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Malgré un tollé international, Israël maintient la construction de colonies

Written By Unknown on Selasa, 04 Desember 2012 | 16.05

En dépit des pressions internationales, le gouvernement israélien a prévenu qu'il ne renoncera pas à sa décision de relancer la construction dans les colonies de Cisjordanie et Jérusalem-Est. C'est ce qu'a affirmé lundi une source au bureau du premier ministre Benyamin Nétanyahou.

La France, la Grande-Bretagne, l'Espagne, la Suède et le Danemark ont tous fait part de leurs « préoccupations » voire de leur « désapprobation » des projets d'Israël en réponse au nouveau statut de la Palestine d'État observateur à l'ONU.

L'Allemagne, qui doit recevoir cette semaine Benyamin Nétanyahou, s'est dite « très inquiète », estimant que par cette annonce « Israël sape la confiance dans sa volonté de négociations. »

Washington a rejoint ce concert de protestations en exhortant Israël à « réexaminer ces décisions unilatérales et à faire preuve de retenue. » « Ces actes sont contre-productifs et rendent plus difficile la reprise des négociations directes entre Israël et Palestiniens », a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney.

Le Canada s'est quant à lui tenu à part de ses principaux alliés, dont les États-Unis, en refusant de condamner le projet israélien.

L'annonce par Israël de la construction de 3000 nouveaux logements en Cisjordanie au lendemain de l'obtention par les Palestiniens d'un statut d'État observateur lors d'un vote historique à l'ONU, jeudi dernier, représente « un coup presque fatal aux chances restantes de garantir une solution à deux États », fait valoir le secrétaire général de l'ONU, qui demande que le projet soit annulé.

L'ONU rappelle par ailleurs que les colonies sont interdites en vertu des lois internationales.

Gel de taxes destinées aux Palestiniens

En plus d'avoir donné le feu vert à la construction de 3000 logements israéliens dans Jérusalem-Est et en Cisjordanie au lendemain du vote remporté par Ramallah aux Nations unies, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a fait geler l'équivalent de 120 millions de dollars canadiens de taxes perçues au nom des Palestiniens.

Israël affirme vouloir utiliser cet argent pour rembourser les dettes de l'autorité palestinienne envers des compagnies d'électricité israéliennes.

La Palestine a obtenu le statut d'État observateur aux Nations unies, jeudi, grâce au vote de 138 pays membres de l'Assemblée générale. Neuf pays ont voté contre la résolution, dont Israël, les États-Unis et le Canada.

Les nouveaux projets de colonies condamnés

Ce projet de construire plusieurs milliers de nouveaux logements dans la zone E1 entre Maalé Adoumim et Jérusalem aurait pour effet d'isoler la partie nord de la Cisjordanie de sa région méridionale.

Il diviserait en deux la Cisjordanie, ce qui entamerait encore davantage la continuité territoriale dont souhaitent se prévaloir les Palestiniens, alors que la Cisjordanie et la bande de Gaza sont déjà séparées.

Le gouvernement d'Israël avait pourtant déclaré, la semaine dernière, à la suite du vote à l'ONU, qu'il n'y aurait pas de représailles ni de mesures de rétorsion contre le peuple palestinien


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Rapport d'un comité de l'ONU : le Rwanda et l'Ouganda impliqués dans la rébellion en RDC

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a repris lundi le contrôle de Goma, la capitale du Nord-Kivu, dont les rebelles du Mouvement du 23 mars M23 s'étaient emparés le 20 novembre avec l'aide de soldats rwandais.

Selon un rapport d'experts de l'ONU transmis au Conseil de sécurité, « le gouvernement du Rwanda, avec le support d'alliés au sein du gouvernement ougandais, a créé, équipé, entraîné, conseillé, renforcé et directement commandé la rébellion du M23 ».

Le comité d'experts détaille les soutiens que Kampala et surtout Kigali auraient apportés au M23 : armes, équipements, mais également troupes en territoire congolais. Selon le document, dévoilé par le New York Times et obtenu aussi par l'AFP, l'offensive de Goma aurait même été en partie commandée par des officiers de l'armée rwandaise.

« Un mélange de troupes du M23 et des forces rwandaises de défenses (FRD), venues de la localité rwandaise de Gisenyi, sont entrées clandestinement dans Goma, à travers de petites rues situées entre les deux postes-frontières officiels de la ville », écrivent les experts dans une lettre datée du 26 novembre et adressée au Conseil de sécurité.

