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Israël : Nétanyahou victorieux, mais affaibli

Written By Unknown on Rabu, 23 Januari 2013 | 16.05

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a revendiqué mardi sa victoire et a remercié les Israéliens de l'avoir réélu. Après l'annonce des premiers résultats, il s'est adressé à ses partisans en déclarant que les « résultats des élections offrent une occasion de procéder à des changements auxquels aspirent les Israéliens ».

« J'ai l'intention de mener ce changement et dans ce but j'ai l'intention de former le gouvernement le plus large possible », a-t-il ajouté.

Sur le plan international, M. Nétanyahou a affirmé que « le premier défi auquel sera confronté le prochain gouvernement reste et demeurera d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire ».

Malgré sa victoire, M. Nétanyahou obtient moins de sièges que lors de la dernière élection. Selon les trois chaînes de télévision, son parti, le Likoud-Israël Beiteinou n'obtient que 31 sièges contre 42 dans le Parlement sortant. 

Le fait notable de cette élection est la percée du nouveau parti centriste Yesh Atid (Un avenir existe) qui obtient 19 sièges et devient le deuxième parti du pays.

« J'exhorte les dirigeants politiques à agir avec moi pour former ensemble le gouvernement le plus large possible qui unira les éléments modérés de gauche et de droite pour un réel changement », a plaidé le chef du parti Yaïr Lapid en s'adressant à ses partisans à Tel-Aviv.

Le Parti travailliste obtient 15 sièges, gagnant ainsi deux sièges par rapport au Parlement sortant.

Au total, les partis de droite ont obtenu 61 sièges et ceux de centre gauche, 59.

Selon le commentateur de la radio militaire, M. Nétanyahou devrait diriger le prochain gouvernement, mais il « n'aura pas d'autre choix que de proposer un des trois grands ministères, la Défense, les Affaires étrangères ou les Finances, à Yaïr Lapid [le chef de Yesh Atid] ».

Le premier ministre sortant a bénéficié de la division de l'opposition, qui n'est pas parvenue à se ranger derrière un candidat viable lors de la campagne électorale. Il a également profité du fait que la plupart des Israéliens ont peu d'espoir quant à la question des pourparlers de paix avec les Palestiniens.

Les formations comme Bayit Yehudi, de Naftali Bennett, ou le parti ultraorthodoxe Chass, qui ont obtenu 12 sièges chacun, sont ouvertement hostiles à la création d'un État palestinien et prônent l'expansion des colonies juives en Cisjordanie. Une alliance avec l'un de ces partis mettrait à mal le fragile processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

Le suspense demeure sur le choix du parti avec lequel un éventuel gouvernement Nétanyahou fera coalition pour gouverner.

Quelque 5,6 millions d'Israéliens votaient mardi dans le cadre des législatives. Les résultats officiels devraient être annoncés mercredi matin.

La Ligue arabe a appelé les électeurs arabes israéliens, qui représentent 20 % de l'électorat, à voter massivement « pour faire face à de futures politiques législatives d'épuration ethnique et de domination raciste ». Les deux listes arabes Ta'al et Balad ont obtenu respectivement quatre et trois sièges.

Le système électoral israélien expliquéEn Israël, les 120 sièges du Parlement, appelé la Knesset, sont attribués selon un mode de scrutin proportionnel intégral.

Dans un tel système, il n'y a pas de circonscriptions électorales. Le territoire national constitue la seule et unique circonscription.

Lors de l'élection, les citoyens ne votent pas pour un candidat, mais plutôt pour une liste de candidats que propose chacun des partis. Cette année, 32 partis politiques ont présenté des listes aux législatives.

Chaque parti en lice reçoit ensuite un nombre de sièges proportionnel au pourcentage de votes qu'il a recueilli lors du scrutin.

Pour siéger à la Knesset, un parti doit obtenir au moins 2 % des voix. Dans le Parlement sortant, douze partis étaient représentés.

Il est plutôt rare dans un tel système qu'un seul parti remporte une majorité absolue à la Knesset étant donné le grand nombre de partis politiques impliqués dans l'élection. Jamais, depuis la création de l'État d'Israël, un seul parti n'a remporté une majorité absolue au Parlement.

