leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, dit douter des chances que l'interdiction des armes d'assaut soit entérinée par le Congrès. Certains groupes de revendications concentrent plutôt leurs actions vers une vérification plus approfondie des références, une mesure plus réalisable sur le plan politique.

La législation de Mme Feinstein a été écrite pour régir les fusils, les pistolets et les armes de poing avec des caractéristiques militaires, comme une poignée-pistolet ou un lance-grenades. La mesure législative interdit également 157 armes à feu spécifiques, mais exclut 2258 carabines de chasse et fusils de chasse. Elle interdit aussi les chargeurs acceptant plus de 10 projectiles.


Associated Press


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La Corée du Nord menace son voisin du sud

La Corée du Nord a continué à menacer les pays qui supportent les sanctions à son endroit, vendredi, s'attaquant cette fois à son voisin du Sud.

Pyongyang a menacé la Corée de Sud de « sévères représailles physiques » si elle appuyait le durcissement des sanctions établi plus tôt cette semaine par le Conseil de sécurité de l'ONU en raison du lancement d'une fusée, le 12 décembre dernier.

La veille, la Corée du Nord avait menacé de faire un nouvel essai nucléaire et de s'en prendre aux États-Unis. « Ces sanctions sont une déclaration de guerre contre nous », a déclaré le gouvernement nord-coréen. La Maison-Blanche a qualifié cette menace de « provocation inutile ».

Les deux premiers essais nucléaires de la Corée du Nord, en 2006 et en 2009, avaient également été organisés en réponse aux réprimandes concernant son programme nucléaire. Certains croient que le régime pourrait être tenté de procéder en février, alors que la nouvelle présidente sud-coréenne entrera en poste.

Comme jeudi, la Chine a une nouvelle fois réagi aux menaces nord-coréennes, cette fois en utilisant la même tactique. Pékin a affirmé qu'elle songerait à réduire son aide financière à Pyongyang si la capitale décidait d'aller de l'avant avec un nouvel essai nucléaire.

Dans un éditorial publié dans un journal appartenant au Parti communiste chinois, on peut lire que la Chine « doit réduire ses attentes quant aux effets de ses stratégies envers la péninsule » et qu'il « n'y a plus moyen de rechercher un équilibre diplomatique » entre Séoul, Tokyo, Pynongyang et Washington.


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Israël: la formation d'un gouvernement ne sera pas facile pour Benyamin Nétanyahou

Written By Unknown on Kamis, 24 Januari 2013 | 16.05

Maintenant que les résultats sont connus, Benyamin Nétanyahou devra résoudre une équation politique difficile pour former son gouvernement, car le nouvel homme qui compte désormais en Israël, Yaïr Lapid, diverge avec le chef du Likoud sur plusieurs points.

D'abord sur les questions économiques et sociales, le chef du parti Yesh Atid (Il y a un avenir), maintenant la deuxième formation en importance au Parlement, se fait le défenseur des classes moyennes. Il exige une meilleure répartition du « fardeau » fiscal ainsi que des réformes pour abaisser le prix des logements. Il prône également une cure d'amaigrissement pour le gouvernement.

Par ailleurs, Yaïr Lapid milite pour la conscription des jeunes religieux ultra-orthodoxes, dont la plupart sont exemptés de service militaire contrairement au reste de la population.

Le gouvernement dirigé par M. Nétanyahou a mené une politique de droite qui lui a valu de nombreuses critiques en Israël, notamment lors de l'apparition d'un mouvement de protestation, semblable à celui des indignés en Espagne, qui réclamait plus de justice sociale.

Toutefois, M. Lapid s'est montré disposé à former une alliance, rejetant l'idée d'un bloc contre M. Nétanyahou.

De son côté, le premier ministre israélien, conscient de sa faible marge de manœuvre, a montré des dispositions à infléchir ses politiques sociales.

« Les Israéliens veulent que je forme un gouvernement qui impulsera trois grands changements dans la politique intérieure : une plus grande égalité, des logements plus abordables et des changements dans les méthodes de gouvernement », a déclaré M. Nétanyahou.

Reste à savoir jusqu'où ira le compromis lors des prochaines négociations entre les deux hommes pour aboutir à un accord.

Divergences sérieuses

Mais, au-delà des questions de politiques internes, la question palestinienne et l'attitude à avoir envers l'Iran risquent d'être des os plus durs.

Si M. Nétanyahou prône depuis des mois la ligne dure contre l'Iran, Yaïr Lapid a rejeté toute intervention unilatérale contre les installations nucléaires iraniennes.

Sur la question palestinienne, M. Lapid est favorable à une relance des pourparlers de paix avec les Palestiniens. Selon lui, il est « irresponsable » d'avoir gelé depuis si longtemps les négociations, au point mort depuis la fin 2010.