Les informations recueillies par le groupe « confirment fortement » des accusations contenues dans un précédent document, sur l'ingérence du Rwanda et de l'Ouganda dans le conflit en RDC.

Les deux pays ont toujours nié farouchement ces accusations. Le premier conseiller de la mission rwandaise à l'ONU Olivier Nduhungirehe a accusé le groupe d'experts d'être « politisé » et a fait valoir qu'il « ne s'appuyait pas sur des preuves matérielles mais sur les mêmes témoignages anonymes venus de RDC ».

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Audience au Nebraska sur le projet Keystone XL

Une petite ville du Nebraska devrait accueillir une foule importante mardi pour une audience publique sur le nouveau projet de tracé du pipeline Keystone XL de l'entreprise albertaine TransCanada.

Des responsables du Nebraska et de la compagnie soutiennent que le tracé proposé contourne les Sandhills, une région à l'environnement sensible. L'enjeu de cette zone avait été un point contentieux dans l'approbation du projet, rejeté par le président Barack Obama plus tôt cette année.

Des militants environnementaux soutiennent toutefois que la route en question n'évite pas les Sandhills et insistent qu'une formation aquifère sera à risque, ce qui ajoutera de la controverse à l'audience qui aura lieu dans la ville d'Albion.

Selon Jane Kleeb, du groupe Bold Nebraska, le nouveau projet de tracé est tout aussi risqué que le précédent. Elle a soutenu lors d'un entretien que le pipeline traverserait la formation aquifère Ogalla, suivrait la route migratoire d'une grue blanche en voie de disparition et mettrait des artéfacts tribaux autochtones à risque.

Les responsables de l'État du Nebraska expliqueront au public pourquoi ils estiment, dans un rapport préliminaire, que la route proposée tient compte de l'enjeu des Sandhills.

Le rapport émis le mois dernier explique que « cette route réduit la quantité de sols fragiles qui sont traversés dans la portion nord du Nebraska ». Le tracé suggéré « place aussi davantage de distance entre le pipeline et des sources d'eau potable ».

Le public pourra prendre la parole à l'audience de mardi après une séance d'information sur le rapport préliminaire, mais il n'y aura aucun débat, a expliqué le porte-parole du département d'équité environnementale du Nebraska, Dave Bunstock.

« Ce que nous cherchons à faire est de récolter les commentaires et témoignages du public pour les rapporter et utiliser cette information dans la préparation de notre rapport final », a-t-il indiqué.

Le directeur du département, Mike Linder, a déclaré la semaine dernière que les responsables tiendraient compte de tous les commentaires avant de terminer leur rapport. Celui-ci sera ensuite remis au gouverneur de l'État, Dave Heineman, qui prendra une décision sur l'oléoduc.

TransCanada (TSX:TRP), dont le siège social est à Calgary, espère savoir d'ici le début de 2013 si elle peut aller de l'avant avec la construction du pipeline, un projet de 7 milliards de dollars.

L'oléoduc transporterait 700 000 barils par jour de pétrole provenant des sables bitumineux de l'Alberta à travers six États américains et jusqu'aux raffineries de la côte du Golfe du Mexique.

Depuis sa réélection le mois dernier, le président Obama fait face à de nouvelles pressions pour prendre une décision à propos du pipeline.


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Le puissant typhon Bopha s'abat sur les Philippines

Des dizaines de milliers de Philippins ont évacué leur résidence et se sont réfugiés dans des abris publics mardi à l'arrivée du plus puissant typhon de l'année, qui balayait le sud de l'archipel en déversant des trombes d'eau sur son passage.

Bopha a touché terre à l'aube par l'est de l'île de Mindanao, générant des vents atteignant 210 km/h et de fortes pluies, selon l'agence météorologique.

Des arbres ont été déracinés, des toits ont été arrachés et des lignes électriques ont été endommagées, mais on ne rapporte pour le moment qu'un décès. Le trafic aérien et maritime a été suspendu et les écoles ont été fermées. Le centre commercial de Cagayan de Oro, l'une des principales villes de Mindanao, a été inondé.

Le président philippin Benigno Aquino avait appelé à la prudence lundi soir, précisant que « le potentiel de destruction [de Bopha] n'est pas à prendre à la légère ».

« Il s'agirait du plus puissant typhon à toucher notre pays en 2012. » — Benigno Aquino, président philippin

Afin de prévenir les incendies et les électrocutions, « le courant a été coupé [sur l'île centrale de Leyte] avant le lever du jour », a déclaré à l'AFP Liza Mazo, de la sécurité civile de Mindanao.