Pour former le gouvernement, le président du pays organise des consultations avec les chefs des partis représentés à la Knesset pour former une coalition majoritaire. C'est traditionnellement au chef du parti qui a obtenu le plus de sièges à la Knesset (le premier ministre) que le président demande de former le gouvernement.

Le premier ministre dispose alors de 42 jours pour former un gouvernement de coalition stable et majoritaire.


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Canadiens parmi les terroristes d'In Amenas : Ottawa sceptique

Le gouvernement du Canada entend procéder à des vérifications plus poussées afin de valider l'identité de deux terroristes d'In Amenas présentés lundi comme étant des Canadiens par le gouvernement algérien.

Lundi, le premier ministre Abdelmalek Sellal a déclaré en conférence de presse que deux des ravisseurs qui ont participé à la sanglante prise d'otages sur le site gazier d'In Amenas étaient canadiens. L'un d'eux aurait coordonné l'attaque menée en représailles à l'intervention française au Mali contre les islamistes armés.

Selon le gouvernement canadien, il est possible que les deux hommes aient été munis de faux passeports. C'est pourquoi Ottawa désire obtenir plus d'informations sur les deux hommes et inspecter les documents retrouvés sur eux avant de confirmer ou d'infirmer leur identité.

Dans une entrevue accordée au réseau de télévision CTV, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a expliqué que son gouvernement ne confirmait pour l'instant aucune information concernant l'identité de ces deux hommes.

« Nous ne pouvons confirmer l'exactitude de ces renseignements. Mais le personnel de notre ambassade à Alger et notre équipe à Ottawa travaillent pour tenter de vérifier ces informations et obtenir les noms de ces Canadiens allégués. Nous ne pouvons rien confirmer pour le moment. » — John Baird, ministre des Affaires étrangères et du Commerce international

Peu de collaboration du gouvernement algérien

Selon La Presse Canadienne, le gouvernement canadien serait « frustré » par le manque de renseignements en provenance du gouvernement algérien dans cette affaire.

Le gouvernement de Stephen Harper déplorerait également le fait que le premier ministre algérien ait annoncé publiquement à la télévision que deux ressortissants canadiens faisaient partie des terroristes, sans en détenir de preuve formelle. 

 L'ambassadeur d'Algérie à Ottawa a été convoqué pour plus de précisions.

De faux passeports jusqu'à preuve du contraire

« Pour ce que nous en savons, c'est un faux passeport. Jusqu'à ce que nous puissions les voir, nous ne serons pas en mesure de le savoir », a déclaré une source fédérale haut placée à La Presse Canadienne.

Selon cette source, Ottawa veut la preuve que ces deux hommes étaient canadiens en croisant les informations de leur passeport avec celles des dossiers officiels du gouvernement.

Une possibilité à envisager

Cependant, il ne peut être exclu que des Canadiens aient pris part à la préparation et l'exécution de cette attaque orchestrée par une cellule du réseau Al-Qaïda en Afrique du Nord.

Pour Ray Boisvert, ancien directeur adjoint au Service canadien du renseignement de sécurité du Canada, qui a accordé une entrevue à RDI, la présence de Canadiens dans ce genre d'évènement ne serait pas non plus surprenante. « Tout récemment, le Service a déclaré publiquement qu'il y avait peut-être une cinquantaine de Canadiens et de Canadiennes qui sont à l'étranger ou qui ont essayé de quitter le Canada pour s'engager dans des actes violents suivant des intérêts politiques ou religieux un peu partout dans le monde », a expliqué M. Boisvert.

Les deux terroristes présentés lundi comme des Canadiens par Alger, ont pris part mercredi dernier à un assaut lancé par une trentaine de combattants islamistes contre le complexe gazier d'In Amenas, dans le sud de l'Algérie.

Plusieurs dizaines d'otages ont été capturés sur place par les terroristes, dont de nombreux travailleurs étrangers.

Au moins 81 personnes, dont 38 otages ont perdu la vie lors de l'opération lancée par l'armée algérienne pour reprendre le contrôle des lieux et mettre fin à la prise d'otages.

Qui sont les preneurs d'otages?

La prise d'otages a été orchestrée en représailles à l'opération en cours au Mali, où des troupes françaises, maliennes et ouest-africaines tentent de repousser des rebelles islamistes qui ont pris le contrôle du nord du pays. L'Algérie a autorisé les avions de chasse français à survoler son territoire pour se rendre au Mali.