« Ce que nous sommes en train de faire, c'est de transmettre le conflit le plus explosif de nos vies à la prochaine génération », déplore ce partisan d'une solution à deux États.

Il ne veut cependant pas revenir sur l'annexion de Jérusalem-Est, qui constitue une des exigences des Palestiniens qui veulent faire de cette partie de la ville la capitale de leur futur État.


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Myanmar: un groupe affirme que l'armée recrute toujours des enfants

Un groupe de défense des droits de l'homme affirme que l'armée birmane recrute encore des enfants en dépit des réformes démocratiques que le pays a récemment menées et de l'entente qu'il a signée avec l'ONU pour mettre fin à cette pratique.

Selon Enfants Soldats International, le recrutement de mineurs a baissé ay Myanamar et 42 enfants ont été démobilisés depuis la signature de l'accord en juin dernier.

Mais l'organisation basée à Londres a soutenu que, même si l'armée birmane n'avait maintenant plus le droit d'enrôler des personnes de moins de 18 ans, la pratique avait toujours cours en raison du manque de volonté politique concernant la mise en place de mesures de contrôle.

Les dirigeants militaires et les agents de recrutement non officiels utilisent la coercition, la violence et des subterfuges pour pousser les jeunes recrues à joindre les rangs de l'armée afin de maintenir le nombre de soldats au-dessus de la barre des 350 000 dans un contexte où les désertions sont fréquentes.

Enfants Soldats International a également révélé que les enfants demeuraient présents parmi les garde-frontières, qui sont contrôlés par l'armée, et les groupes d'opposition armés.


Associated Press


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Une Française détenue au Mexique depuis 7 ans libérée

La Cour suprême du Mexique a ordonné mercredi la libération de Florence Cassez, une Française qui affirme avoir été injustement condamnée à 60 ans de prison pour enlèvement.

Celle-ci a immédiatement quitté la prison de Tepepan pour se rendre directement à l'aéroport de Mexico.

L'affaire Florence Cassez est devenue célèbre en France, et les irrégularités dans son dossier ont refroidi les relations entre les deux pays.

La Française aura passé sept ans en prison.

Le président français, François Hollande, s'est présenté à la télévision mercredi soir pour parler du cas de Mme Cassez. « Je veux lui dire qu'elle sera reçue avec tout le soutien nécessaire. (...) Florence, tu es la bienvenue dans ton propre pays », a-t-il dit.

Les cinq juges de la Cour suprême ont voté à trois contre deux en faveur de la libération de Florence Cassez, à cause des violations des procédures et de ses droits durant son arrestation.

Les juges ne se sont pas prononcés sur sa culpabilité ou son innocence, mais ont estimé que les violations des procédures et de ses droits étaient suffisamment graves pour invalider le verdict de culpabilité rendu contre elle.

Mise en scène

Florence Cassez, âgée de 38 ans, a été arrêtée en 2005 et reconnue coupable d'avoir aidé son conjoint mexicain de l'époque à diriger un réseau d'enlèvement.

La police mexicaine a admis par la suite avoir mis en scène un raid télévisé dans un ranch près de Mexico pour montrer la libération des otages et l'arrestation de la Française.

Après avoir détenu Florence Cassez secrètement pendant un jour, les policiers l'ont ramenée dans le ranch et l'ont forcée à participer à la mise en scène filmée par les caméras de télévision. Les présentations médiatiques de ce genre sont courantes au Mexique.


Associated Press


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La Corée du Nord menace de tenir de nouveaux essais nucléaires

La Corée du Nord a menacé jeudi de tenir un nouvel essai nucléaire en représailles à des sanctions imposées par les Nations Unies et en signe de défi envers les États-Unis.

La commission nationale de la Défense a rejeté la décision du Conseil de sécurité de l'ONU de condamner le lancement d'une fusée à longue portée, en décembre dernier, le qualifiant d'activité interdite et augmentant les sanctions envers Pyongyang.

La commission a indiqué que le lancement était une tentative pacifique de lancer un satellite dans l'espace, mais que l'essai avait aussi un objectif plus belliqueux: attaquer les États-Unis.

Le régime promet de poursuivre le lancement de satellites et de fusées ainsi que de se livrer à des tests nucléaires « de haut niveau » qui font figure de stratégie de défense envers les États-Unis.

Le département d'État des États-Unis n'a pas immédiatement réagi à cette provocation.

La Chine s'en mêle

Cette annonce a fait réagir la Chine, qui a immédiatement appelé la Corée du Nord et les États-Unis au calme.