Plus de 40 000 personnes ont évacué leurs domiciles huit heures avant l'arrivée du typhon, le long des zones menacées par les glissements de terrain et les risques élevés d'inondations. Toutes ces mesures de précautions expliquent « que le bilan humain soit limité », selon le chef de la sécurité civile, Benito Ramos.

Une région à risque

Une vingtaine de tempêtes ou de typhons majeurs frappent chaque année les Philippines pendant la période de la mousson, en été et à l'automne. Bopha est le 16e à toucher le pays cette année.

En août dernier, des inondations causées par une série de tempêtes avaient fait une centaine de morts et déplacé plus de 1 million de personnes.

En 2006, le typhon Durian avait provoqué des coulées de boue qui avaient enseveli un millier de personnes au pied du volcan Mayon. En 2009, la tempête tropicale Ketsana, qui avait inondé une grande partie de Manille, avait fait 464 morts. En 2011, 29 typhons avaient causé la mort de 1500 personnes et touché à divers degrés près de 10 % des 90 millions d'habitants du pays.


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Israël coupe les vivres à l'Autorité palestinienne

Written By Unknown on Senin, 03 Desember 2012 | 16.05

Après l'annonce de la construction de milliers de logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, voilà qu'Israël suspend le transfert des taxes qu'il collecte au profit de l'Autorité palestinienne.

Le gouvernement a fait cette annonce dimanche en représailles à l'octroi du statut d'État observateur à l'ONU à la Palestine.

Les transferts dus pour décembre sont donc bloqués. Il s'agit d'une somme de quelque 120 millions de dollars canadiens. Après avoir annoncé cette mesure au conseil des ministres, dimanche, le ministre israélien des Finances, Youval Steinitz, a rappelé que son pays avait prévenu que le nouveau statut de la Palestine provoquerait une réaction.

Cette décision relève « de la piraterie et du vol », a dénoncé pour sa part Yasser Abed Rabbo, un haut responsable de l'Autorité palestinienne.

Israël dit que les taxes seront utilisées pour rembourser des dettes dues par l'Autorité palestinienne à la compagnie nationale d'électricité israélienne.

Lors de sa réunion hebdomadaire, le gouvernement a également voté une résolution stipulant qu'il ne négocierait pas sur la base de la reconnaissance par l'Assemblée générale de l'ONU d'un État palestinien composé de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de la bande de Gaza.

Au même moment, les Palestiniens célébraient le retour de leur président. Mahmoud Abbas a été accueilli en héros à Ramallah et a soutenu que son peuple avait désormais un État. « Maintenant, nous avons un État. La Palestine a réussi quelque chose d'historique aux Nations unies », a-t-il dit.

Les nouveaux projets de colonies condamnés

La Palestine a obtenu le statut d'État observateur aux Nations unies, jeudi, grâce au vote de 138 pays membres de l'Assemblée générale. Neuf pays ont voté contre la résolution, dont Israël, les États-Unis et le Canada.

Le lendemain, le gouvernement israélien autorisait la construction de 3000 nouvelles habitations en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Ce projet aurait pour conséquence de diviser en deux la Cisjordanie, ce qui entamerait encore davantage la continuité territoriale dont souhaitent se prévaloir les Palestiniens, alors que la Cisjordanie et la bande de Gaza sont déjà séparées.

Cette nouvelle expansion a été condamnée par les États-Unis, l'Union européenne, la France et la Grande-Bretagne. Mais le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a rejeté dimanche les condamnations internationales.

« Nous continuerons de construire à Jérusalem et dans tous les endroits qui figurent sur la carte des intérêts stratégiques d'Israël. » — Benyamin Nétanyahou

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est quant à lui « inquiet et déçu » de la décision d'Israël, expose son porte-parole. L'ONU rappelle que les colonies sont interdites en vertu des lois internationales.

Le nouveau projet de construction, s'il est réalisé, « représentera un coup presque fatal aux chances restantes de garantir une solution à deux États », fait valoir le secrétaire général de l'ONU, qui demande que le projet soit annulé.


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« Nous avons un État », clame Mahmoud Abbas

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a été accueilli en héros lors de son retour en Cisjordanie dimanche, après avoir obtenu la reconnaissance d'un État palestinien par l'Assemblée générale des Nations unies.