La brigade des Moulathamine de Mokhtar Belmokhtar, l'un des chefs historiques et fondateur d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), affirme avoir mené cette prise d'otages. L'organisation menace de mener de nouvelles attaques contre les pays qui soutiennent l'intervention militaire française au Mali.


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Mali : les forces tchadiennes entrent en action

Un contingent de soldats tchadiens basé au Niger a pris la route du Mali mardi pour prêter main-forte aux troupes françaises et maliennes, tandis qu'à Washington, le Pentagone offre gratuitement des transports aériens aux forces françaises.

Selon l'agence Reuters, le détachement de soldats tchadiens, aguerris au combat dans le désert, a quitté mardi une base de Niamey, au Niger, en direction de la frontière malienne. La destination de ces troupes au Mali n'a pas été révélée.

Ces combattants déployés au Mali dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), sous mandat de l'ONU, font partie des premiers éléments dépêchés dans le pays pour prêter main-forte aux troupes maliennes et françaises qui combattent l'avance des groupes islamistes armés qui occupent tout le nord du pays.

Mardi, les combats se poursuivaient dans le centre du pays au lendemain de la reprise des villes de Diabali et de Douentza lundi par les troupes françaises et maliennes.

L'aviation française a par ailleurs lancé plusieurs frappes aériennes contre des dépôts de carburant et de munition et contre un centre de commandement d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), à Tombouctou, dans le nord du Mali.

Plus de 6000 soldats africains sont attendus au Mali au cours des prochaines semaines pour appuyer les efforts de l'armée malienne et les troupes françaises dont le nombre atteindra bientôt 3000 sur le théâtre des opérations.

Le programme du C-17 modifié

L'avion canadien C-17, qui est actuellement utilisé au Mali pour le transport du matériel et des troupes françaises, a été libéré de ses fonctions ordinaires pour les trois prochains mois.

Cette décision peut indiquer le gouvernement conservateur est sur le point de prolonger sa participation à l'opération française, qui pourrait être s'allonger.

Initialement la mission de l'avion devait durer qu'une semaine, selon ce qu'avait annoncé le premier ministre Stephen Harper. 

L'engagement du Canada doit se terminer jeudi.

Washington offre gratuitement ses avions

Pendant ce temps, le Pentagone a annoncé mardi que les États-Unis n'ont pas l'intention de facturer aux Français les coûts liés au déplacement des avions de transport de l'US Air Force qui acheminent des troupes et du matériel français au Mali.

« Nous avons pris la décision de ne pas demander à ce stade de remboursement ou de compensation aux Français. Ce n'est pas le moment des questions d'argent, mais de réaliser notre objectif commun de contenir les militants dans le nord du Mali », a déclaré un porte-parole du Pentagone aux journalistes.

Selon le Wall Street Journal, Paris avait été irrité que les Américains lui réclament une facture de 19 millions de dollars pour les transports de troupes et de matériel effectués par les avions militaires C17 américains déployés au Mali.

« L'aviation américaine participe désormais à l'opération Serval », a déclaré mardi un porte-parole de l'Africom, basé à Stuttgart, en Allemagne. 

« Nous avons transporté par avion des soldats et du matériel à Bamako en provenance d'Istres. Cela va se poursuivre dans les prochains jours », a précisé le porte-parole de l'Africom.

L'Italie s'implique à son tour

Toujours mardi, la Chambre des députés italienne a de son côté donné son feu vert à l'envoi de trois avions au Mali pour une durée de deux à trois mois. Deux de ces avions sont des avions de transport C130. Le troisième est un 767 de ravitaillement en vol.

À Ottawa, le gouvernement de Stephen Harper, qui a déployé un CC-177 au Mali pour une durée initiale d'une semaine, n'a pas encore annoncé s'il avait l'intention de prolonger ou non le déploiement de cet avion sur le théâtre des opérations.


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Altercation armée sur un campus au Texas

Deux personnes ont été arrêtées en lien avec une altercation armée entre deux hommes survenue mardi après-midi sur un campus collégial de la région de Houston, au Texas.

Selon le bureau du shérif local, trois personnes ont été blessées. L'une d'entre elles est dans un état critique.