« Toutes les parties concernées devraient s'abstenir d'engager des actions qui pourraient aggraver les tensions dans la région », a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

De son côté, la Corée du Sud s'est dite déçue de l'annonce de son voisin. Elle a appelé Pyongyang à « prendre en compte les avertissements constants de la communauté internationale et de renoncer à tout nouvel acte de provocation, y compris les essais nucléaires ».

La Corée du Nord a déjà été punie pour les essais nucléaires de 2006 et de 2009.


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Israël : Nétanyahou victorieux, mais affaibli

Written By Unknown on Rabu, 23 Januari 2013 | 16.05

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a revendiqué mardi sa victoire et a remercié les Israéliens de l'avoir réélu. Après l'annonce des premiers résultats, il s'est adressé à ses partisans en déclarant que les « résultats des élections offrent une occasion de procéder à des changements auxquels aspirent les Israéliens ».

« J'ai l'intention de mener ce changement et dans ce but j'ai l'intention de former le gouvernement le plus large possible », a-t-il ajouté.

Sur le plan international, M. Nétanyahou a affirmé que « le premier défi auquel sera confronté le prochain gouvernement reste et demeurera d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire ».

Malgré sa victoire, M. Nétanyahou obtient moins de sièges que lors de la dernière élection. Selon les trois chaînes de télévision, son parti, le Likoud-Israël Beiteinou n'obtient que 31 sièges contre 42 dans le Parlement sortant. 

Le fait notable de cette élection est la percée du nouveau parti centriste Yesh Atid (Un avenir existe) qui obtient 19 sièges et devient le deuxième parti du pays.

« J'exhorte les dirigeants politiques à agir avec moi pour former ensemble le gouvernement le plus large possible qui unira les éléments modérés de gauche et de droite pour un réel changement », a plaidé le chef du parti Yaïr Lapid en s'adressant à ses partisans à Tel-Aviv.

Le Parti travailliste obtient 15 sièges, gagnant ainsi deux sièges par rapport au Parlement sortant.

Au total, les partis de droite ont obtenu 61 sièges et ceux de centre gauche, 59.

Selon le commentateur de la radio militaire, M. Nétanyahou devrait diriger le prochain gouvernement, mais il « n'aura pas d'autre choix que de proposer un des trois grands ministères, la Défense, les Affaires étrangères ou les Finances, à Yaïr Lapid [le chef de Yesh Atid] ».

Le premier ministre sortant a bénéficié de la division de l'opposition, qui n'est pas parvenue à se ranger derrière un candidat viable lors de la campagne électorale. Il a également profité du fait que la plupart des Israéliens ont peu d'espoir quant à la question des pourparlers de paix avec les Palestiniens.

Les formations comme Bayit Yehudi, de Naftali Bennett, ou le parti ultraorthodoxe Chass, qui ont obtenu 12 sièges chacun, sont ouvertement hostiles à la création d'un État palestinien et prônent l'expansion des colonies juives en Cisjordanie. Une alliance avec l'un de ces partis mettrait à mal le fragile processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

Le suspense demeure sur le choix du parti avec lequel un éventuel gouvernement Nétanyahou fera coalition pour gouverner.

Quelque 5,6 millions d'Israéliens votaient mardi dans le cadre des législatives. Les résultats officiels devraient être annoncés mercredi matin.

La Ligue arabe a appelé les électeurs arabes israéliens, qui représentent 20 % de l'électorat, à voter massivement « pour faire face à de futures politiques législatives d'épuration ethnique et de domination raciste ». Les deux listes arabes Ta'al et Balad ont obtenu respectivement quatre et trois sièges.

Le système électoral israélien expliquéEn Israël, les 120 sièges du Parlement, appelé la Knesset, sont attribués selon un mode de scrutin proportionnel intégral.

Dans un tel système, il n'y a pas de circonscriptions électorales. Le territoire national constitue la seule et unique circonscription.

Lors de l'élection, les citoyens ne votent pas pour un candidat, mais plutôt pour une liste de candidats que propose chacun des partis. Cette année, 32 partis politiques ont présenté des listes aux législatives.

Chaque parti en lice reçoit ensuite un nombre de sièges proportionnel au pourcentage de votes qu'il a recueilli lors du scrutin.

Pour siéger à la Knesset, un parti doit obtenir au moins 2 % des voix. Dans le Parlement sortant, douze partis étaient représentés.

Il est plutôt rare dans un tel système qu'un seul parti remporte une majorité absolue à la Knesset étant donné le grand nombre de partis politiques impliqués dans l'élection. Jamais, depuis la création de l'État d'Israël, un seul parti n'a remporté une majorité absolue au Parlement.