Quelque 5000 personnes se pressaient près du siège du gouvernement de M. Abbas à Ramallah. Beaucoup d'entre eux brandissaient des drapeaux palestiniens et des ballons aux couleurs nationales.

Le président Abbas a soutenu dans un discours que les Palestiniens avaient désormais un État.

« Maintenant, nous avons un État. La Palestine a réussi quelque chose d'historique aux Nations unies. » — Mahmoud Abbas

« Jérusalem est, à jamais, la capitale de l'État de Palestine », a ajouté le président, sous les acclamations de la foule.

« La reconnaissance de la Palestine comme un État change beaucoup de réalités et vise à en établir de nouvelles », a-t-il dit, mettant tout de même les Palestiniens en garde. « Nous devons reconnaître que notre victoire a provoqué les puissances de la colonisation, de la guerre et de l'occupation ».

Jeudi, l'Assemblée générale des Nations Unies a octroyé à la Palestine le statut d'État observateur non membre de l'ONU grâce au vote de 138 pays membres de l'Assemblée générale sur 193. Neuf pays ont voté contre la résolution, dont Israël, les États-Unis et le Canada.

Au lendemain du vote, Israël a annoncé la construction de milliers de logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Dimanche, l'État hébreu suspendait le transfert des taxes qu'il collecte au profit de l'Autorité palestinienne.


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Mexique : le pouvoir et l'opposition signent un pacte de réforme et de croissance

Le nouveau président mexicain, Enrique Peña Nieto, et les principaux leaders de l'opposition ont signé une entente, dimanche, pour améliorer la croissance économique, l'emploi et la compétitivité du Mexique.

Les dirigeants du Parti d'action nationale (conservateur) et du Parti démocratique révolutionnaire (gauche) se sont joints à M. Peña Nieto pour signer le « Pacte pour le Mexique ». Celui-ci comprend des mesures que le président a annoncées lors de son assermentation, y compris une réforme de l'éducation, du régime de retraite pour les personnes de 65 ans et plus, ainsi que des permis pour la création de deux nouvelles stations de télévision nationales.

Enrique Peña Nieto, qui est entré en fonction samedi à l'âge de 46 ans, a parlé d'un accord « historique ». Selon lui, le pays doit être transformé sans attendre.

La formation politique à laquelle appartient le président, le Parti institutionnel révolutionnaire (PRI), a dirigé le Mexique pendant 71 ans avant d'être exclue du pouvoir il y a 12 ans.

M. Peña Nieto s'est lui-même présenté comme le nouveau visage du PRI, qui avait précédemment régné grâce à des pots-de-vin et des élections truquées, promettant plutôt un gouvernement sans tache.

Certains opposants affirment toutefois que le parti n'a pas fait table rase et l'accuse d'avoir effectué des dépenses électorales supérieures à la limite permise et d'avoir acheté des votes pour remporter le dernier scrutin.

De violentes manifestations ont d'ailleurs perturbé l'assermentation présidentielle, des protestataires lançant des pierres et des pétards aux policiers qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

Selon le maire de Mexico, Marcelo Ebrard, huit personnes ont été blessées, dont une grièvement, et 92 personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces violences.

M. Ebrard a blâmé des groupes anarchistes pour des gestes de vandalisme et autres « actes barbares ».

Des vandales ont en effet fracassé les vitrines de commerces, de banques et d'un hôtel, en plus de mettre le feu à des meubles jetés dans la rue. Une institution bancaire du centre-ville, dont toutes les fenêtres ont été cassées, affichait les mots « Bienvenue Pena » sur sa façade.

Associated Press


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Colombie : au moins 20 guérilleros des FARC tués dans un bombardement

Au moins 20 guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont été tués lors d'un bombardement de l'armée dans le sud-ouest du pays, a annoncé un haut responsable militaire.

L'attaque, qui s'est déroulée samedi à l'aube, a ciblé un camp des FARC situé à Los Arrayanes, une localité rurale de la province de Nariño, à la frontière avec l'Équateur, a indiqué tard dimanche le général Leonardo Barrero.

« En raison de la puissance de l'attaque sur Los Arrayanes, on estime qu'il y a au moins 20 guérilleros » abattus, a-t-il déclaré, précisant que « pour l'instant six cadavres ont été retrouvés ».

Ce bombardement survient alors que le gouvernement colombien et la rébellion marxiste des FARC, principale guérilla du pays, doivent reprendre mercredi à Cuba des pourparlers de paix pour tenter de mettre fin à un demi-siècle de violences.