Le campus North Harris du Lone Star College a été placé en état de confinement après que les autorités eurent été informées de la présence d'un tireur sur les lieux. Vers 17 h, le bureau du sherif a indiqué que les lieux étaient désormais sécurisés.

Le collège a diffusé une alerte sur son site Internet, demandant aux étudiants et au personnel de se mettre à l'abri immédiatement ou d'éviter de se rendre sur le campus.

Des personnes ont été vues en train de sortir en courant d'un édifice, accompagnées par des policiers.

Le campus North Harris du Lone Star College est situé à une trentaine de kilomètres du centre de Houston.


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Obama rappelle les fondements de la Constitution américaine

Written By Unknown on Selasa, 22 Januari 2013 | 16.05

Cinquante ans après la marche du défenseur des droits civiques Martin Luther King Jr. à Washington, le président des États-Unis, Barack Obama, a lancé son second mandat à la tête du pays en revenant aux fondements de la Constitution américaine.

Les coups de canon saluant son assermentation avaient à peine fini de retentir dans le ciel de Washington, que Barack Obama s'est adressé au peuple américain pour rappeler la déclaration d'indépendance des États-Unis, selon laquelle « tous les hommes sont créés égaux ».

M. Obama a rappelé que la quête de cet idéal unit tous les Américains, mais que le travail pour atteindre cet idéal ne serait pas achevé tant que, notamment, les femmes ne gagneraient pas des salaires équivalents à leurs homologues masculins, que les gais ne disposeraient pas des mêmes droits que les hétérosexuels et que la prospérité économique ne soit pas le privilège d'une minorité.

« La prospérité de l'Amérique doit reposer sur les larges épaules de la classe moyenne », a déclaré le président américain.

« Nous ne pouvons nous méprendre en instituant l'absolutisme comme principe, ou en substituant le spectacle à la politique, ou en faisant de l'échange d'injures un débat raisonnable », a-t-il poursuivi en invitant les élus à agir pour que les États-Unis soient prêts à affronter les défis que lui réserve l'avenir.

« Nous devons agir, sachant que notre oeuvre sera imparfaite. » — Barack Obama

Le président américain a appelé ses concitoyens à passer à l'action pour renforcer les droits de tous les Américains. M. Obama, qui a employé tout au long de son discours de 20 minutes la formule « Nous, le peuple [américain] » (« We the People », premiers mots du préambule de la Constitution des États-Unis), a invité les citoyens à poursuivre l'oeuvre des pionniers.

« Maintenant, des décisions nous incombent, et nous ne pouvons pas nous permettre de retard », a poursuivi le président en évoquant le blocage du Congrès. Il a également évoqué le dossier du contrôle des armes à feu, en se référant à la tuerie de Newtown, et de la lutte contre les changements climatiques, en soulignant la violence des tornades qui ont frappé le pays au cours des dernières années.

Après le discours présidentiel, Barack Obama et son épouse, Michelle, ont défilé dans les rues de Washington.

Les célébrations avaient été lancées au cours du week-end à Washington, où Barack Obama a été assermenté officiellement pour son deuxième et dernier mandat. La courte cérémonie s'est déroulée en privé à la Maison-Blanche, dimanche. Samedi, Barack et Michelle Obama avaient fait du bénévolat dans le cadre de la Journée nationale de service communautaire.

La Constitution américaine dicte que les mandats présidentiels débutent à midi, le 20 janvier suivant l'élection présidentielle. Mais lorsque ce jour tombe un dimanche, la tradition veut que les festivités publiques se déroulent le lendemain. En 2009, 1,8 million de personnes avaient assisté à l'assermentation du premier président noir des États-Unis.

La gaffe de Joe Biden

Par ailleurs, le vice-président américain Joe Biden a lui aussi prêté serment dimanche après-midi lors d'une cérémonie intime dans sa résidence de la capitale. Son allocution n'est toutefois pas passée inaperçue.

« Je suis fier d'être président des États-Unis, » a-t-il déclaré, provoquant le rire des personnes présentes.

« Je suis fier d'être vice-président des États-Unis, mais je suis plus fier encore d'être le vice-président de Barack Obama, du président Barack Obama, » a-t-il rectifié après que son fils lui a souligné l'erreur. 