Pour former le gouvernement, le président du pays organise des consultations avec les chefs des partis représentés à la Knesset pour former une coalition majoritaire. C'est traditionnellement au chef du parti qui a obtenu le plus de sièges à la Knesset (le premier ministre) que le président demande de former le gouvernement.

Le premier ministre dispose alors de 42 jours pour former un gouvernement de coalition stable et majoritaire.


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Canadiens parmi les terroristes d'In Amenas : Ottawa sceptique

Le gouvernement du Canada entend procéder à des vérifications plus poussées afin de valider l'identité de deux terroristes d'In Amenas présentés lundi comme étant des Canadiens par le gouvernement algérien.

Lundi, le premier ministre Abdelmalek Sellal a déclaré en conférence de presse que deux des ravisseurs qui ont participé à la sanglante prise d'otages sur le site gazier d'In Amenas étaient canadiens. L'un d'eux aurait coordonné l'attaque menée en représailles à l'intervention française au Mali contre les islamistes armés.

Selon le gouvernement canadien, il est possible que les deux hommes aient été munis de faux passeports. C'est pourquoi Ottawa désire obtenir plus d'informations sur les deux hommes et inspecter les documents retrouvés sur eux avant de confirmer ou d'infirmer leur identité.

Dans une entrevue accordée au réseau de télévision CTV, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a expliqué que son gouvernement ne confirmait pour l'instant aucune information concernant l'identité de ces deux hommes.

« Nous ne pouvons confirmer l'exactitude de ces renseignements. Mais le personnel de notre ambassade à Alger et notre équipe à Ottawa travaillent pour tenter de vérifier ces informations et obtenir les noms de ces Canadiens allégués. Nous ne pouvons rien confirmer pour le moment. » — John Baird, ministre des Affaires étrangères et du Commerce international

Peu de collaboration du gouvernement algérien

Selon La Presse Canadienne, le gouvernement canadien serait « frustré » par le manque de renseignements en provenance du gouvernement algérien dans cette affaire.

Le gouvernement de Stephen Harper déplorerait également le fait que le premier ministre algérien ait annoncé publiquement à la télévision que deux ressortissants canadiens faisaient partie des terroristes, sans en détenir de preuve formelle. 

 L'ambassadeur d'Algérie à Ottawa a été convoqué pour plus de précisions.

De faux passeports jusqu'à preuve du contraire

« Pour ce que nous en savons, c'est un faux passeport. Jusqu'à ce que nous puissions les voir, nous ne serons pas en mesure de le savoir », a déclaré une source fédérale haut placée à La Presse Canadienne.

Selon cette source, Ottawa veut la preuve que ces deux hommes étaient canadiens en croisant les informations de leur passeport avec celles des dossiers officiels du gouvernement.

Une possibilité à envisager

Cependant, il ne peut être exclu que des Canadiens aient pris part à la préparation et l'exécution de cette attaque orchestrée par une cellule du réseau Al-Qaïda en Afrique du Nord.

Pour Ray Boisvert, ancien directeur adjoint au Service canadien du renseignement de sécurité du Canada, qui a accordé une entrevue à RDI, la présence de Canadiens dans ce genre d'évènement ne serait pas non plus surprenante. « Tout récemment, le Service a déclaré publiquement qu'il y avait peut-être une cinquantaine de Canadiens et de Canadiennes qui sont à l'étranger ou qui ont essayé de quitter le Canada pour s'engager dans des actes violents suivant des intérêts politiques ou religieux un peu partout dans le monde », a expliqué M. Boisvert.

Les deux terroristes présentés lundi comme des Canadiens par Alger, ont pris part mercredi dernier à un assaut lancé par une trentaine de combattants islamistes contre le complexe gazier d'In Amenas, dans le sud de l'Algérie.

Plusieurs dizaines d'otages ont été capturés sur place par les terroristes, dont de nombreux travailleurs étrangers.

Au moins 81 personnes, dont 38 otages ont perdu la vie lors de l'opération lancée par l'armée algérienne pour reprendre le contrôle des lieux et mettre fin à la prise d'otages.

Qui sont les preneurs d'otages?

La prise d'otages a été orchestrée en représailles à l'opération en cours au Mali, où des troupes françaises, maliennes et ouest-africaines tentent de repousser des rebelles islamistes qui ont pris le contrôle du nord du pays. L'Algérie a autorisé les avions de chasse français à survoler son territoire pour se rendre au Mali.

La brigade des Moulathamine de Mokhtar Belmokhtar, l'un des chefs historiques et fondateur d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), affirme avoir mené cette prise d'otages. L'organisation menace de mener de nouvelles attaques contre les pays qui soutiennent l'intervention militaire française au Mali.


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