Les FARC avaient annoncé un cessez-le-feu unilatéral lors du lancement des négociations il y a deux semaines, mais le gouvernement colombien avait répondu qu'il poursuivrait ses opérations militaires.

Les dernières négociations menées avec les FARC remontent au tournant du siècle. Les rebelles avaient alors obtenu que le gouvernement crée une zone démilitarisée. Le processus a fini par s'effondrer, les autorités ayant accusé les FARC d'avoir profité de la situation pour se réarmer et relancer leur guérilla.

Fondée en 1964 par Manuel Marulanda, la guérilla des FARC compterait encore quelque 9200 combattants, repliés dans les montagnes et les forêts à la suite d'une série de revers militaires qui ont divisé ses troupes par deux en une décennie.

Placées sur la liste des organisations terroristes des États-Unis et de l'Union européenne, les FARC sont reconnues pour avoir pris en otage plusieurs personnalités politiques ou militaires. Leur plus grand coup d'éclat a probablement été l'enlèvement de la candidate présidentielle Ingrid Betancourt, libérée par l'armée colombienne en 2008 après plus de six ans de captivité.

Le trafic de cocaïne est la principale source de financement du mouvement de guérilla, soumis à une forte pression de l'armée colombienne.


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Égypte: référendum le 15 décembre sur une Constitution contestée

Written By Unknown on Minggu, 02 Desember 2012 | 16.05

En Égypte, le projet de Constitution sera soumis au référendum le 15 décembre prochain, a annoncé le président Mohamed Morsi. Cette nouvelle Constitution doit parachever la transition, 21 mois après la chute d'Hosni Moubarak.

Mais les circonstances de sa rédaction et de son adoption par une Assemblée constituante, dominée par les islamistes, de même que le décret présidentiel élargissant les pouvoirs du chef de l'État, divisent la population.

L'opposition laïque estime que cette Constitution ne protège pas les libertés fondamentales.

Samedi, le président Morsi a appelé à l'ouverture « d'un dialogue national sérieux sur les inquiétudes de la nation, en toute honnêteté et impartialité, pour mettre fin aussi vite que possible à la période de transition et d'une manière qui garantisse la démocratie récemment créée », a-t-il dit.

Une constitution d'inquiétudes

La Constitution maintient les principes de la loi islamique, qui devra être interprétée selon la doctrine sunnite. L'opposition y voit une façon plus rigoriste de traduire la charia. Le projet accorde également à l'État un rôle de « protection de la moralité » et interdit « l'insulte des personnes humaines » et des « prophètes »,.

Le texte stipule également que le chef de l'État ne peut effectuer plus de deux mandats, de quatre ans chacun.

L'opposition continue de manifester

La plupart des délégués non islamistes siégeant à l'Assemblée constituante se sont retirés de cette instance tandis que des manifestations quotidiennes reprenaient au Caire et dans d'autres villes d'Égypte.

Samedi soir, après l'annonce de M. Morsi et tandis que les islamistes manifestaient à leur tour au Caire en soutien au président, Mohamed ElBaradeï, une des personnalités de l'opposition égyptienne, a déclaré que la lutte allait continuer.

Ce projet de constitution, a-t-il ajouté sur son compte Twitter, « sape les libertés fondamentales et viole les valeurs universelles. »

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté à deux reprises cette semaine contre le projet. Vendredi, les manifestants ont convergé place Tahrir, alors que d'autres rassemblements ont eu lieu dans de nombreuses autres villes, notamment à Alexandrie, où des heurts ont opposé les deux camps.


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Un tunnel s'effondre sur une autoroute au Japon

Au Japon, un tunnel autoroutier très fréquenté s'est effondré dimanche matin. Les corps calcinés de plusieurs personnes ont été découverts dans les décombres d'une voiture, ont annoncé les autorités.

Au moins sept personnes étaient toujours portées disparues. On ignore le nombre de victimes de l'incident.

Les opérations de sauvetage des personnes coincées ont été interrompues en raison des risques d'affaissement du reste de la structure.

La télévision publique a aussi indiqué que deux véhicules ont été écrasés par des blocs de béton et un autre a pris feu. Deux personnes ont été blessées et hospitalisées.

Les pompiers ont réussi à éteindre un incendie qui s'étaient déclaré le tunnel quelques heures après l'incident.

L'incident s'est produit tôt dimanche matin dans le tunnel de Sasago, à 80 kilomètres de Tokyo. Long de 4,7 kilomètres, il relie la capitale à l'ouest du pays.


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