 


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Syrie : la Ligue arabe désespérée

« Je dois dire que tous les contacts menés par l'envoyé spécial Lakhdar Brahimi n'ont abouti jusqu'à présent à aucune lueur d'espoir pour mettre la crise sur la voie d'un règlement [en Syrie] », a déclaré le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, lundi à Riyad, en Arabie saoudite.

Pour cette raison, la Ligue arabe appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à se réunir « immédiatement pour adopter une résolution contraignante sur un cessez-le-feu afin d'arrêter le bain de sang », a-t-il déclaré.

Selon l'ONU, le nombre des victimes a atteint 60 000 depuis le déclenchement du soulèvement contre le régime de Bachar Al-Assad depuis mars 2011.

Depuis sa désignation, M. Brahimi a multiplié les rencontres aussi bien avec les Syriens qu'avec les Américains et les Russes pour tenter de trouver une issue à une contestation politique violemment réprimée, qui s'est muée en guerre civile pour enfin se transformer en une crise régionale, où les puissances tentent d'imposer leurs solutions.

Des déclarations critiques de M. Brahimi contre le plan du président Assad, qui a proposé le 6 janvier une transition entièrement contrôlée par son régime, ont déchaîné les médias syriens contre le médiateur.

Explosions et évacuation

Sur le terrain, deux explosions ont été enregistrées lundi à Damas et à Salmiyé.

Selon le gouvernement syrien, des dizaines de personnes ont péri dans l'explosion d'une voiture piégée à Salmiyé dans la province d'Hama. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un organisme basé à Londres, a précisé que l'explosion visait un bâtiment utilisé par les forces paramilitaires du régime.

Une autre explosion a eu lieu dans le quartier aisé de Doummar, au nord-ouest de Damas, faisant un nombre indéterminé de victimes.

Doummar fait partie des quartiers huppés de la capitale qui n'ont pas été touchés par les actions de la rébellion contrairement au centre de Damas.

Par ailleurs, la Russie va dépêcher mardi deux avions dans la capitale libanaise en vue d'évacuer une centaine de ses ressortissants qui veulent quitter la Syrie voisine.

« Il est prévu que plus de 100 Russes quittent la Syrie grâce à ces avions », a indiqué la porte-parole du ministère des Situations d'urgence.

Plusieurs dizaines de milliers de ressortissants russes vivent en Syrie.


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Jour d'élections législatives en Israël, Nétanyahou favori

Quelque 5,6 millions d'Israéliens ont commencé à voter mardi matin dans le cadre des élections législatives pour lesquelles la formation du premier ministre sortant Benyamin Nétanyahou est donnée favorite.

Après avoir mené une campagne sans embûches importantes, Benyamin Nétanyahou, qui propose une liste de candidats conservateurs de droite, arrivait toujours en avance dans les sondages à moins de 24 heures du vote.

Le Likoud de M. Nétanyaou, le parti Israël Beiteinou de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman et leurs alliés des partis religieux devraient obtenir environ 63 des 120 sièges que compte la Knesset, selon les plus récents sondages effectués en Israël.

Le premier ministre sortant a bénéficié de la division de l'opposition, qui n'est pas parvenue à se ranger derrière un candidat viable lors de la campagne électorale. Il a également profité du fait que la plupart des Israéliens ont peu d'espoir quant à la question des pourparlers de paix avec les Palestiniens.

La montée sur sa droite de formations politiques rivales pourrait toutefois compliquer la formation d'une coalition gouvernementale. Une frange du Likoud se laisse courtiser depuis plusieurs semaines par des formations politiques nettement plus radicales comme Bayit Yehudi (Le Foyer juif) de Naftali Bennett ou encore le parti ultraorthodoxe Chass.

Ces formations sont ouvertement hostiles à la création d'un État palestinien et prônent l'expansion des colonies juives en Cisjordanie. Une alliance avec l'un de ces partis mettrait à mal le fragile processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

Car même s'il remporte le plus grand nombre de sièges mardi, à la Knesset, le Likoud ne pourra gouverner le pays sans faire alliance avec un autre parti. En vertu du système de représentation proportionnelle israélien, il est virtuellement impossible pour un parti de remporter une majorité absolue de sièges au parlement.

Si beaucoup d'Israéliens et d'observateurs étrangers tiennent pour acquis une victoire du Likoud, le suspense demeure cependant sur le choix du parti avec lequel un éventuel gouvernement Nétanyahou fera coalition pour gouverner.

S'il est reporté au pouvoir, Benyamin Nétanyahou entamera son troisième mandat, le second consécutif.

La Ligue arabe appelle les électeurs arabes israéliens à voter massivement afin de s'opposer aux lois racistes que pourrait voter la Knesset. L'organisation s'inquiète des sondages qui suggèrent que la majorité des sièges pourrait aller à la droite. Elle demande aussi que les Arabes d'Israël, qui représentent 20 % de l'électorat, soient mieux représentés.

Les bureaux de vote fermeront à 22 h GMT et les premiers sondages seront diffusés aussitôt à la sortie des urnes. Si tout se déroule normalement, les résultats officiels devraient être annoncés mercredi matin.


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Crimes contre l'humanité : ouverture du procès en appel de Charles Taylor

Le procès en appel de l'ex-chef d'État du Liberia Charles Taylor s'ouvre mardi devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), qui l'avait condamné à 50 ans de prison en mai dernier pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

Le 26 avril 2012, Charles Taylor est devenu le premier chef d'État reconnu coupable de crimes de guerre par une cour internationale, au terme d'un procès qui a duré quatre ans.

La poursuite avait recommandé une peine de 80 ans de prison, ce que la défense de l'ancien président avait jugée « disproportionnée et excessive ».

Estimant que les juges de première instance ont commis des erreurs en droit, tant la défense que l'accusation ont décidé d'interjeter appel.

Inculpé en 2003, le chef d'État du Liberia était soupçonné d'avoir secrètement dirigé les milices rebelles de la Sierra Leone, pays voisin, pendant la guerre civile de 1991 et 2002 pour obtenir le contrôle du commerce des diamants sierra-léonais. Cette guerre a fait au moins 120 000 morts, ainsi que des milliers d'amputés et de personnes violées.

Les juges ont déclaré que M. Taylor avait « aidé et encouragé » une campagne de terreur, mais l'accusation assure qu'ils ont commis une erreur en disant que Charles Taylor avait simplement soutenu les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF). La poursuite avance plutôt que Taylor était le « chef », le « père », le « parrain » des rebelles, à qui il procurait des armes.

La défense demande quant à elle l'acquittement ou au moins une peine réduite, estimant que les intentions de leur client étaient pacifiques et ne visaient pas à encourager les exactions commises dans le pays voisin.

Charles Taylor, 64 ans, avait plaidé non coupable à toutes les accusations déposées contre lui par le TSSL, qui a été créé pour juger les personnes soupçonnées des massacres, des viols et des amputations ayant eu lieu jusqu'en 2001, durant les 10 ans de guerre civile en Sierra Leone.

Charles Taylor en bref1948 : Charles Ghankay Taylor naît d'un père américain et d'une mère libérienne. Il grandit au sein de l'élite du pays.

1970 : Charles Taylor part étudier l'économie aux États-Unis.

1980 : Il retourne au Liberia, après le coup d'État de Samuel Doe, dont il partage la vision. Celui-ci lui offre un poste dans son gouvernement.

1983 : Taylor est accusé de détournement de fonds par Samuel Doe et il tombe en disgrâce. Il fuit aux États-Unis, où il est incarcéré. Il parvient à s'échapper, probablement avec l'aide de la CIA, avec qui il collabore. Il s'établit en Côte d'Ivoire, d'où il prépare sa revanche contre Samuel Doe.

1989 : Taylor est à la tête d'un groupe rebelle, le Front national patriotique du Liberia. Le soir de Noël, il lance sa guérilla au Liberia. Pendant cette guerre civile, un ancien lieutenant de Charles Taylor, Prince Johnson, se dissocie de lui et fonde un autre groupe armé. Ce sont les troupes de Johnson qui prennent le contrôle de la capitale libérienne, Monrovia, et qui assassinent Samuel Doe.

De 1990 à 1997 : Plusieurs factions s'affronteront au Liberia pour le contrôle des nombreuses richesses du pays, dont le fer, le bois et le caoutchouc. Les combats font plus de 200 000 morts. Les forces de Charles Taylor comptent alors plusieurs enfants-soldats.

1995 : Un fragile accord de paix est conclu et permet d'envisager des élections.

1997 : Charles Taylor, avec son macabre slogan « Il a tué mon père, il a tué ma mère, mais je vais voter pour Charles Taylor », est élu président du pays avec 75 % des voix. Le scrutin est jugé juste par les observateurs internationaux.

De 1997 à 2002 : À la tête du Liberia, Charles Taylor soutient les rebelles sierra-léonais du Front révolutionnaire uni (RUF), à l'origine d'une guerre civile sanglante au Sierra Leone, déclenchée en 1991.

1999 : Une nouvelle opposition armée émerge au Liberia et affronte le gouvernement de Charles Taylor. Pendant trois ans, le pays est à nouveau ravagé par la guerre civile.

2003 : Charles Taylor est inculpé de crimes de guerre et de crime contre l'humanité par le Tribunal spécial pour le Sierra Leone. Il quitte le pouvoir et s'exile au Nigeria. Il n'est arrêté qu'en 2006, lorsque le gouvernement nigérian le livre à la communauté internationale.

2007 : Le procès de Charles Taylor débute. Inculpé de 11 chefs d'accusation, il plaide non coupable.

26 avril 2012 : Charles Taylor est reconnu coupable de crimes contre l'humanité.

30 mai 2012 : L'ancien chef d'État du Liberia est condamné à 50 ans de prison.


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Mali: les soldats français progressent vers le nord

Written By Unknown on Senin, 21 Januari 2013 | 16.05

L'armée française a progressé vers le nord du Mali dimanche, dans un but affiché par Paris de « reconquête totale » du pays occupé en partie par des islamistes armés.

Le déploiement est en cours vers les villes de Niono et de Sévaré, selon le porte-parole de l'armée française au Mali.

Niono se situe à 60 km au sud de Diabali, localité prise lundi par les islamistes qui, selon l'armée malienne, l'ont abandonnée après des bombardements français.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian a indiqué dimanche que Diabali n'avait pas encore été reprise par les forces maliennes. « Tout laisse à penser que l'évolution de Diabali va être positive dans les heures qui viennent », a-t-il cependant ajouté.

Sévaré, qui dispose d'un aéroport, est une ville-clé d'où peuvent être menées des opérations plus au nord. Elle n'est qu'à 50 km de Konna, reprise jeudi par l'armée malienne aux djihadistes.

Konna, tombée le 10 janvier, avait précipité l'intervention de la France qui redoutait une percée des groupes islamiques liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) vers le sud et Bamako.

Par ailleurs, selon le ministre français de la Défense, les avions français ont bombardé des camps et des bases islamistes près de Tombouctou et de Gao, la plus grande ville du Nord. Il s'agit de frappes pour prévenir une contre-offensive des islamistes, précise l'armée.

Plusieurs sources font état d'un repli des islamistes du centre du pays vers Kidal, dans l'extrême nord-est (à 1500 km de Bamako). Kidal avait été la première ville conquise, en mars 2012, par les rebelles touareg et les islamistes, qui avaient ensuite évincé leurs anciens alliés.

Le groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) a affirmé dimanche avoir tué 60 soldats maliens et abattu deux hélicoptères français depuis le 10 janvier, reconnaissant la perte de huit combattants.

Les autorités maliennes avaient fait état de la mort de onze soldats dans des combats autour de Konna, tandis que Paris avait annoncé la mort d'un pilote d'hélicoptère.

De leur côté, les séparatistes touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) ont affirmé dimanche à l'agence Reuters leur volonté de combattre les groupes islamistes dans le nord du Mali, aux côtés des forces de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest.

La Russie a proposé à la France d'acheminer des troupes ou du matériel français au Mali, a révélé Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères.

Berlin, qui a déjà annoncé l'envoi de deux avions de transport, a réagi dimanche en promettant une aide financière supplémentaire aux pays africains engagés dans l'opération militaire au Mali, lors de la réunion des donateurs prévue le 29 janvier à Addis Abeba.

L'ombre des représailles

Par ailleurs, des représentants des communautés arabe et touareg du Mali ont dénoncé des exactions commises à leur encontre lors des opérations militaires en cours. L'ONG Human Rights Watch dénonce elle aussi de tels gestes, note l'envoyée spéciale de Radio-Canada au Mali, Sophie Langlois. Les observateurs à Konna auraient vu des militaires maliens y commettre des exactions. À Gao, le commandant djihadiste a ordonné des amputations, et aurait même demandé que l'on coupe la main de son propre frère, parce qu'il refusait de se joindre aux djihadistes. Ce grand frère a été battu à mort samedi par des jeunes de Gao, explique-t-elle.

Suivez l'envoyée spéciale de Radio-Canada au Mali, Sophie Langlois, sur Twitter:

Belmokhtar veut négocier

Mokhtar Belmokhtar, qui a revendiqué la responsabilité de la prise d'otages en Algérie, se dit prêt à négocier avec les Occidentaux et demande à la France de cesser ses raids au Nord-Mali.

L'ancien haut responsable d'AQMI et chef du groupe « Signataires par le sang » qui a planifié l'opération s'exprimait dans une vidéo diffusée dimanche sur le site internet d'information mauritanien Sahara Media.

Le Canada retire presque tout son personnel de son ambassade à Bamako et recommande à tous les Canadiens de quitter le pays. Ottawa justifie sa recommandation par l'instabilité politique, le risque élevé d'actions terroristes, de banditisme et d'enlèvements. 


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Viol collectif en Inde : les accusés devant la justice

Les cinq coaccusés du viol collectif et du meurtre d'une jeune étudiante de 23 ans à la mi-décembre, en Inde, comparaissent aujourd'hui devant une Cour d'assises de la capitale New Delhi, dans un climat de tensions et sous la pression de l'opinion publique.

Les cinq auteurs présumés, âgés de 19 à 35 ans, sont jugés devant une cour spéciale qui traite les dossiers en accéléré. Ils doivent répondre à des accusations de viol, de meurtre, d'enlèvement et de vol, et encourent la peine de mort s'ils sont reconnus coupables.

« Nous avons assez de preuves contre tous les accusés » pour les faire condamner, a quant à lui déclaré le procureur Rajiv Mohan, citant la « preuve des preuves », soit l'ADN des agresseurs.

Les parents de l'étudiante demandent une justice rapide et la pendaison. « Il est du devoir de la cour et des juges de faire en sorte que la sentence soit prononcée rapidement et que tous les hommes soient pendus », a affirmé le père de la victime quelques heures avant l'ouverture du procès.

« Aucun homme n'a le droit de vivre après avoir commis un crime si abominable. » — Le père de la victime

L'avocat de deux des cinq accusés a l'intention de plaider plaider non coupable, accusant la police d'avoir extorqué les aveux des suspects par la torture. L'un d'entre eux, Mukesh Singh, est le frère du chauffeur de l'autobus. L'autre est un journalier du nom d'Akshay Thakur.

Un sixième agresseur présumé, qui affirme avoir 17 ans, doit comparaître ultérieurement devant un tribunal pour mineurs.

Le 16 décembre dernier, l'étudiante a été violée à plusieurs reprises et agressée sexuellement avec une barre de fer dans un autobus de New Delhi. Les agresseurs ont ensuite jeté leur victime et son petit ami hors de l'autobus, avant de tenter d'écraser la jeune femme.

La victime a succombé à ses blessures 13 jours plus tard dans un hôpital de Singapour, après trois interventions chirurgicales et un arrêt cardiaque en Inde.

Les viols collectifs sont courants en Inde, et beaucoup ne font pas l'objet de plaintes puisque les femmes font souvent peu confiance à la police. Les cas de viols à New Delhi ont augmenté de 23 % en 2012 par rapport à l'année précédente. En 2011, un viol était signalé toutes les 20 minutes dans le pays, mais seulement le quart des dossiers portés devant la justice débouchaient sur une condamnation des agresseurs, selon les chiffres du Bureau national des statistiques criminelles.

La nature extrêmement violente de l'agression a provoqué une vague d'indignation sans précédent dans plusieurs villes du pays ainsi qu'un débat national sur le traitement réservé aux femmes et sur l'incapacité des autorités à les protéger.

Le système judiciaire indien est reconnu pour sa lenteur et sa faible efficacité, mais les autorités tentent maintenant d'accélérer les choses afin d'apaiser la grogne populaire.

Le président de la Cour suprême du pays a d'ailleurs ordonné la mise en place de tribunaux spéciaux pour les crimes sexuels et le premier ministre s'est engagé à alourdir les peines prévues pour les auteurs de ces crimes.

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